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La dépêche de l'Aube n°826
du Vendredi 22
juillet 2005
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Délocalisations
LIMPASSE DES POLITIQUES ULTRALIBÉRALES
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les rejets massifs et successifs de sa politique ultra-libérale
aux élections de 2004 et au référendum européen,
le gouvernement veut poursuivre de plus belle en arnaquant notre peuple.
Sous prétexte de répondre au mécontentement social
et aux inquiétudes pour lavenir, il propose une «
modernisation » à base de précarisation, de baisse
du pouvoir dachat populaire et de coupes sombres dans les services
publics ; et un « ordre social » fondé sur le populisme,
lautoritarisme et le communautarisme. |
Sarkozy prétendait s'occuper du dossier Sediver. Il vient
de faire la démonstration quil appui la politique
des patrons délocalisateurs.Pour quelqu'un qui entend être
jugé sur les résultats de ses actions, le bilan
de son intervention contre la délocalisation, dont il avait
fait un de ses chevaux de bataille comme ministre de l'Économie,
est calamiteux. C'est l'échec sur toute la ligne.
La tactique du patron de l'UMP a toujours été la
même : se mettre au service du patronat en exerçant
un chantage odieux. D'un côté, le maintien de quelques
activités sans avenir et ne pouvant résister à
la concurrence de pays à bas salaires, en faisant croire
que c'était la seule solution pour l'emploi. De l'autre,
la pression sur les salariés pour qu'ils capitulent sur
leur volonté de vouloir maintenir des productions appelant
un savoir-faire et des technologies avancées, que les groupes
entendent accaparer et, avec les délocalisations, utiliser
à moindre coût pour gonfler leurs profits. Ce sont
des choix de ce type qui ont abouti à la destruction massive
d'emplois industriels et au fait que l'industrie française
est aujourd'hui en récession.
Sarkozy envoie les CRS déloger les salariés
de Sédiver.
vous vous rappelez de Sediver, cette usine de St Yorre dans lAllier,
numéro un mondial des isolateurs électriques en
verre, racheter en 1996 par le groupe italien Seves et piller
de sa technologie et de sa marque par ce dernier. Il y a quelques
mois Sarkozy a grand renfort médiatique sétait
rendu sur place rencontrer les salariés en lutte et promis
de prendre le dossier a bras-le-corps et de trouver des solutions.
Lobjectif du prédateur italien : la délocalisation
de la production dans ses filiales en Chine ou au Brésil.
Et pour éviter quun concurrent ne reprenne lusine
française son intention avant de partir était de
démanteler loutil de production, déteindre
le four et de rayer lusine de la carte.
Les salariés qui occupent lusine depuis le printemps
pour éviter lextinction des fours viennent dêtre
délogés par les CRS envoyés deviné
par qui ? Sarkozy devenu entre-temps ministre de lintérieur.
Inutile de préciser ce que pense la population de Saint-yorre
des promesses du patron de lUMP.
Responsabiliser
les entreprises
Au dela de cette nouvelle traitrise de Sarkozy, c'est l'illustration
des impasses des politiques ultralibérales, qui renforcent
la dépendance et la fragilité des entreprises et

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des bassins d'emplois vis-à-vis
des capitaux financiers, notamment étrangers, à
la recherche de profits sans limites.
Cette politique est sans cesse incitée par les dogmes de
la concurrence des dirigeants de l'Union européenne et
va à l'encontre de leur prétention à promouvoir
en Europe une économie de la connaissance s'appuyant sur
une forte " recherche et développement ". Au
moment où les régions sont en train d'examiner leur
avenir dans le cadre de l'élaboration de leurs schémas
régionaux de développement économique, elles
feraient bien de méditer sur ce cas de Sédiver.
