MICHAEL JACKSON
Je ne sais pas si vous le savez mais Michael Jackson est mort. Depuis, la terre entière chiale la disparition du gosse. Normal, c’était le plus grand musicien du monde. Au-dessus, il n’y avait que dieu. Et encore ! Au-dessous y a tout le reste. Mozart, je ne sais pas trop où le placer. C’était autrefois. On a perdu les critères. Les tests n’existaient pas non plus. Ni les savants médias d’aujourd’hui. Après, nous avons eu Beethoven, Berlioz, Debussy, mais on n’en parle plus. . D’ailleurs, qu’est-ce qu’il a écrit Debussy ? La Mer ? Ah ! Bon, je croyais que c’était Trenet. Aujourd’hui, notre chance c’est les médias, radio, télé, Internet. On est branché sur le monde entier. Les gens qui parlent là-dedans sont des voix officielles. Elles fréquentent la vérité de tout près. Elles ont des échelles de comparaison. Elles savent ce que nous devons penser. Et apprécier. C’est grâce à elles que je sais que le génie musicien du siècle s’appelait Michael Jackson. L’autre jour, (c’était avant la grande nouvelle), j’étais aller écouter Daniel Propper, un pianiste suédois d’une rare vélocité. Il passait par Troyes. Il a voulu nous faire plaisir. Il a joué une oeuvre d’Olivier Messian, le grand Messian loup de la musique. Un truc totalement ingénieux. Je me suis dit, voilà un génie de la musique où je ne m’y connais pas. Effectivement, je n’y connaissais rien, puisque c’est Jackson le génie. Il n’y avait que 20 personnes au concert et le journaliste Lionel Reynier, qui, d’habitude, est très pointu dans ce domaine. Il a vanté Propper et ses mains d’acier. Je suis sûr qu’il s’en mord les doigts lui aussi, aujourd’hui.
Malicette
Note : Je n’ai rien contre Mickaïl Jackson qui a certes du talent, mais j’enrage contre cette glorification de l’éphémère et du spectaculaire, ce mélange des valeurs et des genres, cette perte du sens et de la hiérarchie.
DIMANCHE 19 Juillet 2009 à 18h
Dans les locaux de la Dépêche de l’Aube 22 ter avenue Anatole France à Troyes
A l’initiative du Mouvement des Jeunes Communistes de l’Aube
Diffusion du film de l’Humanité sur Ernesto " CHE " GUEVARA
Suivi d’un débat sur le film, la vie du Che et l’actualité en Amérique Latine.
AU TRAIN OÙ ÇA VA...
Vous avez vu ça ! Depuis que Mathieu est aux transports à la Région, depuis qu’il s’est mis en tête de gagner la bataille du rail, le courant passe dans les caténaires. Il passe tellement bien que tous les élus de droite et de gauche ont rejoint l’orchestre qu’il dirige et chantent tous la même chanson : on va électrifier la ligne Paris-Bâle ! C’est charmant. C’est émouvant. Tous les hésitants, tous les soupçonneux, tous les pessimistes, tous les défaitistes, tous les nostalgiques de la loco à charbon, tous les godillots qui se rangeaient derrière les bibis ont éclairci leur voix et chantent un air aux paroles électriques. C’est magique. Tous sauf un, nommé Saint-Clair dans Auboisement-correct. Il préfère dans ce concert le petit violon de la tristesse et de l’incrédulité. Douter, ça pose un homme. Ça fait objectif et rationnel. L’ennui pour lui, c’est que c’est RFF lui-même qui a enfin admis la nécessité de verser l’argent, ce qu’il avait toujours refusé jusque-là et ce qui bloquait le processus. Du coup les collectivités sont décidées à apporter leur contribution. Au train où ça va, les ponts étant eux-mêmes refaits, on va pouvoir jouer rapidement au petit train, électrique.
Malicette
.CONFIDENCE....
Après l’accord obtenu de haute lutte par P. Mathieu et la Région, vite, François Baroin s’est fendu d’une conférence de presse à propos du TGV. Histoire de voler la vedette à l’électrification et de sortir Troyes du XVIe siècle. C’est beau le XVIe siècle, mais il faut vivre le 21e. En 2025, François sera bien vieux, mais peut-être Président. Et même président de gauche. On croit savoir que Marc Bret serait en train de le convertir.
