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La dépêche de l'Aube n°858
du Vendredi 3 mars 2006
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Grand meeting régional
avec Marie George Buffet Secrétaire nationale du PCF
Mardi 7 mars 2006 19 h Maison
des Syndicats Châlons-en-Champagne
Départ en car organisé en partance de Troyes et de
Romilly - Réservez votre soirée
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CHIKUNGUNYA
Mieux vaut être poulet en métropole
que créole
sous les tropiques
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Le chikungunya provoque des douleurs articulaires terribles,
mais c'est à croire qu'il a aussi paralysé le gouvernement
français et son ministre des doms toms, François
Baroin, accessoirement maire de Troyes, président de la
Communauté d'agglomération Troyenne (CAT)
Un an après l'apparition du virus à la Réunion,
le Premier ministre a fait une opération marketing ce week-end
dans l'île meurtrie. Quel moustique a donc piqué
les autorités de notre pays pour qu'enfin elles semblent
prendre la mesure de la catastrophe humaine, économique
et écologique qui se déroule dans l'océan
indien ?
En fait, il semble urgent de dissiper le parfum de scandale parvenu
jusque sous nos latitudes.
Car de la gestion de la crise, on retiendra surtout jusqu'ici
la volonté de camoufler l'ampleur de l'épidémie
et la sous-estimation systématique de ses conséquences
tant pour l'homme que pour le pays. Cette grippe, sévère
ma foi, mais qu'un créole pouvait supporter stoïquement,
ne devait pas survivre à l'hiver austral. Il était
alors de bon ton de minimiser la dureté des symptômes.
En octobre 2005 F. Baroin parlait avec insistance d'une "mauvaise
grippe". Bouffis de condescendance, nos métropolitains
lançaient donc l'été dernier l'opération
" Fleur de sable " : remplacer l'eau des pots de fleur
par du sable humide, inhospitalier aux larves de moustique. Opération
dont le seul mérite aura été de culpabiliser
les Réunionnais quand les services de l'État regardaient
voler les moustiques.
Le gouvernement a sous-estimé lampleur de la situation
Jusqu'à aujourd'hui, le nombre officiel de personnes atteintes
par le mal reste outrageusement inférieur aux estimations
du corps médical sur place. Jusqu'au vénérable
président de l'ordre des médecins de la Réunion
qui avance le nombre de 260 000 malades quand François
Baroin, ministre de l'Outre-Mer, n'en repère que la moitié.

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Le moins que l'on puisse
dire, c'est que le gouvernement n'a pas vu venir ou voulu voir
venir cette crise sanitaire majeure. Baroin déclare à
présent nécessaire de la traiter comme "une
catastrophe naturelle". La nature a bon dos. Dès le
mois d'octobre, les élus communistes réunionnais
tentaient vainement de dessiller les ministres, au Sénat
comme à l'Assemblée ; ils avançaient la création
d'une commission d'enquête parlementaire sur le chikungunya.
Mais l'équipe Villepin ne réagissait pas. Cela aussi
alimente les douleurs des Réunionnais qui n'en peuvent
plus de voir des gens qui ne font que passer, décider de
ce qui est bon ou pas pour eux. Qui n'en peuvent plus d'apprendre,
via un quotidien parisien, qu'on parle officiellement de 20 000
cas supplémentaires.
A la Réunion comme à Troyes, Baroin nécoute
que lui
Le parfum de scandale est tenace. Paul Vergès (PCR), président
du Conseil régional, n'est pas seul à parler de
" dix mois perdus ". Ce sont des médecins qui
interrogent : pourquoi une aussi longue inertie ? " Pourquoi
projeter sur les Réunionnais la responsabilité de
la propagation du virus alors que les choses dès le départ
n'ont pas été prises au sérieux par les autorités
? "
Depuis l'île, on observe les précautions prises pour
contrer la grippe aviaire, les décisions qui suivent immédiatement
la progression de l'épizootie. Le parallèle est
édifiant : mieux vaut être poulet en métropole
que créole sous les tropiques.
L'amertume est d'autant plus grande à la Réunion
que cette île recèle intelligence, savoir et expérience.
Il est normal qu'elle reçoive l'aide de la métropole,
qui le lui doit bien, mais elle sait ce qui est bon pour elle.
