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La dépêche de l'Aube n°749
du Jeudi 29 janvier 2004
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Elections
cantonales mars 2004
Le vote communiste : un rempart contre la régression sociale
Les priorités dans lAube
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La fédération de lAube du PCF a présenté
à la presse locale les candidats communistes aux élections
cantonales du 21 mars prochain.
A cette occasion, Jean Pierre Cornevin, secrétaire départemental
du PCF a dressé le contexte politique dans lequel vont
se dérouler les élections cantonales et régionales
: "la droite poursuit son entreprise systématique
de destruction de ce qui faisait le contrat social de notre pays
depuis la libération. Chômage, retraite, services
publics, décentralisation libérale, école,
santé etc.. Le bulldozer de la droite ne fait pas de détail
et fait place net pour le MEDEF et la finance. Nous sommes devant
un projet global de remodelage de la France pour la faire entrer
à marche forcée dans le moule de la mondialisation
libérale"
Une gauche populaire
Jean-Pierre Cornevin a ensuite rappelé le processus de
construction d'une alternative politique dans lequel s'est engagé
le parti communiste français depuis son congrès
: "nous ressentons une grande souffrance dans la population
et beaucoup de désarroi. Il y a à la fois cette
droite qui tape dur et ce manque de lisibilité à
gauche qui accentue la détresse des gens. Les communistes
ne se résignent pas à cette absence d'alternative
puisque nous avons entamé depuis notre congrès un
processus qui vise justement à 'révolutionner' la
gauche et à construire une gauche populaire, une gauche
de courage qui s'attaque aux marchés financiers, qui s'attaque
aux pouvoirs oligarchiques, qui écrasent les peuples, qui
a le courage de défendre cette idée simple, qu'un
autre monde est possible ! et qui le fait !"
Rétablir la justice sociale
Il a exprimé ensuite dans quel état d'esprit les
communistes abordent ces élections : "nous y allons
avec envie et détermination. Nous avons envie de dire aux
gens que d'autres choix sont possibles que ceux qui consistent
à casser les services publics, casser le droit du travail,
casser notre système de solidarité. Réduire
la durée d'indemnité des chômeurs et dans
le même temps offrir 1,5 millions € de cadeaux aux
patrons en supprimant une partie de leur taxe professionnelle,
j'appelle cela de l'apartheid social !» Et ce n'est qu'un
exemple.
Nous avons un gouvernement qui prend aux pauvres pour donner aux
riches, eh bien les candidats communistes vont être les
Robins des bois, ceux qui rétablissent la justice sociale.
En utilisant le bulletin de vote communiste, les Aubois auront
l'occasion d'exprimer leur souhait d'une société
plus juste, plus solidaire, plus humaine.
Dans l'Aube les salaires sont plus bas et l'on paie plus d'impôt.
Le secrétaire départemental du PCF a ensuite démontré
que loin de transformer l'assemblée départementale
en un pôle de résistance où l'on tente de
gommer les inégalités, la majorité de droite
du Conseil général est au contraire, un relais zélé
de la politique libérale du gouvernement Raffarin. "L'Aube
sous la dominance de la droite est devenue un département
de bas salaire (le salaire horaire moyen est ici de 8,37€
contre 9,61€ sur le plan national). C'est un département
où les salariés manquent de qualification car cela
n'a pas été une priorité pour les entreprises.
Le chômage y est nettement supérieur à la
moyenne nationale, la pression fiscale supérieure de 8%
à la moyenne nationale alors que les dépenses en
direction des services à la population y sont inférieures
de 12%".
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Les
priorités dans lAube
Un département défendant ses emplois et
son tissu industriel
Un département participant à la formation
des salariés
- Création d'un fonds régional pour l'emploi,
la formation et la promotion des salariés
Un département défendant les services
publics
Un département transparent et mettant en uvre
la démocratie participante
Un département solidaire de ses habitants et
de ses collégiens
Un département reconnaissant mieux le rôle
joué par la vie associative et ses bénévoles
Un département soucieux de la santé de
ses habitants
Un département soucieux de l'environnement et
du développement durable
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Pour conclure, JP Cornevin à mis en avant
l'enjeu de ces élections "une droite confortée
et cela sera à coup sûr, du local au national, l'accentuation
de la politique d'apartheid social. Une droite sanctionnée
et un parti communiste renforcé permettrait au contraire
d'envisager l'avenir et la riposte sociale avec espoir".
