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La dépêche de l'Aube n°820
du Vendredi 10 juin
2005
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Les
Français doivent être entendus Mobilisation le
16 juin prochain
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La décision du peuple français doit être
entendue et respectée. En disant non, notre peuple a décidé
que la France devait retirer sa signature et demander l'ouverture
d'une renégociation du traité.
Il a exigé un changement de politique en France et en Europe:
l'abandon de la directive Bolkestein, de celles sur le temps de
travail ou les transports, et de toutes les mesures de libéralisation,
de privatisation et de reculs des droits sociaux prévus
à l'agenda de Lisbonne. Ce non s'adresse à tous
les peuples de notre continent pour leur proposer une autre Europe.
Désavoué, et refusant de se soumettre à la
décision populaire, le président de la République
aurait dû rendre la parole au peuple et dissoudre l'Assemblée
nationale. Il ne l'a pas fait. S'installant dans la provocation,
il a décidé la constitution d'un gouvernement codirigé
par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, les plus zélés
défenseurs du traité constitutionnel, et les plus
chauds partisans de l'aggravation des politiques libérales
que notre peuple vient de rejeter. C'est un déni de démocratie.
Notre peuple n'acceptera pas que sa victoire lui soit volée.
Les communistes proposent à toutes les femmes, tous les
hommes, toutes les organisations qui ont fait gagner le non, à
toutes et tous les démocrates, de se mobiliser le 16 juin,
à l'occasion du prochain Conseil européen, pour
faire entendre et respecter sa décision. Rassemblons-nous,
manifestons massivement dans tout le pays pour exiger la renégociation
du traité et l'abandon des projets ultra-libéraux
de Bruxelles.
La victoire du non est celle des ouvriers, des employés,
des jeunes, des sans emplois, du monde du travail et du peuple
de gauche qui, dans leur immense majorité, ont rejeté
le traité. La gauche doit en tirer les conséquences.
Après tant de déceptions, de renoncements et d'échecs,
cette victoire appelle un vaste rassemblement politique, capable
de battre les politiques libérales. Le peuple s'est invité
sur la scène politique. Il s'est rassemblé. Il a
bousculé la gauche et exigé qu'elle ait enfin le
courage et la force d'affronter les puissances d'argent et les
dogmes du libéralisme.

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Le vote des français
doit être respecté !
Appel à tous les citoyen-es, à toutes les forces
de gauche, à tous les syndicats et associations qui
veulent que soit respecté le vote des françaises
et des français.
Rassemblement jeudi 16 juin à 18 h 30
place de lhôtel de ville
Exigeons :
Que le président de la République
retire la signature de la France.
Le retrait de la directive Bolkestein et de toutes
les directives de mise en oeuvre des politiques libérales.
La suspension de toutes les directives imposant
la mise en concurrence des services publics.
Des mesures de convergence sociales et fiscales
permettant de lutter contre le dumping social et les délocalisations.
Un changement des objectifs de lagenda de
Lisbonne : lemploi et le progrès social et non
la seule compétitivité.
Le retrait de léducation, de la santé
et de la culture du champ des négociations de lAccord
général sur le commerce des services (AGCS).
Une redéfinition du statut et des missions
de la Banque centrale européenne, pour la mettre au
service de lemploi et du développement humain,
et la mise en cause des principes du pacte de stabilité. |
Continuons ensemble. Barrons la route aux projets insupportables
de la droite et élaborons tous ensemble un programme politique
répondant à nos aspirations.
Les communistes Invitent largement à y prendre toute leur
place les femmes et les hommes, les organisations de gauche qui,
bien qu'ayant choisi le oui, voudront participer avec nous à
l'aventure exaltante de construction d'une autre Europe et d'une
véritable alternative de gauche dans notre pays.
LDA
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Déclaration
de Francis WURTZ, Président GUE/NGL avant le Conseil européen
des 16-17 juin 2005
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Monsieur le Président, Faut-il poursuivre, suspendre ou
arrêter le processus de ratification du traité constitutionnel?
