La Dépêche de l'Aube n°616 du 12 Juillet 2001.......La Dépêche de l'Aube n°616 du 12 Juillet 2001

La dépêche de l'Aube n°616 du Jeudi 12 juillet 2001

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Lois de modernisation sociale et sur le contrôle des fonds publics
Réorienter l’argent vers l’emploi

Demi- journée d’étude, jeudi 5 juillet à la fédération, sur le volet licenciements de la loi de modernisation sociale et la loi “Hue”, avec la participation de Yves Dimicoli, économiste et membre de la direction nationale du PCF


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Créer le rapport de force dans et en dehors de l’entreprise
Les acquis pour lutter contre les licenciements financiers, inscrits dans la loi de modernisation sociale, et les possibilités offertes par la loi “Hue” sur le contrôle des fonds publics vont constituer des points d’appui importants à condition que les salariés s’en emparent dès à présent. Pour Yves Dimicoli, “les lois s’usent si l’on ne s’en sert pas” et l’économiste invite les salariés et toute la population à se mobiliser autour de ces avancées. Il faut créer un nouveau rapport de force en amenant le débat en dehors de l’entreprise. En effet, selon lui, la question de la responsabilité sociale de l’entreprise est d’autant plus posée que l’argent des entreprises est, pour partie non négligeable, abondé par “l’argent de la société” par le biais des aides publiques et des crédits octroyés par les banques. Les fonds à disposition des organismes financiers étant alimentés par les salaires, les retraites, et les dépôts des particuliers.

Une situation mortifère pour la gauche
Les dispositions législatives nouvelles répondent incontestablement aux attentes des salariés et ce dans une situation “mortifère” pour la gauche. Yves Dimicoli a donné quelques exemples précis pour étayer l’avertissement de Robert Hue selon lequel si elle ne change pas de cap, “la gauche va dans le mur”. Les indicateurs d’alerte sont au rouge. D’abord avec le ralentissement de la croissance en 2001 -2,3% annoncés au lieu des 3,3% prévus -, ensuite avec le chômage qui ne diminue plus, et enfin, avec la consommation et la confiance en recul, dégradation liée à la multiplication des plans de licenciements [470 actuellement en cours en France]. Une situation qui devrait avoir tout lieu de préoccuper un gouvernement très attendu sur les questions de l’emploi. Des signaux à prendre d’autant plus en compte après l’avertissement des dernières élections.


Baisser les charges financières plutôt que les coûts salariaux et sociaux
Les profits effectués en 2000 par les entreprises sont considérables : 2.295 milliards de francs de profits bruts et en revenus des placements financiers, en hausse de 8% par rapport à 1999. à titre de comparaison, le budget de la France est de 1.700 milliards de francs. Les ressources totales des entreprises françaises, selon la Comptabilité Nationale, s’élèvent à 3.807 milliards de francs. Avec 1.115 milliards de francs, les investissements financiers des entreprises sont plus importants que les investissements pour la production [915 MF]. On voit donc bien comment l’argent sert à alimenter les placements financiers au détriment de l’emploi. Autres chiffres fournis par l’économiste communiste : 640 milliards de francs versés en dividendes aux actionnaires et 365 milliards de francs consacrés au remboursement des intérêts bancaires. Pour Yves Dimicoli, il faut réorienter l’utilisation de l’argent en agissant pour que les aides publiques aux entreprises, par un système de taux bonifiés déterminés en fonction des résultats en termes d’emploi et de formation, permettent de réduire les charges financières des entreprises. Il faut arrêter la course aux diminutions des coûts sociaux et salariaux, en grande partie à l’origine des délocalisations. Jouer donc sur le crédit et contrôler plus efficacement les aides publiques comme va le permettre la mise en place, au niveau national et dans les régions, des dispositions de la loi “Hue”.
Se mobiliser pour que la loi s’applique dès maintenant

Les réactions du patronat et le report à la rentrée de l’examen de la loi de modernisation sociale par le Sénat, montrent bien que le texte voté en seconde lecture au Parlement est de nature à porter des coups à la politique des licenciements massifs. Il faut s’en emparer dès maintenant et exiger, comme le proposent les communistes, son application immédiate. Rien ne s’y oppose légalement, selon Yves Dimicoli, pour peu que le gouvernement manifeste une forte volonté politique en la matière. Cet après-midi d’étude à aussi été l’occasion d’un débat riche et d’une confrontation d’expériences qui aura des prolongations dès la rentrée prochaine. Mais sans attendre, Yves Dimicoli a invité les communistes à multiplier leurs actions de terrain pour que les dispositions nouvelles de ces deux lois puissent donner toute leur efficacité .

