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La dépêche de l'Aube n°853
du Vendredi 27 janvier 2006
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Europe
Après la victoire des dockers
Cap sur la directive Bolkestein.
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"Ils nétaient
que quelques-uns Ils furent foule soudain"
Paul Eluard
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C'est par une très large majorité (532 voix contre
120 et 25 abstentions) que le Parlement européen a rejeté
la directive européenne sur la libéralisation des
services portuaires, dénoncée par 10 000 dockers
dans les rues de Strasbourg.
Nul doute que la mobilisation massive et la détermination
des dockers, mis en danger par le principe d' "auto-assistance"
autorisant les équipages à charger et décharger
eux-mêmes, ont pesé lourd sur l'issue du débat.
Pour les syndicats, la CGT, c'est un immense soulagement pour
l'avenir des professions portuaires.
Le communiste Francis Wurtz estime pour sa part que "Unis
et déterminés, nous pouvons faire échec à
l'Europe libérale! Voilà la leçon de ce vote
exemplaire du 18 janvier."
En effet, à moins d'un mois du vote, au Parlement européen,
sur la directive Bolkestein, qui prolonge et amplifie la même
logique libérale, il est utile de rappeler comment ont
été réunies les conditions de cette première
victoire de 2006. Il a fallu la conjonction durable de mobilisations
sociales puissantes et d'une action politique continue jusque
dans les institutions européennes.
Inlassablement, depuis plusieurs années, les parlementaires
communistes ont étroitement coopéré, tant
avec l'ensemble des alliés possibles au sein du Parlement
européen qu'avec les deux fédérations syndicales
européennes de dockers, les associations de salariés
des services nautiques et les organisations professionnelles concernées,
pour rompre cette course à la déréglementation
et au laminage des acquis sociaux par la mise en concurrence des
travailleurs.
Les députés européens communistes invités
avec leur banderolle en tête de cortège
Depuis qu'existe la directive Bolkestein, ils n'ont pas caché
qu'il s'agissait, en fait, dans les deux cas, d'un même
combat pour tourner l'Europe de son obsession libérale
vers une ambition sociale. C'est avec une banderole "Non
à la directive Bolkestein" que les députés
du groupe sont allés à la rencontre de la manifestation
des dockers à Strasbourg.
Symptomatiquement, sous les applaudissements nourris de manifestants,
les responsables syndicaux les ont aussitôt invités
à se placer, avec leur banderole, à la tête
de l'immense cortège. Tout un symbole!

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Il y a un mois, sous le
titre "aidez-nous", les communistes au Parlement européen
lançaient un appel aux acteurs sociaux dans toute l'Europe,
pour qu'ils expriment avec force aux parlementaires européens
leur exigence de rejet de la directive Bolkestein. Ils viennent
de réitérer cette invitation devant plus de deux
cents responsables syndicaux, associatifs et altermondialistes
de toute l'Europe.
Le vote sur la directive portuaire montre que c'est la bonne voie.
Après le succès du rejet de la "Bolkestein
des ports" et à quatre semaines du vote sur la vraie
directive Bolkestein, cet appel est plus actuel que jamais : les
conditions de la victoire de la mi-janvier montrent le chemin
vers un possible succès à la mi-février.
Car le projet de directive Bolkestein n'a pas disparu: il sera
en débat au Parlement européen le 14 février
et soumis au vote le 17. Les directives relevant de la co-décision,
le Conseil de l'Europe l'examinera en juin.
Une campagne unitaire est engagée
Ce projet illustre l'orientation libérale des politiques
européennes. Basé sur le principe du pays d'origine,
il veut réaliser le marché unique des services en
supprimant tous les obstacles à la liberté d'établissement
et de circulation des services. Il écarte toute harmonisation
par le haut et vise à attaquer les acquis sociaux par l'intensification
de la concurrence entre les travailleurs et travailleuses des
différents États. Il encourage les délocalisations,
le dumping social et fiscal, menace les services publics, les
règles de santé publique, les normes environnementales
et culturelles, la protection des consommateurs.
Une campagne unitaire, avec l'édition d'une affiche et
d'une carte postale adressée au Président de la
République est engagée.
Les 11 et 14 février, deux grandes manifestations européennes
sont prévues à Strasbourg.
Le PCF appelle à une large mobilisation pour ces deux événements.
La Fédération de lAube du PCF informera dans
les prochains jours des dispositions quelle prend pour favoriser
la participation des communistes aubois à ces initiatives.
LDA
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Débat
à gauche deux logiques à loeuvre...
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En moins d'un mois, le PCF a rencontré des représentants
du PS, des Verts, de la LCR pour leur faire part de son opinion
sur l'urgence de se rassembler pour riposter à la droite
et au Medef et de ses propositions quant à l'alternative
politique.