En effet, alors qu'elles entendent vouloir préserver leurs
activités et leurs emplois, notamment les productions à
forte valeur ajoutée, nécessitant de l'emploi qualifié,
faire de l'attractivité des capitaux étrangers et
de la soumission à toutes leurs exigences le cur
de leur politique de développement économique n'est
pas sans contradictions.
Au contraire, il faudrait plus que jamais responsabiliser les
entreprises sur l'emploi, le social et l'équilibre des
territoires.
Des fonds régionaux pour lemploi et la formation.
Il faut rompre avec la politique des cadeaux en fonds publics
tous azimuts aux entreprises, sans les conditionner à des
objectifs sociaux de création d'emplois chiffrés
et des mises en formation. Pour faire reculer cette dépendance
des territoires et des entreprises à ces capitaux, il faut
également mobiliser tout autrement les ressources financières
des banques actuellement gâchées dans les opérations
financières, la spéculation immobilière et
les exportations massives de capitaux.
C'est pour cela qu'il faut que les régions se dotent de
fonds régionaux pour l'emploi et la formation permettant
de promouvoir un nouveau financement des investissements, favorables
à l'emploi et responsabilisant les entreprises comme les
banques.
Ainsi, plus un investissement d'entreprises serait créateur
d'emplois, plus il verrait le coût du crédit permettant
de le financer abaissé, cela grâce à une aide
publique à la bonification sélective des intérêts
en fonction de son contenu social. Un contrôle citoyen de
l'utilisation des aides publiques avec les salariés et
les élus de terrain renforcerait encore la démarche.
JP Cornevin
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Europe/forces
antilibérales
un nouveau type de coopération
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La conférence, fin juin, des forces antilibérales
d'Europe, au siège du PCF, a montré la possibilité
d'un nouveau type de coopération entre mouvements de nature
différente dès lors que l'on part des contenus.
Il y a conscience commune de l'urgence de telles nouvelles constructions
politiques européennes dès lors qu'on décide
de travailler à une issue progressiste de la crise, à
l'irruption des peuples et de la responsabilité accrue de
toutes les forces antilibérales. L'expérience qu'un
rassemblement populaire citoyen peut conduire à des majorités
antilibérales constitue un puissant encouragement pour tous.
" Ensemble, nous voulons engager un large mouvement citoyen
à l'échelle européenne pour développer,
du local à l'échelle européenne, en solidarité
avec tous les peuples du monde, des dynamiques politiques et sociales
en faveur d'une autre Europe " dit la déclaration finale.
Face aux politiques néolibérales, il s'agit de résister
et de gagner par des dynamiques sociales et politiques européennes,
le retrait des directives de libéralisation en cours (notamment
la directive Bolkestein).
Une campagne exigeant que les peuples puissent décider de
leur avenir et que leurs choix soient respectés doit s'engager.
Les objectifs impliquant un changement fondamental des politiques
européennes seront discutés autour d'une pétition
européenne - une proposition du PCF- dont le contenu doit
être décidé par toutes les composantes fin septembre
à l'occasion d'une assemblée préparatoire du
prochain FSE.
Pour débattre et construire des alternatives aux politiques
néolibérales en Europe, pour mutualiser les propositions
alternatives, il y a volonté commune de créer un espace
public permettant l'agglomération de forces nombreuses opposées
au néolibéralisme et disponibles pour construire une
autre Europe, pour un autre monde.
Afin de construire une Europe sociale, démocratique, pacifique,
féministe, écologique, solidaire, un appel est lancé
à toutes les militantes et tous les militants politiques,
syndicalistes, associatifs de réseaux et mouvements, aux
citoyennes et citoyens pour tenir partout des initiatives, rencontres
et assemblées permettant d'élaborer des propositions.
Ce vaste mouvement pourrait déboucher sur un Manifeste ou
une Charte des droits sociaux, démocratiques et environnementaux
dessinant une autre Europe. Il prendra sa place dans le processus
du Forum social européen (Athènes, 2006) et sera rythmé
par différentes initiatives.