 

Procès du «financement du Parti communiste»

Le dossier est resté vide

Après le réquisitoire du procureur, le 27 juin, difficile de continuer à évoquer un procès du "financement du Parti communiste". Comme l'avaient reconnu les experts désignés par le juge d'instruction, aucune preuve n'est venue étayer l'accusation d'un financement du PCF par la Générale des eaux par l'intermédiaire du groupe GIFCO.
Au terme d'un réquisitoire de trois heures, M. Eric Thévenon renonçait à requérir des peines contre Robert Hue, Pierre Sotura, Max Rouiller, Pascal Delmont, Richard Béninger et s'en remettait à la "sagesse du tribunal". Concernant M. Deschamps, ex-directeur général adjoint de la CGE, il réclamait de quinze à seize mois avec sursis alors qu'en octobre dernier, avant la récusation de la présidente, le substitut Mme Salama-Slanger avait demandé une peine de prison ferme et une amende de 200.000 F. Même réquisition pour le dernier président de GIFCO, des peines de 9 à 12 mois avec sursis pour les cadres et de moins de 9 mois (donc amnistiables) pour les employés du groupe. Propos de M.. Deschamps, le procureur constatait qu'il "était seul dans la tourmente" en soulignant l'absence à ses côtés de ses chefs, de ses subordonnés mais aussi de ses concurrents dans le domaine de l'eau. Magistrat auprès de la Cour des comptes, M. Thévenon, détaillait avec soin les chiffres et ramenait de 19 à 7,6 millions les factures en cause. Il continuait à considérer comme fictives les prestations commerciales de GIFCO en dépit des exemples apportés au cours des audiences. Il tentait, comme le souligneront les avocats, de sauver ce qu'il pouvait de ce dossier impossible. Il abandonnait complètement toute charge concernant les publicités et notait que pour les salons accompagnant les congrès, "aucun élément ne pouvait affirmer une surévaluation de la facturation".
La parole était alors à la défense. Me Richard Maison-neuve, s'en prenant à une instruction où l'on donnait 35 lignes de questions pour une ligne de réponse. Me Larzul, s'appuyait sur les procès de Saint-Brieuc et de Rennes où il avait défendu des salariés de GIFCO en rappelant comment les élus incriminés avaient été blanchis par la cour d'appel. Me Delthil s'interrogeait sur un dossier fabriqué à partir d'un "postulat de financement occulte sur lequel il fallait faire coller les faits sans souci de rigueur scientifique" et concluait "quand la rumeur l'emporte sur les faits, on est loin de la sérénité de la justice".
Il revenait à Me Olivier Metzner de plaider pour plusieurs employés de GIFCO. Lui aussi revenait sur le postulat de ce dossier. Il montrait comment le témoignage de fonctionnaires des impôts reposait sur la "notoriété publique selon des articles de presse" et que cela avait suffi à accoler les mots de financier occulte au groupe GIFCO. Il soulignait le vide d'un dossier accumulant 41 années d'instruction, de multiples perquisitions, un rapport d'experts de 1.106 pages. Me Versini-Campinchi s'en prenait également à la rumeur dont il détaillait le mode d'emploi "Depuis des années on assure que GIFCO finance le PCF,

