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La dépêche de l'Aube n°803
du Vendredi 11 févier
2005
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Pour
les 35 heures, pour lemploi, pour les salaires
2000 aubois dans la manif-attitude
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Cinq cent mille personnes dans les rues pour une superbe manif-attitude
en réponse à la méprisante « positive
attitude » de Raffarin.
Deux mille manifestant à Troyes pour demander au gouvernement
de ne pas casser les 35 heures, de relancer lemploi, augmenter
les salaires et faire reculer les inégalités. Au
delà de cela il y avait chez beaucoup d'entre eux également
une profonde inquiétude concernant l'avenir. Ou va nous
mener cette régression sociale politiquement organisée
?
Le Parti communiste, ses militants partagent ces exigences et
ces interrogations et ont participé à ces mobilisations.
L'acharnement des politiques gouvernementales et des pressions
patronales pour imposer la concurrence de tous contre tous, heurte
de front les aspirations à vivre et à travailler
autrement ainsi que les valeurs de partage, de coopération,
de solidarité en France, en Europe et dans le monde qui
émergent.
La très longue cure d'amaigrissement infligée aux
salaires, aux retraites et pensions, aux indemnisations de chômage
comme aux minima sociaux sont durement ressentis. La pauvreté
gagne des couches de plus en plus nombreuses de salarié(e)s,
notamment chez celles et ceux qui sont précarisé-es,
en premier lieu les jeunes et les femmes.
Ces situations insupportables appellent une revalorisation générale
des salaires, des indemnités et des minima sociaux. C'est
une exigence de justice et c'est la condition d'une croissance
durable permettant le développement de l'emploi, des qualifications,
d'une

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réponse efficaces
aux besoins de sécurisation des parcours professionnels,
de santé, de formation, d'accès pour tous à
l'énergie, aux transports, à la culture.
Les militants communistes appellent à la reconquête
populaire de la politique
Les communistes veulent contribuer à donner aux luttes
plus de force encore en bousculant la politique, en favorisant
l'intervention populaire pour ouvrir la perspective de changements
politiques profonds et durables, porteurs d'un nouvel espoir.
L'absence de perspectives fortes à gauche, d'alternatives
de changement à la politique de la droite pèse sur
les mobilisations.
Face à la politique de la droite et du Medef, nous avons
toutes et tous besoin d'un autre projet politique portant des
objectifs clairs répondant concrètement aux aspirations
populaires.
Le référendum sur le projet de Constitution, un
enjeu fondamental de société
Les partisans du Oui, voudraient nous persuader que ce référendum
n'a pas d'enjeu politique. Mais quand ce texte inscrit comme un
principe central " la concurrence libre et non faussée",
il ne s'agit pas d'autre chose que de légaliser et de sacraliser
le libéralisme lui-même avec ses effet destructeurs
sur les solidarités humaines, les entreprises et les services
publics, toutes les activités humaines promises à
la marchandisation. C'est la raison pour laquelle les communistes
appellent à voter non au référendum.
JPC
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Les
communistes aubois ont lancé leur campagne pour la victoire
du «non»....
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Pour lancer leur campagne pour la victoire du NON au référendum,
les communistes aubois accueillaient F. Pourre Dirigeante du PCF,
membre de lexécutif national. Une cinquantaine de
militants sétaient déplacés pour écouter
lexposé de Fabienne Pourre et ainsi peaufiner leurs
arguments de campagne. La dynamique du NON est incontestablement
entrain de prendre a-telle noté. « Ce que lon
nous propose cest de mettre la politique de Raffarin dans
une constitution européenne que lon ne pourrait pas
changer avant quarante ou cinquante ans. On se demande bien qui
veut lapplication dune politique qui vient de mettre
plus de 500 000 personnes dans les rues pour défendre les
35 heures, lemploi, les salaires. Un mouvement qui est de
plus soutenu par 78% des Français ».
Auparavant devant la presse, Jean Pierre Cornevin, accompagné
de Joé Triché, Pierre Mathieu et Anna Zajac avait
déclaré : « lEurope politique telle
quelle sest construite depuis Maastricht à
fait de terribles dégâts. Dans un monde dominé
par les marchés financiers et lhégémonie
des Etats unis, lEurope devrait proposer un autre modèle
démocratique, fondé sur le progrès social
:
- Or 60 millions dEuropéens sous le seuil de pauvreté
dont 4 millions de françaises et de français et
plus d1 millions denfants.
