|
|
La dépêche de l'Aube n°748
du Jeudi 22 janvier 2004
| 
| | |
|
|
|
Projet
Virville
Des coups terribles contre les salariés
|
Tous les syndicats le disent, le projet Virville commandé
par le ministre Fillon est une nouvelle arme de destruction de
lemploi stable et du droit du travail qui va compléter
la panoplie réunie par la droite et son gouvernement au
service du Medef.
Celui-ci préconise d'en finir avec la limite des 18 mois
durant lesquels les contrats à durée déterminée
sont renouvelables. Il propose d'instaurer des contrats à
durée déterminée pouvant aller jusqu'à
cinq ans. Ce nouveau contrat dit "de projet" est défini
comme devant s'adresser aux salariés les plus qualifiés
et aux cadres.
D'un côté le gouvernement offre aux patrons une main
d'uvre sous payée avec les RMA, ceux-ci multiplient
le recours à l'intérim et aux Contrats à
durée déterminée et de l'autre côté
de la hiérarchie salariale, Fillon veut leur offrir l'intermittence
de l'emploi.
Alors que le chômage s'installe durablement, que la précarité
progresse et que la pauvreté guette de plus en plus de
ménages, le gouvernement ne trouve rien d'autre que d'institutionnaliser
la précarité généralisée à
durée indéterminée plutôt que de protéger
les salariés de la flexibilité et des licenciements
Marie-George Buffet s'adressant aux salariés de l'Usine
Renault Flins, jeudi 15 janvier 2004 a évoqué ce
projet

|
"J'exprime ma totale
opposition à ce nouveau projet de dérégulation
du marché du travail. Les salarié-es ne sont pas
des serfs corvéables à merci : les hommes et les
femmes ont droit à une vie sûre et digne. Je dis
non aux salarié-es kleenex. Le projet de Fillon est en
réalité un projet de suppression du Contrat à
durée indéterminée et de précarisation
totale des salarié-es.
La question de la mobilité des salarié-es qualifié-es
soulevée par le rapport Virville est une question de société.
Les besoins objectifs de l'organisation du travail ne doivent
pas être traitées contre les salariés. Aux
besoins de formation tout au long de la vie et de mobilité
des salarié-es, nous devons répondre par des mesures
de progrès social avec des garanties de droits, de revenus
et de déroulement de carrière"
Les élections cantonales et régionales de mars prochain
seront un moment fort pour infliger au gouvernement une sanction
claire ; assez de cette politique de reculs sociaux !
L'occasion de porter les propositions des communistes de mettre
en place une sécurisation de tous les moments de l'existence
notamment par la sécurité d'emploi ou de formation
avec une garantie de ressources équivalentes.
LDA.
|
Bar-sur-Seine
Non au démantèlement des services publics
|
Le groupe des élus communistes et apparentés
du Conseil municipal de Bar-sur-Seine proteste contre la
fermeture de lagence E.G.F et son remplacement par
un Point Services E.D.F-G.D.F à la Poste.
En effet, à l'accueil, les services seront moindres,
en particulier en raison de l'absence physique d'un professionnel
EGF ; de plus, cette suppression s'accompagne d'une réduction
du nombre d'agents, de 20 en 2002, à 5 en 2004, limités
aux petites interventions intérieures ; les dépannages
extérieurs seront effectués depuis Troyes
avec une augmentation du délai d'attente
Ce type de décision s'inscrit dans la volonté
du gouvernement de privatiser E.D.F. - G.D.F. On retrouve
la même orientation à la Poste qui remplace
des bureaux par des Points Poste chez des commerçants.
Il est prévu d'ouvrir la totalité du courrier
à la concurrence d'ici à 2009, c'est-à-dire
à l'appétit de profit des capitalistes avec
les conséquences prévisibles : suppression
des statuts et d'effectifs pour les personnels, augmentation
des tarifs aux usagers en fonction de la rentabilité
financière selon les différentes zones géographiques,
comme c'est déjà le cas dans d'autres pays
tels que la Grande Bretagne et la Suède

|
En réalité,
sous prétexte de créer des emplois, Chirac,
Raffarin et le Médef du baron Seillière en
accord avec la droite et le capitalisme européens,
s'appuyant sur le traité de Maastricht, veulent démanteler
les services publics pour permettre que la plupart des activités
humaines soient soumises à la concurrence et à
la recherche du profit maximum destructeurs d'emplois.
Pour nous, au contraire, lutter pour défendre, améliorer
et étendre les services publics, par exemple à
l'eau, l'assainissement et aux déchets ménagers...,
c'est aussi contribuer à la construction d'un système
de sécurité d'emploi et de formation contre
la précarité et le chômage : les personnes
étant en alternance dans un emploi salarié
ou une formation, adaptés à leurs possibilités,
sans perte de revenu et avec une perspective de progression
professionnelle
Il s'agit d'une tout autre conception
des rapports entre les individus dans une société
solidaire.
