Mercredi 28 mai à 18 h 00
Espace Monmousseau à Romilly s/Seine
Conférence - débat avec la participation de Denis Durand
économiste, secrétaire du syndicat CGT de la Banque
de France, membre du Conseil économique et social
Plus d’infos sur le site www.vivrearomilly.org
courriel : had.romilly@orange.fr tél. : 06 87 20 60 12
CLAUDE HUEZ ET CLAUDE JOBERT
Je lis toujours avec plaisir les chroniques de JM Van Houtte et V.Alanièce dans le journal du dimanche. Une édition de qualité vient de sortir truffée de ces histoires passées qui sont notre mémoire.
La dernière relate la mort de Claude Huez , affreusement massacré sur les marches du palais des Comtes de Champagne aujourd’hui détruit. La foule, livrée à la faim et aux ragots est terrible.
Le martyr de Claude Huez souffle encore à la droite troyenne des discours larmoyants à l’adresse de la gauche, forcément égorgeuse de ses élus les plus dévoués. Elle oublie évidemment les causes de ce lynchage horrible d’un maire bouc émissaire. En 1789, la disette était tueuse de pauvres gens. Le peuple accusait les bourgeois de spéculer sur le prix du blé. Il y eut des émeutes de la faim, sanctionnées avec violence. Claude Jobert, un menuisier de Pont-Hubert, et quelques ouvriers descendirent à Troyes avec femmes et enfants pour réclamer du pain. Le menuisier fut condamné à mort et pendu. La bourgeoisie applaudissait en frémissant la prise de la Bastille à Paris, mais faisait appliquer durement l’ordre à Troyes. Cette sauvagerie légale ne fut pas pour rien dans la mort de Claude Huez. Régis Henry et les Comédiens de l’Aube montèrent une pièce pour relater ces évènements, en 1989, 200 ans tout juste après la mort arbitraire de l’artisan de Pont-Sainte-Marie. Ils eurent l’aide de Jeannette Petitjean qui fouilla dans les archives pour retrouver l’histoire.
Quand Jean Lefèvre fut élu Conseiller municipal, son penchant pour la justice lui fit réclamer une sorte de gloire posthume pour ce malheureux menuisier. André Beury, partisan de Huez, accorda pourtant une rue à Claude Jobert près de l’école des Blossières. Il est vrai qu’alors c’était presque une impasse. Plus tard, Jacques Pallencher la transforma en rue. Il fit pencher malgré lui l’histoire en faveur d’un peu plus de justice. Il y a un an, Sarkoléon-le-très-petit était élu et promettait au peuple de gagner un peu plus de blé.
Malicette
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ERRARE SARKOLEUM EST
Beaucoup de journalistes ont salué la prestation d’acteur de notre prince-président dans la dernière production élyséenne " Je me suis trompé ".Une production au cout modeste de 280 000 €.
Pourquoi fallait-il que quelques heures après la fin du spectacle, François Fillon et Christine Lagarde entonnent eux aussi le refrain de l’erreur ? Contrition imposée par le maitre ? Ou mimétisme acquis ? Ces acteurs-là ne sortent pas grandis de leur "communication modernisée". Et on peut s’inquiéter de ce gouvernement où les acteurs essentiels font les mêmes erreurs en même temps.
Ainsi donc, nous devrions être rassurés : le bouclier fiscal n’était qu’une bavure de la communication. Comme disait Coluche : " T’aurais vu la gueule de la bavure ! ". Combien de "bénéficiaires" supplémentaires dans les restos du cœur pour que l’industrie du luxe connaisse des jours florissants ? Combien de postes d’enseignants sacrifiés pour les cadeaux aux copains ? Combien de chômeurs radiés pour que les patrons du CAC 40 s’accordent leur augmentation habituelle ?
Décidément, ces acteurs-là ne font pas rire grand monde. Et beaucoup de spectateurs regrettent d’avoir payé leur billet d’entrée.
Guy Cure
... REGRETTABLE OUBLI à Romilly
Comme il est de tradition depuis la libération, après chaque élection du maire et de la nouvelle municipalité, l’ensemble du Conseil Municipal se rend à la plaque des fusillés et des Déportés pour y déposer une gerbe de fleurs pour honorer la mémoire de toutes les victimes du nazisme.
Nous ne pouvons que regretter vivement cet oubli car cette manifestation était aussi la reconnaissance des élus à ces jeunes qui ont combattu pour que notre pays recouvre la liberté ! Ces jeunes engagés dans la Résistance étaient de confessions religieuses différentes (Chrétiens, juifs, musulmans) et incarnaient le refus d’une France sous la botte de l’occupant dans la diversité des idées politiques de cette époque (Gaullistes, Communistes, Socialistes...).
Gisèle Camuset et Ginette Collot (Résistan-tes) Christian Barthélemy (fils de déporté)







