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La dépêche de l'Aube n°815
du Vendredi 6 mai
2005
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Référendum
- Délocalisations
Avec le « non »
arrêtons le massacre !
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Depuis vingt ans, notre département et les salariés
aubois ont terriblement souffert des délocalisations.
20 000 emplois textiles ont disparu auxquels il faut ajouter ceux
dau-tres branches industrielles. Aujourdhui, en
effet, aucun secteur nest épargné, même
les activités de services se trouvent touchées.
Le traité de Maastricht adopté dextrême
justesse dans notre pays a ouvert en grand les vannes puisque
son principe a été de créer «un marché
ouvert où la concurrence est libre». Dix ans après,
on voit le résultat. Deux millions de chômeurs en
plus en Europe et soixante millions de précaires qui vivent
dans la pauvreté. Il est donc temps de dire «Non»
ça suffit. Nous en avons la possibilité le 29 mai.
Attention loccasion ne se représentera pas de sitôt.
Alerte sociale : un million demplois menacés par
la libre concurrence
Depuis le 31 décembre 2004, les quotas dimportation
avec la Chine ont été supprimés pour lindustrie
textile menaçant des dizaines de milliers demplois
en France et en Europe. A quelques semaines du référendum,
comme ils lont fait avec la directive Bolkestein, Raffarin
et ses ministres font mine de sinquiéter de cette
situation alors que lEtat français a participé
à toutes les négociations internationales qui ont
conduit à la prise de cette décision. Or, ce sont
les centrales dachat de la grande distribution et les entreprises
qui ont délocalisé leur production qui seules bénéficient
de ces choix. Le Conseil général de lAube
qui sest récemment rendu en Chine, (les élus
communistes ny ont pas participé), a visité
à.Chang-Haï une usine Lacoste. Les Aubois noublient
pas que ce groupe a supprimé des milliers demplois
dans lAube et dans notre pays.
Ainsi, les différents experts saccordent pour reconnaître
que la fin des quotas se traduira en 2005 par la perte de 20 000
emplois du textile dans notre pays. Entre 500 et 800 emplois se
trouvent donc à nouveau menacés dans notre département.
Une étude commandée par la commission des finances
du Sénat, mais gardée secrète jusquau
30 mai, confirme chiffre à lappui, la gravité
des menaces y compris pour les emplois de services. Réalisée
par le cabinet Katalyse, elle prévoit, dans les cinq prochaines
années 2006/2010 «la délocalisation de 202000
emplois de ser-vices soit 22% de la création net demplois
salariés au cours des cinq prochaines années».
Des mesures de sauvegarde doivent être immédiatement
prises
Cela fait déjà bien longtemps que les communistes
les réclament. Par exemple, en janvier 2003, Francis Wurtz,
député européen, intervenant pour le compte
des salariés du groupe Jacquemard, indiquait dans un courrier
adressé au président de la commission européenne
que «des mesures protectrices adaptées à cette
situation exceptionnelle doivent être étudiées»
et que «le gel temporaire des importations et des délocalisations
devrait être décidé afin de pouvoir organiser
en coopération une maîtrise des marchés, une
évolution des productions et des emplois vers de plus hauts
niveaux de valeur ajoutée et de qualification dans la sécurité
des salaires et des bassins concernés».
Au mois de janvier de cette année, les élus communistes
du Conseil général ont proposé un voeu demandant
à la commission européenne de prendre des mesures
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sauvegarde et Pierre Mathieu,
vice-président du Conseil régional sest adressé
dans ce sens au Premier ministre JP Raffarin.
Mais malheureusement, on peut craindre que les gesticulations
du gouvernement et des instances européennes naboutissent
sur pas grand chose car toutes restrictions des importations pénaliseraient
les patrons qui ont délocalisé en Chine et la grande
distribution qui sapprovisionne dans ce pays pour réaliser
de substantiels profits.