Suspendre, en attendant des jours meilleurs? Bravo pour le courage
politique, la rigueur démocratique et la confiance dans la
Constitution! A mes yeux, personne ne doit refuser à un peuple
qui souhaite donner son avis sur ce texte le droit de le faire!
En même temps, nous devons à chacune et à chacun
un langage de vérité: il s'agira désormais
de consultations, et non plus de ratifications, car le projet de
Constitution est irrémédiablement caduc. Il l'est
juridiquement, car il doit recueillir un accord unanime pour entrer
en vigueur. Et il l'est politiquement, étant donné
la puissance des deux NON et leur impact dans de nombreux autres
pays de l'Union.
Alors, que faire?
Ce qui vient de se produire n'est pas un coup de tonnerre français
ou néerlandais dans un ciel européen serein! Oui,
M. Schultz, la crise de confiance entre les citoyens et les institutions
européennes ne cesse de s'étendre ni de s'approfondir
depuis le grand tournant libéral du Marché unique
et du traité de Maastricht.
Au fil des ans, ce ne sont plus seulement les couches populaires,
mais les couches moyennes elles mêmes qui vivent ce tournant
comme un basculement vers un modèle de société
qu'elles rejettent. La concurrence à tout va, la précarisation
galopante, les rapports de force cyniques et impitoyables, les consensus
au sommet élaborés derrière des portes closes,
ça ne passe plus! Il y a un sursaut de dignité dans
ce non massif! Beaucoup de ces personnes voudraient bien encore
rêver d'Europe. Mais on ne rêve pas du Pacte de stabilité
ni de la Directive Bolkestein! La crise de l'Europe, aujourd'hui,
est bien une crise existentielle.
"Nous avons déjà connu d'autres difficultés"
vient de se rassurer M. Barroso. Non: cette fois, il s'agit d'autre
chose. Jusqu'ici, les tempêtes politiques engendrées
par les fameuses "réformes" chères aux libéraux
du Conseil et de la Commission s'arrêtaient aux frontières
des pays membres. A gauche, quelle hécatombe depuis le temps
pas si lointain où elle dirigeait plus de deux - tiers des
gouvernements de l'Union! Et là où la droite tenait
il y a peu les rênes, la sanction a été tout
aussi fracassante: n'est-ce pas, M. Barroso!
Et qu'ont fait les dirigeants européens -Conseil et Commission
confondus- après chacun de ces désaveux populaires?
Ils ont félicité les gagnants et poursuivi la même
politique ... Business as usual! Cette fois-ci, et c'est cela la
nouveauté radicale de la situation - c'est le coeur du système
que les citoyens ont commencé à viser. A présent,
tôt ou tard, il va falloir rendre des comptes et accepter
de vrais changements.
Alors, comment sortir par le haut de cette impasse ?
D'abord, en montrant qu'on a pris la mesure de la profondeur du
malaise européen en déclarant clairement caduc le
traité constitutionnel.
Ensuite, en annonçant, dans le même esprit, le retrait
des textes les plus controversés, car les plus emblématiques
d'une dérive qu'il convient de stopper: la directive Bolkestein,
la directive temps de travail, tout comme la série de directives
en discussion libéralisant tous azimuts, sans la moindre
évaluation des effets des précédentes mesures
de même nature.
Enfin, en ouvrant un grand débat citoyen libre de toute pression,
à l'échelle de toute l'Union, pour établir
un "état des lieux" de l'Europe actuelle et déterminer
ce qu'il faut changer pour concevoir une Europe dans laquelle la
majorité des européens puisse à nouveau se
reconnaître et s'investir.
Je conclurai en m'adressant aux forces de gauche qui, quelqu'ait
été leur position sur la Constitution, partagent la
conviction qu'il faut, à présent, s'engager dans cette
voie pour refonder l'Europe. Rencontrons-nous, et faisons ce qui
dépend de nous pour que revienne la confiance et que renaisse
l'espoir.
