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La dépêche de l'Aube n°831
du Vendredi 26 août
2005
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Pôle de
compétitivité
Le projet Adnot-Baroin recalé,celui de la Champagne-Ardenne
reconnu dintérêt mondial
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Cest le 12 juillet que le gouvernement a dévoilé
la liste des pôles de compétitivité quil
avait décidé de retenir.
Au départ, quinze à vingt seulement devaient être
annoncés, mais en fin de compte sur les cent-cinq déposés,
soixante-sept ont été retenus. Une décision
qui na pas manqué de jeter un froid dans notre département
qui croyait dur comme fer que le projet déposé par
Adnot et Baroin serait labéllisé pôle de compétitivité
et que de ce fait, lAube bénéficierait de
la manne financière de lEtat 1,5 milliard deuros
au niveau national pour soutenir les pôles de compétitivité.
La venue de Thierry Breton au ministère de léconomie
et des finances que Philippe Adnot, président du Conseil
général présente comme lun de ses amis
personnels et la nomination de François Baroin, ministre
de lOutre-Mer dans le gouvernement Villepin, laissaient
penser que tous les atouts étaient réunis en faveur
du pôle de compétitivité aubois. Mais il nen
fut rien puisquil se retrouva parmi les trente-huit dossiers
recalés sur les cent-cinq déposés. Beaucoup
de monde dans notre département sinterroge ainsi
sur le poids réel de Ph. Adnot et F. Baroin au plan national.
En effet, que celui de lAube nait pas été
retenu sur les soixante-sept choisis par le gouvernement conduit
légitimement la population à se poser la question
de linfluence des principaux dirigeants de la droite départementale
auprès de ses amis qui détiennent les postes de
décisions au plan national. Cette question est dautant
plus légitime que la plupart des régions françaises
ont décroché plusieurs pôles de compétitivité.
Or, en Champagne-Ardenne, seul celui défendu par le conseil
régional en collaboration avec la région Picardie
a été retenu. Il est même qualifié
: pôle de compétitivité à vocation
mondiale.
LAube : un département sacrifié ?
Pendant des semaines, Adnot et Baroin répétaient
: ce pôle de compétitivité est une chance
unique pour le département, il va être loccasion
pour léconomie auboise de trouver un second souffle.
Ph. Adnot avait même déclaré : «Nous
concourrons pour la première place, pas pour une de consolation»
voir Libération Champagne du 22/02/2005. Mais une fois
la décision tombée, son discours à pris un
virage à 180° : «Je nai jamais imaginé
que lon serait retenu parmi les premiers» Est-Eclair
du 13/07/2005.
Après les décisions des patrons aubois du textile
de délocaliser leurs productions vers les pays à
bas salaire engendrant la perte de 20 000 emplois dans notre département
depuis les années quatre-vingt, après la fin des
quotas du textile mettant en péril les 6 000 emplois restants
et après ce refus d octroyer un pôle de compétitivité
à lAube, on peut se demander si notre département
offre encore un attrait pour les décideurs politiques et
économiques ?
A vouloir jouer perso, on finit par faire perdre notre département.

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Dès le départ,
le président du Conseil général a voulu baptiser
son projet «pôle technologie de la sécurité».
Une multitude de réunions, de rencontres avec le patronat
et de déplacements furent organisés. Ce projet avait
été estimé à 50 millions deuros
et le Conseil général avait même inscrit une
première enveloppede 5 millions deuros dans son budget
2005.
Pendant un temps même, F. Baroin envisageait de déposer
le sien baptisé «le sport et les biotechnologies».
Mais tout ceci commençait à faire désordre
car bien évidemment la Champagne-Ardenne en étroite
collaboration avec la Picardie élaborait son dossier autour
des agros ressources. Mais dès que lappel à
projets fut lancé par le gouvernement, on a vu la droite
auboise et plus particulièrement Ph. Adnot, critiquer celui
de la région et prendre ses distances avec lui. Nous nirons
pas jusquà croire que cette attitude a été
dictée par des considérations politiciennes suite
au basculement à gauche de la région Champagne-Ardenne.
Dailleurs, dès lannonce de la décision
du gouvernement de retenir le dossier de Champagne-Ardenne/Picardie,
Jean-Paul Bachy président de notre région devait
regretter : «que dans cette démarche fédérée,
le département de lAube nait pas jugé
bon dêtre partie prenante», en ajoutant «quil
veillerait à ce que les retombées de ce pôle
de compétitivité bénéficient à
toute la région» et de préciser : «lAube
aura sa place comme les autres».
