La Dépêche de l'Aube n°764 du Jeudi 13 mai 2004 La Dépêche de l'Aube n°764 du Jeudi 13 mai 2004

La dépêche de l'Aube n°764 du Jeudi 13 mai 2004

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Europe
Indispensable référendum

L’exigence de démocratie autour du projet de constitution européenne monte.
Les trois quarts des Français (74%) sont favorables selon un sondage du CSA à l'organisation d'un référendum sur le sujet. Après la Grande-Bretagne où Blair a dû tenir compte de la pression d'une opinion désireuse de pouvoir s'exprimer sur une question aussi déterminante pour l'avenir, d'autres pays, comme le Danemark ou l'Irlande se sont finalement prononcés pour un processus de ratification par voie référendaire et la Pologne ou encore les Pays-Bas envisagent désormais très sérieusement d'y recourir. Il faut tout faire pour que Jacques Chirac ne puisse plus esquiver l'obstacle. L'enjeu est en effet bien trop important pour que la question soit réglée en catimini et que le débat national sur ce thème soit circonscrit autour d'une réunion du congrès (les deux chambres du Parlement).
La B.C.E. détient des pouvoirs exorbitants
Il y va de la démocratie, de la transparence, de la construction de l'Europe. Celle-ci est en crise en dépit de l'élargissement qu'on s'apprête à fêter en grandes pompes le 1er mai prochain. Et le mal est bien trop grave pour se réduire à ce "déficit démocratique" si unanimement reconnu que la formule en prend un caractère suspect. Dans la construction actuelle, les vrais centres décisionnels ont été placés délibérément hors de portée comme pour les protéger des aspirations des Européens. La banque centrale européenne (BCE) dispose ainsi de pouvoirs exorbitants, totalement dévoués à la stabilité des prix, à la surveillance des salaires, au rationnement des dépenses sociales qui sont autant de critères imposés par les marchés financiers pour garantir le niveau de rentabilité le plus élevé possible à l'argent placé en Bourse. La BCE est flanquée du pacte de stabilité pour imposer la discipline correspondante aux États membres.


Le PS et les Verts en accord avec la convention Giscard
Ce cadre porte une dimension fédérale, voire centralisatrice car il nivèle les options des pays, des régions en dépit de l'émergence de besoins tout autres qui appellent au contraire une approche diversifiée et décentralisée dans une Europe très hétérogène. C'est cette politique qui est à l'origine de la crise de l'Europe. C'est elle qui pousse aux réformes économiques convergentes sur les retraites, l'assurance maladie, le marché du travail. Et c'est donc elle qui très concrètement nourrit à la fois la méfiance des citoyens pour la question européenne en même temps que leur résistance aux projets antisociaux des Gerhard Schroder, Jean-Pierre Raffarin, Sylvio Berlusconi et consorts.
La constitution européenne issue de la convention présidée par Giscard d'Estaing est appouvée par le PS et les Verts loin de résoudre cette crise autant de fond que de légitimation de l'Europe, pousse encore plus loin cette logique visant à se garder coûte que coûte des aspirations des Européens. Son livre III en fournit une illustration éclatante. "La concurrence libre et non faussée", le jeu du "marché" y sont institutionnalisés et deviennent donc le cadre intangible pour tous les citoyens. Toute politique qui viserait à répondre aux aspirations à une construction toute différente, capable de conforter et d'élargir les protections sociales, de développer l'accès à la formation et à de vrais emplois bien rémunérés pourrait ainsi y être déclarée hors-jeu.
Les promoteurs de cette fuite en avant dans la construction libérale de l'UE ont peur du débat. Il faut le leur imposer. Non seulement au nom des règles élémentaires de la démocratie, mais parce qu'il est crucial si l'on veut dépasser la crise et construire une Europe réellement solidaire.

Joë Triché, JP Cornevin, Catherine Mills (initiatrice de l’appel “contre la privatisation de l’assurance maladie”), P. Mathieu

Touche pas à ma Sécu !

