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La dépêche de l'Aube n°854
du Vendredi 3 février 2006
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Contrat
« Premier Emploi »
Un coup de force contre la jeunesse
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Contre
la précarité contre le CPE MANIFESTATIONS UNITAIRES
Mardi 7 février à 13 h 30, place de lHôtel
de Ville de Troyes à lappel de la JC, JOC, MJS et lUNEF
17 h 15, place de la Bourse à lappel des organisations
syndicales |
C'est par une très large majorité (532 voix contre
120 et 25 abstentions) que le Parlement européen a rejeté
la directive européenne sur la libéralisation des
services portuaires, dénoncée par 10 000 dockers
dans les rues de Strasbourg.
Nul doute que la mobilisation massive et la détermination
des dockers, mis en danger par le principe d' "auto-assistance"
autorisant les équipages à charger et décharger
eux-mêmes, ont pesé lourd sur l'issue du débat.
Pour les syndicats, la CGT, c'est un immense soulagement pour
l'avenir des professions portuaires.
Le communiste Francis Wurtz estime pour sa part que "Unis
et déterminés, nous pouvons faire échec à
l'Europe libérale! Voilà la leçon de ce vote
exemplaire du 18 janvier."
En effet, à moins d'un mois du vote, au Parlement européen,
sur la directive Bolkestein, qui prolonge et amplifie la même
logique libérale, il est utile de rappeler comment ont
été réunies les conditions de cette première
victoire de 2006. Il a fallu la conjonction durable de mobilisations
sociales puissantes et d'une action politique continue jusque
dans les institutions européennes.
Inlassablement, depuis plusieurs années, les parlementaires
communistes ont étroitement coopéré, tant
avec l'ensemble des alliés possibles au sein du Parlement
européen qu'avec les deux fédérations syndicales
européennes de dockers, les associations de salariés
des services nautiques et les organisations professionnelles concernées,
pour rompre cette course à la déréglementation
et au laminage des acquis sociaux par la mise en concurrence des
travailleurs.
Les députés européens communistes invités
avec leur banderolle en tête de cortège
Depuis qu'existe la directive Bolkestein, ils n'ont pas caché
qu'il s'agissait, en fait, dans les deux cas, d'un même
combat pour tourner l'Europe de son obsession libérale
vers une ambition sociale. C'est avec une banderole "Non
à la directive Bolkestein" que les députés
du groupe sont allés à la rencontre de la manifestation
des dockers à Strasbourg.
Symptomatiquement, sous les applaudissements nourris de manifestants,
les responsables syndicaux les ont aussitôt invités
à se placer, avec leur banderole, à la tête
de l'immense cortège. Tout un symbole!

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Il y a un mois, sous le
titre "aidez-nous", les communistes au Parlement européen
lançaient un appel aux acteurs sociaux dans toute l'Europe,
pour qu'ils expriment avec force aux parlementaires européens
leur exigence de rejet de la directive Bolkestein. Ils viennent
de réitérer cette invitation devant plus de deux
cents responsables syndicaux, associatifs et altermondialistes
de toute l'Europe.
Le vote sur la directive portuaire montre que c'est la bonne voie.
Après le succès du rejet de la "Bolkestein
des ports" et à quatre semaines du vote sur la vraie
directive Bolkestein, cet appel est plus actuel que jamais : les
conditions de la victoire de la mi-janvier montrent le chemin
vers un possible succès à la mi-février.
Car le projet de directive Bolkestein n'a pas disparu: il sera
en débat au Parlement européen le 14 février
et soumis au vote le 17. Les directives relevant de la co-décision,
le Conseil de l'Europe l'examinera en juin.
Une campagne unitaire est engagée
Ce projet illustre l'orientation libérale des politiques
européennes. Basé sur le principe du pays d'origine,
il veut réaliser le marché unique des services en
supprimant tous les obstacles à la liberté d'établissement
et de circulation des services. Il écarte toute harmonisation
par le haut et vise à attaquer les acquis sociaux par l'intensification
de la concurrence entre les travailleurs et travailleuses des
différents États. Il encourage les délocalisations,
le dumping social et fiscal, menace les services publics, les
règles de santé publique, les normes environnementales
et culturelles, la protection des consommateurs.
Une campagne unitaire, avec l'édition d'une affiche et
d'une carte postale adressée au Président de la
République est engagée.
Les 11 et 14 février, deux grandes manifestations européennes
sont prévues à Strasbourg.
Le PCF appelle à une large mobilisation pour ces deux événements.
La Fédération de lAube du PCF informera dans
les prochains jours des dispositions quelle prend pour favoriser
la participation des communistes aubois à ces initiatives.
LDA
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Le
gouvernement obligé de reculer sur le déclassement
des ZEP
La vigilance s'impose toujours...
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Victoire ? Peut-être. mardi dernier, à l'issue de
rencontres avec les fédérations syndicales, le ministre
de l'Education Nationale a annoncé qu'aucun établissement
ZEP ne sera exclu du dispositif d'éducation prioritaire
à la rentrée prochaine.
Le principe de base de cette réforme était de donner
beaucoup plus à ceux qui ont beaucoup moins, mais à
budget constant. En fait cela revenait à déshabiller
Pierre pour habiller Paul. Ainsi était il question
d'une liste de 164 collèges classés "ambition
réussite" complétée par 56 autres établissements
choisis par les recteurs d'Académie pour parvenir au nombre
annoncé de 220 collèges. Ce sont près de
800 collèges, aujourd'hui classés ZEP et qui sont
dans leur quasi-totalité des établissements extrêmement
difficiles, qui risquaient d'être exclus du dispositif de
l'éducation prioritaire et perdre les 10% de moyens supplémentaires
dont ils bénéficiaient à ce titre. Si cette
information est confirmée, elle constitue pour le coup,
un joli succès pour les opposants à la réforme
des ZEP.