En effet, ce projet associe la chanvrière de lAube
à Bar-sur-Aube, la sucrerie dArcis, Soufflet à
Nogent, la future usine de bio carburant du Mériot et les
chercheurs de luniversité de technologies de Troyes.
Espérons toutefois que les retombées attendues profiteront
à la population auboise et pas seulement aux entreprises
LDA
Le financement suscite bien des questions
Le 1,5 milliard deuros prévus se décomposent
en quatre cent millions de crédits ministériels
et trois cent millions de nouvelles exonérations de
cotisations sociales et fiscales.
Une recette qui a fait la preuve de son inefficacité
pour lemploi, et de sa nocivité pour lintérêt
collectif. Huit cents autres millions seront distribués
par des organismes spécialisés comme la caisse
des dépôts, lAnvar, la nouvelle agence
de linnovation industrielle...
Largent proviendra du produit des privatisations. Ainsi,
on aura vendu des entreprises publiques pour financer des
projets privés, « ce qui accentuera une perte
de maîtrise de la collectivité dans des domaines
essentiels » de la recherche a commenté la CGT.
Pour alléchant que soit laffichage, la mise en
place de ces pôles de compétitivité mérite
que les citoyens y portent un regard plus quattentif. |
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Nogent-sur-Seine
Priorité aux Nogentais
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Quand il sagit de Nogent-sur-Seine et de son maire Gérard
Ancelin, la presse locale nest jamais à court de
compliments !
Ca frise le "culte de la personnalité" ! Heureusement,
même si Camille Claudel est reine en la cité nogentaise,
on ne trouve pas encore de statue du Maire dans nos parcs
C'est sûr, Nogent a une jolie vitrine!
Jolies balades sur les bords de Seine, petit théâtre
à l'italienne, Camille Claudel, zones industrielles en
constant développement, la vitrine nogentaise tape à
l'il !
Alors, comment expliquer qu'une majorité de Nogentais doit
se contenter de faire du lèche-vitrines quand d'autres,
ô combien privilégiés, sont accueillis comme
des princes dans la boutique ? Car si la vitrine est belle, l'arrière-boutique
recèle bien des vérités moins reluisantes,
et malheureusement dissimulées
Pourquoi les entreprises choisissent-elles Nogent ? Quel est le
secret de G. Ancelin, quand M. Cartelet, lui, échoue lamentablement
depuis 1989 à redynamiser Romilly ? Certains prétendent
que quand un chef d'entreprise vient frapper à la porte
du département, c'est G. Ancelin, vice-président
chargé des affaires économiques, mais aussi maire
de Nogent-sur-Seine qui lui ouvre la porte, alors
D'autres
encore affirment qu'entre G. Ancelin et François Baroin,
forcément Nogentais de cur par le passé de
sa famille dans notre cité, il y a plus que de la complicité
politique, et que le "piston " fonctionne bien
Plus sérieusement, les 3 facteurs déterminants qui
expliquent le formidable développement économique
de Nogent sont : sa situation géographique, sa centrale
nucléaire (contre laquelle le maire actuel a pourtant hier
manifesté !), et une politique municipale très généreuse
pour les patrons
Des patrons, du moins 3 ou 4 des plus grands
du canton, dont on se demande si ce ne sont pas eux qui dirigent
la commune tant leur influence est palpable, et que la rue nogentaise
accuse d'avoir fait débarquer le sous-préfet monsieur
Suzanne devenu gênant
De l'argent, il y en a à Nogent-sur-Seine ! Bien plus qu'ailleurs
dans le département, grâce au nucléaire !
Un formidable pactole qui devrait inspirer davantage la majorité
municipale de droite quand les agents réclament son soutien
pour défendre le service public de l'électricité
menacé de privatisation ! C'est sûr, sans ce pactole
d'EDF, la même politique municipale menée par G.
Ancelin et son fidèle lieutenant Th. Neeser serait un lamentable
échec et condamnerait notre commune à la faillite,
à l'image de celle de Michel Cartelet et de sa majorité
hétéroclite et malsaine à Romilly.

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Car, à Nogent, on
ne crée pas d'emploi, on l'achète !
Facilités ou cadeaux, la pompe à fric nogentaise
tourne à plein régime en faveur des grands patrons,
quand les plus petits, artisans et autres commerçants,
peinent à poursuivre leur activité. L'usine relais
est à la mode, la commune prête sans aucune garantie
ni caution, et pour quels résultats : Thrige et Faurecia
ont délocalisé et jeté des centaines de salariés
à la rue ! La 1ère usine Saveurs de Champagne a
rapidement été liquidée, laissant une jolie
ardoise à la commune ! Le patron de Pok a menacé
de délocaliser si le délégué syndical
était élu, puis a licencié ledit délégué
! Sans oublier les conditions de travail déplorables et
les salaires misérables dans d'autres entreprises (SNB,
APTH
) ! Quand elle risque ainsi des millions d'euros d'argent
public, la commune ne devrait-elle pas, en échange, exiger
de ces entreprises qu'elles soient irréprochables ?