- Près de 25 millions de chômeurs.
- 15 millions demplois détruits en Europe ces 20
dernières années.

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- On délocalise, on déréglemente, on privatise,
on détache léconomie du contrôle politique
et démocratique : pour quel résultat ? Partout léchec,
lexplosion de la misère, de la précarité
et du mal vivre !
La population auboise qui avait pourtant repoussé à
près de 56% le traité de Maastricht na pas
été épargnée : 20 000 emplois textiles
ont été sacrifiés, le chômage na
fait que progresser et les salaires ont diminué.
Dites-moi quel intérêt les auboises et les aubois
auraient à voter une constitution qui ne fera encore quaggraver
les problèmes demploi et de pouvoir dachat
? »
Le secrétaire départemental a ensuite fait part
des premières initiatives de campagne, avec dès
le prochain week- end la distribution dun tract pour faire
grandir lopposition au projet de constitution et la venue
le 14 mars de F. Wurtz député européen. Une
initiative importante à laquelle F. Baroin est invité
à venir débattre avec le député communiste
sur le projet de constitution européenne.
Les communistes mesurent bien les responsabilités quils
ont dans la prochaine période pour informer les gens des
lourdes conséquences que la constitution européenne
aurait pour leur vie quotidienne si elle était adoptée.
Ils entendent bien y consacrer tous leurs efforts.
LDA
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Constitution
européenne : question réponse
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| Chaque semaine, Francis Wurtz,
député européen communiste, président
du groupe GUE/NGL au parlement européen, répond à
une question de la Dépêche de lAube |
LDA : Quels sont les principes directeurs du projet de
traité constitutionnel ?
F. Wurtz : Les principes directeurs de ce projet sont,
pour l'essentiel, ceux des traités européens qui
se sont succédé depuis une bonne quinzaine d'années
- notamment l'Acte unique européen et le traité
de Maastricht. Ce sont le culte du " tout marché "
; le principe de " l'économie de marché ouverte
où la concurrence est libre " ; la libéralisation
des services publics ; l'obsession - au nom de la stabilité
des prix - de la baisse des dépenses publiques et sociales,
de la " modération salariale ", des " réformes
" des régimes de retraites et des systèmes
de sécurité sociale fondés sur la solidarité
et la répartition ; l'exigence de " l'élimination
des entraves " au libre commerce - OMC, AGCS, suppression
des quotas d'importation de textile à C'est

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une sorte de " contre-révolution
" libérale et conservatrice rampante, progressive,
systématique. Une fuite en avant qui ne connaît comme
limites que celles qu'imposent, le cas échéant,
les rapports de force
L'expérience de ces quinze dernières années
et des accélérations de la dernière période
donnent à chacune et à chacun une idée de
l'avenir que réserveraient - dans les domaines sociaux
mais aussi culturels, éthiques à - la pérennisation
et la sacralisation de ces orientations et de ces structures dans
un texte de protée " constitutionnelle ", qui
plus est sanctifié par le vote des citoyens ! Et on prétend
masquer la gravité des enjeux par une " charte "
de vux pieux
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Nouveau
succès du loto de La Dépêche de l'Aube
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Le loto le La Dépêche de l'Aube est-il d'ores et
déjà noté à l'encre rouge sur les
agendas des inconditionnels de ce jeu. A en croire le succès
qu'il vient à nouveau de remporter pour la deuxième
année consécutive, cela semble être le cas.
Quelques minutes seulement après l'ouverture des portes,
la salle faisait déjà le plein. Autour des tables,
un sympathique mélange de spécialistes du loto facilement
reconnaissables à leur matériel spécifique(raclette
aimantée) et de militants communistes, de lecteurs de la
Dépêche de l'Aube venue joindre l'utile ( soutenir
leur journal) à l'agréable. Le directeur de notre
journal, Jean Lefèvre, est venu en personne donner le top
du départ de la " première ligne " non
sans faire un petit détour, avec son humour habituel, sur
la raison d'être de La Dépêche de l'Aube et
son engagement dans la prochaine période pour repousser
le projet de constitution européenne soumis à référendum.