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Romilly
sur Seine
Rencontre citoyenne : MARDI 14 JUIN A 18 H....
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A Romilly S/Seine le projet de constitution Giscard
a été rejeté par 68,86% des électrices
et des électeurs
- Quels enseignements tirer de ce scrutin ?
- Comment faire respecter le verdict de notre peuple ?
- Quelle politique alternative a celle de la droite et du MEDEF
pour lEurope et pour la France ?
Pour en débattre rencontre citoyenne :
MARDI 14 JUIN A 18 H Espace Monmousseau à Romilly S/Seine
Organisée par la section du PCF
20 H casse-croûte participation 3 € |
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.....Frilosité
M. François Baroin vient d'être nommé ministre
des Dom Tom. On peut s'en étonner. S'il poursuivait une carrière
méthodique pour accéder aux plus hautes fonctions,
cette nomination ne le mettrait pas au-devant de la scène
politique sauf émeutes en Guyane, révolution en Guadeloupe,
et grève générale à la Réunion.
Les territoires ultramarins, au contraire, sont des abris sûrs,
à mille milles de toute terre habitée par la politique
métropolitaine et les coups tordus. C'est un endroit rêvé
où l'on risque moins de prendre des bleus, même bleus
outremer.
J'y vois une certaine timidité, une sorte d'attentisme indigne
de nos héros anciens qui n'hésitaient pas à
sortir la rapière quand l'honneur et la carrière étaient
en jeu.
D'ailleurs notre maire s'accroche à tous ses mandats, preuve
d'une frilosité surprenante quand arrive l'été.
Je propose aux quelques bonnetières qui demeurent en cette
ville de tricoter pour François Baroin un pull épais
en bonne laine. Cela permettra au moins le maintien de quelques
emplois. Ce sera aussi une uvre charitable qui pourra éviter
un sévère refroidissement, d'autant plus qu'un avis
de tempête est annoncé près des côtes
du nouveau gouvernement....
Malicette.
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.....au ministère des DOM-TOM
Dans sa profession de foi au ministère des DOM-TOM, F. Baroin
a déclaré vouloir
construire l'égalité économique, assurer la
continuité territoriale pour nos régions ultramarines,
lutter contre l'exclusion et la précarité et
l'insécurité.
Tout cela n'était pas encore réalisé, on s'en
doute, malgré des décennies de présence française.
Mais
Zorro est arrivé.
Malicette
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.....Drôle dhommage
patrick Blond, arbitre à Brienne le Chateau
a bénéficié des largesses de la presse locale
avec plus de 30 ans darbitrage bénévol sur tous
les terrains de lAube, ce qui en soit est bien normal. Il
donna le coup denvoi symbolique de la rencontre ESTAC-Montpellier
après avoir honoré le lever de rideau de ce dernier.
Là ou lhomme parait bien plus triste et ou lhonneur
nest particulièrement pas grandi, cest que lhomme
figurait en 5ème position sur la liste de Mr Subtil parrainé
par Le Pen aux dernières élections régionales.
Le football voit son image de marque terni par le racisme et la
xénophobie, on aurait rêvé meilleure sortie
politique pour lhomme en noir! A ce propoos bonne retraite
sportive Mr Blond, mais seulement sportive, pas politique..
Rémy Loeuillet Bar-S-Seine ...
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UMP-PS
ils sont sourds au message du 29 mai....
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Le message des Français exprimé dans les urnes
n'a donc pas été entendu.
C'est flagrant. Ça se voit. Ça se dit. Et ça
laissera des traces. Ce message est non seulement méprisé
par le chef de l'État et son parti, l'UMP, mais le Parti
socialiste vient de lui donner une réponse inappropriée.
Pour les deux grandes forces qui aspirent tant au bipartisme,
le divorce grandit avec la majorité de nos concitoyens.
À la stupidité de Chirac répond la bunkérisation
de la direction du PS.
Le 29 mai, la globalisation de la pensée libérale
a connu son Waterloo. Mais les hommes et les femmes politiques
qui prétendent gouverner seuls tournent le dos aux citoyens.