L'installation d'Emin-Leydier a fait couler beaucoup d'encre
Une plate-forme, payée 4,5 millions d'euros par les contribuables,
offerte pour 1 euro symbolique ! Tout le monde s'est dit : «c'est
bon pour l'emploi!». La production a démarré
et bien des informations ont commencé à filtrer
: des salariés nogentais payés 30 % moins cher que
sur les autres sites d'E.L, très peu d'embauches dans le
nogentais, une première vague de licenciements sur un autre
site d'E.L., des conditions de travail et de rémunération
chez E.L. et GT Logistic à Nogent qui prêtent à
discussion, déjà des démissions et licenciements
!!! Autant d'infos qui nous font dire qu' E.L. est venu à
Nogent-sur-Seine, non pas pour se développer, mais pour
produire à moindre coût, au détriment des
salariés de ses autres sites de production, et au grand
bénéfice de ses actionnaires !
C'est un paradoxe : malgré près de 4200 emplois,
Nogent-sur-Seine a un taux de chômage très élevé,
certainement supérieur à la moyenne nationale !
Et, à Nogent-sur-Seine, développement industriel
ne rime pas avec amélioration du confort des Nogentais
: impôts, eau, restauration scolaire, services municipaux,
, toujours en hausse ! Pas de lieu de vie adapté
ni de spectacles pour les jeunes, pas de salle polyvalente abordable
pour les Nogentais, des trottoirs oubliés et défoncés,
un centre-ville agonisant, social en panne
Et pourtant, de l'argent, du fric, de l'oseille, du pognon, du
pèze, il y en a beaucoup à Nogent-sur-Seine ! Enormément
!!!!
Une autre politique est possible à Nogent-sur-Seine, avec
les 60 % de Nogentais qui ont dit NON le 29 mai !
Laurent Levasseur
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Essence
: + 16 % Coup de bambou à la pompe
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Plus 16% par rapport à lété dernier.
Sur la route des vacances, à l'aller comme au retour, tournée
générale de coups de bambou à la pompe :
les distributeurs répercutent la hausse vertigineuse des
cours du brut sur les tarifs des carburants.
Du coup, la question de la taxation de l'essence revient sur le
devant de la scène. Au cur du débat : la taxe
intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) qui
vient s'ajouter à la TVA. Mis en place sous le gouvernement
Jospin, le dispositif de TIPP flottante devait permettre de faire
baisser la fiscalité à mesure que le prix du pétrole
augmentait mais il a été supprimé par Jean-Pierre
Raffarin sous la pression de la Commission européenne.
Face à la hausse continue des prix du carburant depuis
le début de l'année, le gouvernement engrange par
le mécanisme de la TIPP des rentrées fiscales substantielles.
Nicolas Sarkozy, du temps où il était ministre des
Finances, s'était engagé à "rendre cet
argent aux consommateurs". Non seulement rien n'a été
fait dans ce sens, mais en outre la pression fiscale s'est alourdie
au seul bénéfice de l'État. Dans le même
temps où les grandes compagnies empochent des bénéfices
records : de l'ordre d'un milliard d'euros par mois pour Total
!
Le groupe communiste à l'Assemblée nationale, face
à cette explosion des prix des produits pétroliers,
pesant brutalement sur des secteurs essentiels de l'économie
et sur la vie des citoyens, avait demandé, il y a plusieurs
mois déjà, au gouvernement "de rétablir
la TIPP flottante

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qui allégerait de
plusieurs centaines de millions d'euros la ponction de l'État
sur les Français", de "baisser de plusieurs centimes
d'euros, comme il est en capacité de le faire, le montant
de cette taxe à la pompe, alors que la TIPP représente,
comme la TVA, un des impôts indirects les plus injustes".
Il y a bel et bien un racket sur les travailleurs et leurs familles;
il doit cesser.
Les communistes formulent plusieurs propositions. Tout de suite
:
- une diminution des taux d'intérêt d'État
de la TIPP sur l'essence sans plomb
- le gel des taux de la TIPP sur le gazole
- l'instauration d'un prix maximum à la pompe, tout particulièrement
pour le fioul domestique
- la mise en place d'une contribution sur les profits bruts des
compagnies pétrolières pour finacer ces mesures
et commencer à abonder un Fonds de lutte antipollution.