Dans notre département, cinq collèges sont classés
en zone d'éducation prioritaire ; Pierre Brossolette et
Albert Camus à la Chapelle Saint-Luc, les Jacobins et Marie
Curie à Troyes, Le Noyer Marchand à Romilly-sur-Seine.
Aucun de ces collèges aubois ne figureraient dans la liste
du Ministère de l'Education Nationale. Pour toute la Champagne-Ardenne,
le collège le Lac à Sedan et deux autres ont été
retenus par le recteur, un dans la Marne et l'autre en Haute-Marne.
Plus de vingt ans de travail en direction des plus fragiles risquaient
de disparaître
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Il a été
en effet précisé au Comité Technique Paritaire
du 9 janvier que tous les établissements ZEP seraient a
priori dotés comme les autres au moment de la répartition
des moyens dans l'Académie. Les 1000 postes d'enseignants
qui seront affectés aux collèges labellisés
"ambition réussite" viendront pour une part des
800 collèges jusque là classés ZEP. Gilles
de Robien l'actuel ministre de l'Education Nationale avait ainsi
donné pour toute réponse à la crise des banlieues
une fin de non recevoir particulièrement provocatrice.
En quelques semaines, sur un dossier dont tous ceux qui le connaissent,
savent qu'il est délicat, au terme d'un processus technocratique
et sans la moindre concertation avec les premiers intéressés
- personnels, jeunes et parents d'élèves - De Robien
voulait remettre en cause plus de 20 ans d'investissement des
enseignements, d'éducateurs et de bénévoles
pour la réussite scolaire des jeunes des quartiers difficiles.
La mobilisation des enseignants et des parents d'élèves
à fait reculer le gouvernement sur cette stratégie
qui signait l'arrêt de mort des ZEP. La semaine dernière
le Conseil régional de Champagne-Ardenne a adopté
un vux contre le déclassement des ZEP. Seuls les
Socialistes et les communistes ont voté pour. L'UDF s'est
abstenue. L'UMP et le FN ont refusé de prendre part au
vote. La vigilance s'impose toujours.
Joë Triché
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Résister
à la droite
et préparer l'avenir...
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Apartheid social, ruine démocratique, économique
et sociale, chasse aux pauvres, on ne trouve plus de formules assez
dures pour qualifier la politique qu'impose le gouvernement aux
citoyen-es de notre pays. Les coups tombent de partout et souvent
sur les populations les plus en difficultés. Une chose est
certaine nous avons affaire à la droite la plus impitoyable
depuis le régime de Vichy.
Que faire lorsque l'on a face à soit un gouvernement qui
n'entend rien de la souffrance de son peuple ?
Que faire lorsque celles et ceux qui sont censé oeuvrer à
l'intérêt général n'ont de cesse que
de favoriser l'intérêt de quelques milliers de privilégiés
?
D'abord résister. Le CPE (contrat première embauche
) et le CNE (contrat nouvelle embauche) ces nouveaux missiles envoyés
par De Villepin contre la jeunesse et le code du travail donnent
l'occasion à celles et ceux qui en on ras le bol de cette
régression sociale organisée de le montrer. Au cas
où il y aurait encore des indécis qui pensent que
cette nouvelle main-d'uvre jeune corvéable et jetable
à tout moment sera un frein aux restructurations, aux licenciements
boursiers et aux délocalisations, peut-être seront
-ils convaincus par cette réforme des ZEP (zones d'éducation
prioritaire) inspirée par Sarkozy. Celui qui veut imposer
l'ordre en répandant l'insécurité sociale dans
le pays tente un nouveau coup dur en direction des familles les
plus défavorisées. Mais aux dernières nouvelles,
la résistance des enseignants et des parents délèves
aurait fait reculer le gouvernement (voir article ci-joint).
Il est important de sortir dans la rue et montrer son opposition
résolue à cette politique qui à fait déjà
tant de dégâts dans le pays. C'est l'occasion de faire
la démonstration que d'autres choix sont possibles. Que des
mesures servant l'intérêt général et
non quelques intérêts particuliers pourraient être
pris pour répondre aux problèmes de l'emploi, de la
santé, de l'éducation nationale, des services publics
etc.. c'est le moment de faire surgir des exigences sociales d'un
haut niveau afin qu'elles deviennent incontournables pour la gauche
si demain elle revenait au pouvoir. C'est ainsi que l'on peut à
la fois résister et préparer l'avenir. Car si l'on
a tous envie de battre la droite en 2007 faut-il encore que la gauche
se dote d'un programme qui permette vraiment de changer la vie de
la population. Pour cela elle doit avoir le courage politique de
s'attaquer aux intérêts et aux pouvoirs des multinationales
et des grandes puissances financières. Ou bien elle échouera
de nouveau.
Les contradictions entre les formations de gauche sur ce point sont
profondes. On ne doit pas en rester à ce constat. Notre peuple
a besoin de battre la droite et d'une politique de gauche à
la hauteur de ses attentes. Il doit être saisi des termes
du débat et pouvoir y intervenir. Les communistes proposent
que les formations de gauche et écologistes décident
d'organiser ensemble, dans tout le pays, de grandes rencontres publiques
permettant cette construction de solutions alternatives pour la
gauche. Lorsque notre peuple se mêle de politique, lorsqu'il
s'empare des grandes questions, alors la donne est changée
et s'ouvrent de nouveaux champs du possible. C'est ce qui s'est
passé en 2005 avec le référendum. C'est dans
cet état d'esprit que le PCF se rendra le 8 février
à la réunion nationale des partis de gauche.
Jean-Pierre Cornevin
secrétaire départemental du PCF.
