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La dépêche de l'Aube n°810
du Vendredi 1 avril
2005
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La campagne du Oui
Dissimulation, mensonge et illusion
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Affolés par la publication des sondages qui donnent la
victoire au Non, les partisans du Oui se dépensent sans
compter pour tenter d'inverser la tendance.
Mais la cacophonie des arguments entendus n'a en rien dissipé
leur embarras face à la réalité du texte
de la constitution. Aucun d'entre eux, ni à droite ni au
Parti socialiste, ne réussit pour le moment à produire
le moindre argument s'appuyant sur les articles du traité
soumis au référendum, et pour cause ! En revanche,
tous s'emploient à masquer le pan de réalité
qui risque d'effrayer le plus leurs électeurs. Sur les
estrades de la campagne du Oui, la vedette est maintenant tenue
par les prestidigitateurs, les champions de la dissimulation,
du mensonge et de l'illusion.
Il y a ceux qui font disparaître la directive Bolkenstein.
Une grosse colère du président de la République
devant ses amis du Conseil européen et de la Commission
de Bruxelles, et voilà la directive Services envolée,
volatilisée. Seul couac dans le numéro présidentiel,
mais il est de taille: le texte adopté par le sommet européen
ne parle ni de retrait de la directive ni de sa disposition la
plus contestée: le principe du pays d'origine. Tout juste
est-il demandé que tous les efforts soient faits pour dégager
un large consensus autour de cette directive. On en conviendra,
ce n'est pas tout à fait la même chanson.
Il y a ceux qui aimeraient effacer du paysage référendaire
les problèmes du chômage et des salaires. Comme vient
de nous l'expliquer Jean-Pierre Raffarin, ces problèmes
sont en train de se régler: avec l'intéressement
et la participation, tout va désormais aller mieux dans
notre porte monnaie. Quant au chômage, il va fortement reculer
en 2005, foi de Premier ministre. Plus le mensonge est gros
Ou alors, il y a ceux qui nous racontent que tout cela n'a rien
à voir, que le choix que nous ferons le 29 mai est sans
lien avec le choix d'une politique pour la France.

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Difficile à suivre,
surtout quand c'est Raffarin qui défend l'une et l'autre
thèse.
Alors, il y a ceux qui aimeraient tout simplement escamoter Raffarin.
Le Premier ministre ne devrait pas mener campagne. Logique, non
? Les Français sont appelés à faire un choix
paraît-il historique, qui nous engage pour des décennies,
et le chef du gouvernement devrait se taire. Il n'a pas l'air
d'accord, lui, et ne comprend pas cet ostracisme, vu que sa politique
est en tout point conforme aux directives bruxelloises. Raffarin
au placard, la ficelle est décidément un peu grosse.
Dans l'affolement qui gagne le camp du Oui, il y a finalement
beaucoup de monde qui se prend les pieds dans le tapis. PS, UDF
et UMP avaient juré de ne pas faire tréteaux communs,
mais ils viennent de plaider côte à côte le
même Oui, avec les mêmes arguments, à la tribune
du congrès de la FNSEA. Et là encore, que de promesses
illusoires, à mille lieues des réalités du
texte de la constitution et des inquiétudes du monde paysan.
Tous ces alchimistes du Oui peinent à transformer une Europe
plombée par le libéralisme en une maison dorée
pour les travailleurs. Ils ont surtout un problème. Les
écrans de fumée se dissipent et le texte du projet
de constitution, lui, reste, gravant dans le marbre les principes
d'une libre concurrence socialement destructrice. Puisque certains
font mine de s'inquiéter que des facteurs extérieurs
à l'objet du référendum perturbent le vote,
les communistes disent plus que jamais: " Chiche ! Parlons
du texte de la constitution encore et toujours, et les électeurs
choisiront en connaissance de cause, en citoyens adultes ".
Les prestidigitateurs du Oui devraient se rappeler une chose :
les tours de passe-passe amusent tout le monde, mais il n'y a
que les enfants pour y croire.