À plus long terme :
- la création d'un Fonds pour la lutte antipollution permettant
d'amplifier la recherche pour les énergies alternatives
- une action de la France pour une maîtrise concertée
des marchés énergétiques en Europe
- la réunion d'une Conférence mondiale pour une
gestion commune des ressources énergétiques et leur
partage équitable, le droit d'accès à l'énergie
et la négociation d'un juste prix du pétrole.
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...PAUVRETÉ EST VICE
Le Français et peut-être même davantage la Française
jouent à tous les jeux de la Française des jeux et
dépensent à eux tout seuls 21 millions d'euros par
jour. Quand ils ont payé le gaz, le métro, l'essence,
le pain et tout ça qui grimpe par la rue du Calvaire, il
leur reste 21 millions d'euros à foutre en l'air. Bon je
sais bien, tante Yvonne dit que c'est pour faire un petit cadeau
à sa nièce, ma copine Lisette elle, dit que c'est
rien que pour le plaisir de gratter. Victor joue gros. Attention,
je lui dis, Victor, tu joues fort ! Victor est Martiniquais. L'autre
jour, il a gagné 1000 euros au gratte-moi-ça. Il était
content comme tout. J'emmène la femme et les gosses à
Panama, il dit. Depuis le temps que j'en rêve, de l'archipel
des Perles, peut-être que je vais en trouver une, je suis
bon nageur, hé.
Victor et sa famille ont embarqué mardi dans l'avion-charter
de la West Caribbean Airways pour le retour. Vacances magnifiques,
toutefois sans perle, avait-il plaisanté. Le hasard ne donne
pas droit à tout.
Mais le hasard tombe aussi du ciel. L'avion s'est crashé
au Venezuela. 152 victimes de la libéralisation du transport
aérien et des négriers des vacances au rabais.
"Tout le monde est un peu responsable, y compris le consommateur",
disait scandaleusement un commentateur à la radio. C'est
vrai, Victor a eu tort : il a osé des vacances de riche.
Il aurait pu se contenter de rester pauvre au lieu de cela, il a
osé désirer plus que ce qu'il lui était permis.
Malicette
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Fête
de l'humanité
9-10 et 11 sept 2005
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Europe, emploi, laïcité,
pluralisme de linformation seront au coeur de la prochaine Fête
de lHumanité.
Trois jours dagora à ciel ouvert.
Trois jours de concerts aussi,
dès le vendredi 9 septembre |
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Se rendre à la fête
de lHuma en car 16 €
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Comme chaque année, la fédération de lAube
organise des départs en car pour permettre aux auboises et
aubois de se rendre à la fête :
- Le dimanche 11/09 :
départ de Troyes à 5h30
au siège de la Fédération)
- De Romilly à 6h15 (Bibliothèque Municipale)
Inscriptions & réservations au siège de la Fédération
du PCF: 03.25.73.43.40.
- Un copieux petit déjeuner est offert gratuitement à
larrivée au stand de lAube (retour vers 23 heures
30). |
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Les communistes aubois vous accueillent à lAuberge
Champenoise
Ambiance et convivialité
Où retrouver le stand de lAube ? Avenue Marcel Cachin
(sur le plan B 6)
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Bar à Champagne,
buvette, restaurant
Se restaurer sur le pouce ?
La poêlée Auboise
à emporter
En barquette
6 ,00 € ou sandwich
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La poêlée
Auboise
Elle sera à lhonneur de nouveau cette année. Point
de sophistication ni de mystères, cest un plat authentique
et original à base dandouillettes de Troyes, de fromage
de Chaource et de pommes de terres poêlées et nappées
dune onctueuse sauce à la crème fraîche.
Ce qui fait la différence, cest que nos produits régionaux
sont de qualité, de notre département lAube, et
confectionnés par des chefs qui ont lamour du terroir.
Pour 10 ,00 €
La soupe Champenoise vous sera offerte
en apéritif avant la Poêlée. |
Pour ceux qui souhaitent passer un agréable
moment de détente et de dégustation
Notre menu
complet et gastronomique
Soupe Champenoise offerte en apéritif
Salade de la fôret dOthe au vinaigre de Cidre
Poêlée Auboise
Fromage de Chaource et dessert
17,00 € |
La faillite du
RS10 football à limage de 16 ans de gestion de Romilly
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Tu dois bien rigoler en voyant ce qui se passe au RS 10 foot
!