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Les antibiotiques, c'est une affaire d'adultes
!
La campagne de la sécu aura eu au moins le mérite
d'enseigner que "les antibiotiques, c'est pas automatique".
Mais était-il bien nécessaire de véhiculer
en même temps des clichés qui flattent la société
dans le sens du poil ? On retrouve la femme jolie et forcément
gourde, la grand-mère acariâtre qui n'aime pas rendre
service, le père étourdi, la mésentente entre
la belle-mère et sa bru ; le fil conducteur de la série,
c'est l'enfant-roi-qui-sait-tout.
Cet enfant-là n'est pas rare dans la vie courante, sinon
les publicitaires qui ont conçu la campagne n'aurait pas
utilisé sa caricature. Faut-il en faire un modèle,
et en contrepartie infantiliser et ridiculiser les adultes ?
Trop d'enfants souffrent de ne pas avoir de schéma familial
ou social clair. Et ils sont à peine sortis de l'enfance
que c'est leur entourage qui souffre : leurs parents, leurs enseignants,
tout ce qui représente l'autorité dans la société.
Il y a des violences qui n'ont pas que des causes économiques.
Le zapping culturel fabrique des générations de blasés,
d'enfants qui croient avoir conduit leur grand-père à
l'école. Pas d'affolement ! Après avoir contribué
à la perte de repères sociaux, la sécu finance
les soins des blessures physiques, et participe même parfois
à la rééducation psychologique des ados.
Guy Cure
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J'écoutais ce midi le ministre Villepin
qui comme son nom l'indique n'a rien à voir avec le bon
pain. Son débit possède un ton de noblesse et de dédain
qui indique que ses origines ne sont pas tout à fait roturières.Il
parlait d'emploi. Il avait l'air aussi enchanté que le patron
interviewé à sa suite et je trouve qu'il est bon qu'au
moins une personne ou deux dans ce pays soient contents de quelque
chose. Villepin a ensuite entamé un discours sur la nécessaire
convergence des intérêts de tous les Français
et je me suis endormi. Vous me concéderez que quelqu'un qui
s'endort à un discours de Villepin ne peut pas être
tout à fait mauvais.
La nouvelle loi en ce bas monde est que les petits (dont les jeunes
font partie) soient si petits qu'ils ne partent de rien et comme
au jeu de l'oie repartent souvent de la case départ quand
ils tombent dans la case "Précarité", la
case "salaire de merde", la case "Petits boulots-boulot
d'salaud",la case "Débarrasse le plancher",
la case "Inégalité des chances", la case
"Tu n'es qu'un jeune , t'as kat'taire" etc.
Chirac veut commémorer l'abolition de l'esclavage le 10 mai.
Villepin le rétablit de façon rétroactive.
Malicette.
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Communiqué
de presse de la section de Troyes du PCF Ligne Paris-Bale : l'UDF
privilégie sa stratégie politicienne au détriment
de l'intérêt général.
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En annonçant publiquement sa volonté
d'abandonner la lutte en faveur de l'électrification de la
ligne Paris-Bâle, rompant l'unité politique locale
en faveur de ce projet Marc Sebeyran a sans doute souhaité
réalisé un coup d'éclat médiatique.
Mais au-delà il n'est pas certain que l'élu aubois
ait réalisé la portée de sa déclaration
et les graves conséquences économiques qui résulteraient
d'un tel abandon pour Troyes et les communes situées sur
cette ligne. A un moment où la mobilisation des acteurs locaux
est plus que jamais nécessaire pour obtenir l'indispensable
financement de l'Etat et bien au-delà de 25% de l'investissement,
l'UDF choisit encore une fois de privilégier sa stratégie
politicienne au détriment de l'intérêt général,
en camouflant ses intentions derrière une démagogie
sans limite. Cet abandon est inacceptable et indigne d'un parti
se prétendant capable de gouverner. Quand on voit avec quelle
ténacité il défend l'intérêt des
citoyens et la façon dont il prétend réaliser
des économies en diminuant le nombre de fonctionnaires, on
peut qu'être convaincu du contraire. La Section de Troyes
du PCF entend bien poursuivre son combat en faveur de l'électrification
complète de la ligne, sans délaisser la question de
la création d'un axe Nord - Sud entre Troyes et Chalons en
Champagne pour un service public ferroviaire performant.
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Troyes/Agglo
CPE : Une jeunesse en colère
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Agnès lycéenne :
«Passe ton BAC dabord» oui, mais après
? On la entendu, cette phrase là ! Le BAC, ça
rassurait les parents. Maintenant, cest un bout de carton
qui na plus aucune valeur ! Jai peur de grandir, travailler
et être jetée comme un kleenex ? Non, merci !
Fabiola BAC + 5 :
«Couleur café» cest bon pour une chanson.»
Dans la vie, tu comptes pas ! Jai toujours travaillé
à lécole. Je voulais montrer que jétais
capable et puis jaime bien apprendre. Le racisme entre les
jeunes, ça nexiste pas beaucoup. Cest après
quon le ressent. Jai été à lécole
à la Chapelle, au collège, au lycée Marie
Champagne, à lIUT, puis en Fac à Lyon. Jai
obtenu lannée dernière ma maîtrise en
techniques commerciales. Depuis, mon nom sonne mal et ma couleur
dérange. Peut-être me trouveront-ils bonne pour un
CPE, jetable ?

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Denis lycée
technique :
«Jappartiens à cette jeunesse que lon
méprise». Mon petit frère de 14 ans va quitter
lécole pour être apprenti. Où ? A quel
tarif ? Pour combien de temps ? Moi, jai 19 ans. Quel avenir
? Un CPE pour 6 mois, un an pour me faire jeter ? Et après,
il y aura peut-être un contrat de .... deuxième embauche
pour les 6 mois suivants ? Ou un contrat ANPE à durée
indéterminée ? Je croyais que la jeunesse était
la richesse et lavenir de la France ?