LDA.
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Romilly
s/Seine
UPA - Déviation de la RN 19 Les refus du maire et de sa
majorité
....
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Au Conseil municipal du 24 mars, ce sont les problèmes
de lemploi chez UPA et ceux dune circulation devenue
insupportable sur la RN 19 qui ont pris le pas sur lordre
du jour de lassemblée communale.
Hormis le vote des élus adoptant le périmètre
de la future communauté de communes (voir ci-contre la
déclaration de Yves Bouteiller) pour les élus communistes
et partenaires, tous les autres rapports peuvent être qualifiés
de rapports de routine.
Michel Cartelet et sa majorité refusent dadopter
une délibération visant à soutenir les salariés
dUPA
Une soixantaine de salariés de cette entreprise avait décidé
de sinviter au Conseil municipal. Leur présence avait
pour objectif dobtenir un soutien unanime du Conseil municipal.
Celui-ci pouvait se faire au travers de ladoption dune
délibération du Conseil municipal comme la
demandé Joë Triché. Cette disposition est en
effet lacte le plus fort dune assemblée élue.
Mais cette proposition des élus communistes et partenaires
dont lobjectif était de demander très solennellement
au Préfet de lAube quil ny ait aucun
licenciement deffectué pendant la période
dobservation décidée par le tribunal de commerce
dAngers et quil organise au plus vite une table ronde
avec toutes les parties concernées par ce dossier a été
refusée par le maire. Un refus vécu par nombre de
salariés présents comme un lâchage. Michel
Cartelet a tout de même proposé denvoyer un
courrier au Préfet.
Plus dun mois après lannonce des graves menaces
qui pèsent sur lemploi chez UPA, il était
temps. Heureusement que les salariés ont pu compter sur
le soutien du Conseiller général communiste Joë
Triché. Après son courrier adressé dès
le 10 mars au préfet, les démarches quil a
entreprises ont permis aux organisations syndicales de rencontrer
le député Baroin, le sous-préfet à
Nogent sur Seine et le préfet.

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Le principe de la table
ronde semble être acquis mais est-ce que les actionnaires
de Barbara y participeront, là est toute la question. Il
serait impensable quils échappent à leurs
responsabilités alors quelles sont pleines et entières.
Déviation de la RN 19 : Michel Cartelet et sa majorité
refusent ladoption dun voeu en faisant la demande
au Conseil général
La situation était déjà extrêmement
pénible pour les riverains qui habitent sur cet axe routier
mais depuis louverture du nouveau centre commercial, elle
est devenue insupportable. Doù la nécessité
que le Conseil général prenne officiellement des
décisions et engage les études de réalisation.
Tel était le sens du voeu déposé par le groupe
des élus communistes et partenaires. Mais là encore,
il y a eu refus de soumettre au vote du Conseil municipal cette
proposition. Michel Cartelet prétextant que des discussions
étaient engagées avec le Conseil général.
Discuter bien sûr quil faut commencer par là,
à condition de ne pas faire traîner les choses pendant
dix ans. Alors quil y a quelques mois, le maire nétait
pas pressé dagir sur ce dossier, aujourdhui
les interventions des élus communistes et la mobilisation
grandissante de la population le poussent à se bouger.
Par exemple, dans «LObservateur de Troyes» du
24 novembre dernier, la journaliste commentant les propos du maire,
écrivait «Selon lui, inutile de senflammer
sur ce problème puisquil nest pas prêt
à être tranché». Aujourdhui, tout
le monde reconnaît le bien-fondé de cette réalisation.
Tant mieux. Ce qui a été entrepris il y a quelques
mois par Joë Triché marque des points. Ce nest
pas le moment de relâcher la mobilisation bien au contraire
LDA
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Romilly
sur Seine
Création de la communauté de communes
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Comme nous avons déjà
eu loccasion de le déclarer, le projet de communauté
de communes proposé ce soir, ne représente pas la
panacée, résolvant les problèmes de notre ville
et de sa population. Cela est dautant plus vrai dans le cas
présent, quil sagit en lespèce dun
accord a minima, fondé exclusivement sur lattrait que
représente lemprise de lancienne base aérienne
914.
