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La dépêche de l'Aube n°813
du Vendredi 22 avril
2005
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Santé
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rien ne va plus...mais le pouvoir reste sourd
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Le ministre de la Santé, Ph Douste-Blazy, est un médecin
libéral.
Enfin, par médecin libéral, il faut moins entendre
"adepte de la médecine de ville" que partisan
des recettes de choc appliquées à la santé
publique de ce pays. Et comme il fait partie d'un gouvernement
soumis au moindre haussement de sourcils d'E.A Seillière,
il joue à la concurrence "libre et non faussée"
(comme disent les rédacteurs de la constitution européenne)
des faiseurs de réformes à tout va. Il y eut la
réforme Fillon des retraites; il y a la réforme
Douste-Blazy de l'assurance maladie.
Qu'importe le vieillissement de la population dû aux progrès
sociaux et économiques! Qu'importent les nouvelles pathologies
nées de ce fait! Qu'importent les besoins nouveaux que
cette réalité imposait! Et impose. Le maître
mot des épiciers comptables du MEDEF, chiens savants du
siècle nouveau, est "rationalisation". Le néologisme,
en réalité, n'est que le triste synonyme de rationnement,
rationnement des dépenses de santé, de l'offre de
soins, de la formation des soignants. Et de leurs salaires.
Cette soumission aveugle aux dogmes de l'économie ultra-libérale
a une cause, des corollaires et des conséquences désastreuses.
La cause est la fuite en avant de la conception mise en avant
de la "bonne gestion" d'un État sur la base des
critères exclusifs de rentabilité financière
en lieu et place de l'efficacité sociale et d'égalité
de droit et de traitement. Ces critères de gestion sont
dictées par l'actuelle conception qui prévaut à
la construction européenne. Les gouvernements ne devraient
pas dépasser un certain taux de déficit pour ne
pas faire peur aux marchés financiers. Ils ne devraient
pas davantage entreprendre la moindre politique

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susceptible de promouvoir
l'emploi et l'entrée de cotisations, sociales et fiscales,
pour la même raison. Il s'agit donc de rationner à
marche forcée l'offre publique, de réduire le nombre
de fonctionnaires et d'offrir par là même de nouveaux
secteurs plus que profitables à la concurrence privée.
Il n'est surtout pas question pour le gouvernement de faire pression
sur le patronat pour augmenter les salaires ou ralentir la concurrence
à la baisse de la fiscalité des profits, deux des
principaux leviers de financement du budget de l'État et
de la Sécu.
Il n'est surtout pas à l'ordre du jour de lever le numerus
clausus de la formation des médecins. Il n'est pas question
d'augmenter les salaires des infirmières et des personnels
soignants, dont les écoles se vident par manque d'attractivité.
Il n'est pas question de revoir le rôle des "agences
régionales d'hospitalisation" dont la seule mission
effective à ce jour est d'organiser, de répartir
et d'imposer la pénurie de l'offre de soins.
Le gouvernement reste sourd aux besoins les plus vitaux de notre
système de soins. Les médecins urgentistes tirent
la sonnette d'alarme, le pouvoir ne répond pas. Idem à
l'hôpital de Pau : la tragédie de l'assassinat de
deux infirmières il y a quelques mois avait révélé
les conséquences dramatiques de la réduction des
moyens; or on annonce une diminution de leur budget! Le personnel
est en lutte : le pouvoir se tait.
Combien faudra-t-il de drames, combien faudra-t-il de morts pour
que le gouvernement entende enfin que notre système de
santé est malade et qu'il faut lui donner les moyens nécessaires
à l'accomplissement de ses missions ?
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Que se passera-t-il si le " Non " l'emporte ?
La question agite beaucoup les partisans du "Oui". On
a eu droit aux prédictions les plus catastrophiques. Pourtant,
si le "Non" l'emporte, le "Non" sera, tout
simplement, la voix de la France, et c'est une voix qui compte
en Europe. Ce "Non» viendra en écho pour tous
ces peuples qui n'ont pas la chance de pouvoir s'exprimer et qui
ont été privés de véritables débats.
De nombreuses forces travaillent à construire une autre
Europe, en phase avec les attentes, les besoins et les aspirations
des hommes et des femmes. Les regards des progressistes européens
sont tournés vers la France. Le non de la France sera pour
eux un formidable point d'appui.
Si le "Non" l'emporte, ce sera un sacré coup
d'arrêt pour les politiques libérales, qui marquera
leur échec. Si le "Non" l'emporte, il faudra
donc remettre l'ouvrage sur le métier et écrire
un texte habité par d'autres logiques plus conformes à
cette belle idée d'Europe. Si le "Non" l'emporte,
il faudra permet-tre aux citoyennes et aux citoyens de s'en mêler
de proposer, de dessiner l'Europe dont ils ont besoin. Enfin,
si le "Non" l'emporte, il faudra l'entendre ici, en
France comme l'espoir encore vivace d'une société
plus juste et plus humaine.