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Ce fut un après
midi comme nous l'espérions, dans la joie et la bonne humeur
avec au final un grand bonheur pour celle qui est repartie avec
un voyage d'une semaine pour deux personnes en pension complète
vers la destination de son choix. Au bord des larmes, elle nous
déclara que c'était la première fois de sa
vie qu'elle gagnait quelque chose. La Dépêche de
l'Aube partage sa joie et lui souhaite un agréable séjour.
En lui remettant le document officiel de son voyage, Marcel Renaud,
président de " Tourisme et loisir " a rappelé
la vocation de tourisme social de cet organisme de la CGT.
Nous remercions donc l'ensemble de nos partenaires et particulièrement
Touristra ainsi que l'ensemble des camarades qui se sont investis
dans la préparation de ce loto.
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NON
Gros défilé samedi à Troyes. Gros défilé
car grosse colère. Mais une colère gaie. Un peuple,
ça chante et ça plaisante. Ça brocarde aussi.
Partie de la préfecture, la foule jette un il sur les
fabuleuses fouilles de la place, cherchant sans doute à repérer
les cadavres des politiques passées, mauvaises il faut le
dire, en grande majorité. Aujourd'hui la justice sociale
ne bouge pas, alors le cortège s'ébranle. Le pouvoir
d'achat se fait tout petit, alors le cortège grossit. Les
salaires s'amenuisent, alors le défilé prospère.
Le chômage stagne, alors la manif bouge, branle et bronche.
C'est que les salariés en veulent à Raffarin, Chirac,
Robien, le MEDEF, sans oublier ni Baroin ni Adnot, grands aménageurs
d'espaces modernes et coûteux et compères des susdits.
Non à Raffarin et à ses raffarinades. Non à
Robien et à ses ficelles pétainistes (1), Non encore
à tous les chantres de l'Europe patronale qui osent aller
jusqu'à inscrire le libéro-capitalisme dans leur constitution.
Et donc, NON à l'Europe. Logique non ?
Malicette
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(1) Le travail pour peau
de balle étant le 1er volet de Vichy.
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Culture
AUSCHWITZ et après...
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Spectacle inoubliable au Théâtre de la Madeleine
: par deux fois des publics émus aux larmes ont été
entraînés dans l'enfer des camps de la mort par deux
comédiens de talent. (1) Le sujet est d'actualité
puisqu'on commémore le 60 e anniversaire de la Libération
des camps de concentration. Mais il est bon de dire et de redire
cette découverte de l'horreur vécue par les déportés
car il faut témoigner près des jeunes générations.
Le spectacle d'Hélène Darche est un montage de 5
textes écrits par Charlotte Delbo, (1913- 1985) ancienne
déportée. (2)
J'ai parlé de spectacle inoubliable. Pourtant la scène
est nue, fermée au fond par un écran à la
lumière blafarde. Deux acteurs seulement, un homme, une
femme. Un texte dense, précis, sorte de poème tragique
accompagné par une musique, presque une troisième
voix.
Quand un spectacle procure une telle tension par des moyens aussi
simples, il faut évidemment l'attribuer au sujet, au texte
lui-même, aux acteurs mais aussi au metteur en scène
qui a su modifier insensiblement ou brutalement les intonations
et les mouvements des comédiens sur la scène. La
fin est particulièrement
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remarquable quand la musique,
cet ultime acteur, se met à dominer peu à peu un
texte qui venait de se mettre à apostropher le public,
jusqu'ici simple témoin : " Essayez de regarder
" On n'entend plus à la fin la litanie des horreurs
nazies, mais on la lit sur les lèvres des comédiens
comme si le metteur en scène voulait indiquer par ce procédé
que le bruit du monde et de l'histoire était incapable
d'effacer de telles monstruosités.
À l'issue du spectacle, Paul Chytelman, ancien déporté,
a répondu aux questions du public avec beaucoup d'intelligence.