La constitution Giscard ne protège pas nos industries et
nos emplois des délocalisations, au contraire elle les
organise
Pour sen convaincre, il ny a quà se reporter
aux articles III-137 et III-314 (voir encadré)
Les choses ont ainsi le mérite de la clarté ; avec
la constitution Giscard, le principe des délocalisations
y est clairement inscrit. Cest pour cette raison quil
ne peut y avoir dEurope sociale avec ce traité car
elle serait un frein au dumping social, source de profits considérables
pour les patrons. En votant «Oui», chacune et chacun
doit bien mesurer les conséquences de ce choix pour lui-même
et ses enfants. Par contre, en votant «Non», nous
allons rejeter ces pratiques et jeter les bases de la renégociation
dun autre traité qui prendra en compte nos attentes
en matière demplois, de protection des salariés,
dEurope sociale...
Joë Triché
Larticle III - 137 entend
en finir avec les «restrictions» à la liberté
détablissement «dagences, de succursales
ou de filiales» dentreprises établies à
létranger, dans un Etat membre de lUnion.
Cest en quelque sorte un droit à «délocaliser»
lactivité des sociétés où
bon leur semble sur lensemble du territoire européen,
et particulièrement chez ceux de ses Etats qui se refusent
à abandonner leurs niveaux de pression fiscale et sociale
avantageux pour le capital.
Larticle III - 314 «Par létablissement
dune union douanière conformément à
larticle III - 151, lUnion contribue, dans lintérêt
commun, au développement harmonieux du commerce mondial,
à la suppression progressive des restrictions aux échanges
internationaux et aux investissements étrangers directs,
ainsi quà la réduction des barrières
douanières et autres».
Commentaire : La suppression progressive des restrictions
aux échanges internationaux et aux investissements
étrangers directs et la réduction des barrières
douanières comme lindique cet article III-314
prend clairement en compte les attentes dun patronat
qui délocalise. Ainsi, la fin des quotas textiles en
provenance de Chine peut donc être considérée
comme la levée dune restriction aux échanges.
Mais avec la constitution Giscard, tout ceci devient la loi
fondamentale de lUnion à laquelle on ne pourra
pas toucher sans laccord de tous les pays qui composent
lUnion européenne. |
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Lundi
de Pentecôte :
les salariés travaillent «gratos» le Medef
dit : formidable
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Avec la mise en place de la "journée de solidarité",
le lundi de Pentecôte, la durée légale du
travail des salariés français a augmenté
: elle est passée de 1600 à 1607 heures annuelles
ou de 217 à 218 jours pour les cadres en forfait jour,
le tout sans augmentation de salaire.
La première hausse de la durée légale du
travail depuis plus d'un siècle. Vue depuis le porte-monnaie
des salariés, la "journée de solidarité"
est donc une journée de travail gratuit. C'est ce qu'il
faut retenir de cette mesure instaurée par la loi du 30
juin 2004 sous prétexte de financer la dépendance
des personnes âgées ou handicapées. Elle avait
été imaginée par le gouvernement au lendemain
de la canicule de l'été 2003, au cours de laquelle
près de 15 000 personnes âgées ont trouvé
la mort. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, avait appelé
à un "surcroît de fraternité", et
mis les salariés français à la corvée.
Le principe est simple : les salariés relevant du Code
du travail et les fonctionnaires doivent donner littéralement
une journée de travail. Il s'agit obligatoirement d'un
jour précédemment non travaillé, hormis un
dimanche ou le 1er mai. Dans le privé, il est déterminé
par la négociation collective ou fixé au lundi de
Pentecôte en l'absence

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d'accord. Ce jour de travail
n'est pas rémunéré sauf si le salarié
travaille plus de sept heures, limite au-delà de laquelle
le travail ouvre droit à rémunération. Ces
règles concernent les salariés dont le salaire est
mensualisé, pour lesquels le jour choisi était auparavant
chômé et payé. Ceux pour qui cette journée
était chômée mais non payée (travailleurs
temporaires, saisonniers
) seront eux rémunérés
s'ils travaillent ce jour-là ; dans le cas contraire, ils
auraient payé deux fois, en travaillant, et en perdant
du salaire !