 

Catherine Mills, est membre de la direction nationale du PCF, et spécialiste des questions de santé et de protection sociale. Elle est en outre initiatrice de l’appel «contre la privatisation de la sécurité sociale pour une réforme progressiste». Elle animait mardi soir 11 mai, une réunion de travail sur les dangers de la réforme que s’apprête à présenter la droite au parlement. Une cinquantaine de militants communistes et sympatisants ont assisté à cette rencontre. L’objectif de cette initiative était d’informer sur l’urgence qu’il y a à répondre à l’appel de Marie-George Buffet de lancer partout en France des comités de résistance pour l’avenir de la sécurité sociale. Il s’agit d’appeler à se rassembler, la population, les forces associatives, syndicales et politiques qui veulent défendre et développer la sécurité sociale à se rassembler :
- afin de débattre et confronter les analyses et les propositions de chacun pour coélaborer une réforme alternative.

- de décider d’actions et d’initiatives publiques pour les soutenir.
Si nous ne portons pas le débat au coeur de la population, si un grand mouvement populaire ne se forme pas pour défendre la sécurité sociale, le risque est grand de voir son éclatement et sa privatisation.
Dans son intervention, Catherine Mills a notamment souligné que la réforme que veut faire passer la droite est la copie conforme des propositions du Medef et que ses conséquences seront infiniment plus dévastatrices que le plan Juppé.
Il a été décidé de s’adresser à l’ensemble des forces progressistes auboises et des personnalités sensibles à ces questions, pour les appeler à ces rassemblements au sein du comité de défense et d’avenir de la sécurité sociale.

Les communistes Aubois ont décidé
Les 4, 5 et 6 mai, les communistes Aubois étaient appelés à ratifier la liste «Grand Est» pour l’élection Européenne ainsi que de donner mandat pour la création du parti de la gauche Européenne.
A 94,15 %, ils ont voté pour la liste des candidats qui leur était proposé pour le «Grand Est», 3,19 % contre, 2,66 % d’abstention. Ils se sont exprimés à 97,38 % pour la création d’un parti de gauche européen, 2,09 % contre, 0,52 % d’abstention .
Humeurs

Pacification
Ce qui me met en colère cette semaine, c'est l'affaire des tortures en Irak. D'abord, cela va de soi, pour les sévices infligés aux prisonniers. Mais je me dis quand même que les guerres ne sont jamais propres, qu'il y a dans tous les camps des types qui s'éclatent en se vengeant des frousses qu'ils ont eues, des cinglés qui se font rigoler le bidule, des lèche-culs qui en rajoutent et des ordres qui viennent d'en-haut pour obtenir des renseignements et cela s'appelle la torture et c'est "top secret d'état". Il y a donc la conduite immuable des troupes coloniales apportant la civilisation, qui pour cela violent, gégènent et tuent, et, grâce aux progrès technologiques, exterminent les civils et assassinent en toute légalité internationale.
Alors, cette campagne pour dénoncer les pratiques américaines ou anglaises peuvent émouvoir les cœurs tendres comme le mien, mais je n'irai pas jusqu'à m'apitoyer sur les regrets de Blair et les tourments moraux de Bush. Sharon commet mêmes méfaits et s'en félicite. Je n'entends pas la presse se déchaîner à ce sujet. La France a bien pratiqué en son temps la "question" et la "pacification" par République interposée. L'évocation n'en sera pas faite.
Ce qui semble nouveau concernant les E.U, c'est que ceux-ci ont mis en place de nombreux commandos privés, genre de sociétés mixtes, cotées en bourse, qui agissent dans l'ombre et partout dans le monde, pour appuyer l'armée et mettre au pas les peuples qui ne se plient pas à la loi capitaliste.