Notre peuple a devant lui une chance historique : celle de réorienter
profondément la construction européenne.
En se prononçant majoritairement pour le "Non",
les hommes et les femmes de notre pays ouvriront de nouveaux horizons
pour une autre Europe. Une autre Europe est possible que cette
Europe à la triste figure. Dans ce nouveau traité,
il faudra que figurent le principe de non-régression sociale,
et la garantie de droits réels pour les salariés,
pour la retraite, pour la protection sociale. Il faudra développer
les contours d'une véritable Europe des services publics,
permettant de répondre partout aux besoins fondamentaux
Il faudra inscrire au programme une Europe de l'emploi, avec une
Banque centrale européenne sous contrôle des élus
servant un système de sécurité d'emploi et
de formation. Il faudra une Europe de l'égalité
hommes/femmes, qui agit réellement et ne nie pas les droits
acquis par les femmes.

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Il faudra une Europe de la démocratie,
qui ne se cache pas des citoyens, qui leur permet de participer
pleinement à l'élaboration des décisions,
une Europe qui ne ferme pas ses frontières
Il faudra une Europe de paix, dégagée de la tutelle
de l'OTAN, qui agit pour le désarmement et pour trouver
des issues politiques aux conflits majeurs de notre temps
LDA
Mardi 24 mai 2005 18 h 30 Bourse
du Travail à Troyes
Grand meeting de rassemblement de la gauche pour la
victoire du Non et de leurope sociale
avec la participation de dirigeants
nationaux du PCF, du PS, du MRC, et dAttac |
| LHUMANITE
HEBDO Dans le numéro du 30 avril : 100 personnalités
européennes expliquent pourquoi elles disent
Non au projet Giscard.. |
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Rassemblements
du 1er mai
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Troyes
10 h 30 Hôtel de Ville A lappel de la CGT, CFDT FSU, UNSA
La manifestation partira de la mairie pour se rendre au Parc des Expositions,lieu
de la fête Black Blanc Beur
Débats, animations, restauration
Romilly
s Seine
Rassemblement à 10 h 30 Bourse du Travail Rue de la Boule dOr.
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.....LA VICTOIRE D'INTERNET
Les habits de la société craquent de toutes leurs
coutures. Les grands partis politiques sont ostensiblement étrangers
aux préoccupations de l'immense majorité de ceux qu'ils
sont censés représenter.
Les médias serinent à l'unisson la même rengaine
; mais les auditeurs ont bien reconnu que c'était une berceuse
et ils ne veulent pas se laisser endormir. Alors, des réseaux
se mettent en place pour résister à l'uniformisation
mondiale ; il se passe quelque chose dans les modes de communication
: ça bourdonne sur la toile, des liens se créent,
ça échange et ça discute.
Même les ringards dont je fais partie se branchent sur internet,
surmontant leurs réticences. Les journalistes s'étant
mis en marge du débat, le débat a lieu malgré
eux. Des inconnus, des non-spécialistes, des apolitiques
prennent la parole ; et c'est vivifiant. Je vous recommande une
bonne adresse, déjà bien connue (et dont on retrouve
des échos dans l'article de Pierre Briolet) : http://etienne.chouard.free.fr
Guy Cure ..
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Pierre
Briolet Mon appel pour le NON
Parce que je suis un européen convaincu, jappelle
à voter « Non »
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Paradoxe, contradiction ? Non ! Jai lu et relu le «texte»
que lon nous propose et sur lequel nous devons nous définir,
nous décider à dire «Oui» ou à
dire «Non»..
Quy a t-il dans le «texte» ? Tout et son contraire
: on nous parle darticles en articles, déconomie
et encore déconomie de marché, ce qui exclut
toute réflexion politique. Que cette politique vienne de
gauche comme de droite, cest la «loi de largent»,
point.
Les fondements du droit constitutionnel sont bafoués.
- Une constitution doit être lisible pour permettre un vote
populaire. Ce texte est illisible pour tout un chacun, trop long,
ambigu.
- Elle doit être politiquement neutre. Ce texte est partisan
!
- Elle doit être révisable. Comme nous venons de
réviser notre constitution pour permettre lapplication
de ce texte en France. Ce texte est verrouillé par une
exigence de double unanimité.
- Une constitution protège de la tyrannie par la séparation
des pouvoirs et par le contrôle des pouvoirs : ce texte
là organise un parlement sans pouvoir face à un
exécutif tout puissant et largement irresponsable.