Jai cinquante fois entendu cette phrase depuis le début
juin. Pourtant, si ce fiasco du football était largement
prévisible, je me suis suffisamment battu pendant douze
ans, cela ne peut que profondément me navrer de voir comment,
à Romilly, le sport le plus populaire, à limage
de léconomie, du social, de lemploi ou des
finances locales, seffondre lamentablement, laissant en
souffrance des dizaines damoureux du ballon rond.
Pourquoi et comment en est-on arrivé là !
La politique pour les uns, lincompétence pour les
autres... cest vrai mais pas seulement. Dabord et
avant tout, une haine féroce des tenants de la municipalité,
Cartelet en tête, depuis leur arrivée aux affaires.
Ils nont en effet jamais cessé de manoeuvrer, de
conspirer contre le grand club municipal, première structure
sportive du département, coupable à leurs yeux davoir
été créé et géré le
plus souvent, par des militants communistes. Longtemps en compétition
avec le club adverse lASR (soutenu par le patronat), il
avait largement pris le meilleur depuis vingt ans et représentait
fièrement lune des images les plus dynamiques de
notre cité. Il fallait donc à tout prix le faire
disparaître par tous les moyens (manoeuvres, coups tordus,
pression politique et financière...). Je noublierai
jamais la cabale honteuse menée avec laide de certains
dirigeants du rugby ! Tel était lun des enjeux de
lélection municipale de 2001. Car, la conception
qui était et reste la mienne depuis toujours, na
rien à voir avec celle prônée par Cartelet,
Brain, Mignot et consorts. Le club omnisports doit être
un outil au service des sportifs Romillons et des alentours, construit,
organisé et structuré par eux, pour eux, et en tout
premier lieu notre jeunesse, école du vivre ensemble, du
respect collectif, des règles partagées et acceptées,
du dépassement de soi dans lamitié et la convivialité.
La mise en place de sept emplois jeunes, tous Romillons (et dont
il ne reste rien), en était une parfaite illustration.
Malheureusement, lenjeu na pas été perçu
suffisamment, et il fallut laisser la place à des gens
pour qui le but était de casser, sans avoir aucun projet
réel de construction nouvelle. «Si nous ne pouvons
imposer nos
choix de gré, nous le ferons de force», tel était
le discours de ladjoint aux sports Brain, dont chacun sait
quil dut depuis démissionner de son poste, aux prises

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avec la justice dans
une sombre affaire immobilière...
Le RS10 est né, monstre froid, sans histoire ni réelle
perspective, victoire à la Pyrrhus de gens médiocres,
imposant leur vengeance et leurs frustrations, incapable de présenter
un projet, et encore moins de le porter. A limage de bien
dautres domaines dans notre ville, il arriva ce qui était
inéluctable, et voici aujourdhui la deuxième
ville du département de lAube risée de tous,
incapable de donner lassurance aux gosses de nos quartiers
quils pourront dans des conditions satisfaisantes, assouvir
leur passion en septembre prochain. Quel écoeurement, quel
gâchis pour ceux qui, durant des années, je les connais
bien, se sont donnés sans compter. Je pense à tous
ces dirigeants, ces éducateurs et les assure de toute mon
amitié.
Et demain ?
La vie ne sarrête pas et souvent il faut aller au
bout de la décomposition pour jeter les bases de la reconstruction
et du renouveau. Dans le sport, comme dans léconomique,
le social, lemploi, nous devons regarder vers lavenir.
Notre ville est à terre, sinistrée disent certains.
Ceux qui lont gérée depuis 16 ans la laisseront
exsangue, il faudra relever le défi, reconstruire avec
toutes les bonnes volontés, sur des principes de solidarité
et desprit collectif. Cest dans ladversité
que lon puise les ressources nécessaires pour se
battre et rebondir.
Dores et déjà, il nous faut penser les structures
et la politique nouvelle, garante de lénergie et
lenthousiasme nécessaires au service de nos concitoyens.
Sur le plan sportif, tourner le dos aux effets dannonces
démagogiques et ridicules, mettre en place les moyens structurels
(stade des hauts Buissons), humains, financiers, dans les limites
sérieuses de nos possibilités, avec des objectifs
faits pour servir ceux pour qui un club existe, et en particulier
une jeunesse romillonne qui a plus que jamais besoins de repères
et de responsabilisation. La tâche est aussi difficile quexaltante
et à limage de nos aînés, débarrassés
des ambitions personnelles, du sectarisme et de lesprit
dabandon, nous redonnerons à Romilly le rang naturel
qui est le sien.
Yves Bouteiller Conseiller municipal
de Romilly,
ancien président de lUSMR
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Romilly-sur-Seine
Nouveaux remous à la mairie Le directeur des services,
débarqué 15 mois après son entrée
en fonction.....