or, c'est inexact !".Il relevait les a priori comme celui de ce magistrat instructeur qualifiant l'Espace collectivités de "baraque à frites" sans même l'avoir vérifié.
Me Frank Berton réclamait la relaxe de sa cliente en appelant le tribunal à considérer aussi l'aspect humain de ces poursuites sur des années et leurs conséquences au plan familial et professionnel. Me Schnerb plaidait pour M. Deschamps "seul poursuivi" dont il rappelait qu'il était un ingénieur salarié, non membre d'un conseil d'administration et ne répondant en rien "au dirigeant de fait" évoqué par le procureur. Après avoir caractérisé les conditions de travail entre GIFCO et la Générale comme d'ouverture de dialogue, il concluait que ce procès était "un naufrage judiciaire annoncé" .
Me Richard Valéanu et Me Daniel Voguet, plaidant pour l'ACP, s'étaient répartis les rôles, l'un traitant de l'Espace collectivités, l'autre des publicités. Me Valéanu soulignait les originalités de ce salon professionnel reconnu comme tel par les participants, de se tenir à l'occasion de la fête de l'Humanité et dans son cadre, de durer trois jours, d'y assurer une convivialité et des prestations de haut niveau. Me Voguet évoquait la liberté de la presse, menacée à partir du moment où cinq années de procédure et de suspicion ont pu peser sur d'éventuels annonceurs et créer des difficultés supplémentaires à l'Humanité.
Me Hervé Tourniquet allait décortiquer "les incohérences d'un dossier" où l'on poursuit le directeur général de l'Humanité mais en sa fonction de représentant du journal à l'ACP, où l'on ne poursuit pas le journal lui-même mais où l'on reproche à Richard Béninger son titre, à cette époque, de membre du Comité national du PCF. Il relève aussi ce fait curieux d'être poursuivi pour "recel de trafic d'influence" à propos de l'espace collectivités alors que personne de GIFCO n'est poursuivi de ce chef, c'est-à-dire qu'il serait complice d'auteurs inexistants !
Me Jean-Paul Teissonnière s'était vu confier par ses confrères la tâche difficile de plaider le dernier. Ce qu'il devait faire pendant près de deux heures lors de la dernière audience du tribunal. Il s'inquiétait que le réquisitoire dans son souci de sauver ce qu'il pouvait de ce dossier, concédait dans la forme sans céder sur le fond de l'accusation. Il rappelait le vice de construction dès le départ de cette affaire reposant sur des accusations vieilles de décennies, dénonçait "une monumentale erreur de droit" qui avait consisté à confondre marchés publics et concessions car en cas faisait-il remarquer pour rejeter les demandes de parties civiles, ce n'est plus la collectivité qui paie mais l'usager. Après avoir souligné la transparence des comptes du PCF, comme l'ont écrit les experts, il rappelait l'opposition résolue et constante de ce parti et notamment de Robert Hue à la privatisation de l'eau. En conclusion, il devait comparer les rencontres de GIFCO avec celui de pays belligérants. Il y a alors besoin de "messagers". "On choisit un terrain neutre, des émissaires, GIFCO a joué ce rôle, avec ses messagers parlant les deux langues", celle du service public et celle de la privatisation. C'est "un espace de dialogue qui continue d'exister sous l'oeil vigilant de la Chambre régionale des comptes", a-t-il conclu.

Le jugement mis en délibéré sera rendu le 14 novembre.

Un rassemblement pour que vive l’Humanité

Pour une grande rasade de soleil avant l’automne,
retrouvons nous à
La Fête de l’Huma
les 14,15 et 16 septembre
Parc de la Courneuve-Espace fêtes
Spectacles : Patrick Bruel, Compay Segundo, Manu Chao, soirée salsa, nuit techno, fest-noz géant, nombreux concerts, expo, village du livre, etc.
Au stand de l’ Aube :
Auberge Champenoise
son champagne,
sa poêlée auboise.
Pour acheter la vignette : 03.25.73.43.40

Il y a quelques mois, l’Humanité connaissait de sérieuses difficultés financières. Six mois d’efforts ont permis de redresser la situation. Mais aujourd’hui, l’Humanité n’est pas encore définitivement sauvée. Il faut maintenant assurer l’avenir du journal fondé en 1904 par Jean Jaurès pour que les efforts des uns et des autres ne soient pas vains. La vignette est une source de recettes importantes pour la fête. Tous les communistes doivent s’attacher à la diffuser massivement dans leur entourage, auprès de leurs amis, et de celles et ceux qui estiment nécessaire l’existence d’un journal communiste et de sa fête

Humeur

Ecologie

Je vais vous parler du platane, de la cerise et de Gorbi. Il y a eu un terrible accident à Strasbourg. Un platane est tombé sur la foule. Un coup de vent imprévu en est la cause. Ajoutez la tempête du 26 décembre, les pluies du printemps avec crues, les oiseaux qui ne veulent plus migrer (hirondelles, grues, cigognes), les arbres qui deviennent plus grands que nature(1), le rendement des blés qui diminue, nos cerisiers qui n'ont plus de fruits et vous comprendrez que le climat change. L'homme s'asphyxie et détruit la planète en consommant trop d'énergies polluantes : charbon, pétrole, bois. Il fabrique trop de gaz carbonique et provoque l'effet de serre qui augmente la température.
Quand je dis l'homme, je veux dire certains hommes car dans les déserts et les pays pauvres on ne consomme pas grand'chose. N'est pas pollueur qui veut. Gorbatchev arpente la planète et annonce à qui veut l'entendre qu'il ne nous reste plus que 40 ans pour agir contre l'effet de serre. Il fustige les Etats-Unis qui sont les plus grands pollueurs de la terre. Il faudrait aussi utiliser l'hydrogène de l'eau, l'oxygène de l'air, le soleil, sources abondantes et propres mais les Cies pétrolières ne veulent pas. On est malheureux pour elles. Résoudre ce grave problème n'a rien à voir avec la technique mais avec la politique. Qui dit politique dit intervention du peuple. Pour sauver nos cerisiers , je ne vois que les manifs.

