La dépêche de l'Aube n°811 du Vendredi 8 avril 2005

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Référendum
Que se passera-t-il si le «Non» gagne le 29 mai?

Quand les manifestants dénoncent la privatisation des services publics, la logique de «concurrence» au nom de laquelle se mènent les délocalisations, le chantage à la modération salariale et à la remise en cause de la RTT, ils réfutent les orientations que le gouvernement met en oeuvre depuis trois ans, et qui figurent en toutes lettres dans le traité constitutionnel.

La première conséquence sera le rejet du traité constitutionnel.
Il suffit du refus d’un seul pays, en effet, pour qu’il ne soit pas ratifié. Un grand danger pour l’avenir de chacune, chacun d’entre nous sera écarté.
Contrairement à ce que répètent les partisans du oui, l’Europe n’éclatera pas. Le traité actuel continuera à s’appliquer. Il y a tout le temps pour négocier un nouveau traité. Dans quelles conditions ? Elles seront évidemment totalement inédites. Un des pays fondateurs de l’Union européenne, la France, aura contesté son orientation «libérale» actuelle au nom de l’exigence d’une Europe du progrès social, de l’emploi, de la démocratie, de la paix. Personne ne pourra ignorer cette volonté. Il a suffi que le «Non» grimpe dans les sondages pour que les chefs d’Etat et de gouvernement décident de «réviser» la directive Bolkestein. Qu’est-ce que ce sera s’il devient le 29 mai le choix de la France !
Celle-ci ne sera pas isolée. Sur tout notre continent, l’aspiration à une transformation profonde, progressiste de l’Union européenne est partagée par des dizaines de millions de femmes et d’hommes. Elle vit au travers de leurs mouvements sociaux, pacifistes, altermondialistes, féministes. Les peuples européens ont besoin du «Non» de la France. Cette victoire du «Non» permettra à l’exigence d’une autre Europe, construire pour et par ses peuples, de faire enfin irruption, au premier plan, dans le débat européen. Dans la discussion qui s’engagera, elle ouvrira cette possibilité que le traité constitutionnel prétend précisément interdire.
Le NON rassemble la gauche
L’échec sera cuisant pour le gouvernement, la droite, le patronat. Leur rejet par le pays est tellement fort que les partisans du «Oui» affirment que, pour les sanctionner, il faudra attendre 2007... Et, d’ici là, les laisser faire ? Il ne faut perdre aucune occasion de leur riposter ! MM. Chirac, Raffarin, Sarkozy, Seillière - qui devient président du patronat européen - s’engagent à fond


pour le oui parce que ce traité inscrirait leur politique dans la constitution européenne. Si le «Oui» gagne, ils seront encouragés à l’aggraver. Si c’est le «Non», celles et ceux qui se mobilisent pour l’emploi, les salaires, les services publics, les droits sociaux, contre toutes les injustices et discriminations seront plus forts pour se faire entendre et respecter.
Ce seront les salariés, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes, les électrices et les électeurs de gauche qui auront «fait» la victoire du «Non». Elles et ils auront rendu un grand service à la gauche en rendant majoritaire le refus du libéralisme, qui est au coeur du traité constitutionnel et de la politique de la droite. La victoire du «Non» rendra possible le rassemblement de la gauche, de toute la gauche pour battre la droite et mener demain une politique de gauche.


LDA

Le PCF montre l’exemple


«Si le Non monte, c’est avant tout parce que les électeurs de gauche basculent dans l’opposition au traité.» (Nicolas Sarkozy) Pour une fois Sarkozy a raison. Le Non, selon tous les sondages, est majoritaire à gauche. C’est l’inverse à droite.... Pourtant, le gouvernement a décidé que l’essentiel du temps de parole accordé au «Non» dans la campagne officielle sera monopolisé par la droite extrême : trois quarts de ce temps pour De Villiers, Pasqua et Le Pen contre un quart pour le PCF. Trois fois plus pour la droite nationaliste que pour la majorité des électrices et électeurs de gauche ! Face à un tel déni de démocratie, le Parti communiste a proposé de partager son temps d’antenne avec les autres forces qui défendent le «Non» à gauche et ceux qui à gauche sont minoritaires dans leur parti.