LDA
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...A LHOPITAL
M. Baroin est choqué par les interventions des élus
de gauche concernant les finances de lhôpital. Celle-ci,
sont au rouge depuis pas mal dannées et les élus
de lopposition tirent la sonnette dalarme et montrent
les disfonctionnements.
Où est le mal ?
Pierre Mathieu, quon présente comme un homme calme,
est membre du C.A de lhôpital. Il a dit ce qui devait
être dit et a rendu public ses critiques. M. Baroin sest
mis en colère et la fait dans la presse de la plus
triste façon. Il a parlé de « démagogie
extraordinairement facile avec laquelle on sest emparé
de la maladie des gens.. » et de « prise dotage
politique de la part de quelques irresponsables ». On croit
rêver. A cela sajoute une toute nouvelle philosophie
qui consiste à dire quon « ne doit pas parler
de la santé qui est un sujet tabou ».
Quand vous irez à lhôpital (je ne vous le souhaite
pas) et quon vous fera attendre des heures pour une urgence,
je vous en prie, ne dites rien. « cela met en danger ce qui
constitue un élément de notre cohésion sociale
» comme laffirme sans rire notre ministre-maire.
M. Baroin vient davoir une poussée de fièvre.
Il nest pas le seul car ça ne va pas fort dans la majorité.
Il ny a quune médecine appropriée : cest
de mettre tout ce monde-là à lisolement total.
Malicette.
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Emin-Leydier
: Où est la vérité ?
Il y a quelques semaines, La Dépêche
de l'Aube avait révélé l'info : les salariés
d'Emin - Leydier de Nogent sur seine sont payés 30 % de moins,
et privés du 13ème mois, par rapport aux salariés
des autres usines E.L. J'avais aussitôt alerté la municipalité
nogentaise : et si E.L était venu à Nogent, non pas
pour se développer, mais pour produire à moindre coût,
avec tous les risques que cela fait courir aux salariés des
autres usines du groupe ! Il y a quelques jours, L'Est-Eclair publiait
un énième article flatteur sur E.L., dans lequel on
pouvait lire que tout se passe bien, si bien que la direction prévoirait
déjà une deuxième ligne de production à
Nogent d'ici quelques années. Presque au même moment,
le 10 juillet, Le Dauphiné Libéré annonçait
26 licenciements sur le site de Champblain / Laveyron dans la Drôme,
qui compte 300 salariés. Une annonce faite par la direction
du groupe Emin-Leydier, lors d'une réunion du comité
central d'entreprise, au moment ou une partie du personnel de l'entreprise
est en congés ! Le syndicat FILPAC / CGT redoute que ces
26 suppressions de postes ne constituent " qu'une première
vague ". Et, selon les syndicats, " même la nouvelle
machine à papier implantée à Nogent ne donne
pas les résultats escomptés ! " Compte tenu des
millions d'euros investis par la commune et les différentes
collectivités, la direction d'Emin-Leydier du site nogentais
et le Maire doivent s'expliquer et rassurer ! Quelle est la situation
réelle d'Emin .Leydier ?
Laurent Levasseur
Conseiller municipal de Nogent/Seine.
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SECURITÉ
SOCIALE
la hausse des tarifs au programme
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La réforme de l'assurance maladie instaure un " parcours
de soins " dont le " médecin traitant "
est la porte d'entrée.Le principe : les assurés
sociaux sont invités à signaler à l'assurance
maladie un médecin qu'ils consultent en premier en cas
de pépin sous peine de sanctions financières. De
son côté, le praticien s'engage à orienter
son patient dans le système de soins, à lui recommander
si nécessaire les examens complémentaires et la
consultation de spécialistes, à tenir à jour
son dossier médical.
Pour l'heure, 20 millions seulement sur près de 50 millions
ont choisi un médecin traitant.