LDA.
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Elections
cantonales du 21 mars 2004
Les candidats communistes :
Troyes II : Marcel Renaud, 59 ans, syndicaliste,
retraité
Troyes III : Yves Léonet, 52 ans,
Agent de fabrication, syndicaliste
Troyes V : Anna Zajac, 58 ans, conseillère
municipale à Troyes, conseillère communautaire,
syndicaliste. Employée à la DDA
Chapelle St Luc/ Les Noës : MF Pautras,
57 ans, conseillère générale
Estissac : Marc Travert, 50ans, agent de
maitrise, militant associatif
Ervy le Chatel : Chantal Gervais, 58 ans,
retraitée, syndicaliste
Mussy S/Seine : Joseph Seghetto, 50 ans,
Maire adjoint de Bar S/Seine surveillant pénitentiaire
Brienne le Château : Jean Hampe, 47
ans, chef d'équipe d'exploitation à
la DDE
Soulaines D'huys : Gérald Tranler,
40 ans, conseiller municipal à Epothemont,
agent d'entretien
Ramerupt : Philippe Vagner : 61 ans, retraité
Nogent S/Seine : Laurent Levasseur, 41 ans,
conseiller municipal de Nogent, facteur
Marcilly Le Hayer : Fanny Lambert, 29 ans,
enseignante, syndicaliste
Villenauxe La Grande : Claude Kerroch, 63
ans, retraitée de l'éducation nationale,
ancienne directrice d'école maternelle.
Romilly-sur-Seine II : Joë Triché,
57 ans, conseiller général
Bouilly : Jean Jacques Laurent, 71 ans, maire
de Javernant
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EDF
SNCF, Hôpitaux, Fonctionnaires
Mobilisations à la hausse
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Fièvre sociale, les Echos; «Semaine sociale
agitée», Libération; «Attention
à la grève», Le Parisien; «Premières
grèves de lannée», La Tribune.
Les médias doivent marquer le coup : la mobilisation
sociale est forte en cette mi-janvier.
À EDF et GDF, la CGT, la CFDT et FO, soit près
de 9 agents sur 10, s'opposent aux risques de privatisation.
À la SNCF, où le PDG Louis Gallois vient de
confirmer 3500 suppressions de postes en 2004, une véritable
provocation, la CGT, rejointe par de nombreux cedétistes
déçus, SUD Rail, FO, la FGAAC, soit plus des
deux tiers des salariés, pose la question des salaires.
Dans la fonction publique hospitalière (agents, aides-soignant-e-s,
infirmier-e-s, médecins), la mobilisation est organisée
par deux des quatre syndicats de médecins, majoritaires
dans la profession, et quatre syndicats hospitaliers représentant
les deux tiers des agents, CGT, FO, CFTC, SUD.
Mouvement également chez les salariés d'Aéroports
de Paris, qui ont cessé le travail contre la privatisation
partielle.
Et la semaine prochaine est programmée une semaine
d'action à l'appel des sept fédérations
de la fonction publique. 
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La droite en effet
a le service public dans le collimateur; Elle entend y imposer
une austérité accrue. Européiste zèlée,
elle pense casser des services de qualité. Partisane
de la précarité, elle considère que
les contrats stables seront des exceptions, les statuts
publics des forteresses à réduire avant de
soumettre leurs salariés à la règle
commune d'une exploitation renforcée.
Cette semaine encore, dans un de ses journaux de prédilection
(Figaro Magazine du 18/1), les questions posées dans
un sondage montrent bien son projet: il faudrait "payer
les fonctionnaire au mérite"; "supprimer
la garantie de l'emploi aux fonctionnaires"; "privatiser
les hopitaux", etc.
Le problème pour elle, et il n'est pas mince, c'est
que l'opinion ne la suit pas comme elle le voudrait; une
majorité refuse sa purge sociale, se prononce pour
la garantie de l'emploi, pour l'hôpital public (à
74%!)
Un bel encouragement aux salariés du "public"
alors que, dans le secteur, la mobilisation sociale monte
d'un cran.