Dernièrement, au Conseil municipal, cette conception
a d'ailleurs conduit notre groupe à ne pas accepter
la proposition commerciale alléchante, dans un premier
temps, d'un concurrent privé de France Télécom
concernant le coût des communications des services
municipaux.
Décidément, comme l'écrivait DIDEROT,
"l'Homme est le terme [
] d'où il faut
partir et auquel il faut tout ramener".
Le groupe des élus communistes
et apparentés
| |
Soirée
choucroute organisée par la section barséquanaise
du Parti communiste français
Samedi 28 février à 20 h 00
Salle polyvalente de Bar-sur-Seine suivie dune soirée
dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute, fromage, dessert,
café
Adultes : 13 € Moins de 12 ans : 6 €
Réservations jusquau 23 février auprès
des militants ou 03.25.73.43.40.
Assemblée-débat avec un(e) dirigeant (e) national
(e) du PCF à partir de 18 heures.
|
|
|
Un conte
Il y avait une fois une grand'mère qui racontait des histoires
pour endormir ses enfants. Elle avait un talent inimitable et va
que je te raconte le Petit chaperon rouge et va que je te narre
les Trois petits cochons. Quelle mémoire elle avait la grand'mère.
Et les petiots baillaient, baillaient, d'intérêt évidemment.
Ils en redemandaient. Mais, euh ! pour finir, c'est la grand'mère
qui s'endormait. Et les enfants ne savaient jamais la fin de l'histoire.
Est-ce que le chaperon rouge a mangé le loup ?
Il y avait une fois un homme politique qui s'appelait Raffarin et
qui voulait endormir les Français. Il avait un talent inimitable.
Et va que je te parle de bonheur, de plein emploi, de sécurité.
Il avait même inventé le conte de la jeune écolière
voilée qui faisait peur à toute la nation. Car tout
le monde se lançait des invectives, des lazzis et des sarkozis
ce qui est la pire des choses, tandis que le Pen se frottait les
mains : pour une fois qu'il n'avait rien à faire et qu'on
faisait monter pour lui la pâte raciste. Vous le voyez, le
conte n'impose pas une trêve au combat des hommes comme l'affirme
Pennac.
Les Français n'ont jamais connu la fin de l'histoire parce
que, figurez-vous, un grand vent historique est venu chasser ces
conteurs qui n'avaient pas écouté la sagesse de Sénèque
: "La vie doit être comme un conte : ce qui importe ce
n'est pas sa longueur mais sa valeur". .
Janleu
|
|
...Lannée de la protection
Libé de lundi met en avant le patrimoine industriel troyen
abandonné, on le sait aux mains des démolisseurs dans
les années 80. Le journaliste est heureux d'annoncer que
des Troyens n'ont pas laissé détruire ce patrimoine
sans réagir. Il cite des noms, J.Louis Peudon (1), J. Louis
Humbert, en 2000, Albert Danilo, en 2001, l'association Sauvegarde
et Avenir de Troyes et même Paul Granet.
Peut-on signaler à Jorge qu'en 1991 ou 92, Jean LEFEVRE alors
Conseiller Municipal avait demandé à Jacques Palencher
de cesser d'abattre les immeubles anciens. Il avait qualifié
à cette occasion le maire-adjoint de "Moïse urbain
qui écarte le flot des immeubles quand il passe. Derrière
lui, la mer ne se referme pas, hélas. Ne soyons pas négatifs
cependant, la recherche archéologique et les cabinets d'études
y retrouvent leurs comptes. "
Jorge nest pas toujours exhaustif dans ses démonstrations.
Manque de place sûrement. Mais cest un pilier indispensable
du patrimoine journalistique aubois et il ferait bon voir quon
tentât de le détruire.
.
M.D.
|
(1) Son bel et utile ouvrage sur l'Aube
est en vente un peu partout.
|
|
|
Conseil
général
La gauche trop plurielle
|
Cest mercredi 14 janvier, qua été
voté le budget du Conseil général, au terme
de trois jours de débats intenses marqués par les
interventions de Joë Triché et MF Pautras sur des
questions sensibles pour la population du département :
Emploi, formation, perte de notre tissu industriel, insuffisance
de moyens sanitaires, aide aux collèges et aux collégiens,
à la vie associative...
Mais Ph. Adnot, le président de lassemblée
départementale, fort dune majorité écrasante,
26 élus sur 33, na pas bougé dun yota
son projet de budget. Pourtant, comme les élus communistes
lont démontré durant cette session, des possibilités
financières existaient pour répondre à certaines
attentes exprimées par les habitants du département.