Les dangers et les imperfections sont nombreux : éloignement
du pôle de décisions et du contrôle de la population
par une représentation indirecte, risque réel daugmentation
de la fiscalité, décharge des responsabilités
sur lexécutif de la communauté de communes.
Seul laspect économique est pris en compte, et, il
est nécessaire de rappeler quil ne doit pas y avoir
dillusions :
«Romilly, ville de production, cest fini» déclarait
le maire Michel Cartelet, il y a deux ans ! La situation des BARBARA
en est une triste illustration. La zone dactivités
économiques, sera-t-elle un démenti à ce genre
de déclaration ?
Nous regrettons quun certain nombre déquipements
lourds, au service de la population des six communes concernées,
naient pas été pris en charge par la communauté
de communes. La piscine et le conservatoire de musique par exemple,
dont nous attendons lextension depuis bien des années
! Cela aurait eu pour effet de soulager les contribuables romillons
qui aujourdhui paient seuls, les coûts de fonctionnement
de ces structures nécessaires.
Nous allons néanmoins voter pour la création de cette
communauté de communes proposée ce soir, non sans
demander quune juste place soit réservée à
lopposition de ce Conseil municipal, au sein de cette nouvelle
structure.
Les élus communistes et partenaires
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Mercredi 20 avril
18 Heures
Salle des Fêtes F. Mitterrand
Romilly sur Seine
GRAND DEBAT PUBLIC avec Patrick LE HYARIC
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Pour mieux comprendre les enjeux
du référendum sur la constitution européenne
Mercredi 20 avril 18 Heures Salle des Fêtes F. Mitterrand ROMILLY-SUR-SEINE
GRAND DEBAT PUBLIC
avec Patrick LE HYARIC Directeur du journal lHumanité |
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.....VOTEZ OUI
Quand je demande à un partisan du OUI de me convaincre, il
me donne généralement des raisons si confuses que
j'en ai honte pour lui. J'ai voulu l'aider avec ces cinq excellentes
raisons tirées du forum du PCF qui en comprend 33.
5 RAISONS DE VOTER OUI
Vous voulez :
- que le Président de la République soit écologiste
dans les grands sommets de l'ONU et productiviste quand il visite
les campagnes ou inaugure les autoroutes pour les camions ? Alors
votez oui !
- que la Constitution ne comporte pas une seule fois les mots "services
publics" ? Alors votez oui !
- que l'éducation, la santé et les services liés
à l'environnement soient les prochaines cibles de la privatisation
? (accords AGCS) Alors votez oui !
- que la Constitution soit une photocopie de l'AGCS qui prévoit
de tout libéraliser "notamment l'éducation, la
santé et les services liés à l'environnement"
(dixit la Banque mondiale) ? (art. III-145 à III-147 et III-166
et III-167) Alors votez oui !
- que le principe de la laïcité soit absent de la Constitution
? (art.I-51) Alors votez oui !.
Malicette.
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Courriers
des lecteurs.....
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....LES TRAVAILLEURS HANDICAPES ONT LE DROIT AU
RESPECT
A Nogent S/S, un second élément pour les travailleurs
handicapés s'est installé Avenue du Général
de Gaulle : Atelier Protégé pour Travailleurs Handicapés
(APTH ).
Les locaux qui l'abritent sont loués à la ville de
Nogent qui a fait les travaux qui s'imposaient pour son installation
provisoire, dont l'isolation. Une arrivée de gaz de ville
est accessible, mais seul un local permettant au personnel d'y prendre
ses repas est chauffé !
Oui cela existe encore ! La direction a fait travailler ce personnel
sans chauffage tout lhiver qui fut rude . "On travaille
en anorak" Je l'ai entendu !
Dans un atelier protégé, un comble !...
Un atelier protégé ? Oui, mais pas du froid.