Malicette

Marie-George BUFFET " Un peu de courage"
C'est le titre de l’ouvrage de Marie-George Buffet, et qui veut répondre à l’envie de débats politiques.Changer la société, cela a-t-il encore un sens ? Poser cette question, c’est se demander si la politique en général et la gauche en particulier ont encore une raison d’être. Peut-on rêver à une société du vivre ensemble ? Peut-on bâtir d’autres rapports sociaux ? Peut-on agir pour un autre monde ? Ou bien est-ce illusoire et faut-il se plier aux exigences des marchés financiers ? Le traumatisme du 21 avril 2002 a marqué la vie politique française durablement et il serait trop facile de tourner la page. Pour ne pas courir vers de nouvelles déceptions, il faut plus que jamais en tirer toutes les leçons. Depuis ce jour, le Parti communiste a affronté les questions qui lui étaient posées et cherché à remettre la politique sur la place publique afin qu’elle devienne l’affaire de tous. Son idée ? Il faut qu’émerge une véritable alternative politique, et elle ne pourra pas se bâtir sans le peuple.
La C G T dit :“Non au travail gratuit obligatoire !”

Les amendements tendant à modifier quelques modalités d’application de ce dispositif inique ne changent rien au fond : travail le lundi de Pentecôte, suppression d’un jour férié, sacrifice d’un jour de RTT, ou heures supplémentaires non payées, le résultat est le même : le produit de cette journée de travail obligatoire non payée n’ira ni aux personnes âgées ni aux handicapés, mais entrera directement dans la poche des employeurs. C’est l’allongement de la durée légale du travail que ne cesse de réclamer le MEDEF. C’est l’obligation faite aux salariés de faire cadeau d’une journée de travail à leur patron. L’introduction dans le Code du travail de la notion de travail obligatoire non rémunéré constitue un dangereux précédent qui n’est
pas sans rappeler les corvées du Moyen Äge.

Quant à la prétendue contrepartie : une cotisation patronale de 0,3% dont le versement effectif et la pérennité sont loin d’être assurés, elle représente à peine la moitié des salaires que les employeurs auraient dû payer pour cette journée. Elle ira alimenter une caisse qui contribue à l’éclatement du système de protection sociale et dont l’utilisation des fonds est plus qu’incertaine.
Les problèmes du handicap, de la dépendance, des personnes âgées doivent faire partie de la nécessaire réforme d’ensemble du financement de l’assurance maladie et de la protection sociale. C’est pourquoi la CGT demande l’abondon pur et simple de ce dispositif injuste et inefficace .

Appel de Résistants

Cet appel d’anciens résistants qui ne renoncent pas, malgré les années, à se battre pour que les conquêtes sociales qu’on doit à leur lutte héroïque ne soient pas détruites, nous encourage à mener ce combat.
La constitution d'une coordination nationale des résistances apparaît de plus en plus comme une nécessité de la période actuelle.
L'Appel des Résistants
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :
Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 :
Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des "féodalités économiques ", droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.
Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance" pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : "Créer, c'est résister.
Résister, c'est créer".


Signataires :
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey

Deuil


Nous avons appris avec tristesse le décès d'Henriette Montagne, survenu le 23 avril à Sainte-Savine. Henriette était l'épouse du colonel Georges Guingouin (1), compagnon de la Libération. Toute sa vie a été consacrée à la lutte et l'on se souvient qu'elle partagea ces longues années de résistance contre l'occupant nazi avec son époux, héros de la Résistance, libérateur de Limoges. Elle dut même affronter dix ans plus tard l'injustice quand Georges GUINGOUIN fut à tort, emprisonné à Tulle.
Henriette et Georges étaient deux enseignants aubois qui exercèrent leur profession à Montiéramey en particulier.
Nous adressons à notre ami Georges Guingouin et à sa famille nos plus sincères condoléances.


La Fédération du PCF


(1) Georges Guingouin vient de signer avec d'autres Résistants (les époux Aubrac, Georges Séguy, Germaine Tillon…) un manifeste contre la suppression des acquis sociaux de la Résistance dont nous reparlerons.