(1) Hélène Darche et Georges Emmanuel. Mise en
scène Hélène Darche, musique de H.Gorecki
et Arvo Pärt. Cie l'Amour fou.
(2) Charlotte est une militante communiste dès 1932. Elle
sera secrétaire de Louis Jouvet puis entre dans la Résistance
et se marie avec Georges Dudach qui est fusillé en 1942.
Charlotte est déportée à Auschwitz puis Ravensbrück...
Elle rentrera pour témoigner, travaillera à l'ONU
puis avec le philosophe Henri Lefebvre.
Jean Lefèvre
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Nogent
sur Seine INCROYABLE !
Des fonds publics pour le groupe Suez/Lyonnaise des eaux ?
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La question mérite dêtre posée.
En effet la filiale GEPSA du groupe Suez/Lyonnaise des eaux, un
mastodonde du capitalisme financier envisage dinstaller une
activité dinsertion sur lancien site de Faurécia
qui devrait être divisé en trois parties :
- une partie revendue au groupe Soufflet
- la deuxième louée à la société
Gepsa
- la troisième accueillant des bureaux.
Ainsi le rapport présenté aux élus visant à
donner lautorisation au Maire de «solliciter toutes
les aides potentielles et possibles dans le cadre de linstruction
de ce dossier auprès de létat, la région,
le département et toute autre instance» Gérard
Ancelin visiblement embarrassé par les questions de Françoise
Mériaux conseillère municipale communiste sest
défendu de vouloir solliciter des subventions pour le groupe
Suez - Le rapport présenté au conseil municipal du
2 février était trop évasif pour ne pas se
poser la question-Il serait en effet incroyable que les contribuables
nogentais soient amenés à mettre la main à
la poche pour subventionner la Lyonnaise des eaux. Dans ces conditions
la commune et les autres collectivités deviendraient les
banquiers dun grand groupe bancaire. Incroyable. Affaire à
suivre donc....
LDA.
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Nogent
sur Seine
La droite et le grand bond en arrière
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Jentends souvent dire que la politique de la droite nest
dictée que par un seul critère, celui du profit
maximal.
Cela est certes en partie vraie, mais c'est passer à côté
de la volonté idéologique de la bourgeoisie de revenir
sur tous les acquis progressistes issus des luttes depuis 1945.
Ainsi ceux des femmes, que la morale rétrograde de la bourgeoisie
a du mal à digérer : droit à l'avortement
(remis en cause par le statut de l'embryon), liberté de
vivre librement sa sexualité (la pilule du lendemain et
l'assistance en cas de grossesse dans les collèges qui
ont été supprimées...), travail de nuit...
Que dire de la suppression du statut d'intermittentes du spectacle
pour les femmes enceintes qui a tenté d'être imposé,
et que seule la mobilisation a permis de faire reculer pour l'instant.
Et tant d'autres...
La jeunesse est criminalisée dans les médias bourgeois,
dans une volonté de s'assurer par la peur le soutien de
toute cette frange vieillissante de la population qui a été
dépassée par la modernité. Quand on pense
à la destruction de l'éducation en France aujourd'hui,
que les frais d'inscription dans les universités atteignent
des sommets faramineux (jusqu'à 4000 € en Science-Po
!), cela encore accentué par la réforme des universités
(elles peuvent adopter le statut d'universités
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de technologie qui leur
permet de déplafonner les frais d'inscription), la casse
des diplômes (réforme LMD), etc.
La bourgeoisie tente de faire faire un grand bond en arrière
à la société française, avec l'aide
de la constitution européenne ultra réactionnaire
(qui ne condamne rien de ce qui précède) car elle
ne supporte pas l'idée que le peuple puisse librement disposer
de lui-même, de sa vie privée. Sans compter qu'après
la liberté de vivre sa vie comme on l'entend, sans devoir
à rendre de comptes aux gardiens auto nommés de
la morale bourgeoise, c'est la liberté de pouvoir vivre
décemment, avec un travail justement rétribué,
libéré de la tutelle du patronat que les citoyens
auraient pu exiger...