Pierre 25 ans :
«La galère je la connais !» Javais un
contrat emploi jeune comme aide éducateur dans un collège.
Jaimais bien. Ca passait bien entre les élèves
et moi. Je me voyais déjà avec un emploi stable
dans lEducation Nationale. On devait pérenniser ce
poste mais quand la droite est arrivée, les Baroin et compagnie,
elle a tout détruit. Depuis, petits jobs, un parcours de
galère. Avec ma compagne, on rêve dun enfant.
«Trop cher» pour nous. Quel avenir lui offrir ? Le
CPE ? Un nouveau coup darnaque pour casser la jeunesse,
jen ai assez de tous ces petits boulots au salaire minable
entrecoupés de chômage. Précaire à
vie ? Non merci
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Telle est la formule qui vient à lesprit de nombreux
jeunes de moins de 26 ans, quand on leur demande ce quils
répondraient à une proposition demploi dans
les conditions inacceptables offertes par le CPE de Dominique de
Villepin. De même, au cours des conversations que lon
peut avoir avec les intéressés, les mots «entourloupe»,
«arnaque» reviennent régulièrement. Cest
dire si ces jeunes-là sont dupes de la finalité de
ce nouveau contrat dembauche. Plus de servilité, plus
de précarité, un pas de plus dans le «laisser
faire» (comprenez le libéralisme, NDLR), moins de salaire,
sans perspective daugmentation pendant deux ans (qui irait
réclamer une augmentation dans des conditions pareilles ?),
les jeunes ont bien compris que ce contrat nétait pas
fait pour eux, mais pour un patronat à la recherche de toujours
plus de flexibilité, de bas salaires, dun droit du
travail épuré de toute logique de progrès social.
Cest une «régression», disent-ils, la concrétisation
de lidée quune «société à
deux vitesses» est bien en marche, avec une grosse masse
de bas salaires et autres travailleurs pauvres, au service dune
élite de nantis dominants. La fin du CDI ? Pas si sûr,
répondent-ils, il y en aura toujours, pour un petit nom-bre
denfants de riches, qui trouveront, par leur réseau,
les bonnes portes où aller frapper. Ces places, néanmoins
sont déjà réservées, et pour les autres,
il est certain que le CPE sera, de plus en plus, le pis-aller de
la masse laborieuse. Comment résister ? Une solution ma
été proposée : le boycott. «Si tout le
monde sy met, le gouvernement devra reculer».
Eric Vaillant
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Les
députés communistes à loffensive des
propositions ? En voilà...
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7,5 millions, cest
le nombre demplois qui devraient se libérer dici
à 2015 à cause des départs massifs en retraite,
selon les études. La création demplois nest
donc pas en cause dans la mise en place du CPE. Il sagit bien
de la volonté de précariser le travail à outrance.
lExaminer avec les partenaires sociaux la possibilité de remplacer
ces 7 millions 500 emplois devenus vacants par lembauche de
jeunes sur des contrats jeunes et durables.
lUn plan de résorption de la précarité, encadrant
le recours aux CDD et à lintérim.
lUne autre utilisation de largent, en remobilisant les subventions
versées à fonds perdus au patronat dans une nouvelle
politiuqe dabaissement du coût du crédit pour lemploi
aux entreprises (et non du coût du travail) sur la base dengagements
chiffrés et contraignants dembauches stables. |
3ème
grand loto de La Dépêche de l'Aube
Dimanche 19 février 14 H
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Mairie
annexe des Marots - 23 rue Trouvassot (ouverture des portes 13 h 15)
- Un voyage d'une semaine pour 2 personnes en pension complète,
- TV, VTT, four micro-ondes, filets garnis, jéroboam...
- de la bonne humeur, et des tas de bonnes surprises !!!
Les communistes aubois, les amis de La Dépêche de l'Aube
sont invités à participer nombreux au 3ème loto
de La Dépêche de l'Aube
Réservez votre après-midi et parlez en autour de vous
Pré inscription possible au 03 25 73 32 82. maxi 150 personnes |
Vendredi 3 février 20 h 45 au Théâtre de
Champagne, La Grande Sophie
Samedi 4 février 20 H 30 Comédie Saint-Germain.
Les caprices de Marianne -
Vendredi et Samedi 3 et 4 février 20 h 30 Théâtre
de la Madeleine, VLAÏ, légende d'une marionnette par
Hervé Diasnas.
Mardi 7 février : 20 h 45 Elie Semoun, Théâtre
de Cham-pagne.

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Mardi 7 février
: 14 h 30 et 19 h, Théâtre de la Madeleine, Romances
et karakoé de Francis Monty, Cie québecoise.
Jeudi 9 février 20 h 30 Théâtre de la Madeleine,
Comme il vous plaira (W.Shakespeare).
Vendredi 10 février : 18 h 30 : Orchestre dHarmonie
de Troyes Théâtre de Cham-pagne.
19 Mars : journée de la mémoire à Estissac
avec les A.C de l'ANACR : hommage à Betty Dié.
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Saint-André-les-Vergers
tout va très bien Madame la Marquise......
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tout va très bien Madame la Marquise...
A lire le bulletin municipal, à Saint-André, tout
va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles... On démolit,
on creuse, on bétonne (avec plus ou moins desthétique
!), on élargit ou lon rétrécit les
rues. A croire que la Baroinomanie est contagieuse. On rassure
aussi, cest la CAT (1) et le Conseil régional qui
paient. Les Dryats auraient pourtant bien le droit dêtre
informés sur dautres sujets inquiétants. n
(1) La CAT, une prochaine dépêche enquêtera
sur son budget et son financement. Autrement dit sur nos impôts.