Appel à souscription Référendum du 29 mai
" De l'argent pour le droit à l'information et au débat démocratique "
Le référendum aura lieu le 29 mai 2005. Les enjeux posés par le projet de Constitution européenne sont très importants pour la vie quotidienne et l'avenir commun des peuples des 25 pays constituant l'Union Européenne.
Le Parti communiste français a d'abord révélé le contenu du projet dès le 10 septembre 2003
Il a ensuite mené campagne pour obtenir un référendum
Il agit pour permettre des confrontations de points de vue
Il exige maintenant un véritable débat démocratique dans les médias, et des financements publics
Cette ambition d'un vaste débat citoyen est la condition pour que chacun se fasse son opinion en toute connaissance de cause.
D'ici au 29 mai, le PCF est déterminé à amplifier cette confrontation démocratique et il ouvre une collecte nationale de 500 000 € au service de cet objectif.
Résolument engagé contre ce projet de Constitution ultra libéral qui ne pourrait qu'aggraver toutes les difficultés d'aujourd'hui, le Parti communiste français milite pour un NON d'espoir et pour donner sa chance à une autre Europe, une Europe de progrès social et démocratique.
Quelle que soit votre position, vos interrogations, vos hésitations ou décisions, la politique a besoin de votre intervention pour vous être utile. Participez à cette souscription !
Je verse : …………….. €
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Chèque à : Association Départementale de Financement 22ter, av. Anatole France 10000 - TROYES

Romilly S/Seine - référendum
Pour un débat contradictoire entre l’UMP et le directeur du journal l’Humanité.

Patrick Le Hyaric, directeur du journal l’Humanité
Mercredi 20 avril 18 Heures Salle des Fêtes F. Mitterrand ROMILLY GRAND DEBAT PUBLIC avec Patrick LE HYARIC..

Le 29 mai, notre peuple va devoir se prononcer par référendum sur le traité constitutionnel de Giscard.
Pour pouvoir le faire en toute connaissance de cause, il a droit à un vrai débat démocratique, contradictoire entre ceux qui préconisent son adoption et ceux qui appellent à le rejeter en votant «Non» comme le PCF.
Pour permettre cette confrontation d’idées, nous organisons une grande réunion publique le mercredi 20 avril à 18 heures à la salle des fêtes F. Mitterrand de Romilly. Nous y avons invité Patrick Le Hyaric, directeur du journal l’Humanité qui fera part de l’opinion du parti communiste français concernant ce projet de constitution Giscard et François Baroin, député de notre circonscription ou l’un des responsables de l’UMP.
Il ne suffit pas en effet d’asséner ses vérités seul devant les caméras de télévision. Il faut en présence des citoyens avoir le courage politique de les défendre face à quelqu’un qui expose une opinion opposée. Une chose est sûre, Patrick Le Hyaric sera bien là.
L’europe que nous voulons
Comme nous l’expliquons aux salariés et à la population, avec ce scrutin, il ne s’agira pas de voter pour ou contre l’Europe, mais de se prononcer sur l’Europe que nous voulons. Doit-on poursuivre dans la voie tracée, avec le chômage qui ne cesse de progresser, la précarité qui s’étend, la casse des services publics... ou est-il possible d’envisager une construction européenne sur d’autres bases ? Avec ce traité constitutionnel, pas question de changer. Dès son préambule, il est clairement indiqué que l’objectif

est de «poursuivre l’oeuvre accomplie». Et bien pour le PCF, c’est «Non», un coup d’arrêt est nécessaire pour travailler à la construction de l’Europe de l’emploi, du progrès social pour tous et de la coopération. Un tel enjeu mérite bien ce débat contradictoire en présence des citoyens. Alors un peu de courage mesdames et messieurs de l’UMP.
Venez défendre votre projet de constitution. Rendez-vous le 20 avril. Toutes les garanties d’un débat sérieux où chacun pourra s’exprimer sans invective seront réunies. Nos concitoyens le méritent.

PCF Section
de Romilly

Quatre chiffres pour mieux comprendre
où nous emmène la constitution Giscard.


174 c’est le nombre de fois qu’est citée le mot «concurrence»
178 le mot «banque»
78 le mot «marché»
3 fois le mot «progrès social»
Tout un programme. On comprend mieux pourquoi le MEDEF de Sellières et le syndicat des grands patrons européens (l’UNICE) dont le Baron brigue la présidence sont engagés dans la campagne du Oui.

Humeurs...