De leur côté, les communistes entendent tout
faire pour créer les conditions d'un rapport de force
nouveau, marquer un coup d'arrêt à cette politique
ultralibérale
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Contagion
Luc Ferry vient de déclarer dans un accès de laïcité
qui ne trompe pas qu'on devrait interdire le voile
et la barbe
dans les écoles. La laïcité est une maladie qui
s'attrape. Depuis quelque temps, les poussées de fièvre
laïques atteignent des niveaux cliniques jamais atteints, frappant
jusqu'à l'extrême droite qui hurle au scandale quand
une fillette ose entrer en classe avec un mouchoir sur la tête.
Jusqu'ici la droite républicaine était immunisée.
Elle préférait les blanches cornettes des écoles
privées, refusant d'attraper les poux de l'école publique.
Donc, le ministre Ferry qui a en charge les bonnes vies et moeurs
des écoles, s'en prend au système pileux des élèves.
Plus de barbe, dit-il sans rire (ce qui prouve la fièvre
et non l'humour, car l'humour a toujours le sourire en coin), la
barbe porte en elle l'enfer comme la nuée porte l'orage.
Il est peu probable que les écoles maternelles ou primaires
doivent être surveillées pour l'application d'une telle
mesure, même en tenant compte de la précocité
de nos enfants. On est plus grand, plus rapide, plus fécond,
de nos jours et sans doute plus poilu plus vite. Il faut quand même
attendre l'âge du bousteur (1) pour se mettre à la
surveillance. En attendant, on y fera là des économies
de piloscopes. (2)
Enfin, supposons que Luc Ferry qui ne fait rire personne maintenant,
applique sa décision, il faudrait exclure des écoles
des gens comme Jules Ferry, qui portait la barbe extravagante, mais
aussi notre Victor Hugo, sorte de Charlemagne de l'esprit fleuri,
et tous ceux dont le nom évoque la barbe : Barbès,
le révolté barbu et les grands moustachus Barbey d'Aurevilly
ou Barbusse.
Vous me direz qu'ils sont morts, certes, mais il faut exclure leurs
portraits de nos écoles car toute contagion est à
combattre..
Jean Lefèvre
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(1)Engin à 2 roues
exigé par les ados pour parader devant les lycées
(2) Sorte de radar à déceler les poils.
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...Médecine à 2 vitesses
Le dépistage systématique du cancer du sein, qui s'adresse
aux femmes de 50 à 74 ans (pourquoi jusqu'à 74 ?),
est opérationnel dans tous les départements français
(sauf la Guyane). Cette campagne a été décidée
par le gouvernement et par le ministre Jean-François Mattei,
qui a l'air d'en être fier. Mais cet examen est bâclé
: il ne comprend que quatre clichés radiographiques au lieu
de six habituellement, et il n'est pas fait d'échographie
ni de ponction si cela est nécessaire, ou alors il faut payer.
Si le nombre de dépistages a fortement augmenté, et
si la gratuité permet de se décider aux patientes
qui nen avaient pas les moyens, celles-ci nauront pas
les mêmes garanties de soins. Médecine à deux
vitesses ? Je trouve cela scandaleux..
Maurice Jaillant Estissac
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Cérémonie
des voeux de MF Pautras
Toute la gauche sera derrière elle !
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Marie-Françoise Pautras a présenté ses
voeux aux habitants du canton de La Chapelle-St-Luc/Les Noës.
Devant une assistance attentive, elle a rappelé quel avait
été le sens de son engagement : "vous représenter
au Conseil général afin d'y faire entendre votre
voix, vos difficultés, vos attentes". Elle a ensuite
fait le bilan de son action durant ses six années de mandat.
La santé, la sécurité, l'emploi, l'éducation,
le logement, un large champ d'action où à chaque
fois elle tente d'associer "toutes les énergies pour
faire de la démocratie autrement"
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Elle a souligné
la difficulté de son combat au sein d'une assemblée
départementale dominée par la droite et qui "sans
vergogne, s'en prend aux plus pauvres" Un combat certes difficile
mais qu'elle entend poursuivre avec les convictions qui sont les
siennes "Il faut sans arrêt se battre sur tous les
fronts, entrer en résistance, aujourd'hui plus que jamais,
dans l'intérêt de nos enfants, pour leur avenir,
face à la droite ultra-libéral et brutale qui détient
tous les pouvoirs dans le pays, dans le département
"
Sous les applaudissements de la salle, la conseillère générale
communiste a confirmé qu'elle était candidate pour
un second mandat aux services des habitants du canton et qu'elle
portera les espoirs de la gauche rassemblée.