À qui les salariés donnent-ils cette journée
de travail ? Essentiellement à leur employeur. Celui-ci
doit bien verser une contribution de 0,3% de la masse salariale,
mais c'est moins que les salaires qu'il aurait dû verser.
En contrepartie, il ne verse donc aucun salaire, aucune cotisation
sociale et dispose de la production de la journée.
Il s'agit bien d'une augmentation du temps de travail, qui explique
les réactions enthousiastes du Medef à l'annonce
de cette mesure : "Formidable", s'est exclamé
son président E.A. Seillière, tandis que Guillaume
Sarkozy, son numéro deux, trouvait à la mesure "quelque
chose de romantique"
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Les
Européen pour le NON
Georges
Debunne, syndicaliste, fondateur de la Confédération
européenne des syndicats
Oskar Lafontaine,
ex-président du Parti social-démocrates
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Georges
Debunne, syndicaliste, fondateur de la Confédération
européenne des syndicats
«La vérité, cest que le texte enterre
lEurope sociale. En renforçant tous les mécanismes
qui favorisent le dumping social et en déniant au niveau
européen les droits qui existent dans certaines législations
nationales, mais pas dans toutes. Ce que jappelle les droits
sociaux à prestation, comme le droit à une retraite,
à la pension dinvalidité, au remboursement des
soins de santé, à la reconnaissance de laccident
du travail... Il y a des tas de pays dans lunion élargie,
où ça nexiste pas... Mais le mouvement de refus
de cette constitution grandit. Dans mon ancien syndicat par exemple,
la Confédération générale des services
publics, les congressites réunis à Ostende se sont
prononcés à lunanimité contre le texte,
une bonne partie de la FGTB liégeoise aussi.»
Oskar
Lafontaine, ex-président du Parti social-démocrate
«Je pense depuis longtemps que lUnion européenne
sest engagée dans une mauvaise voie. Même si,
entre-temps, une erreur dorientation a pu être corrigée
avec la réforme du pacte de stabilité, les règles
de fonctionnement de la Banque centrale européenne (BCE)
nont pas été touchées. Elles sont dévouées
uniquement à la stabilité des prix, ce qui constitue
un défaut de fabrication fondamental. La BCE devrait aussi
avoir lobligation de soutenir la création demplois
comme la banque centrale des Etats-Unis. Tant que ces règles
de base de la BCE ne seront pas changées, la situation de
léconomie européenne continuera de se dégrader
par rapport à celle dautres régions du monde.»
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.....AU POING Où ON EN EST
Lionel JOSPIN, le poing étreignant un chardon (cirsium vulgare),
est venu fustiger les Cathares (1), osant défier l'unité
socialiste avec leur vote à la noix, à la Non. La
subversion ayant atteint le peuple de gauche dès la parution
de la fameuse constitution, il fallait intervenir vite avant que
toute la maison ne devienne "noniste". Jusqu'ici les "ouiouistes"
n'avaient guère d'arguments. Pas b'soin, ils disaient. Ils
dansaient comme des cabris en criant : "L'Europe, l'Europe,
l'Europe". (2) Ils ont vite changé leur fusil d'épaule
et les voilà en épaule-position (droite). Et Jospin
de fabriquer de l'argument "ouiouiste" à faire
pâlir d'envie la meute du Oc, du Oïl, du oui-da et du
ouiche qui vous écorche l'ouïe en usurpant les ondes
et les écrans. À 75 % disent ceux qui savent répertorier.
L'avenir mettra toutes ces arguties dans le grand bêtisier.
Ainsi Jospin : "La constitution est neutre, elle n'est donc
pas libérale." ! Ou encore : "Les Français
veulent sanctionner le gouvernement, ? Dire non, c'est sanctionner
l'Europe ". Il avoue que sanctionner Chirac, c'est sanctionner
l'Europe !!!