.....FAUSSAIRES ? Et bien j'en suis !
La concurrence doit être "Libre et non faussée" (projet de traité constitutionnel).
Mais qui donc pourrait vouloir fausser la concurrence ?
-Des faussaires, de méchantes gens bien sûr, des personnes aux mauvaises intentions qui veulent empêcher les affaires de se concrétiser, les capitaux de circuler, les produits d'être écoulés, les clients d'être servis.
Et qui donc veut empêcher ces bonnes choses raisonnables d'avoir lieu?
-Le traité les cite : pauvres gens fragiles à protéger, ceux à qui l'on offre des services gratuits. Les nécessiteux autrement dit. Mais pas seulement. Il y a tous ceux qui demandent à partager les biens communs collectifs comme l'eau, l'air, la santé, la culture, l'éducation, les loisirs, les sports. Tous ceux qui refusent même que ces biens universels deviennent des marchandises.
Voilà pourquoi le traité veut éviter que des lois sociales jugées désuètes et obsolètes soient maintenues dans certains pays "avancés", la France par exemple, ou instituées dans ceux qui souhaitent un peu plus de social.
Les syndicats, le monde associatif, certains partis de gauche, les étudiants, les profs, les chercheurs, ceux qui bougent, tous ceux-là faussent la libre concurrence pour protéger le faible contre le fort, créer du droit, mettre des barrières aux intérêts privés au nom de l'intérêt général. Ceux-là votent NON. Voilà les faussaires !
Les Versaillais traitaient les Communards de canailles. "Et bien j'en suis" chantaient les révoltés.
On me traite de faussaire. Et bien j'en suis !.

Malicette.

Ecoutez-voir

.....FAUSSAIRES ? Et bien j'en suis !
C'est une dame futée qui me glisse dans l'oreille : "C'est curieux, ils ne veulent pas que les enfants portent le voile à l'école pour le respect de la laïcité et ils mettent un ruban noir sur tous les drapeaux de la république laïque pour honorer l'Eglise catholique."

Histoire d’eau à Nogent-sur-Seine L’action se poursuit

 

Histoire d’eau à Nogent-sur-Seine  L’action se poursuit

La rue nogentaise a frappé un grand coup !
Des dizaines de bouteilles d'eau, délicatement et soigneusement alignées sur les marches du Palais municipal... Près de 70 Nogentaises et Nogentais réunis, un soir de semaine, à 20 h 30, sur le parvis de l'hôtel de ville... La bataille de l'eau, pour dénoncer et faire annuler le très injuste et injustifié dépôt de garantie de 125 euros, imposé par la droite municipale et l'autre "opposition" de "gauche" (hier soutenue par le PS !!!), se poursuit. La mobilisation enfle ! Chaque nouvelle action amène de nouveaux Nogen-tais ! Des dizaines de familles mobilisées, qui ne sont pas tombées dans le piège grotesque tendu par Gérard Ancelin et son premier adjoint, qui consistait à culpabiliser les "mauvais payeurs", et à dénoncer à deux reprises (en audience avec les 2 représentantes des familles, et face à une délégation d'une quarantaine de Nogentais...) une soi-disant "manipulation politique" par moi-même, élu de l'opposition. Je suis bien à ma place aux côtés de ces familles, d'abord parce que, n'en déplaise au maire, je suis Nogentais, ensuite parce que je fus le seul élu municipal à voter contre ce dépôt de garantie.
Mépris et intransigeance
Le maire et son premier adjoint sont tombés dans leur propre piège ! Il fallait les voir, à l'ouverture de la séance du Conseil municipal : crispés, blêmes et bien sûr méprisants, face à ces 70 Nogentais qui venaient d'envahir la salle du conseil. Une mère de famille et un jeune avaient été désignés pour déposer 2 bouteilles d'eau devant le maire et son lieutenant qui n'ont pas

eu un mot pour tous ces gens ! Enfin, la rue nogentaise a découvert le vrai visage de cette droite municipale bourgeoise et arrogante et de cette autre vraie-fausse opposition dite "socialiste". Face au mépris et à l'intransigeance affichés par cette municipalité, j'avais choisi de boycotter cette séance du conseil pourtant consacrée au budget. Etait-ce le bon choix, oui je le pense. Je devais être solidaire de ces familles, comme je le suis depuis le début de la mobilisation.... J'étais vraiment très fier d'être Nogentais, un de ces nombreux Nogentais oubliés par la droite et ses alliés, méprisés ! Bravo à Corinne, Annabelle et tous ces Nogentais "ordinaires" qui nous ont offert une petite "révolution".car plus rien ne sera pareil à Nogent-sur-Seine, les évènements vont se répan-dre dans la rue, et l'on sait bien que la rue est le plus puissant des supports d'informations. La bataille continue, nombre de familles refusent toujours d'acquitter les 125 euros malgré la date butoir fixée au 30 mars. Gérard Ancelin va-t-il devoir couper l'eau à des dizaines de familles ou ouvrir enfin de véritables négociations ? Car la bataille, la mobilisation, vont être étendues à tous les Nogentais, car tous sont concernés par ce nouvel impôt sur l'eau, ce racket municipal. Rendez-vous prochainement sur le marché et en des lieux ou on n'attend pas forcément une manifestation !!!