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Bas
les pattes sur la Sécu !
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La réforme de la Sécurité Sociale telle
que lenvisage le rapport du Haut Conseil pour lAssurance
Maladie, cest limplosion programmée.
Oui il faut une réforme de grande ampleur. Une réforme
qui permette à la Sécurité sociale de conserver
son socle solidaire, de faire face aux besoins d'aujourd'hui en
matière de remboursements de soins, de prise en charge
des actes, de développement de la prévention, de
modernisation et de développement de l'Hôpital public,
etc.
Au vu de ce qui se dit aujourd'hui, regrettons que le précédent
gouvernement n'ait pas osé affronter ces enjeux, dans une
toute autre perspective que celle retenue par la Droite et le
MEDEF dans le prolongement du Plan JUPPE.
L'occasion perdue par la gauche plurielle hier, confronte les
Françaises et les français, le monde du travail
au risque d'un démantèlement du système solidaire
construit à la Libération.
C'est la privatisation de la protection sociale aujourd'hui,
au bénéfice du secteur des assurances, qui est à
l'ordre du jour. Les reculs de la qualité des soins et
du niveau des remboursements engagés depuis de nombreuses
années en étaient les prémisses.
En 2004, cest un progrès de la Sécurité
sociale que nous voulons
Alors que déjà 14 % de la population renonce à
se soigner pour des raisons financières, et ce chiffre
monte à 30 % pour les chômeurs, qu'en sera-t-il demain
?
Une fois de plus un rapport officiel ignore la mise à contribution
de nouvelles sources de financement, et prétend imposer
aux françaises et aux français d'assumer l'essentiel
de la facture par exemple par

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l'augmentation de la CSG
y compris celle des chômeurs et des retraités.
Mettre à contribution les profits !
Pourquoi les 160 milliards d'euros de profits boursiers des entreprises
et des institutions financières qui échappent à
toute ponction, restent-ils intouchables ? Ils permettraient de
dégager 20 milliards de recettes !
Une politique de relance de la croissance (un point de croissance
représentant 2,5 milliards d'euros pour la Sécurité
Sociale), et de lutte pour l'emploi (100 000 chômeurs en
moins représentant 1,3 milliard d'euros), permettrait d'aller
de l'avant.
Autant de propositions alternatives que nous entendons continuer
de faire avancer avec le mouvement social.
La peur du débat
Au lieu de s'apprêter à réformer par ordonnances,
sans consultation des françaises et des français,
des acteurs sociaux (autres que le Medef) et du Parlement, il
faut que le gouvernement assume ses responsabilités devant
la Nation, et mette cette énorme question en débat.
Un grand débat public s'impose donc dans tout le pays
Les françaises et les français tiennent à
leur Sécurité Sociale. Ils ne doivent pas accepter
que l'argent de la santé, qui représente une fois
et demi le budget de l'Etat, soit livré autoritairement
aux prédateurs financiers que sont les grands groupes d'assurances
privés qui convoitent depuis des années cette manne
considérable à des fins de profits supplémentaires.
Les laisser faire serait décréter la fin du droit
à la Santé pour tous. Nous devons les mettre
en échec ; c'est l'exigence et le combat des communistes
et de leurs élus.
LDA.
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Pour
une véritable politique de lemploi
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Le gouvernement tente de rassurer une opinion inquiète
et reparle demploi.
Mais ses recettes n'ont pas changé : baisse des charges
pour les entreprises, mise en concurrence des agences pour l'emploi
avec le secteur privé, bas salaires, contrats au rabais,
précarité galopante, remise en cause du code du
travail
C'est une politique au bulldozer sur le champ social.
Alors que le chômage n'est pas très loin de franchir
la barre des 10% et que les conditions de travail se dégradent,
on nous promet la croissance. La croissance pour qui ? Pour les
entreprises exonérées de charges et de taxe professionnelle,
pour la Bourse, pour la finance, et jamais pour ceux et celles
qui travaillent ! Ce sont les charges financières qu'il
faut baisser et non pas les cotisations sociales. En 2002, Les
entreprises ont créé en ressources nouvelles l'équivalent
de deux fois le budget de l'État. Plus de la moitié
de ces richesses produites par le travail sont parties en fumée
dans des opérations financières.
Aujourd'hui, 20 milliards d'euros par an sont gâchés
dans les exonérations accordées au patronat sans
aucun effet sur l'emploi et les salaires. Et cela va augmenter
encore, c'est cela la mobilisation pour l'emploi de la droite
!