Révoltée, mais dans un souci d'améliorer les
conditions de travail de ces gens et par humanisme, sans agressivité
aucune, je me suis entretenue téléphoniquement avec
le directeur, Mr Buisson qui était furieux que "je me
mêle de ce qui ne me regarde pas" !... Mon intention
n'était pas de faire des vagues. Mais, devant la mauvaise
foi évidente et le ton acerbe employé par ce monsieur,
j'ai été amenée à lui dire que dans
ces conditions, peut-être faudrait-il mettre cette affaire
sur la place publique ? Et de me menacer de poursuite en justice
etc
Rien que cela !
Heureusement que le ridicule ne tue plus ! Je dois dire qu'il en
faut plus pour m'impressionner ; d'autres s'y sont déjà
essayés, sans succès.
Ces personnels, avec leurs moniteurs sont très consciencieux,
en témoigne la satisfaction affichée par Mr le Directeur
des Ateliers SNCF de Romilly qui a conclu des contrats avec l'APTH.
Ils méritent le plus grand respect, y compris de ceux qui
les exploitent, qui, non contents d'avoir de la maind'uvre
pas chère , n'hésitent pas à fouler du pied
la législation du travail !
Le froid est passé, mais quand même ! On a fait des
économies de chauffage, va-t-on accorder une prime en échange
?
On se croirait revenu au Moyen-Age, au temps où les seigneurs
avaient tous les droits . Ne vous en déplaise Mr Buisson,
les lois existent et ne peuvent être transgressées
!...
Révoltée, indignée, je le suis !... Il est
grand temps de mettre de lordre dans ces pratiques !
Françoise Mériaux
Conseillère municipale
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Directive Bolkestein
ou le grand bond en arrière
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La directive Bolkestein stipule quune entreprise serait
soumise aux réglementations du travail de son pays dorigine,
et non à celles du pays où le travail est effectué.
Quest-ce à dire ?
Que les patrons français pourront travailler en France
avec des travailleurs étrangers payés à moindre
coût et sans les charges sociales du droit français.
Cela signifie que les moins-disant sociaux seront les grands gagnants,
entraînant les pays européens dans une course sans
fin aux délocalisations, à la casse des droits sociaux
«destructeurs demploi» (sic!)....
Ceux qui veulent nous faire croire que la directive Bolkestein
est scandaleuse mais n'a aucun rapport avec la constitution européenne
qu'ils cherchent à nous faire adopter, nous mentent : la
directive est indissociable de la constitution, elle est au cur
même de la politique ultra libérale qu'ils veulent
instaurer ! Le Président Chirac oublie un peu vite que
son ministre des affaires étrangères, Michel Barnier,
fut l'un des commissaires européens qui l'ont mise au point.!
Rejeter cette directive ne peut se faire quen votant «Non»
au projet de constitution européenne. Si le «Oui»
venait à

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lemporter, elle
suivrait automatique derrière.
Mais lutter contre cette directive qui programme la casse des
droits sociaux en France, cest aussi lutter pour que les
travailleurs des pays où ces droits sont inexistants puissent
les conquérir. Cest les protéger du rouleau
compresseur libéral de cette constitution. Il ne sagit
pas de lutter contre les travailleurs étrangers sous-payés
qui viendraient prendre les emplois des licenciés français,
mais bien plutôt pour que ceux-ci puissent revendiquer de
nouveaux droits dans leurs pays. Car nos droits sociaux daujourdhui
sont les garants de leurs futurs !
Pour ceux que répugne de voter «comme» le Front
National, le «Non» évoqué ici, qui est
celui défendu par le Parti communiste français,
est un «Non» constructif dune Europe solidaire
et sociale, un «Non» progressiste, qui est la seule
réponse au «non» haineux et réactionnaire
du FN.