Ces rencontres ont permis de constater que face aux problèmes
qu'elle connaît et que personne ne peut nier, la gauche
est aujourd'hui confrontée à deux logiques dans
la perspective de 2007.
Il y a d'abord celle que le PS a définie lors de son congrès
du Mans : le rassemblement de la gauche autour de lui. Autour
de son projet, qu'il adoptera au printemps, devrait se conclure
un projet commun, un accord de gouvernement, d'où découleraient
des accords électoraux, voire une candidature commune à
la présidentielle.
Et il y a la logique que défend le PCF et que Marie-George
Buffet résume par un mot d'ordre : battre la droite et
réussir à gauche. Battre la droite donc rassembler
majoritairement, aujourd'hui dans la résistance et demain
dans les élections. Réussir à gauche, donc
donner à celle-ci un projet, des objectifs assortis de
moyens précis, à la mesure des exigences populaires.
L'un et l'autre, résistance et projet, impliquant l'intervention
du peuple, des citoyens.
Ces deux logiques se sont manifestées au travers des controverses
à propos du "sommet" de la gauche envisagée
début février. Le PS avait souhaité conditionner
la tenue de cette réunion à un préalable
: devraient se rencontrer les partis s'engageant à travailler
ensemble à un accord de gouvernement. Autrement dit : "On
est d'accord pour gouverner ensemble; maintenant, voyons pour
quelle politique".
Rupture ou aménagement du libéralisme ?
Mais la question de ce que doit être le contenu d'une politique
de gauche n'est pas une question "seconde"!

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Les différences
sur ce point se résument à l'alternative : aménagement
du libéralisme ou rupture avec celui-ci. Elles sont fondamentales;
on l'a bien vu au moment du référendum. Et elles
subsistent. Il n'est pas raisonnable de dire : "Oublions
les et ralliez vous à moi". Ni non plus de considérer
que la messe est dite et que le social-libéralisme a d'ores
et déjà partie gagnée.
Il y a une issue. Le peuple existe : il s'est rappelé au
bon souvenir de chacun le 29 mai. Donnons-lui les moyens d'intervenir
dans le débat à gauche, qui est celui de son avenir.
Pour le PCF, c'est à cela que doit être consacrée
la réunion du 8 février. Il est positif que cette
réunion se tienne sans préalable, comme les communistes
l'ont souhaité. Il peut être vraiment un atout que
toutes les formations de gauche se rencontrent pour envisager
des ripostes communes, confronter leurs propositions et décider
d'initiatives permettant au plus grand nombre de femmes et d'hommes
d'avoir toutes les cartes en main et de décider.
Une candidature communiste pour porter cette union
En même temps, c'est évident, tout ne passera pas
au travers de cette réunion! L'objectif du PCF, c'est une
union populaire pour changer la vie. C'est-à-dire le rassemblement
des hommes, des femmes, des forces sociales et politiques qui
veulent ouvrir une autre voie à gauche : leur rassemblement
dans les luttes, dans le travail pour élaborer le contenu
d'une politique rompant avec le libéralisme, dans les élections;
et ils avancent dans ce cadre la proposition d'une candidature
communiste à la présidentielle pour porter cette
union. La réalisation de cet objectif va impliquer beaucoup
d'efforts, notamment par leurs initiatives de forums et de meetings
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3ème
grand loto de La Dépêche de l'Aube
Dimanche 19 février
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RESISTANT UN JOUR,RESISTANT TOUJOURS
(1)
Les Anciens de la Résistance (2) se sont réunis à
Aix en Othe pour parler de l'avenir. Il y en a encore qui croient
que les anciens combattants parlent toujours de l'ancien temps.
Des radoteurs quoi ! Pas du tout, ceux-là se nourrissent
du passé pour construire l'avenir. Ce sont des sortes de
maçons de l'histoire. Ils se souviennent qu'effectivement
vers les années 30 un olibrius nazi a failli faire brûler
la maison-humanité, aidé qu'il était d'un tas
de gens, certains prêchant la paix à tout prix, d'autres
adorant la révolution à condition qu'elle fut nationale.
Il faut donc, se disent nos Résistants, organiser la résistance
d'aujourd'hui, au nom de nos valeurs. Le passé tend la main
et la truelle à l'avenir.
"Enseignons" la Résistance aux jeunes générations,
entend-on parfois. Tarte à la crème s'il ne s'agit
que de faire pleurer sur le passé. Acte raisonnable s'il
s'agit de montrer que la bête est toujours là, tapie
au détour d'un 21 février. Nous sommes chasseurs de
bête immonde disent les Résistants.
Nous étions des héros dans la guerre, disent-ils.