Mais motus sur les sujets brûlants !
Quel avenir pour Petitjean ?
Depuis son rachat il y a un peu plus dun an par son principal
concurrent italien Technopali, linquiétude est grande
parmi les travailleurs de la fabrique de mats déclairage.
Aucune assurance ne leur a été apportée sur
la pérennité de lentreprise dryate. Lors de
la transaction avec le groupe italien, une question avait été
posée : le groupe Technopali avait-il vraiment les moyens
de son ambition ? Aucune réponse officielle nest
venue rassurer les salariés. Les exemples de démantellement
dune entreprise française après son rachat
par un concurrent étranger sont hélas trop fréquents
pour que linquiétude ne soit légitime.

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Comme il est légitime
que les habitants de Saint-André soient informés
de la situation exacte de la première entreprise de la
ville. A plus dun titre M. le Maire Conseiller général
pourrait fournir des éclaircissements.
EST-ECLAIR, quel avenir ?
Autre sujet de préoccupation, le départ programmé
de lEst-Eclair. Le flou le plus complet semble régner
parmi le personnel et linquiétude est grande.
Ce qui est acquis, cest suite à lintégration
dans le groupe CAP, limplantation du journal à Reims.
Autrement dit, les deux journaux aubois, puisque depuis déjà
plusieurs années lEst-Eclair a «avalé»
Libération Champagne, seront édités dans
la Marne. Ils déménageront avec armés et
bagages pour plus de rentabilité. Que vont devenir les
employés de lentreprise dryate ? Ceux qui comptent,
gèrent, fabriquent les deux quotidiens ? Que vont devenir
les coûteux investissements ? Le nouveau directeur général
des deux titres, également directeur général
du groupe CAP, nen a pas dit un mot lors de la passation
de pouvoir début janvier... Sinon quil était
lié pour activer la transplantation. Encore une question
que lon aurait aimé voir éclaircie dans le
bulletin municipal ! Mais ...
G. D.
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Tous
à la manif à Strasbourg le 14 février...
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Le Parlement européen
vient de rejeter à une large majorité le projet de libéralisation
des services portuaires dénoncés par les dockers et
critiqués par les eurodéputés de tous bords.
Ce projet visait notamment à permettre aux armateurs de faire
décharger leurs navires sans recourir aux dockers des ports
concernés. C'était à coup sûr la mort de
toute une profession.
À moins d'un mois du vote, au Parlement européen, sur
la "directive Bolkestein", qui prolonge et amplifie la même
logique libérale, ce vote sur la Directive portuaire invite
à accroître les mobilisations partout en Europe pour
barrer la route à la machine infernale Bolkestein. Celle-ci
instaurerait à l'échelle de l'Europe la mise en concurrence
de tous les salariés et des peuples dans le domaine des services.
Elle ferait prévaloir la législation du pays d'origine
en lieu et place des législations nationales des pays ayant
recours à ces entreprises. Cible des politiques libérales
en France comme ailleurs, le code du travail serait profondément
affaibli.
Départs des cars :
Troyes 7h Bd Delestraint Retour vers 20h45
Romilly 6h30 Place F. Mitterrand Retour vers 21h15
Bar sur Aube 7h30 Parking Leclerc Retour 20h15
Inscrivez vous rapidement au PCF 03 25 73 43 40 |
Conseil
général
Une décentralisation qui
coûte cher...
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Le Conseil général sest réuni les
16 et 17 janvier pour adopter le budget 2006 que les élus
communistes ont rejeté car il ne répond pas aux
nombreuses attentes exprimées par la population auboise
et parce quil est pleinement un budget daccompagnement
de la politique ultra-libérale du gouvernement Villepin/Sarkozy.
Notons que sur les cinq Conseillers généraux de
gauche, quatre ont voté contre le budget de la droite,
Joë Triché et M. Françoise Pautras pour le
PCF, J. Marc Massin Verts et Danièle Lebeau PS. Marc Bret
PS sest abstenu car il considère que le président
Adnot avait «une vision davenir pour le département».
Durant ces deux jours de session, les interventions des élus
communistes furent nombreuses ; sur la question de la dette publique
mise en avant par Adnot pour justifier les choix du gouvernement
UMP, sur la précarité et le RMI qui se développent
dans lAube, sur les problèmes rencontrés par
les familles ayant chez elles un proche atteint de la maladie
dAlsheimer, sur les aides du Conseil général
aux hôtels quatre étoiles, sur les problèmes
de labattoir départemental, sur les aides au soutien
à lindutrie textile, alors que lemploi ne cesse
de disparaître, sur les subventions aux associations et
aussi sur les dossiers plus spécifiques de leur canton.
Mais comme à chaque fois ces interventions nont eu
que très peu déchos dans la presse auboise.
Des moyens financiers pour la politique de lUMP mais pas
pour les familles
Après avoir rappelé à la droite de lassemblée
quil ne faisait pas bon être un salarié pris
dans la tourmente des délocalisations car à aucun
moment, il ne pourra compter sur un soutien et une action concrète
du Conseil général et de son président sénateur,
Joë Triché est revenu sur les conséquences
financières pour le département de la politique
du gouvernement UMP
Sadressant à Ph. Adnot, il indiqua : «Dans
le budget 2006 que vous nous proposez, alors que nous ne sommes
quau début des transferts de charges, les conséquences
financières sont déjà très lourdes
pour notre collectivité. Il manque par exemple plus de
8 millions deuros pour équilibrer les dépenses
de RMI auxquelles il faut ajouter 2,3 millions deuros pour
la mise en oeuvre de la prestation pour handicap.