- Enfin, une constitution nest pas octroyée par les
puissants, elle est établie à travers une assemblée
constituante indépendante et élue par le peuple.
Mais à longueur de journées, de quoi nous parle-t-on
? A écouter, à entendre, à lire tous les
échos et commentaires médiatiques : radios, télé,
journaux, on nous parle, selon, de «constitution»
de «traité», de «traité constitutionnel»,
etc, etc ...
Cest quoi ce langage, cette communication, cette pédagogie
? Pour nous expliquer, nous faire comprendre, nous convaincre
de voter «Oui»...

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Comme disait ma mère
: «Dans ce foutoir, une vache ny retrouverait pas
son veau». Mais il faut diviser pour régner !
De qui se moque t-on ? Du peuple à lévidence
! Que nous soyons den haut ou den bas, nous sommes
tous dans le même bain, dans un système où
lhumain devient à coup sûr une marchandise
et de surcroît, si les choses vont mal, cest de notre
faute et on nous culpabilise !
Prendre ou considérer la France den bas - voire celle
den haut - pour des «sous développés
intellectuels» est une erreur fondamentale, que ces messieurs
les élites «élucubrateurs de haut niveau»
devraient méditer.
Les gens du «Oui» - et je les comprends et les respecte
- prétextent que lon pourrait faire évoluer
ce texte si lensemble des peuples le veulent... Je ny
crois pas. Le démontage du piège qui nous est tendu
consiste à dire «Non».
Il y a deux cents ans, la France, après la révolution
de 1789, a édicté les droits de lhomme et
du citoyen. Aujourdhui, dans la paix et la sérénité,
ayons la même audace et le courage daller dire «Non»
à cette proposition fallacieuse et pourquoi pas montrer
lexemple ? Pensons aussi à nos enfants et petits
enfants, nengageons pas leur avenir dans un «carcan».
Ceci est ma réflexion sur le texte qui est proposé
à nos suffrages. Je nexclus pas, si lon me
le demande, de faire un article sur le concret au quotidien et
pour lavenir avant le 29 mai. En quelques lignes, on ne
peut traiter quun problème à la fois.
Pierre Briolet
Pensionné EDF-GDF, militant UGICT-CGT
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Romilly-sur-Seine
UPA : Se battre jusquau bout ........
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La table ronde qui sest réunie à la préfecture
le 15 avril, naura pas rassurée les salariés
de cette entreprise, ils craignent le pire à lissue
de cette rencontre.
Cinq jours avant même quelle ne se tienne, une cinquantaine
de salariées avaient déjà reçu leur
lettre de licenciement. Pour celles qui restent encore à
lentreprise, leur sort va dépendre dun repreneur.
Or, sil nest trouvé dici le 14 mai, la
liquidation risque dêtre prononcée par le tribunal
de commerce.
Pourtant, que na t-on pas dit sur le savoir-faire des ouvrières
de chez Barbara, sur la qualité de la production réalisée,
du haut de gamme à forte valeur ajoutée. Mais dans
ce monde du profit et du CAC 40, tout ceci ne pèse pas
lourd, surtout quand il est possible de faire produire dans des
pays où les salariés ne sont pratiquement pas payés
et où les droits nexistent pas. Cest justement
le cas de lentreprise Barbara qui a choisi de faire fabriquer
en Tunisie et en Inde alors quauparavant, toute la production
était réalisée dans notre pays, notamment
à Romilly. Ainsi les actionnaires de chez Barbara sont
bien les seuls responsables de cette nouvelle casse de lemploi.
Alors quils bénéficient

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de fonds publics, exonérations
de charges, subventions, le Préfet de lAube et Baroin
ont été incapables de les contraindre à participer
à cette table ronde. Les principaux responsables étant
absents, lissue de cette réunion à la préfecture
était malheureusement connue davance. Dailleurs,
il aura fallu que les salariées de UPA insistent fortement
pour que Joë Triché y participe. Jusquà
la veille de sa tenue, il nétait pas invité
alors quil a été le premier à demander
la tenue de cette tale ronde. Ajoutons encore que les unions locales
CGT et CFDT navaient pas elles aussi été conviées
à y participer.
Drôle de conception du dialogue social avec les syndicats
et avec les élus de la part dun gouvernement qui
préfère la matraque à la discussion, on la
vu avec les lycéens. Au cours des échanges avec
le préfet, Joë Triché a demandé que
dans le cadre de la mise en place de la cellule de reclassement
soit examinée avec tous les partenaires, la création
de dispositifs qui permettent un réel reclassement des
salariés débouchant sur lemploi. Le principe
en a été accepté. Il faut donc se mettre
au travail
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Quand la mobilisation
rend incontournable la déviation de la RN 19
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Il aura fallu à peine quelques mois de mobilisation des
communistes romillons avec la population pour imposer dans le
débat local, la nécessaire déviation de la
RN 19.