Ils symbolisent par leur entêtement l'état d'une
France politique et institutionnelle hors de ses gonds, disjointe
d'avec la réalité vécue par le peuple. La
démocratie s'enfonce dans la crise.
On disait de Chirac qu'il savait prendre le pouls des Français
juste en serrant quelques mains. Face au surgissement du vote
populaire, il raisonne à l'envers, comme s'il s'employait
à allumer des incendies dans un paysage de décombres.
Après le 21 avril 2002, face à une situation déjà
délitée, il avait dit: " Ça m'oblige
". Et les Français ont vu qu'il ne s'obligeait à
rien, au contraire. Après la déroute des régionales
? L'homme avait imposé un pouvoir en berne en poursuivant
la casse sociale. Et là ? Rebelote ! Il nomme un Premier
ministre double face (les mots d'un côté, la réalité
des mots de l'autre) et un superministre ultralibéral qui
concentre, dangereusement, une multitude de pouvoirs. Avec Villepin-Sarkozy-Breton-Borloo,
le " plan de bataille pour l'emploi ", annoncé
à grand renfort de publicités, risque de se transformer
en catastrophe pour

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les salariés, les
ouvriers, les chômeurs, bref les plus pauvres et les plus
fragilisés par un marché du travail exsangue, autrement
dit ceux qui, avec leurs bulletins de vote, ont rejeté
l'institutionnalisation du carcan libéral à l'échelle
d'un continent. D'ailleurs, face à ces projets de destruction
du Code du travail notamment, les Français continuent de
montrer leur lucidité. Selon un sondage IFOP, seuls 31%
d'entre eux pensent que le Premier ministre réussira à
redonner " confiance " d'ici à cent jours. Difficile
de faire si peu rêver, et pour cause ! Ce gouvernement va
accélérer immanquablement la phase d'affaissement
de la vie politique.
Quant au Parti socialiste, engagé dans un psychodrame tactique
d'avant-congrès, il donne la détestable impression
que les petits jeux de pouvoir et la préguerre pour 2007
priment sur toute considération. Le " silence dans
les rangs " imposé par la direction fraîchement
élue est l'incarnation du fossé creusé avec
un certain peuple de gauche. Au-delà de Laurent Fabius
et de son avenir, reste une question importante, car elle intéresse
tous ceux qu'une réelle transformation sociale préoccupe
à commencer par les acteurs du non de gauche, communistes,
socialistes, verts, membres d'associations, tous bien décidés
à poursuivre leurs rencontres et la coélaboration
d'idées alternatives. La question est la suivante: les
socialistes sont-ils capables, oui ou non, de revoir leur doctrine
économique dominante pour se mettre en conformité
avec la vague antilibérale observée le 29 mai ?
Si le pouvoir économique et financier a voté fortement
oui, les forces sociales elles ont massivement dit non, y compris
une très large fraction des classes moyennes. L'ignorer
serait absurde. Et suicidaire.
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FRANCE
TELECOM
Villepin dans les pas de Raffarin......
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La mise sur le marché par l'Etat de 6 à 8 % du
capital de France Télécom, réduisant la part
publique à moins de 35%, montre avec éclat que le
gouvernement Villepin poursuit sur la lancée du gouvernement
Raffarin et reste fidèle aux dogmes libéraux de
la constitution européenne. C'est une preuve flagrante
de l'autisme du pouvoir après la victoire du Non au référendum.
La privatisation accrue de l'opérateur historique le soumettra
davantage aux pressions de la bourse, dans un secteur déréglementé
par l'application des directives bruxelloises.
C'est pourtant la casse des services publics, par cet acharnement
à plier les activités humaines aux rendements financiers,
qui a nourri le rejet du traité. En matière de télécommunications,
les usagers ont fait l'amère expérience de la "
concurrence libre et non faussée ". Les réseaux
se fragmentent entre segments

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à haute valeur ajoutée
et segments déficitaires. Dans l'accès au mobile
et à l'Internet haut débit, des territoires sont
délaissés et la fracture numérique est béante.