Certes, mais l'héroïsme est de faire durer la lutte
jusque dans la paix. Avoir été un géant une
fois et accumuler ensuite les petits gestes quotidiens et modestes
pour faire avancer la même idée, voilà le véritable
héroïsme.
Jean Lefèvre
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(1) Maurice
Camuset.
(2) Il s'agit de la section de l'ANACR du Pays d'Othe .
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Vendredi 10 février - 18 h 30
au siège de la fédération
Nous avons invité M. Denis COTON, historien, à nous
entretenir de la biographie de René PLARD qu'il vient de faire
paraître aux éditions Dominique Guéniot.
Ami(e)s lecteurs de la Dépêche de lAube pensez
à réserver votre soirée afin dassister
à cette initiative |
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Dans "Les Aubois et la politique" de
Michel Baroin, René Plard est cité (P. 441) comme
un militant courageux. On lit : "Plard, pourvu alors de la
culture qu'il estimait nécessaire à tout homme d'action,
se lança à corps perdu dans la politique et ne craignit
pas dans son âme généreuse d'aller aux extrêmes,
car il pensait que là, était le salut pour le monde
du travail."
On pourrait gloser sur cette façon de présenter les
choses. Les extrêmes, c'est évidemment le Parti Communiste.
Quels sont donc les autres partis qui défendaient alors aussi
le "monde du travail" (1) ? On se le demande.
René Plard fut toute sa vie un défenseur des causes
ouvrières même après son exclusion du PCF (1931).
Malheureusement son parcours politique est très sinueux,
à la limite populiste (il est doriotiste puis munichois).
Il est entaché aussi par le coup de force qu'il pratiqua
contre l'imprimerie "l'Eman-cipatrice" qui éditait
alors la Dépêche de l'Aube. Le coup fut perpétré
dans le but de créer à son profit un puissant moyen
de propagande et un journal électoral "Le Rappel".
Ces évènements qui marquent la conscience ouvrière
seront évoqués par Denis Coton le 10 février
prochain à 18 heures à la fédération
.
Denis Coton, auteur de cette biographie de R. Plard, a écrit
un ouvrage érudit et maîtrisé. Il passe au crible
toute l'histoire troyenne, politique, sociale, économique,
entre les 2 guerres et évoque de nombreux militants communistes.
Une discussion suivra animée par Jean Lefèvre.
Jean Lefèvre
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(1)
M. Baroin ne peut évidemment pas prononcer le mot de
"classe ouvrière".
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Fédération
de lAube du Parti communiste français
Réception fraternelle à loccasion de la
nouvelle année
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C'était un peu une première que la
fédération de l'Aube du PCF et les élus communistes
présentent leurs vux à l'occasion d'une petite
réception amicale. Devant une assistance nombreuse, Jean
Pierre Cornevin, Joë Triché et Pierre Mathieu ont fait
un tour d'horizon de la situation politique de ce début 2006
et le bilan de la politique du gouvernement. "Une ruine démocratique,
économique et sociale pour le pays" c'est le qualificatif
le mieux adapté à la situation a déclaré
le secrétaire départemental de la fédération
du PCF.
Ce fut une soirée réussie où c'est certain
les prises de paroles des responsables communistes ont tranché
par rapport au discours d'autosatisfaction entendu ça et
là dans les différentes cérémonies de
vux du département où l'on veut donner l'impression
que tout va pour le mieux et que grâce à l'action du
gouvernement, la situation s'améliore pour tout le monde.
Vous savez du genre dormez tranquille l'UMP s'occupe de vous
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Nous apprenons le décès de notre
camarade et fidèle lecteur de La Dépêche de
l'Aube, Raymond Guénot. Ouvrier métallurgiste en région
parisienne, il avait adhéré au parti communiste français
à l'âge de 17 ans. C'est à sa retraite en 1980
qu'il était venu s'installer dans la commune de Jasseines
et adhérent de la section de Brienne. En ces pénibles
circonstances, nous adressons nos sincères condoléances
à sa famille..
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Nogent-sur-Seine
A propos de la communauté de communes « Liberté,
je chéris ton nom »
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C'est par ces mots que Dominique Malézieux, maire de la
commune du Mériot, audacieux et courageux rebelle, et même
héros pour certains (entendu à Marnay !) pour les
NONistes à la communauté de communes du Nogentais,
"empêcheur de tourner en rond" pour les OUIouistes,
a conclu son allocution lors de la cérémonie des
vux de son conseil municipal.
"Liberté, je chéris ton nom" ! Pour exprimer
cette liberté de choisir d'adhérer ou non à
la communauté de communes, de proposer une autre forme
d'intercommunalité véritablement solidaire et juste,
et défendre la souveraineté des conseils et des
élus municipaux
Noble bataille, difficile face aux
pressions, perdue d'avance pour certains, entame d'une légitime
mobilisation pour les autres.