Et cette situation ne manquera pas de se dégrader en 2007
avec le transfert des routes nationales, des

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personnels TOS des collèges
et autres... Le risque daugmentation de la fiscalité
départementale pour les ménages est donc bien là.
Autre constatation, aujourdhui dans votre propre budget,
vous trouvez les moyens pour accompagner la politique ultra libérale
de lUMP alors que vous avez toujours refusé dutiliser
ces moyens pour financer une politique de solidarité à
légard des Aubois. En accordant comme nous le demandons,
une aide spécifique aux collèges de ZEP et en instituant
une aide départementale aux familles pour la restauration
scolaires des collégiens afin quelles paient en fonction
de leurs ressources.
Le Rmistes dans le collimateur de Ph. Adnot
Récemment, au cours dune cérémonie
de voeux, il a indiqué quil avait proposé
que «les bénéficiaires du RMI donnent de leur
temps pour apporter des services aux collectivités.»
Et bien sil y a du travail à réaliser dans
les collectivités que lon crée de vrais emplois
avec un vrai salaire et quon y embauche des Rmistes. Cette
déclaration du président du Conseil général
a fait sortir de ses gonds M. Françoise Pautras qui déclara
«Jusquà preuve du contraire, lallocation
du RMI ne peut pas être assimilée à un salaire
en contre partie duquel les personnes doivent effectuer un travail.
Cest une mesure de protection sociale garantissant des revenus
minimums aux personnes qui nont pas demploi ou nen
trouvent pas parce que bien souvent pas suffisamment formées.
La France a adhéré à la charte de lorganisation
des Nations Unies. Et le rôle des nations adhérentes
est défini dans la déclaration universelle des droits
de lhomme de 1948 que je rappelle une nouvelle fois,»la
société doit subsistance aux citoyens malheureux
soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens
dexister à ceux qui sont hors détat
dexister». Elle ajouta que larticle 23 précisait
que «Toute personne a droit au travail, au libre choix de
son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes
de travail et à la protection contre le chômage».
Ces quelques rappels à chaque fois nécessaires ne
manquent pas de mettre dans lembarras cette droite rétrograde
qui préfère les valeurs boursières aux valeurs
humaines.
LDA
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Soirée
choucroute Samedi 11 mars à 20 h 00 Salle polyvalente de
Bar-sur-Seine...
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Salle
polyvalente de Bar-sur-Seine suivie dune soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute,
fromage, dessert, café
Adultes : 13 €- Moins de 12 ans : 6 €
Réservations jusquau 25 février
auprès des militants ou 03.25.73.43.40.
Assemblée-débat avec un dirigeant national du PCF à
partir de 18 heures |
La
Dépêche de l'Aube vous invitent à un débat
autour du livre de Denis COTON "Un député-maire
de Troyes, René Plard"(1)
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le vendredi 10 février 2006 à
18 h 30
Au siège de la Dépêche de l'Aube 22 ter avenue
Anatole France.
(1) Une biographie de haute tenue, érudite et maîtrisée,
éditée aux éditions D. Gueniot, de celui qui
fut le premier directeur de la Dépêche de l'Aube, mais
dont l'itinéraire politique fut par la suite très contrasté
et contesté. |
Nous
avons invité M. Denis COTON, historien, à nous
entretenir de la biographie de René PLARD qu'il vient de faire
paraître aux éditions Dominique Guéniot.
Ami(e)s lecteurs de la Dépêche de lAube pensez
à réserver votre soirée afin dassister
à cette initiative |
Champagne
Ardenne
A propos du budget régional 2006...
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Le conseil Régional de Champagne-Ardenne était
en session plénière les 23 et 24 janvier pour le
vote du budget 2006.
Un budget en hausse de 11 % par rapport à celui de 2005,
de lordre de 536 millions deuros, et qui a été
adopté à la majorité grâce aux voix
des élu-e-s des groupes communiste et PS-PRG. LUDF
sest abstenue alors que lUMP et le FN ont voté
contre.
Cest avec esprit de suite, comme la souligné
Karine Jarry, présidente du groupe communiste, que lélaboration
du budget 2006 a été abordée par les élu-e-s
communistes, qui ont fait beaucoup de propositions de progrès
en amont, propositions qui ont pour une très grande part
été retenues par la majorité de gauche du
Conseil Régional. Ainsi, de nombreux acquis nouveaux sont
à souligner. On peut notamment citer lappui aux constructions
universitaires, le lancement dun plan pluriannuel de soutien
à la vie étudiante, le renforcement du dispositif
Lycéo, dispositif que les élus communistes avaient
réussi à obtenir de la droite lors du mandat précédent,
la suppression de la taxe sur les permis de conduire, ou encore
le fonds social pour les apprentis
En matière dinfrastructures et moyens de transports,
sous limpulsion de Pierre-Mathieu, vice-président
communiste aux transports, la Champagne-Ardenne va connaître
dans les années à venir une ambitieuse modernisation
et un grand renouvellement du matériel ferroviaire. La
région avait au début de la mandature un parc matériel
parmi les plus anciens du pays. A la fin de la mandature, son
parc sera alors parmi les plus modernes, sinscrivant pour
le développement de notre région, et de ses services
publics.
Concernant le transport encore, lUDF, par la voix de laubois
Marc Sebeyran, a préconisé labandon de lélectrification
de la ligne Paris-Bâle, au motif dune

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étude dun
nouvel axe régional Nord-Sud. Pierre Mathieu a refusé
que des crédits soient retirés du financement de
la ligne pour cette étude, car il en va de la crédibilité
de la région. Il a estimé que cétait
la voie ouverte à un désengagement de lEtat
et à une remise en cause de ce qui a été
obtenu depuis 20 ans par la mobilisation. Les élu-e-s de
la majorité ont dailleurs rappelé que dans
leur programme électoral, ils demandaient à la fois
la création dun axe Reims-Troyes et lachèvement
de lélectrification de la ligne Paris-Bâle.