Malicette
...LE DIMANCHE SERA-T-IL UN JOUR TRAVAILLÉ COMME LES AUTRES ?
Le travail du dimanche va-t-il être un jour travaillé comme les autres pour les salariés français. Dans la France de Sarkozy tout devient possible, surtout le pire. Le nouveau ministre des Affaires sociales, Xavier Darcos, est chargé de faire accoucher dès cet été, si besoin aux forceps la proposition de loi de l’UMP. Le texte programme la banalisation du travail du dimanche dans près de 500 communes et non des moindres et autoriserait, à terme, sa généralisation en France, sans aucune contrepartie pour les salariés, ni en salaire ni en repos compensateur. Pour cela Sarkozy a sorti un argument politique béton : "Est-ce qu’il est normal que le dimanche, quand madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?" A-t-il déclaré cette semaine. Jaurès reviens, ils sont devenus fous.
Passy Cohnn
L’ECOLOGIE AU MENU
Le débat paru dans l’Humanité sur le thème "Écologie et progrès social : deux logiques concurrentes ?" ouvre des pistes de réflexions. Par exemple, l’eurodéputé vert Alain Lipietz y manifeste son intérêt pour une nourriture bio. Par hasard, au moment des élections européennes, une pétition sur le net m’invitait à m’adresser à mon maire pour que la cantine municipale serve des repas bio.
Il ne faudrait pas que cette question, comme beaucoup d’autres, soit considérée comme relevant d’un choix personnel et limite la prise de conscience collective à l’horizon municipal. Comment ne pas penser aux groupes industriels qui tuent les abeilles, qui créent des plantes insensibles aux désherbants jusqu’à rendre incultivables des milliers d’hectares de terres fertiles ? Comment ne pas penser à la vache folle et à la grippe aviaire ? Comment ne pas mettre en cause les règles de la concurrence et les échanges planétaires ? Les problèmes quotidiens ne s’arrêtent pas au bord de l’assiette.
Et il faut avoir à l’esprit que sur les presque 7 milliards de Terriens, 1 milliard ont faim, que plus de 40 % ne boivent jamais d’eau potable, que les déserts progressent, que les villes s’étendent en grignotant sur les terres cultivables. Et aussi que partout les pauvres sont de plus en plus pauvres et qu’une étude de l’ O.N.U montre que 2 % de la population détient la moitié de la richesse du monde. A passer sous silence les enjeux de société, la " malbouffe " risque de n’être qu’une discussion de salon de thé.
Guy Cure
LA RETRAITE
Le gouvernement lance une nouvelle sonde dans l’opinion. Elle concerne l’âge de la retraite. Travailler plus longtemps dit Fillon l’ineffable n’est pas un sujet tabou. Mettez vous ça dans la tête : la retraite à 67 ans, c’est utile, c’est nécessaire.
Français, Françaises, la Sécu a besoin de vous. Le trou provient de ce que vous ne travaillez plus, alors qu’il faut travailler plus, fainéants que vous êtes. Moi qui ne suis allée que jusqu’au certificat (mais plus tard j’ai été licenciée es bonneterie et dans plusieurs usines), je ne sais pas calculer aussi finement que Fillon qui a fait toutes les écoles. Et même que Sarkozy qui pense plus vite que son ombre. Je me suis dit bêtement, mais alors, bêtement, que s’il y a tant de travail à donner aux gens qui bossent déjà (en allongeant leurs années de boulot juste avant qu’ils ne crèvent), pourquoi ne pas donner ce travail à des jeunes qui n’en ont pas ou à des presque vieux qu’on vient de mettre au rancart ?
Entre nous, c’est une mesure qui m’intéresse parce que si on me promet de bosser jusqu’à 67 ans, j’aimerais bien commencer tout de suite, vu qu’à 50 ans sonnés, je cherche à me replacer quelque part. Les seuls qui soient sûrs de profiter à fond de la mesure ce sont les fonctionnaires. Toujours veinards ceux-là.
Malicette