Face à cette intransigeance de la droite, il était
hors de question pour Joë Triché et Marie-Françoise
Pautras dapporter la moindre caution à cette droite
auboise qui détient déjà tous les pouvoirs
dans le département.
Il est tout à fait regrettable quils naient
pas été suivis dans cette voie, puisque Pierre Rahon,
communiste et Jean Michel Chevrier, socialiste, ont décidé
de voter le budget dAdnot. A quelques semaines des élections
cantonales où lenjeu de ce scrutin dans lAube
sera de réduire lhégémonie de la droite
dans cette assemblée, on aurait pu sattendre à
une attitude plus solidaire sur les bancs de la gauche du Conseil
général.
Adnot relaie la politique de casse sociale du gouvernement
Comme devait le souligner Joë Triché dans son explication
de vote : «je ne retire rien des critiques formulées
à légard de la politique gouvernementale avec
ses retombées négatives pour la population auboise,
pas plus que je ne retire rien des critiques à légard
de cette droite départementale qui sapplique à
faciliter la mise en oeuvre de la politique Raffarin dans lAube.
Mais, mes interventions ne se sont pas bornées .

|
à ne distiller
que des critiques. Jai démontré que les moyens
financiers étaient là pour soulager la dureté
de la politique de votre gouvernement. Vous navez pas voulu
nous entendre, ce sera donc un vote négatif»
Ajoutant : «lopposition est là pour sopposer
et formuler des propositions alternatives, car son ambition doit
être de devenir un jour majoritaire». Face aux
dégâts de la politique de la droite pour les salariés
et leur famille, lélu communiste de Romilly lui souhaita
une mauvaise année électorale en émettant
le voeu que les électrices et les électeurs utilisent
le pouvoir que leur donne le bulletin de vote pour le faire à
loccasion des cantonales, des régionales et des Européennes
qui se dérouleront en 2004. Pour sa part, Marie-Françoise
Pautras devait indiquer :
«Jai le sentiment que nous ne vivons pas sur la
même planète les uns et les autres.Quoique vous en
pensiez, je côtoie journellement sur mon canton de nombreuses
personnes qui sont tombées et tomberont dans lexclusion.
Ce nest pas une fatalité mais un processus. Ce nest
pas acceptable dans un pays riche comme la France et je ne peux
my résigner. Notre assemblée est une instance
politique avec des marges de manoeuvre pour effectuer des choix.
Je ne peux donc pas partager votre autosatisfaction sauf à
rejoindre les rangs de votre majorité. Par bien des côtés,
ce serait plus confortable. Jaurais pu mabstenir si
vous aviez pris en compte quelques unes de nos propositions très
modestes, notamment une discrimination positive en direction des
collèges de ZEP. Cest de linvestissement dans
la matière grise, des perspectives de valeur ajoutée,
tellement plus importante selon moi que daider à
la construction dhôtels 4 étoiles. Je voterais
donc contre ce budget» indiqua la Conseillère
générale du canton La Chapelle/Les Noës
LDA
|
Marie-George
Buffet sadresse au Premier Ministre
|
Monsieur le Premier Ministre,
Le mécontentement monte dans le monde du travail, à
la SNCF, à EDF, Giat Industries, Aéroports de Paris,
France Telecom, dans les hôpitaux ou encore dans la fonction
publique territoriale. Face aux décisions réactionnaires
dont ils sont les victimes, nombreux sont celles et ceux qui prévoient
de s'associer aux journées d'actions qui vont marquer l'actualité
sociale de ce mois de janvier.
Ils savent que le changement de statut d'EDF-GDF, l'ouverture
du marché n'a pas d'autre objectif que de grossir les portefeuilles
en Bourse de quelques uns au mépris de l'intérêt
général et des besoins des usagers. Ils savent que
vos bonnes paroles pour l'hôpital se traduisent par une
aggravation programmée de la situation. Ils savent que
le désengagement de l'Etat à la SNCF se traduira
encore par plusieurs milliers de suppressions d'emplois et un
pouvoir d'achat en berne. Ils savent que votre gouvernement refuse
toujours dans la fonction publique, l'ouverture de négociations
que les organisations syndicales, unanimes, réclament.
Alors que vous annoncez le retour de la croissance, des grands
patrons précisent dans la presse qu'elle ne se traduira
ni sur l'emploi ni sur les

|
salaires. Le chômage
flirte avec les 10% de la population active, et vous supprimez
les allocations à des dizaines et des dizaines de milliers
de chômeurs. La consommation des ménages stagne comme
les investissements des entreprises, et vous favorisez les bas-salaires
avec le RMA et les contrats-jeunes. La production industrielle
recule et vous laissez faire. Trois millions de salariés
sont payés au SMIC, un million de personnes survivent avec
le RMI, et vous vous payez de mots.