D'où l'aveu conséquent: "Il y a compatibilité
entre le oui de droite et le oui de gauche." Ca, c'est bien
mettre tous ses oui dans le même panier. Merci, Monsieur Chirac,
que vos arguments sont beaux, que vos idées sont bonnes !
Moi, Malicette, qui vous cause comme je vous le dis, et vous regarde
de mes deux yeux de gauche, j'avais déjà écrit
le jour du saint-vendredi, jour de la Dépêche, qu'il
y avait plus grave que la divergence des NON, c'était la
connivence des OUI. Et bien, c'est maintenant Jospin qui le dit.
Au point où ils en sont, les ouiouistes, autant qu'ils l'avouent..
Malicette.
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(1) Les Albigeois prônaient
une autre religion. On les extermina.
(2) De Gaulle.
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Mardi 10 mai 2005 19 h à lUTT
Conférence : Quel avenir pour lEurope politique
? avec Robert Bret
sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, membre de
la commission des affaires étrangères, secrétaire
de la délégation parlementaire pour lUnion européenne
et Laurent WAUQUIEZ Député UMP de la Haute-Loire,
membre de la commission des affaires culturelles
Animé par Lionel Taccoen ancien président du comité
consultatif de lenergie auprès de la Commission européenne
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Mardi 24 mai 2005 / 18h30 Bourse du Travail à
Troyes
Grand meeting de rassemblement de la gauche pour la victoire
du Non et de lEurope sociale avec la participation de dirigeants
nationaux
du PCF : Dominique Grandor, membre exclusif national
du MRC : Patrick Trannoy collaborateur de Georges Sarre, premier secrétaire
du MRC dAttac : Bernard Tepper, membre du conseil scientifique
de lassociation et dun dirigeant national du PS |
Vendredi
13 mai 2005 / 18h30 Théâtre de Champagne
La constitution européenne : Oui ou Non ?
François Baroin UMP, député-maire de Troyes,
vice-président de lassemblée nationale
Jean-Luc Mélenchon PS, sénateur de lEssonne
Débat animé par Jean-Michel Aphatie, chroniqueur politique
sur RTL.. |
REFERENDUM
Les dix mensonges capitaux.....
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Décidément, tout sera fait jusquau dernier
jour par les propagandistes du Oui à la constitution pour
faire passer leur néfaste projet : inégalités
de traitement dans les médias radio-télévisés,
utilisation de la peur, falsification.
Le matériel expédié aux électrices
et aux électeurs avant le vote ressemble comme deux gouttes
deau à un tract de lUMP. Aucune profession
de foi favorable au «NON» ne sera mise à la
disposition des citoyens.
Largumentaire du parti des «Oui ouistes» ne
fait jamais référence au contenu du texte constitutionnel
quils défendent. On a même vu le père
de ce texte, Valéry Giscard dEstaing, dire que sa
partie III nétait pas à lire puisquelle
existait déjà ; que la partie II - la Charte des
droits fondamentaux - a déjà été adoptée
à Nice. Par conséquent, seule la partie I, qui organise
les institutions de lEurope, était intéressante.
Ceci est évidemment totalement faux.
La Dépêche examine les arguments mensongés
du Oui
1 - Réfuser la Constitution cest être contre
lEurope
Faux : Voter Non, cest refuser la politique ultralibérale
européenne et peser en faveur dune réorientation
progressiste de lEurope. Par exemple, une Europe qui relèverait
le déficit du chômage en mettant en place une sécurité
demploi et de formation à léchelle de
lunion élargie, qui ferait de la création
dun grand service public de leau et des déchets
afin de les sortir de la sphère marchande, une priorité,.une
Europe agricole qui reviendrait à la mise en place de prix
minimum intra-

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européens rémunérant
correctement le travail paysan, ainsi que les investissements
nécessaires.