Il faut cesser cette politique insupportable, qui brise tous les
acquis de notre peuple au profit du capitalisme

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mondialisé. Le gouvernement
se livre à un jeu de massacre dans le champ social et sociétal.
Oui, bien sûr, l'emploi doit être la priorité
numéro 1, mais dans la réalité, pas dans
les discours. La politique n'est pas un carnaval ! Une véritable
politique de l'emploi est possible. Les communistes proposent
d'inscrire vraiment cette priorité dans la politique de
l'État, de toutes les collectivités territoriales
et des entreprises. Cela signifie: contrôler l'utilisation
des fonds publics. Créer un fonds national décentralisé
qui aide les entreprises et notamment les PME à prendre
en charge leurs prêts à l'investissement. Donner
des pouvoirs aux salariés dans les entreprises pour qu'ils
soient pleinement acteurs de leur développement. Augmenter
les salaires et augmenter notamment le SMIC de 6% dès aujourd'hui.
Cela ne représente que 2% des profits d'exploitation et
financiers des entreprises. Moduler la cotisation sociale patronale
en fonction des choix de production, d'emploi, de formation des
entreprises. Inventer une autre politique pour la Banque Centrale
Européenne et se dégager vraiment du pacte de stabilité.
Travailler en fait, à une véritable sécurité
d'emploi et de formation.
Oui, pour développer l'emploi, il faut s'en prendre au
capital, et cesser de céder aux pressions libérales
! Voilà de vraies propositions pour l'emploi !.
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Le Théâtre Populaire de Champagne vient de présenter
un excellent spectacle dans la salle Gérard Philippe à
Saint-André.
Il s'agit d'une pièce de J.C OATES, un Américain
célèbre chez lui. Le propos de l'écrivain
est de vilipender la télévision aux Etats-Unis,
mais l'adaptation qui en est faite par J.C Grumberg en France
nous fait penser qu'on a du souci à se faire avec la nôtre.
Le téléviseur fait partie maintenant du quotidien
des familles comme la table ou le lit. Mais table et lit sont
nourrissants et réparateurs tandis que la télé
nous bouffe et nous détruit. Voilà sur la scène
Emilienne et Franck (M.H. AÏN et P.Fabrice) invités
dans une émission BCBG. La "voix" et donc la
speakerine est chargée d'interroger ce couple dont le fils
vient d'être arrêté pour assassinat. Distance
entre les questions philosophiques et les réponses idiotes
du couple. Du moins à première vue. Car ce qui est
idiot c'est de demander à ces gens dans un désarroi
terrible de donner des réponses savantes à des questions
qui les dépassent. Quoique ! Souvent les deux vedettes
d'un jour, dans leur naïveté, répondent juste
et fort même s'ils sont souvent désarçonnés,
niais, racistes sur les bords parce qu'il faut bien innocenter,
se défendre, s'agripper au groupe.

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Voilà un texte original
pour une aventure de plus en plus commune car la télévision
se donne pour rôle d'entrer chez vous pour vous exhiber
le malheur des autres. On ne guillotine plus en public, on tranche,
on dépèce, on lapide après avoir instruit,
inculpé, condamné, dans l'étrange lucarne
qui a la forme d'une lunette d'échafaud.
Ce texte ne serait rien sans le talent des 3 acteurs du TPC et
l'ensemble des ingrédients scéniques (pubs et sons
d'Olivier Moyne par ex.). Marie Hélène Aïn
et Pierre Fabrice ont une présence et un ton tout à
fait justes. Ils restent très touchants, très humains
au milieu de leur aventure monstrueuse. Le vrai monstre est la
speakerine et le rôle de Maria Naudin est fort délicat.
Fallait-il quelque chose de plus vachard, de plus caricatural
ou de plus effacé, de plus sournois en somme ?
En tout cas, la preuve est faite qu'on n'échappe pas à
la télévision en voulant la fuir un soir pour du
spectacle vivant. Il est bon de la montrer du doigt, de lui rabattre
son caquet, de lui faire son procès, de mettre en garde
les publics d'aujourd'hui et de demain contre la nocivité
des médias : l'abus de la télé tue l'intelligence
et le sens critique, devrait-on écrire au bas des écrans.
Jean Lefèvre
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