Avec la loi de dialogue social, vous voulez casser le code du
travail. Avec le contrat de mission, vous systématisez
l'insécurité de l'emploi ! Aucune de vos prétendues
réformes n'apporte de réponses aux attentes de notre
pays. Elles ne répondent qu'aux exigences du Medef. Ce
dont son patron vous a félicité encore ce matin
dans une interview. Reculs sociaux, réductions massives
d'emplois, pressions sur les salaires, tout cela joue contre la
croissance, contre la France.
Monsieur le Premier ministre, allez-vous enfin entendre les aspirations
populaires ? Allez-vous enfin ouvrir un véritable dialogue
social ?.
|
Lactualité
culturelle auboise
|
LOrchestre symphonique de lAube
LOSA a encore enchanté ses publics (Troyes, Romilly,
Bar sur Aube).
A encore enchanté ses publics (Troyes, Romilly, Bar s Aube).
À Romilly, la salle des fêtes était pleine
à craquer (sous les applaudissements) et Bruno Rigutto,
le soliste a profité des bonnes dispositions d'un auditoire
trop longtemps sevré pour montrer sa virtuosité,
sa méticulosité et son sens du rythme. Jeu carré
dun soliste international a les doigts solides. La partition
(concerto pour piano de Grieg) propose souvent un échange
entre le piano et l'orchestre, un jeu de ping-pong fort savant.
Edward Grieg est un musicien norvégien de culture allemande
(Schumann, Wagner, Liszt) et cette oeuvre en est encore très
imprégnée. Il se battra cependant pour une culture
typiquement norvégienne. Le XIXe siècle est l'époque
de la construction des nationalités. Les musiciens y participent
(Glinka, Smetana, Dvorak, Albenitz, puis Bartok etc.) faisant
appel au folklore qui féconde leurs oeuvres. C'est une
réaction politique : le but est d'opposer la musique populaire
à la culture "occidentale", à l'européanisation
des esprits. "Les nobles parlent français et ne savent
pas écrire en russe " dit un journaliste russe de
cette époque.
Le concert avait débuté par l'ouverture d'Oberon
de Weber, premier musicien romantique. Il se termina par Roma,
une suite peu connue de Georges Bizet, mais pleine de charme et
d'esprit.
L'orchestre que dirige Gilles Millière comporte beaucoup
de jeunes musiciens, cependant férus et racés. Présenter
un concert de cette qualité nécessite beaucoup de
travail en amont, un domptage qui mélange cravache et caresse.
Mais il ne s'agit pas de corseter les talents bien sûr,
il s'agit de les déployer. La réussite de G.Millière
est tout entière dans cette mise en valeur.
Citons la présence de quelques élus dans la salle
dont celle de notre camarade Joë Triché.
J. Lefèvre
Théâtre de la Madeleine
Michel Vinaver a écrit "Les travaux et les jours",
pièce qui pourrait être comprise comme une critique
du travail

|
en terre capitaliste. Certes
on y voit le méchant contremaître, les circulaires
imbéciles, les restructurations d'entreprises, les souffrances
et les joies jaunes des employés. Mais Vinaver est d'abord
un auteur qui joue une partition théâtrale. Son instrument
c'est un espace, un décor, des acteurs. Ce qui l'intéresse
c'est de jouer au ping-pong avec des conversations, apartés,
conciliabules. La parole est éparpillée, l'intrigue
peu audible. Ce qui compte c'est bouger, occuper l'espace, vivre.
L'art est tout de contrepoint. On ne résume pas une partition
musicale ? Ce nest pas parce quil a été
ancien patron de chez Gilette quil ne comprend pas le fonctionnement
dune entreprise capitaliste ! Il décrit du dedans.
Il reste amusé et objectif comme un Balzac bon greffier
des tares de son siècle malgré ses choix royalistes.
On ne peut donc pas mettre une étoile rouge à la
pièce ni une chemise noire comme l'a pensé un peu
vite le FN à un moment. Ce qui lui a valu une volée
de bois vert de l'auteur.
Merci au Théâtre DIJON-BOURGOGNE-CDN
et au metteur en scène Robert Cantarella. qui par ce choix
veut retourner aux sources du jeu théâtral comme
on le sent de plus en plus aujourd'hui. La pièce n'a pas
entièrement convaincu une partie du public, peut-être
à cause d'une mésentente de fond entre le projet
et la réalisation.
J. Lefèvre
En cas de meurtre T.P.C.
Nous rappelons la pièce de Joyce Carol OATES donnée
par le Théâtre Populaire de Champagne au Théâtre
Gérard Philipe de Saint-André, les 23 (Vendredi)
et 24 janvier prochains en soirée. Cette création
du TPC, adaptée par J.Claude Grumberg, place la télévision
nouvelle manière au centre de son texte.
Acteurs : Marie Hélène AÏN, Pierre FABRICE
et la voix de Marie NAUDIN
LDA
|
|