Diester, bio-éthanol, développement durable, soulèvement
légitime de Marnay, l'actualité économique
et intercommunale a fait couler beaucoup d'encre dans le Nogentais,
beaucoup fait courir Gérard Ancelin et Christophe Dham,
Conseillers généraux de Nogent-sur-Seine et Villenauxe
sacrés "chevilles ouvrières" de la communauté
de communes par la presse locale.
6 communes qui ont dit Non, c'est plus que prévu ! Le Mériot
qui dit Non, ce n'était pas du tout prévu, surtout
que cette sympathique petite commune doit recevoir sur ses terres
la fameuse usine de diester ! En juillet 2004, le Mériot
avait organisé un grand festin gaulois pour fêter
le 14 juillet ! Aujourd'hui, 17 communes ont dit Oui à
la communauté de communes, 6 ont dit Non, et les irréductibles
gaulois du Mériot continuent encore et toujours à
résister
Et ce qu'ils craignent le plus aujourd'hui,
ce n'est pas que le ciel leur tombe sur la tête ! Non, l'épée
de Damoclès qui menace leur souveraineté, c'est
le pouvoir que détient le Préfet d'intégrer
DE FORCE Le Mériot à la communauté de communes
Ce serait un crime odieux contre la démocratie communale
et un affront, voire une insulte, aux citoyens et électeurs
que nous sommes. Et ce ne serait vraiment pas le meilleur moyen
de réconcilier les citoyens avec la politique et convaincre
les trop nombreux

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abstentionnistes de retourner
aux urnes
A moins que ce soit en fait le but recherché
!!! Tous les élus, au-delà de nos opinions les plus
diverses, car comme le dit Dominique Malézieux, et il a
raison, ce combat n'est "ni de droite, ni de gauche",
doivent se mobiliser pour faire échec à ce déni
de démocratie. Les élus politiques de tous bords,
les élus syndicaux et associatifs, épris de liberté,
de justice et de démocratie, doivent se mobiliser et réagir
rapidement en s'adressant à M. le Préfet de l'Aube
pour l'inviter à ne pas céder aux pressions et à
ne pas tuer la souveraineté des conseils municipaux qui
ont dit Non.
Certains partisans du Oui peuvent bien déclarer que "l'intérêt
général finira par l'emporter". Autrement dit,
que les brebis égarées rejoindront gentiment le
troupeau, sinon gare au bâton
Je considère,
moi, que l'intérêt général se résume
en 3 mots gravés ou inscrits au fronton de nombre de bâtiments
publics : Liberté, égalité, fraternité
!
Dominique Malézieux n'a pas souhaité polémiquer,
c'est tout à son honneur. Dans son allocution, il a su
démontrer que son choix et celui de son Conseil municipal,
était mûrement réfléchi, qu'il avait
fait l'objet d'une vraie réflexion collective. Ces élus
ne sont ni des rebelles, ni des héros, encore moins de
farouches et irresponsables opposants à l'intercommunalité.
Ils défendent au contraire une autre vision de l'intercommunalité,
un autre mode de fonctionnement intercommunal. Une proposition
et des arguments recevables, et surtout le droit de choisir en
toute liberté, en leur âme et conscience, et en vertu
des pouvoirs que leur ont donnés par leurs suffrages les
électrices et électeurs de la commune
Personnellement, si par malheur M. le Préfet venait à
intégrer de force une quelconque commune, je saurais prendre
mes responsabilités d'élu municipal et de citoyen.
D'ores et déjà, j'ai choisi, moi, d'interpeller
le Conseil municipal de Nogent-sur-Seine, par un vu, lors
de sa prochaine séance du 2 février.
Laurent Levasseur
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Les Anciens de la Résistance se sont réunis à
Aix en Othe ce dimanche sous la haute autorité de Fernand
Ibanez, libérateur de la ville, en présence du maire
et du Conseiller général. l'A.G du mouvement a élu
un nouveau bureau et décidé d'honorer la mémoire
de Betty DIÉ le 19 mars prochain à Estissac.
Betty Dié, héroïne de la Résistance, officier
de la Légion d'Honneur, fut maire d'Estissac jusqu'à
son accident de voiture qui lui coûta la vie.
Les différents intervenants ont décidé de tout
mettre en uvre pour que cette journée du souvenir soit
particulièrement réussie. Un film de Robert Dié
relatant les épisodes glorieux de la vie de Betty sera projeté.
Y seront exposés les "vies" résistante,
militante, sociale, politique ainsi que la fin tragique .Une exposition
permanente sur la Résistance à Estissac et ses principales
figures permettra d'honorer ces combattants de l'ombre. Enfin le
Théâtre Populaire de Champagne donnera un spectacle
varié de poèmes, chansons et scénettes.
Jean Lefèvre
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