L'abonnement téléphonique a augmenté de 85%
entre 1996 et 2002. Les appels locaux sont désormais taxés
à la durée, l'opacité des tarifs est généralisée.
Avec la privatisation, l'emploi, prétendue priorité
du gouvernement, est ravalé au rang de variable d'ajustement
: 8.000 suppressions d'emplois sont prévues en 2005 chez
France Télécom, dont 5.500 en France. Alors que
la présence de l'Etat a évité la faillite
qui menaçait après les errances boursières
de la fin des années 90, la finance repart à l'assaut
et demande que la puissance publique cède la place. Une
fois de plus, la droite se montre plus empressée à
répondre aux doléances des gestionnaires de portefeuilles
qu'à l'intérêt public.
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Point de vue...
Désobéissance civile
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Il faut de lordre dans les rangs pour mener
de grandes résolutions. Depuis dimanche dernier, les médias
rapportent le propos des principaux leaders et portes paroles des
partisans du «OUI». Ceux-ci ne peuvent que se réjouir
de la participation des électeurs (nous sommes en démocratie),
mais déplorent le résultat. Ces 16 millions délecteurs
qui ont voté «NON»nont pas rejeté
lidée même de lEurope unie, lEurope
des peuples,... lEurope «plurielle». A lexception
des xénophobes (toujours trop nombreux à mon avis),
ils y semblent même trés favorables.
Ces électeurs là ont simplement confirmé le
décalage entre les analyses de «ceux den haut»
(ces souverains de la fin XXème, début du XXIème
siècle) et les ressentis de ceux qui ont été
nommés «la France den bas» par «un
den haut». Par retour dascenseur, la «France
den bas» qui se sent de plus en plus la «France
den dessous», a rappelé aux printemps 2002 et
2004 quelle voulait garder sa dignité. Elle ne sait
pas si il faut développer plus ou moins de «Social»
ou de «Libéral», mais elle sait quelle
ne veut pas être la seule à porter les efforts.
La situation socio-économique depuis 20 ans ne fait que confirmer
la faillite grandissante, le manque de projets structurants et bénéfiques
pour tous. Le CAC 40 ne sest jamais trouvé en aussi
bonne tendance que lors de ces dernières périodes.
Les grosses entreprises nont pas fait daussi grands
bénéfices quen ces dernières années.
Les «apparatchiks» nont jamais été
aussi protégés par les institutions quils ont
développées.

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Aussi, quentendons
nous ces derniers temps ? Cest le «roi du pétrole»
(en Russie) qui se fait déposséder de ses biens
et se fait emprisonner pour sêtre opposé à
Vladimir Poutine. Cest le jeune Samuel (lycéen manifestant
contre la loi Fillon) qui est condamné à 500 euros
de dommages et intérêts et de 5 mois de prison avec
sursit pour avoir craché sur un représentant de
la force de lordre (alors que les «casseurs»
qui ont discrédité ces manifestations sont restés,
eux, ... impunis).
La «France den bas» sinterroge sur linjustice,
sur le manque déquité, sur les «puissants»
qui voient leur confort saméliorer à leur
détriment. Elle sinterroge sur les changements de
nom de ses dirigeants qui, en fait eux, ne changent pas. Ce sont
des «clonages» qui se superposent. Jusquou ira
la désobéissance civile exprimée ce 29 mai
dernier ?
A cet endroit, je minterroge du papier quaurait fait
Florence AUBENAS qui, avec Hassein HANOUN, arrivera samedi au
150ème jour de captivité. Je minterroge tout
autant sur lanalyse dIngrid BETANCOURT (Députée
Colombienne sur laquelle une grande partie populaire de ce pays
fondait espoir et pour laquelle on reste sans nouvelle depuis
plus de 3 ans quelle est prisonnière des «FARC*»)
Reynald GUERIN
* Forces Armées Révolutionnaires de Colombie.
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