Aujourdhui, en effet, tout le monde saccorde à
reconnaître que cette réalisation devient urgente.
Pourtant, il y a six mois encore, personne ny croyait, surtout
du côté des élus.
La preuve dans «LObservateur de lAube»
du 24 novembre 2004, la journaliste traitant de ce dossier indiquait
en commentant les propos du maire de Romilly :
«Selon lui, inutile de senflammer sur ce problème
puisquil nest pas prêt dêtre tranché».
Or, tout récemment, dans la presse locale du 14 avril,
Michel Cartelet est obligé de lâcher «la déviation
sud se fera ! Nous en sommes à définir le tracé
le mieux approprié». Mais que sest-il donc
passé pour quil opère un tel revirement. Tout
simplement la mise en mouvement de la population par le PCF et
ses élus.
Une action qui fait les gros titres de la presse : «Déviation
de la ville : le débat est ouvert 9-11-2004». 
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«Un comité
pour la création dune déviation 20-11-2004».
«Une déviation pour la RN 19, 8-1-2005». «Embouteillages
sur la pétition 21-3-2005». «La déviation
passera bien par le sud de Romilly 30-3-2005».
Ainsi, Joë Triché ne pensait sans doute pas si bien
faire quand il décida de relancer ce dossier. Quand il
en parle, il aime rappeler quil lavait inscrit dans
ses objectifs à réaliser au moment de la campagne
des cantonales de 2004. Rappelons dailleurs que ni S. Auzols,
première adjointe de Cartelet, ni A. Pétrequin UMP,
toutes deux candidates à cette élection, ne lavaient
envisagé dans leurs priorités.
Mais attention, si un accord de principe est exprimé,
pour linstant aucune décision de réalisation
na été prise par le Conseil général.
Laction doit donc se poursuivre, Joë Triché
a de son côté écrit au président du
Conseil général pour que cette question soit inscrite
à lordre du jour de la session de mai de lassemblée
départementale. Affaire à suivre
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Bavures policières
Scandaleuses impunités
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Amnesty International vient de publier un rapport critiquant
sévèrement l'attitude des autorités françaises
face aux violences policières. Et résume d'un mot
le statut officieux dont jouiraient les forces de l'ordre : "l'impunité".
L'étude s'appuie sur une trentaine de cas entre 1991 et
2005. "En France, le gouvernement, les magistrats et les
responsables de la police nationale laissent les policiers faire
un usage excessif de la force, voire recourir à la force
meurtrière, à l'encontre des suspects d'origine
arabe ou africaine sans qu'ils aient à craindre de sanctions
sévères."
Le nombre de bavures mortelles a certes diminué ces dernières
années. En revanche, le nombre de saisines de l'Inspection
générale de la police nationale (IGPN) a augmenté
de 18% en 2004. Soit la septième année de hausse
consécutive. "La plupart des plaintes pour mauvais
traitements policiers ont été déposées
à la suite de contrôles d'identité ayant dégénéré",
précise Amnesty. Dans son rapport, toutes les victimes
sont étrangères ou d'apparence étrangère.
La plupart originaires du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne et
habitants des "quartiers sensibles". Un phénomène
favorisé, selon l'ONG, par les récents discours
ministériels appelant à la "reconquête"
des zones de

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"non droit".
Des directives qui semblent "être prises littéralement
par les unités d'intervention de la police sur le terrain,
qui se considère comme une force engagée dans un
conflit contre un ennemi et opérant sur un théâtre
d'opérations militaires " L'attitude de la justice,
notamment des magistrats du parquet, est elle aussi pointée
du doigt. "Un nombre important d'affaires ne sont jamais
déférées à la justice" révèle
le rapport. Quant à celles qui sont jugées, «elles
se soldent rarement par des condamnations et les peines sont souvent
symboliques ". Bref, une justice à deux vitesses.
Amnesty fait toute une série de propositions pour enrayer
cette situation. Certaines très concrètes, comme
instaurer la présence d'un avocat dès la première
heure de garde à vue, qui serait filmée dans toutes
les étapes de son déroulement. D'autres plus ambitieuses,
comme la création d'un organisme indépendant chargé
d'enquêter sur les bavures policières et qui pourrait
remplacer, à terme, l'IGPN et l'IGS. Ou encore l'intégration
dans le Code pénal d'une définition exhaustive de
la torture telle que définie par les Nations unies.
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Dimanche 1er Mai
Fête Black Blanc Beur
Constitution Giscard
Débat organisé par la section de Troyes du PCF
Introduction à la discussion avec lenquête
réalisée par le mensuel Regards
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