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Désenchantement : il suffit de lire les déclarations
des différents personnels de la mairie de Romilly, pour
être édifié !
A linstar de lentraîneur de football du RS10
embauché il y a moins de deux ans, le directeur général
des services quitte notre ville 15 mois après son arrivée,
et le regard quil porte sur la gestion et le comportement
de la municipalité est sans appel.
«Les élus nont rien compris au fonctionnement
dune collectivité» pour lun, «nous
vivons en pleine guerre de cent ans» pour lautre ;
bref, lincompétence notoire qui règne à
la tête de Romilly depuis 16 ans saute aux yeux, et ce ne
sont plus seulement les élus communistes qui montent au
créneau pour la dénoncer.
Pourtant, larrivée de Pierre Duboc avait apporté
à notre cité, un souffle et une dynamique nouvelle.
Une certaine ouverture desprit, le respect des élus
de loppositon, la courtoisie et labord facile de lhomme,
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nous semblaient autant
déléments positifs au service des Romillons.
Malheureusement, il semble que seules, la flagornerie et la médiocrité
ont droit de cité à la mairie, où, de plus
en plus, alors que fusent les critiques de toutes parts, lautoritarisme
et le sectarisme sont devenus les seuls critères de fonctionnement
usités.
Après le départ précipité du trésorier
payeur général, coupable du crime de lèse
majesté consistant à présenter la situation
financière catastrophique mais réelle de notre ville
en 2002, un autre serviteur de la collectivité est congédié
sans vergogne. Cela ne participera pas à redorer limage
de notre ville de Romilly, si mise à mal depuis 1989 !
Quant à nous, nous saluerons Pierre Duboc et sa famille,
et souhaiterons bon vent à cet homme venu de louest.
Yves Bouteiller
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Romilly-sur-Seine
Souscription du PCF Heureux gagnants
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La souscription organisée chaque année par la section
de Romilly du PCF qui donne droit à une distribution gratuite
de lots connaît un réel succès.
Ceci sest encore trouvé confirmé à
loccasion de la remise des lots qui sest déroulée
le 29 juillet dernier au 66 rue de la Boule dOr, au cours
dune sympathique réception.
Après avoir félicité les militants communistes
de Romilly et plus particulièrement Jacqueline Piard, la
championne de la diffusion des bons de souscription, Yves Bouteiller,
le trésorier, rappela que largent collecté
était immédiatement réinvesti dans lactivité
du PCF pour la défense de la population et des salariés.
Il indiqua aussi que les principales sources de financement du
PCF étaient les cotisations, les souscriptions et le
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reversement par les élus
communistes des indemnités quils perçoivent
pour lexercice de leur mandat électif. Après
ces quelques mots, il fut procédé à la remise
des lots.
Le téléviseur 56 cm fut gagné par le gérant
du Kébab de la place des Martyrs, le VTT par Nelly Nau,
le micro-ondes par un couple de la rue Voltaire Sellières.
Une cafetière, cinq filets garnis et douze bouteilles de
champagne furent également remis ainsi quun lot à
tous ceux qui avaient acheté un carnet. Le tout était
arrosé de quelques coupes de champagne où déjà
on se projetait dans les prochaines initiatives. Sans doute, un
super loto dici la fin de lannée.
Joë Triché
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Comment financer
la sécurité sociale ?
Il est urgent de s'attaquer à la question du financement.....
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Comment trouver une solution durable et solide au financement
de la protection sociale ?
Comment enfin sortir du perpétuel débat sur le déficit
structurel de la sécu ?
Derrière la situation actuelle, nous trouvons des effets
démographiques profonds. En 1945, l'espérance de
vie était inférieure à l'age de la retraite.
Le rapport actifs/inactifs n'était pas non plus le même.
Depuis 60 ans, le pays a donc subi une modification très
profonde de ses mécanismes de solidarité. Dans le
domaine de la santé,de nouveaux problèmes se posent.
La demande de dépenses de santé est amenée
à croître, la population vieillit et les demandes
de soins de qualité augmentent. Les nouveaux traitements
sont plus coûteux.
Avec le débat sur le panier de soins, ce sont les questions
sur les limites de la solidarité qui apparaissent. Combien
d'années de travail assurer afin d'obtenir une retraite
à taux plein ? De bonnes nouvelles sont tout de même
à attendre. Ainsi la question de la dépendance se
pose essentiellement après 85 ans. En 2020 le revenu des
personnes de plus de 85 ans aura augmenté de 30 % et surtout
leur patrimoine aura augmenté de 400 %.