Jérôme Besson
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Parti socialiste
: arguments approximatifs et omissions
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Le tract édité par le Parti socialiste, pour «résumer»
le projet de constitution, est émaillé de quelques
«libertés» prises à légard
du contenu du texte. Ainsi, à propos des valeurs et objectifs
de lUnion, le tract omet soigneusement le principe dun
«marché intérieur où la concurrence
est libre et non faussée», formulé dès
larticle I-3, et abondamment repris tout au long du texte.
Dans un autre domaine, le tract assure que « tous les citoyens
pourront se prévaloir de la charte des droits fondamentaux
devant les tribunaux de toute lEurope ». Une assertion
parfaitement fausse, puisque le projet de constitution précise,
à larticle II-112, que «les dispositions de
la présente charte qui contiennent des principes peuvent
être mises en oeuvre par des actes législatifs et
exécutifs pris par les institutions, organes et organismes
de lUnion, et par des actes des États membres lorsquils
mettent en oeuvre le droit de lUnion, dans lexercice
de leurs compétences respectives. Leur invocation devant
le juge nest admise que pour linterprétation
et le contrôle de la légalité

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de tels actes.».
Concrètement, cela signifie quun citoyen, estimant
que ses droits sont bafoués, ne peut se prévaloir
de la charte devant une juridiction pour les faire respecter.
Mais la palme revient sans doute à la phrase qui promet
que «les règles pour adopter puis modifier à
lavenir le traité facilitent les modifications futures».
En fait, larticle IV-443 prévoit quune révision
constitutionnelle nest possible quau terme dune
triple unanimité : celle dune convention, celle dune
conférence intergouvernementale, suivies dune ratification
par lensemble des États membres. Une procédure
de révision simplifiée est bien admise sur les politiques
de lUnion, mais là encore, lunanimité
des États membres est requise.
Ce tract socialiste est émaillé de bien dautres
approximations, inexactitudes et autres omissions. Elles témoignent
dun curieux virage : ce projet de constitution, critiqué
par le PS lors de sa présentation, est aujourdhui
paré de toutes les vertus.
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Mon appel pour le
NON: Robert Triché; Seul le non à la constitution
garantit l'avenir !
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De plus en plus nombreux (ses) sont celles et ceux qui contestent
la mainmise des marchés financiers sur l'ensemble des richesses
mondiales.
Dans ce climat de fin de règne, hantés par cette
perspective, les hommes de paille de ce système capitaliste
(il faut bien l'appeler par son nom), pilotés par Monsieur
Giscard d'Estaing, ont cogité durant des mois, pour confectionner
une constitution dite de droits fondamentaux sur mesure d'inspiration
ultra-libérale, (c'est le moins qu'on puisse dire) dont
l'objectif est à l'évidence de pérenniser
le pillage organisé des richesses créées,
sans que soit possible une quelconque remise en cause. A gauche,
de plus en plus nombreux (ses) sont celles et ceux qui pensent
que le capitalisme n'est pas la fin de l'histoire.
Cependant, les laudateurs du système ont rêvé
de prolonger son existence, par tous les moyens, dont celui de
nous enfermer dans un enclos dont les barrières seraient
quasi indestructibles et qui s'appelle la constitution européenne
qui stipule, dans son art 1/6 !
"la constitution et le droit de l'union européenne
priment sur le droit des états membres."

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A la différence
des constitutions nationales, comme l'a écrit Patrick Le
Hyaric, directeur de l'humanité : "il sera quasiment
impossible de l'amender ou de revenir en arrière car il
faudra l'accord simultané de tous les gouvernements de
l'Union et de tous les peuples pour la modifier".
Cet article 1/6 et le dernier alinéa de l'article 1/5/2
qui précise : "les états membres facilitent
l'accomplissement par l'union de sa mission et s'abstiennent de
toute mesure susceptible de mettre en péril la réalisation
des objectifs de l'Union". Justifient à eux seuls
qu'on rejette l'ensemble de cette constitution, il n'y a pas d'autre
alternative acceptable, seul le "Non" garantit l'avenir,
notre avenir et celui de nos enfants.
Comment ? Quand on est de gauche, peut-on accepter de se livrer,
ainsi, pieds et poings liés ? aux thuriféraires
de ce pouvoir.