Nos peines

Adieu Alain

C’est avec peine que nous venons d’apprendre le décès de notre camarade Alain Mansard. Fidèle à son parti, il aura participé à son activité jusqu’à son dernier souffle. Alain est arrivé à Romilly il y a une vingtaine d’années. Auparavant, il militait dans la région de Nancy où il participa dans les années 80 avec la CGT à la défense de la radio locale «Lorraine Coeur d’Acier !».Les camarades qui l’ont bien connu s’inclinent devant sa dépouille. Adieu Alain.


PCF Romilly

Le siège de Leningrad au Théâtre de la Madeleine

La Compagnie Prétexte & Co n’a pas manqué d’ambition en présentant le Siège de Léningrad, pièce assez complexe et retorse de l’Espagnol José Santis Sinisterra.
Né en 1940 en pleine guerre civile, Sinisterra n'a pas cessé de lutter contre le franquisme non sans jongler avec le pouvoir en place, inventant un méta-théâtre (un après-théâtre) "métissé, bâtard, impur qui va vers la trahison des règles…" Cela devrait rappeler le "mentir-vrai" d'Aragon consistant à mélanger habilement réel et fiction, ou Brecht encore, inventeur de la distanciation qui devient chez Sinisterra du grand écart. Qui mesurera en effet la surprise que provoquent les chœurs de l'Armée rouge dans un théâtre vide et voué à la destruction ?
Patrick Mourez qui a monté cette pièce a obéi aux règles de ce théâtre, réduisant les décors, refusant les moyens spectaculaires, et restant dans l'ambiguïté et le clair-obscur qui ont plongé le spectateur dans une incertitude haletante. Étaient conviés Brecht autant que Beckett ou Kafka sans oublier l'histoire contemporaine ainsi que le laisse supposer le fameux siège de la ville martyre de Leningrad. Mais du siège de Leningrad il ne fut pas question car il ne s'agissait là que du titre d'une pièce chimérique. Le but était en effet de montrer comment deux personnages, rescapés des temps passés, allaient accepter leur nouveau destin : la destruction annoncée du Théâtre des Chimères, si prospère autrefois, aujourd'hui assiégé par les bulldozers qui veulent en faire un parking. Que va devenir "ce lieu Sacré de la consommation de l'Esprit,

transformé en un sacré lieu de l'esprit de consommation", comme dit joliment P. Mourez. Mais le nouveau monde assiège aussi l'ancien, la mondialisation assiège les rêves collectivistes et les espoirs de reconquête d'une vie plus émancipée, la vie assiège la mort. Tout est donc dans l'art de subir ou de résister. Les deux actrices, est-ce le fait de leur nature ou de la direction d'acteurs, font preuve d'une vigueur exemplaire qui exclut le pessimisme. Il y a jalousie, rancœur, nostalgie, mais il y a combat et discussion autour de la conduite à tenir pour sauver le théâtre. Bérangère Lamy et Annie Kobik font preuve de force et d'intelligence pour extraire le radium de la pechblende, minerai particulièrement complexe et dangereux qui compose la pièce de Sinisterra. Elles surprennent par leur engagement artistique, dans ce contexte scénique particulièrement froid, heureusement rehaussé par le travail pictural de Béatrice Witdouck.
M'accusera-t-on de politiser l'art si je perçois en filigrane les leçons qu'on peut tirer du socialisme non abouti, de la relecture nécessaire de la pensée de Marx , telle qu'aujourd'hui l'offre Lucien Sève ? Sinisterra n'a-t-il pas extrait de la dictature franquiste comme des erreurs des Républicains ou des errements des artistes espagnols, une nouvelle façon de voir ? Il ne faut plus penser à travers les idéologies mais épouser la cause des gens qui les subissent.
Le Théâtre de la Madeleine sait trouver dans le tissu artistique local des partenaires qui enrichissent notre écoute du monde.


J.L.

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