Le déficit de la sécurité sociale n'est pas
lié aux problèmes de la sécurité sociale,
mais au chômage. Il y a moins de rentrées de cotisations
sociales et davantage de problèmes de santé. La
question principale à résoudre est donc celle de
l'emploi. Depuis une vingtaine d'années, nous tournons
autour de 10 % de chômage.
Depuis deux décennies, les gouvernements mènent
une politique libérale de cadeaux au patronat qui n'a pas
donné les résultats promis.
Les politiques salariales ne sont guère généreuses.
La croissance de la masse salariale pour 2005 et 2006 vient par
deux fois en trois mois d'être révisée à
la baisse. En outre la part des salaires dans la valeur ajoutée
a sensiblement baissé au cours des quinze dernières
années.
Le financement actuel est donc complètement déconnecté
de la réalité des richesses produites.
De ce fait, alors que l'augmentation des dépenses de maladies
remboursées par la sécurité sociale s'est
sensiblement ralentie depuis la fin 2003, le déficit s'aggrave
et plus personne ne croit que l'objectif d'un retour à
l'équilibre puisse être atteint en 2007.
Les politiques de régulation suivies jusqu'à présent
sont à bout de souffle car elles ne prennent pas en compte
la dépense globale de santé. Le seul objectif est
de
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maîtriser les dépenses
remboursées par l'assurance maladie obligatoire, mais cela
se fait au prix d'une déconnection croissante avec les
dépenses de santé réelles que supportent
les ménages, soit directement, soit à travers leur
couverture complémentaire. L'envolée du forfait
hospitalier, la contribution forfaitaire de 1 euro par acte et
consultation, la liberté tarifaire concrétisée
par la convention médicale sont là pour le prouver.
S'il y avait une réforme à faire, ce serait donc
celle du changement de l'assiette de calcul des cotisations patronales.
Celles-ci sont calculées sur la masse salariale. Cette
méthode est injuste et pénalise l'emploi. Deux entreprises
ayant la même masse salariale auront à régler
le même montant de cotisations sociales, même si l'une
vivote et l'autre est très profitable.
Il existe ainsi des propositions consistant à calculer
les cotisations sur la valeur ajoutée créée
par l'entreprise, c'est-à-dire sur la richesse économique
réellement produite par l'entreprise.
Cela ressemblerait à l'impôt sur le bénéfice
sur les sociétés. Plus une entreprise créera
de bénéfices, plus elle cotisera. Cette formule
ne pénalisera pas les entreprises ne réalisant pas
de bénéfices. Celles-ci pourront conserver leur
personnel. L'assiette des cotisations pourrait comporter trois
éléments : la masse salariale, les bénéfices
et les produits financiers qu'elle a gagnés sur les marchés
financiers.
Malheureusement le MEDEF ne devrait pas accepter un nouveau calcul
de cotisations patronales organisant la solidarité entre
les entreprises, et ce pour une raison très claire. Comme
ce nouveau calcul intéresserait d'abord les petites entreprises
et que le MEDEF représente les grandes entreprises, celui-ci
n'en voudra pas. Pourtant avec cette méthode, la loi de
financement de la sécurité sociale peut fixer une
enveloppe de dépenses pour l'année nécessaire
à une couverture convenable des assurés sociaux.
Le taux de cotisation serait ensuite variable, d'une année
sur l'autre, selon la richesse de l'entreprise.
Les Mutuelles de France considèrent qu'il faut impérativement
élargir l'assiette du financement à la valeur ajoutée
produite par les entreprises, ce qui permettra d'obtenir un financement
plus juste et plus dynamique..
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Centrale nucléaire
Pour un statut des salariés
de la sous-traitance
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Depuis de nombreuses années, la fédération
CGT mines-énergie dénonce la politique de sous-traitance
de la maintenance dans les centrales nucléaires.
Ayant une centrale nucléaire sur notre bassin demploi
et une section syndicale à lintérieur depuis
sa création, nous avons pu constater lévolution
de la politique de sous-traitance (qui dannée en
année est de plus en plus dégradée). La stratégie
des directions est de confier la maintenance à des sociétés
privées (EDF et AREVA par lintermédiaire dactionnariat
minoritaire ou majoritaire sont parfois dans le capital de ces
sociétés), ce qui a pour but davoir une maintenance
à moindre coût.
En effet, comme dans les autres branches, la mise en concurrence
des salariés (agents EDF et salariés du privé)
est force de loi. On peut en constater les effets pervers : bas
salaires, pas de perspective de carrière dûe à
une multitude de conventions collectives qui pour la plupart ne
correspondent en rien aux métiers exercés, formation
au minimum, frais de déplacement minimums sont le lot quotidien
des salariés dentreprises prestataires.