Comment ? Qu'on soit de gauche ou de droite, peut-on signer un
tel chèque en blanc ? sans aucune garantie.
Robert Triché
Président dune association
de défense des locataires
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Soirée
choucroute organisée par la section barséquanaise
du Parti communiste française
Samedi 23 avril à 20 h 00 Salle polyvalente
de Bar-sur-Seine suivie d'une soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute, fromage, dessert, café
Adultes : 13 € Moins de 12 ans : 6 €
Réservations jusqu'au 18 avril auprès des militants
ou au 03.25.73.43.40
Assemblée-débat
avec un(e) dirigeant(e) national(e) du PCF à partir de
18 heures
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Culture THEATRE
En cas de meurtre!
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Le Théâtre Populaire de Champagne a redonné
"En cas de meurtre" de Joyce Carol Oates le 19 mars
dernier au Théâtre de la Madeleine. C'est une reconnaissance
de l'excellent travail réalisé par cette compagnie
qui a réalisé deux créations en 2004.
La pièce,charge féroce contre la télévision
américaine est la bienvenue dans un univers télévisé
de plus en plus critiqué en France. Cette reprise a été
un véritable révélateur.
L'adaptation qui en est faite par J.C Grumberg colle à
une télé décérébrée
française. Le téléviseur fait partie maintenant
du quotidien des familles comme la table ou le lit. Mais table
et lit sont nourrissants et réparateurs tandis que la télé
nous bouffe et nous détruit. On a du souci à se
faire.
Cette reprise a montré plus clairement la férocité
du propos et la qualité des acteurs. Chaque interprète
est à sa place exactement. Maria Naudin est exemplaire
en animatrice de l'émission, parfaitement grotesque, une
intello de bazar, aveugle et sourde et les yeux fixés sur
l'aiguille de l'audimat. Marie Hélène Aïn en
mère complètement dépassée par ce
malheur familial (un fils assassin tout de même), reste
ligotée à son mari,

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épousant ses idées,
montrant vainement un amour filial devenu ridicule. Pierre Fabrice,
le metteur en scène, joue le rôle du père,
à peine désarçonné par ce coup du
sort. Plus ému en tout cas par son nouveau rôle télévisé.
Il est faussement sentimental et vraiment facho. Il développe
un discours travail- famille- xénophobie qui en fait presque
un complice.
N'est-ce pas une pièce sur la manipulation ? L'animatrice
manipule les parents de l'assassin avec l'arme de l'audimat, les
parents tentent de manipuler les téléspectateurs
par le biais des bons sentiments,. Quant à nous, spectateurs
"normaux", ne sommes nous pas manipulés par l'auteur
qui ne nous donne aucun héros valable à qui nous
raccrocher pour comprendre le monde ?
Le théâtre est certes un divertissement, comme tout
spectacle, et de nombreux créateurs se démènent
pour fournir des pièces d'une belle qualité d'écriture.
Pourtant l'émotion n'est possible que lorsque l'auteur
s'engage dans l'actualité et bouscule les langues de bois
même si c'est un bois précieux.
Jean Lefèvre
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% ATTAC
Aube Organise un débat public contradictoire sur la constitution
européenne Le mercredi 6 avril à 20 H
Antenne universitaire de lHôtel-dieu
Place du Préau à Troyes avec Julien Lusson Responsable
de la Commission Europe
à ATTAC France
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Camuset sur
Seine
La ville de Romilly va-t-elle changer de nom ? On
en parle à mots couverts. Puisqu'il n'y a pas de rue, d'avenue,
de place disponibles pour donner son nom à l'ancien maire,
certains proposent de changer le nom de la ville et de l'attribuer
à Maurice Camuset. On ne sait pas trop l'origine de Romilly.
Romeliacum en 1163 vient-il du latin Romulus ou du germanique
Rommel ? Avec Camuset-sur-Seine, l'ambiguïté serait
levée. A suivre
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