Il a été également acté à titre
expérimental la création dun fonds partenarial
de revitalisation économique pour lemploi. Cela pourra
permettre grâce à des taux dintérêts
réduits de mobiliser plus facilement les crédits
bancaires en faveur des PME. Les investissements seront conditionnés
à la création demplois, mais le groupe communiste
demande quils soient aussi conditionnés à
de bonnes conditions de travail et à un plan de formation
performant. Il sagit de soustraire à la spéculation
les sommes colossales de lépargne et de les orienter
vers des investissements socialement utiles.
Comme en 2005, le groupe communiste tenait, en ce qui concerne
la fiscalité, que la taxe professionnelle (+ 7,5 %) soit
plus contributive aux finances régionales que la taxe foncière
(+ 5 %). Il faut souligner dailleurs quen Champagne-Ardenne,
les majorités de droite précédentes ont porté
le taux de taxe professionnelle régional parmi les plus
bas de France. Comme lon souligné les Conseiller
régionaux communistes, il est juste et élémentaire
de demander à des entreprises qui font des profits de contribuer
aux services que la région fait aux champardennais
LDA
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Communauté
de communes Rififi à droite..
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Linstallation de la communauté de communeS «les
Portes de Romilly» naura pas été un
accouchement sans douleur.
Très vite, sont apparues les rivalités de personnes
et les ambitions de pouvoirs. Le premier à en faire les
frais aura été Jean Botella, maire de Maizières-la-Grande-Paroisse
et Conseiller général du canton Romilly I. Candidat
à un poste de vice-président, il na en effet
recueilli que cinq voix sur vingt cinq. Il na même
pas bénéficié de tous les suffrages des élus
(8) de léquipe Cartelet/Auzols, alors que cette dernière
avait bénéficié de son soutien aux élections
cantonales de 2004.
Ainsi pour ce poste de vice-président, cest Jean
Pasquet, maire de Pars-les-Romilly candidat contre Botella qui
est élu. On se souvient quil avait

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récemment menacé
de démissionner de son poste de maire sans donner de raisons
précises. Or, aujourdhui, la réponse vient
peut-être de la démission de JPaul Chardin, élu
de Pars-les-Romilly. Alors quil sétait investi
pendant dix-huit mois dans le comité de pilotage de la
future communauté de communes, JP Chardin navait
été retenu pour représenter la commune de
Pars dans lintercommunalité.
Alors que cette communauté de communes ne dispose pas encore
de budget dès la première réunion, la première
décision prise aura été de voter des indemnités
à la présidente S. Auzols 1400 euros par mois et
près de 600 euros pour chacun des vice-présidents.
Comme quoi, pour certains, argent et pouvoirs font bon ménage.
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Les
voeux du Comité de Défense de lEmploi du Bassin
Romilly/Nogent, au sous-préfet et à ses invités...
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Vendredi 27 janvier, le sous-préfet
de Nogent-sur-Seine avait invité à une cérémonie
de voeux les élus de larrondissement de Nogent, ainsi
que les acteurs de la vie économique du bassin demploi
«Romilly-Nogent».
Bien sûr, les salariés, les chômeurs, les délocalisés
ny étaient pas conviés. Mais une délégation
du Comité de Défense de lEmploi (1) avait tenu,
malgré le froid intense à être présente
pour remettre, aux invités, une déclaration concernant
la situation catastrophique dans le bassin demploi, rappelant
les 1600 emplois supprimés depuis 2000, il déclarait
: «nous nacceptons pas cette situation dramatique pour
les salariés et leurs familles et encore moins le fatalisme
de certains responsables politiques locaux».
(1) Le Comité de Défense de lEmploi
du bassin Romilly/Nogent comprend : les UL CGT, CFDT, la CNF, le Secours
Populaire, le PCF, le PS, le MRC et ATTAC. |
Romilly-sur-Seine
ZEP - Le Noyer Marchand -
La mobilisation vaut mieux que attentisme
Le gouvernement recul...
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La ZEP (Zone dEducation Prioritaire) du nouveau Romilly
était bien menacée par les projets du gouvernement.
En effet, le nombre de collèges classés en ZEP devait
être ramené à 220 au lieu de plus de 1000
actuellement. Or parmi la liste publiée par le Ministère
de lEducation Nationale ne figuraitplus le collège
«Le Noyer Marchand» pas plus que les quatre autres
collèges du département classés en ZEP.
Alors quil y avait urgence à réagir, la majorité
municipale décide dattendre
Au Conseil municipal du 27 janvier les élus communistes
et partenaires par la voix de Joë Triché nont
pas manqué de réagir pour condamner ces projets
de régression et pour demander que lassemblée
communale prenne position en exigeant le retrait de ces mesures.
Mais comme cest devenu lhabitude avec cette majorité
composée de radicaux de gauche et dUMP, il est urgent
dattendre et de ne rien faire. Il est vrai que la droite
locale veille au grain. Pas question pour elle dêtre
dans une majorité municipale qui critique le gouvernement
UMP et qui mobilise la population pour sopposer au mauvais
coup de la droite. Suite à lintervention de Joë
Triché, Sarah Auzols a indiqué quil fallait
attendre et Thérèse Lucas ladjointe aux questions
scolaires et Conseillère régionale UMP devait souligner
quelle était bien au courant et quil ne fallait
pas se précipiter. Une telle attitude que lon retrouve
aussi quand il sagit de vagues de licenciements à
Romilly ne peut que faciliter la tâche de ceux qui voulait
porter un mauvais coup aux élèves le plus en difficultés
et aux enseignants confrontés à des conditions de
travail particulièrement difficiles.