Laurent Levasseur

PARCE QUE JE VEUX ........

Une Europe de la solidarité et du progrès partagé.
Je ne veux pas d'un traité qui oppose les Européens entre eux et organise les délocalisations et la régression sociale !
Une Europe de l’emploi et du développement humain.
Je ne veux pas d'un traité qui rende intouchables les instruments de la domination de la finance, telle la Banque centrale européenne indépendante !
Une Europe de droits et de pouvoirs élargis pour ses citoyennes et ses citoyens.
Je ne veux pas d'un traité qui limite ces droits et sou-mette leur exercice au respect de la loi de la concurrence !
Une Europe de la paix.
Je ne veux pas d'un traité qui l'enchaîne à l'OTAN !
lUn accès égal à la santé, à l’éducation, au logement, à l’eau, à l’énergie, aux transports, à la culture, à l’information.
Je ne veux pas d'un traité qui en fasse des marchan-dises et condamne les services publics !
Une autre politique, rompant avec celle de la droite.
Je ne veux pas d'un traité qui donne raison aux choix du gouvernement et du Medef et qui, demain, enfermerait la gauche dans un carcan "libéral"

Guy Chartier

Mon appel pour le NON

Guy Chartier

Pour que soit menée une vraie politique sociale de gauche, ce n’est pas cette constitution européenne là qu’il nous faut ! Pourquoi ?
Parce que déjà avant qu'elle ne soit ratifiée, chacun d'entre nous et plus encore les citoyens d'en bas (dixit la droite !), subissons durement les effets injustes et néfastes du capitalisme, par eux rebaptisé " libéralisme ".
Des exemples, il y en a à foison. Je n'en rappelle, ici, que quelques-uns :
-remise en cause de l'âge de départ à la retraite, de la durée du temps de travail, réforme déplorable de la sécurité sociale, suppression progressive des statuts particuliers (F.P., EDF-GDF, SNCF) que l'on devrait, au contraire, étendre à tous les salariés. L'éducation nationale (premier éducateur et formateur de France) constamment attaquée.
Nous pouvons ajouter :
-des entreprises, surtout moyennes et petites qui, sans cesse, ferment. D'où licenciements massifs augmentant sans discontinuer le nombre de chômeurs (les indemnités de ceux-ci en continuelle diminution). Les prix qui n'arrêtent pas de grimper, les cotisations de mutuelle en hausse, etc…
Dans le domaine du logement, les locataires voient leur loyer majoré chaque année de façon importante.
2% de moyenne à Troyes Habitat, plus encore pour l'OPAC de l'Aube et Mon Logis en 2005. Les charges

idem, les aides personnelles et à la pierre diminuent.
Les offices des ex H.L.M. deviennent intentionnellement des entreprises commerciales au détriment de leur rôle de véritable organisme social.
N'en arrive t-on pas, aujourd'hui, à rechercher méthodes et moyens d'augmenter la possibilité de faire de plus grands profits. (vendre à tout va des logements sociaux et louer à bon marché de moins en moins !).
Tout cela pour dire que la plupart des directives et mesures anti-sociales prises par nos gouvernants actuellement sont d'origine européenne.
Donc pour mettre fin à ces injustices :
-que d'autres orientations et choix soient faits.
-que les riches ne deviennent pas de plus en plus riches et que le nombre de pauvres n'augmente pas continuellement.
Faites comme moi, dites non à leur constitution. Vous direz ainsi oui à celle que nous voulons. C'est-à-dire, une France dans une Europe plus juste, impartiale, sans inégalité ni disparité pour tous, de haut en bas et de bas en haut.
Merci de me suivre et surtout de répondre à mon appel !



Guy Chartier

Rejoignez l'appel

«Pour le NON de gauche, pour une Europe sociale, démocratique et de paix»
Notre collectif a pris place parmi l'immense chaîne militante qui partout dans le pays appelle à refuser ce projet constitutionnel qui regroupe l'ensemble juridique libéral le plus complet et contraignant de la planète.
Cet appel trouve aujourd'hui écho dans les intentions de vote de nos concitoyens. Cependant la campagne ne fait que commencer et l'on sait trop bien que les partisans du 'OUI' détiennent les rênes du pouvoir médiatique. La victoire du 'NON' est possible. Elle passe par une mobilisation continue de celles et ceux qui croient en une autre politique pour l'Europe mais également pour la France. Car que signifie ce 'NON' sinon une volonté de rompre avec le libéralisme qui est à la fois au cœur du projet de constitution et au centre des politiques subies par notre peuple depuis vingt ans ?


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