La politique de la droite est donc bien tournée économiquement
vers toujours plus de profits, mais socialement, idéologiquement,
c'est l'écrasement de ces libertés qu'elle a toujours
haï qu'elle vise, dans le but de ramener les citoyens sous
sa tutelle morale, dans la droite ligne des boutins et autres
catholiques intégristes...
Jérôme Besson
militant PCF à Nogent s/Seine
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Nogent
sur Seine
Des salaires inférieurs de 30 % chez Emin-Leydier
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Des militants de la CGT du groupe Emin-Leydier du site de Champblain
dans la Drôme sont allés, il y a quelques semaines,
à la rencontre des salariés des papeteries de Champagne.
Ce long voyage avait pour but de dénoncer les conditions
dembauche qui sont faites chez Emin-Leydier à Nogent-sur-Seine.
On a donc pu apprendre que les salaires y sont inférieurs
de 30% par rapport à ceux de la Drôme, quil
ny a pas de RTT ni de 13e mois mais seulement une prime
dobjectif et que cinq équipes sont mises en place
au lieu de six à Champblain.
Ainsi après avoir empoché 22 millions d'euros de
l'Etat, du Conseil régional, du Conseil général,
de la ville de Nogent-sur-Seine, auxquels il faudra ajouter d'autres
fonds publics pour création d'emplois et pour la formation,
les patrons du groupe Emin-Leydier mettent en concurrence les
salariés de notre région à ceux de la Drôme.
Tout cela pour faire payer aux
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salariés le coût
des investissements réalisés à Nogent-sur-Seine.
Cette mise en concurrence du monde du travail est devenue une
arme du patronat pour lui faire accepter des sacrifices et la
remise en cause des acquis sociaux. A une autre échelle,
dans le secteur textile et dans dautres branches industrielles,
les salariés de notre pays sont mis directement en concurrence
avec ceux du Magreb, des pays de lEst et maintenant de la
Chine. Cela révèle toute la malfaisance de ce système
capitaliste pour qui tout est bon pour accroître ses profits.
Et demain, si le projet de constitution européenne de Giscard
était adopté, il ny aurait plus aucun obstacle
pour le MEDEF. Le Baron Sellière la bien compris.
Il a décidé de mener campagne pour son adoption.
JT
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Mon
appel pour le NON
Laurent Levaseur.
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Fermeture de l'hôpital route de Bray à Nogent, fermeture
du bureau de poste de Marnay, menaces sur le bureau de Poste de
Pont s/s, fermeture de la perception de Villenauxe
Ouverture à la concurrence, ouverture du capital, privatisations,
des usagers qu'on appelle aujourd'hui " clients "
Depuis
des années, depuis Maastricht, le service public est devenu
le " service du fric ", a déserté les
petites communes, a réduit son offre de services, ne participe
plus à un aménagement harmonieux et équitable
du territoire.
C'est inacceptable ! Courrier, santé, énergie, ne
sont pas des marchandises
. Ce sont des droits que la société
doit à chacun d'entre nous, quel que soit son niveau social.
Le marché, la généralisation de la concurrence,
sont inscrits dans la constitution des Giscard, Raffarin, Sarkozy,
Sellières et autre Berlusconi. En combien de temps, avec
ce traité constitutionnel, ce qui reste des
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services publics sera-t-il
détruit ? Avec cette constitution qui accroît les
injustices, c'est la fin de l'égalité de tous devant
le service public, la désertification des campagnes, la
suppression de milliers d'emplois !
Ce n'est pas cette Europe-là que je veux ! Je veux une
Europe qui se mobilise contre le chômage, la précarité,
la dégradation du cadre de vie, pour la paix
Souvenez-vous : Maastricht était passé de justesse.
Aujourd'hui, le " NON " à la constitution peut
gagner, sinon, pourquoi les partisans du " OUI " s'énerveraient-ils
autant, pourquoi les grands médias ignoreraient-ils l'existence
d'un " NON " de gauche ?
C'est pourquoi j'appelle tous les Nogentais à dire majoritairement
" NON " à la constitution Giscard. Un très
fort " NON de gauche " nogentais doit s'exprimer à
Nogent sur Seine, en accord avec les très fortes mobilisations
sociales des salariés du public et du privé, des
lycéens, de ces derniers jours. Je compte sur vous.
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