Jean Lefèvre

(1) les chênes ont augmenté de 8 mètres en 100 ans..

Des nouveaux locaux pour le PCF à Romilly
La section du Parti communiste répond à la presse

Dans un article publié le 9 juillet, la presse évoque le transfert du siège de la section de Romilly du PCF. Il est exact que nous avons informé le propriétaire de l’immeuble que nous occupons actuellement, la coopérative La Maison du Peuple, de notre intention de quitter les locaux.
Nous nous tournons vers l’avenir ; la modernité en politique se traduit aussi pour nous par le soucis d’offrir à nos adhérents, à nos amis, un lieu plus convivial, plus fonctionnel et mieux adapté. Le PCF a su se montrer critique et tirer les leçons du passé. Force est de constater que peu d’organisations politiques ont eu le courage d’entreprendre cette démarche et d’en tirer les leçons.
C’est donc dans cet esprit que nous avons décidé d’engager des recherches pour trouver un local qui réponde davantage aux fonctionnalités de l’activité que nous comptons développer avec les hommes et les femmes qui veulent faire bouger les choses à Romilly et dans le secteur.
Nous avons, par ailleurs, précisé que ce transfert ne s’effectuera que lorsque nous aurons trouvé un local qui réponde aux critères que nous nous sommes fixés et après que les formalités d’usage aient été actées.
Le Parti communiste est une force politique qui compte à Romilly. Ses adhérents s’investissent sur le terrain et au quotidien, ses élus agissent dans leurs assemblées respectives et ils continueront de le faire. Offrir un nouveau lieu de rencontres et développer l’activité des communistes dans les mois et les années à venir, telle est notre ambition. Le Parti communiste se veut offensif pour l’avenir et compte s’en donner les moyens.

Alain Keslick,
secrétaire de la section de Romilly du PCF

Centre hospitalier de Troyes
Les usagers doivent réagir

Régulièrement, la presse relate les difficultés des médecins et des personnels soignant, en nombre scandaleusement insuffisant, au service des urgences du centre hospitalier de Troyes.


Très concernée par ce problème, je l’ai dénoncé en janvier dernier auprès de M. François Baroin, président du Conseil d’Administration de l’Hôpital. Cette intervention est restée lettre morte. Sans grand succès encore, j’ai essayé d’attirer sur le sujet l’attention de M. le Préfet de l’Aube, lors de sa venue au Conseil Général en mai dernier. Va-t-on laisser longtemps dans l’isolement les médecins et les personnels soignants, surmenés par leur charge de travail ? Ils ne peuvent assurer dans de bonnes conditions la qualité des soins, l’humanisation de l’accueil et la prise en charge des patients aux urgences, mais aussi dans d’autres services. Va-t-on laisser, comme en Angleterre, se dégrader le service public de la santé sans réagir au nom de la réduction des services publics ? La santé n’a pas de prix. Son coût requiert d’ajuster aux besoins les moyens nécessaires et suffisants. Cette réalité ne laisse certainement pas la population indifférente. Celle-ci ne demande qu’à se mobiliser pour soutenir les requêtes légitimes des praticiens et du personnel, soumis à des conditions de travail épuisantes. Défendre leur cause sert les intérêts des usagers et des malades et l’exigence d’un service de soins performants dans un pays comme la France.
C’est la raison pour laquelle les aubois sont invités à s’investir dans une campagne d’actions et de pétitions pour demander aux autorités compétentes de recruter rapidement les médecins et les personnels soignants nécessaires au bon fonctionnement du centre hospitalier de Troyes.

 


Marie-Françoise Pautras, conseillière générale
Pour tous renseignements : 03.25.74.68.93


Pétition départementale

Il faut recruter des médecins et du personnel soignant en nombre suffisant au centre hospitalier de Troyes !
Médecins et soignants ne sont pas en nombre suffisant pour assurer un service public de santé de qualité. Bon nombre d'aubois constatent cette réalité et la déplorent.
Nous soussignés, demandons aux autorités compétentes de prendre rapidement les mesures nécessaires pour remédier à cet état de fait.

NomPrénomAdresse