2 - Si la constitution nest pas votée, on bloque
lEurope, ce sera le chaos
Faux : En 1954, la France a refusé la Communauté
européenne de défense. Cela na pas empêché
le traité de Rome trois ans plus tard. De Gaulle a utilisé
son veto au Conseil européen en 1965, cela na pas
empêché de nouveaux compromis européens. Si
la constitution nest pas votée, les institutions
françaises iront devant le Conseil européen et réclameront,
fortes du vote des français, la renégociation des
traités.
3 - Cest en votant la constitution quon peut tenir
tête aux Etats-Unis
Faux : Larticle 41 prévoit que la politique de défense
respecte les obligations découlant du traité de
lAtlantique nord (OTAN). Cela veut dire que cest le
général américain, qui commande lOTAN,
qui a la haute main sur la défense européenne. Larticle
314, relatif aux «politiques commerciales», vise à
faire accepter toutes les demandes Nord-américaines inscrites
à lOrganisation mondiale du commerce (OMC), puisquil
dit : «lUnion contribue à la suppression progressive
des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements
étrangers directs, ainsi quà la réduction
des barrières douanières et autres...» suite
la semaine prochaine
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1er
mai à Romilly
Plus de 100 personnes réunies
à lappel de la CGT
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Dans son intervention, Christophe Latrasse, au nom de lUnion
locale CGT, a insisté sur les conséquences des délocalisations
qui frappent le bassin demplois de Romilly et Nogent. Jacquemard,
Sorotex, Mutextil, UPA, Cycleurope, Faurecia, ce sont des centaines
demplois qui ont disparu au nom de la course aux profits.
Il a également dénoncé la casse des services
publics, la baisse du pouvoir dachat et la remise en cause
de la Pentecôte comme jour férié.

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Sur tout cela, le MEDEF
et le gouvernement Raffarin en ont pris pour leur grade. Christophe
Latrasse a également fait la liaison de cette situation
avec la constitution Giscard. Il a développé le
«Non» syndical quentend expliquer lUnion
locale de Romilly car elle ne protège en rien les salariés.
Au contraire, en faisant de lultra libéralisme la
règle absolue, elle expose les salariés de notre
pays et de lEurope à la loi de la jungle du MEDEF
et des marchés financiers .
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Culture
LE CRI DE LA COCCINELLE
Au Centre Culturel de la Chapelle St Luc
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On connaît la bonté de la bête à bon
dieu qui mange les pucerons de nos arbres fruitiers et qu'on élève
pour cela. On ne savait pas que ce coléoptère écarlate
(d'où son nom, latin coccinus) savait aussi amuser les
enfants à partir de 3 ans.
C'est ce que vient de démontrer la fine équipe composée
de Marie-Benoît Ployé (pour le texte), Lucie Fardet
et Sigrid Papandréa (pour la comédie, jeu, danse
et chant) Fred Raby au décor, Nicolas Joubert aux lumières.
Cela s'appelle Le Cri de la coccinelle et c'est un séptacle
pour enfants accompagnés de leur grand-mère. Tout
ce monde a collaboré étroitement, par exemple pour
les musiques qu'on ne crée plus la tête dans les
mains comme Beethoven mais en groupe et en goguette surtout s'il
s'agit d'une comédie chantée et dansée et
il est vrai que nos deux artistes sur scène jouent, dansent
et chantent avec beaucoup de verve et

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de talent.
L'histoire est belle puisque ce sont deux soeurettes qui font
des " bêtises " à l'insu du plein gré
de leur maman. Il leur pousse des ailes de papillon. Elles montent
sur les meubles d'où elles ont très peur aux jambes.
Elles fuient la souris, sale bête qui n'a même pas
peur du chat. Les chansons sont jolies, du type Oclaidelalune
que papa Fardet trousse joliment, mais là, rien, on l'avait
mis aux écouteurs seulement.
Ce spectacle, donné en avant-première (on espère
qu'il y aura des après-dernières) au Centre culturel
de La Chapelle, a été soutenu par la Ligue de l'Enseignement
et l'ORCCA et patronné par les Cies Oclairdelalune et Libres
voix.
Ça dure presque une heure et c'est du bonheur.
Jean Lefèvre
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