La rentabilité a pris le pas sur le service public et la
sécurité.
Devant ce dumping social avéré qui pourrait avoir
comme conséquence une remise en cause de la qualité
de maintenance, noublions pas que nous sommes dans une industrie
nucléaire. La CGT revendique un statut du travailleur de
lénergie avec des garanties sociales et salariales
de haut niveau qui aura pour but de faire

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cesser cette exploitation
au quotidien des salariés prestataires et davoir
une maintenance digne de ce nom et qui servira de modèles
à dautres professions (la construction navale nous
a donné un exemple criant de dumping social avec les salariés
polonais sous-traitants dAlsthom).
On ne peut pas comme a fait EDF, signer un accord international
de responsabilité sociale dentreprise avec les organisations
syndicales de toutes ses filiales dans le monde et laisser sur
son territoire national des salariés être exploités
socialement; surtout que certains travaillent depuis des années
pour EDF et qu'ils ont participé à une maintenance
de qualité qui a à fait la réputation du
sérieux en matière de sûreté d'EDF.
Depuis de nombreuses années, avec l'ouverture du marché
électrique en Europe, ce n'est plus un service public de
qualité qui compte, mais la rentabilité à
tout prix, ce qui a et aura des conséquences néfastes
pour la maintenance, pour les salariés de la branche, pour
les salariés des entreprises prestataires et bien évidemment
pour l'usager qui verra augmenter son tarif. La préoccupation
d'EDF n'est pas l'investissement pour la sécurité
ou les besoins énergétiques de l'avenir, mais la
spéculation financière pour répondre à
l'obsession des actionnaires : le taux de rentabilité.
Christophe Latrasse
Militant CGT de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
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Culture
Lamour des mots de Louis Calaferté
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José Renault et l'Alliage Théâtre (1) viennent
de nous donner une fois encore la preuve de leur professionnalisme
au théâtre, un théâtre qui se fait encore
avec des mots, des situations, des dénouements attendus
à la fin, au coin du bois de la scène. Ce n'est
plus toujours le cas quand on a subi en Avignon certains spectacles
"polyvalents" dont le vain bavardage, l'outrance et
le flou artistique font le trottoir. Ici, le metteur en scène
privilégie d'ailleurs davantage les textes que l'esthétique
et souhaite mettre le spectateur en gésine, afin qu'il
participe lui aussi au travail de création. On ne va tout
de même pas lui offrir le confort dans un fauteuil. Qu'il
désespère un peu, qu'il cherche aussi !
José Renault a déjà produit Quai Ouest de
Koltès et Chat en Poche de Feydeau. Ils se sont attaqués
cette fois à Calaferte, auteur issu de l'immigration italienne
dans les années 30 et qui s'est mis à écrire
des uvres originales, dont une première, Septentrion,
1963, qui connut la gloire de la censure.
L'amour des mots est un divertissant vagabondage, une invitation
au voyage dans les mots vrais ou inventés, un détournement
de langue, la mise au flou d'un nouveau dictionnaire. Il y a,
nous dit le metteur en scène, du Beckett, du Ionesco ou
du Tardieu dans cette uvre là. Les connaisseurs s'y
retrouveront. Nous avons vu dans cette oeuvre présentée
en Avignon, une merveilleuse digression sur la langue, un voyage
à l'intérieur des
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mots, un feu de joie,
un jeu de massacre, une liberté carnavalesque, et nous
avons éprouvé un plaisir immense comme en musique
on l'aurait eue à l'écoute d'un Satie rencontrant
Messian et Chostakovitch à la fois. Quelle ivresse, quelle
volupté ! Les auteurs d'aujourd'hui (Michaux, poète,
Novarina au théâtre) depuis la révolution
surréaliste ont tenté de subvertir le langage à
la manière des musiciens sériels voulant se libérer
de la tonalité. L'humour et l'ivresse du langage heureusement
ici nous sauvent des systèmes.
L'histoire est celle d'une très jeune élève
confiée à un professeur fou de mots qu'il invente
et mélange. La jeune fille, patiemment, devient son sosie,
son ombre portée avec prise de liberté et tendance
au libertinage Les deux acteurs, Jean Michel Guérin et
Mélanie Faye sont parfaits pour extirper la folie et l'ivresse
de ce texte, elle en petite fille qui dépasse son modèle,
lui en précepteur d'une redoutable efficacité.
Jean Lefèvre
(1)Installée à Reims, cette Compagnie
qui travaille le répertoire ancien ou contemporain est
actuellement " en résidence " sur la Scène
conventionnée de Vitry le François dirigée
par Didier Lecorre
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