Sur le papier, recourir à son médecin traitant doit
garantir non seulement un suivi sanitaire cohérent et complet
mais aussi une prise en charge " optimale ". Les organismes
d'assurance complémentaire ont d'ailleurs reçu pour
consigne de couvrir au maximum d'ici au
1er janvier 2006 les frais des assurés sociaux respectant
le parcours de soins. Ces derniers ne sont pas pour autant dispensés
du forfait de 1 euro prélevé sur chaque acte depuis
le 1er janvier.
A contrario, le refus de se choisir un médecin traitant
ou le contournement du médecin traitant entraînent
des sanctions financières. Hors parcours de soins, le patient
verra bientôt son taux de remboursement par l'assurance
maladie minoré de 10 points. Il peut également se
voir infliger lors d'une consultation en accès direct chez
le spécialiste un dépassement d'honoraires de 7
euros pas pris en charge par les complémentaires.
Au total, dans ce cas de figure, il y sera pour 10,50

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euros de sa poche pour
une consultation facturée 32 euros.
Ce parcours de soins comporte-t-il des garanties sérieuses
? Pas vraiment. Ceux qui respectent le parcours de soins ne sont
pas assurés d'un accès aux soins facilité.
D'abord, parce que les médecins de secteur 2 continueront
dans tous les cas à pratiquer des honoraires libres. Du
coup, dans certaines villes où le secteur 2 est hégémonique,
les patients paieront massivement des dépassements d'honoraires
même s'ils ont pris la peine de passer par leur médecin
traitant.
Deuxième défaut majeur: aucun mécanisme ne
fait barrage à la tentation que pourraient avoir les spécialistes
de secteur 1 de recevoir en priorité les malades qui contournent
le médecin traitant parce qu'ils leur rapportent davantage.
Cette perversion risque d'allonger les délais d'attente
des patients " vertueux ".
Autre problème: hormis les 45 euros par patient en affection
de longue durée, le médecin traitant ne reçoit
aucune rétribution pour son travail de synthèse
et de suivi.
Ainsi le parcours de soins apparaît de plus en plus comme
un maquis de combinaisons tarifaires nouvelles à l'avantage
des spécialistes du secteur 1. Dans le cadre du parcours,
ils décrochent une augmentation de 2 euros du tarif de
la consultation, qui passe à 27 euros, et ils factureront
plus souvent le " C2 ", à savoir une consultation
ponctuelle à 40 euros. Hors parcours, ils ont droit aux
dépassements d'honoraires. Ces hausses seront financées
par l'assurance maladie mais aussi pour une bonne part directement
par le patient.
LDA
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Financer léconomie
réelle et lemploi.....
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Le gouvernement a reconnu que la croissance en 2006 se situerait
sans doute sous la barre des 2%.
Cette apathie touche durablement la zone euro. Dans cette zone,
la croissance a commencé à décrocher à
partir de 1990, au moment de la négociation du traité
de Maastricht et de la mise en place des critères de convergence
présidant à la création de l'euro. Cette
difficulté à relancer la croissance est liée
à la nature même d'une construction monétaire
européenne pensée uniquement pour attirer les capitaux.
Pour faire venir les capitaux, il a fallu conjointement à
la constitution d'un grand marché financier et à
la création de la monnaie unique, augmenter la pression
contre les salaires et l'emploi. Cette politique a eu pour conséquences
une faiblesse chronique de la demande et une croissance chétive.
L'une des lignes directrices du projet de loi de modernisation
de l'économie vise à drainer toujours plus de capitaux
vers les marchés financiers. Ce type d'orientation est
en décalage total avec l'exigence d'une autre politique
économique, au service de l'emploi, exprimée à
l'occasion du référendum.
On vit en fait depuis maintenant 25 ans sous ce régime,
où l'objectif est de drainer toujours plus de capitaux
vers les placements financiers. Le résultat : des bulles
financières qui se soldent par des krachs comme en 2000.