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Dailleurs, la position
de Thérèse Lucas na pas surpris les élus
communistes et partenaires car comment pouvait-elle demander au
gouvernement de retirer ces projets néfastes alors quelle
venait au Conseil régional avec ses amis UMP, de refuser
de voter un voeu déposé par les élus communistes
et adopté par la majorité de gauche de cette assemblée
; PS, PC et radicaux de gauche.
Laction bénéfique des ZEP
Créée en 1982 à la demande de la municipalité
à direction communiste de lépoque, la ZEP
du Nouveau Romilly a incontestablement apporté un plus
aux élèves qui ont pu bénéficier dactions
particulières afin de faire reculer léchec
scolaire. Disposant certes de moyens trop limités, elle
na pas bien évidemment réglé tous les
problèmes. Certains ne sont dailleurs pas du ressort
de lécole car ils sont liés aux difficultés
sociales et économiques des parents ; (chômage, difficultés
financières, ...). Cette appréciation positive se
trouve confortée par le récent rapport de linspection
générale de ladministration de léducation
nationale qu confirme les conclusions de nombreuses enquêtes
: la politique déducation prioritaire, malgré
la modicité des moyens qui lui sont alloués, a permis
de faire atteindre aux élèves des établissements
ZEP des résultats bien meilleurs que ceux auxquels on devait
sattendre en fonction de la forte dégradation de
lenvironnement économique et social de ces établissements
au cours de ces vingt dernières années. Dont acte
LDA
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SECURITE
SOCIALE REFLECHIR ET PROPOSER ENSEMBLE...
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Réinterroger la sécurité sociale dans ses
missions, ses finalités, ses sources de financement, sa
gestion démocratique, à l'aune d'une réforme
qui est dans l'impasse, réfléchir et proposer ensemble
sur les risques sociaux de notre temps, voilà les obligations
devant lesquelles nous sommes tous dans cette période,
où les questions de la mise en sécurité sociale
des personnes et de l'égalité des droits redeviennent
centrales. C'est parce qu'elle est convaincue que nous n'avons
pas épuisé les capacités de rassemblement
du mouvement social sur ce sujets que la fédération
des Mutuelles de France, à l'occasion du soixantième
anniversaire de la Sécurité sociale, a pris l'initiative
de réunir sans a priori et d'échanger avec plusieurs
responsables du mouvement syndicaliste et associatif sur le devenir
de notre protection sociale.
Combattre linsécurité sociale
La Sécurité sociale des années 2000 doit
rester à même de combattre l'insécurité
sociale actuelle, et donc de répondre aux transformations
de nos sociétés.Penser par exemple au risque lié
à la dépendance, et à la révolution
des âges. Réfléchir et proposer aussi pour
tous ces risques qui restent complètement ignorés
aujourd'hui. Nous parlerons donc de la sécurisation des
parcours professionnels, du logement, où il n'y a pas de
droit opposable, c'est à dire pas de
droit inscrit dans la protection sociale obligatoire. Nous parlerons
de la jeunesse que certains décrivent comme une classe
dangereuse alors que c'est elle, notamment dans les cités
populaires, qui est mise à l'écart de la société
et mise en danger. Oui tous ces risques sont bien des risques
sociaux. Et ils regardent la mutualité car le remboursement
des soins n'est pas notre horizon indépassable. Dès
lors la question doit être posée. Qui décide
qu'un risque social doit faire l'objet d'une prise en charge collective
? Qui décide de la forme et du niveau de cette prise en
charge ? Toutes ces questions ne relèvent pas du seul débat
d'experts voire uniquement de la démocratie politique.

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Développer des
solidarités de proximité
Ces interrogations pour les acteurs que nous sommes sont autant
de défis à relever. L'exigence commune qui doit
être la notre aujourd'hui, c'est de travailler sur les valeurs
de 1945 bien entendu, mais de leur
donner un nouveau contenu et donc des prestations nouvelles. Car
on ne peut pas rester dans des formes uniquement intermédiaires,
uniquement financières, dans des formes de remboursement.
Il faut que
l'on s'oriente vers de véritables services sanitaires et
sociaux à la personne, que l'on développe des solidarités
de proximité, que l'on accompagne les personnes, que l'on
recherche l'autonomie de ces personnes. Ce
à quoi invite ce colloque c'est en somme à tracer
les grands axes d'intervention et d'innovation du mouvement social
et bien évidemment de la mutualité.
Elargir lassiette des cotisations à la valeur ajoutée
produite
S'agissant du financement de la Sécurité sociale,
la fédération des Mutuelles de France va prendre
l'initiative de favoriser la relance du débat public. Nous
sommes arrivés à un moment où nous ne pouvons
plus ignorer la pertinence de la question des ressources. La répartition
des richesses existantes et la répartition du financement
de la protection sociale par chacun des acteurs du système
pose question.
Dans le régime général de Sécurité
sociale, la contribution des employeurs au finan
cement est passée de 54 % en 1989 à 33 % aujourd'hui.
Personne ne semble s'étonner de cette situation. Il faut
pourtant bien en débattre. Ce faisant, on remettra forcément
sur l'ouvrage l'assiette des cotisations patronales de Sécurité
sociale. Une assiette qui ne repose que sur les salaires a des
effets très
pervers. Il faut l'élargir à la valeur ajoutée
produite. Il est nécessaire de reprendre un débat
qui n'est pas récent. On dénombre plus de dix rapports
sur cette question en France depuis une trentaine d'années,
mais jusqu'à présent, le débat n'a pas eu
lieu. Il est grand temps de l'entreprendre et il est l'affaire
de toutes et de tous.
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