Et la contrepartie : une distorsion dans le partage de la valeur
ajoutée au détriment des salaires. Il existe un
lien étroit entre libéralisation financière
et baisse de la part des salaires dans les richesses créées.
Le ministre des Finances prétend répondre à
cette question du pouvoir d'achat par le développement
de l'intéressement et de l'actionnariat salarié.
Parallèlement, il dit vouloir " réconcilier
les Français avec la Bourse " en encourageant les
ménages à orienter leur épargne vers des
placements financiers.
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L'épargne en France
est abondante et va d'ores et déjà à la Bourse
puisqu'une part importante, placée dans les banques ou
les caisses d'épargne, est détournée vers
les marchés financiers. Le système financier a un
rôle actif dans le fonctionnement de l'économie.
Le crédit, l'argent injecté dans l'économie
via les opérations de crédit des banques, est en
quelque sorte le carburant de l'économie. La banque centrale
européenne et les banques centrales nationales ont la main
sur les robinets de ce carburant. Non seulement elles peuvent
l'ouvrir plus ou moins, mais elles peuvent aussi orienter les
flux de financement dans un sens ou dans un autre. Actuellement,
et l'on rejoint sur ce point la logique du projet gouvernemental,
les liquidités sont orientées pour faire flamber
les marchés financiers. Et dans le même temps, l'économie
réelle et l'emploi sont privés des financements
dont ils ont besoin. Les PME par exemple manquent cruellement
de crédit. Les critères inégalitaires et
antisociaux pour l'accès au crédit sont un problème
fondamental. Est donc posée la question de la responsabilité
du système bancaire, donc celle de la Banque centrale européenne.
D'autres choix sont possibles. Cela suppose des critères
favorisant l'emploi, la croissance. Cela suppose aussi des pouvoirs
pour les citoyens et les salariés afin que les décisions
cessent d'être prises dans les salles de marché et
les conseils d'administration. D'où les propositions de
constitution de fonds régionaux pour réorienter
l'argent vers des projets créateurs d'emploi, la création
d'un pôle d'institutions financières publiques au
niveau national pour contribuer à mobiliser le crédit
en faveur de l'emploi jusqu'à une réorientation
du rôle et des missions de la banque centrale européenne .
LDA
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Culture
FESTIVAL EN OTHE
HIGELIN, le FOU DE LA FOULE.....
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« Higelin enchante Trenet ». Cétait
le grand concert douverture du festival en Othe ce 14 juillet.
Higelin cest ce grand type mal peigné qui déglingue
les mélodies en écrasant les basses de son piano.
Sa voix raccroche, saccroche aux mots. Il fait un temps
splendide. La lune est là mais le soleil ne la voit pas..
Higelin parfois poète y prend ses quartiers. Les gens aussi,
assis dans lherbe, emballés par ce grand sauvage
dHigelin qui sait mater une foule. Certains sont le fou
du roi, lui cest le fou de la foule. La pendule à
coucou fait un tabac. Il faut juger les artistes sur scène,
vivants, dévergondés. Le disque aplatit tout. Higelin
débite un débit de lait sibeau, un débit
de leau si laid qui est un

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débit de bonheur
et de folies pas toutes maîtrisées, heureusement.
Higelin fait son cirque, mi acrobate, mi camelot. Il na
pas la délicatesse de Trenet, sa distanciation, sa nostalgie,
mais il a son surréalisme, sa folie, sa drôlerie,
ses digressions, ses délires.
Trenet nest pas du tout trahi. Il est revivifié,
revigiré, ragaillardi. Ya dla joie partout,
ya dla joie. Higelin, cest le fou dingue chantant.
Derrière Higelin, ou dedans, le fidèle et polyvalent
Mahut laccompagne.
Le Festival en Othe est bien parti pardi. Trenet disait quil
faisait des chansons comme un pommier des pommes. Ca tombe bien
au Pays dOthe. Avec Higelin, sûr que le festival a
du jus
JL
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