Si cette crise majeure a pris une telle dimension, c'est aussi
parce que la parole de ses habitants et de ses élus n'a
pas été entendue par le gouvernement. Tiens tiens
à Troyes aussi ils y a beaucoup de gens qui ont le sentiment
de ne pas être entendu par F. Baroin
LDA
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Gare
de troyes
Service réduit aux guichets la colère monte
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Que la SNCF utilise les nouvelles technologies de linformation
et de la communication pour promouvoir le transport ferroviaire
est une bonne chose.
Amener de nouvelles personnes à utiliser le train pour
ses déplacements professionnels et personnels est nécessaire
pour permet-tre au service public de transport de se développer.
Mais reprendre d'une main ce que l'on donne de l'autre, en diminuant
continuellement la présence d'agents en gare et dans les
trains, va à l'encontre des ambitions affichées
de la SNCF de devenir une entreprise européenne de service
public de référence. Ce n'est certainement pas en
adoptant le comportement d'une entreprise privé que la
SNCF réussira ce défi.
La gare de Troyes : un exemple parfait d'absurdité
Surprise par le succès remporté par la vente de
billets en ligne, la SNCF a depuis tablé sur une baisse
des ventes aux guichets de 50 %, ce qui représentait l'occasion
inespérée pour elle de réduire ses effectifs
en orientant les voyageurs vers les bornes automatiques si besoin.
A la fin de l'année 2005, 2330 emplois étaient menacés
dans les gare la baisse des ventes en guichets a obligé
la SNCF à revoir ce chiffre à la baisse, mais sur
Troyes cela n'a pas empêché la fermeture le samedi
du BIR (Bureau Informationr Réser-vations), chargé
d'informer les voyageurs, et de réduire la durée
d'ouverture des guichets le dimanche sans même en informer
le Conseil régional chargé du transport ferroviaire
de voyageurs qui investit massivement pour améliorer la
qualité de l'offre sur la ligne Paris-Troyes-Bâle,
il est d'ailleurs heureux que la CGT Cheminots ait pu alerter
le public de ce problème lors de la réunion du CLAD
(structure de concertation mise en place par le Conseil régional)
du 2 février dernier
Lorsque Louis Gallois, président
de la SNCF annonce qu'il souhaite redynamiser l'offre commerciale
sur la ligne, le minimum serait que les faits n'aillent pas à
l'encontre de cette déclaration d'intention. Or pour rendre
le train attractif et permettre laccès du plus grand
nombre d'usagers, il faut d'autres moyens que ceux mis actuellement
à disposition. Cela passe comme le confirme, l'enquête
lancée par une réouverture du buffet de la gare,
une meilleure information des voyageurs en gare par les agents
présents (encore faudrait-il qu'il y en ait) et surtout
plus de guichets ouverts pour réduire les durées
d'attente pouvant aller jusqu'à 30 minutes certains samedis.

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La SNCF sur la mauvaise
voie
En cherchant à améliorer sa compétitivité,
en faisant comme si l'ouverture à la concurrence était
inéluctable, l'entreprise ferroviaire "se tire une
balle dans le pied". En répondant de moins en moins
aux besoins élémentaires des usagers (tels que celui
d'informations sur les tarifs et les horaires, ou l'assistance
physique aux personnes à mobilité réduite
),
la SNCF ne fait que renforcer le sentiment qu'une concurrence
est nécessaire alors que ce serait un remède pire
que le mal
L'aiguillage dangereux du gouvernement et de la commission européenne
Voir dans ces choix de réduction d'effectif, et de concentration
sur des lignes rentables via le TGV uniquement des choix stratégiques
serait une erreur. Derrière tout cela se cache une véritable
volonté politique de démanteler le service public
pour laisser la place aux opérateurs privés contrôlés
par des grands groupes exerçant un lobbying efficace sur
la Commission Européenne et le gouvernement français
qui est l'autorité de tutelle de la SNCF. C'est bien le
gouvernement qui dicte cette politique directement à la
SNCF en lui imposant l'équilibre de ses comptes, ou bien
indirectement en lui laissant la charge (comme à Réseau
Ferré de France) d'une dette qui pénalise sérieusement
le développement du transport ferroviaire.
Le gouvernement doit lui aussi donner les moyens à RFF
et à la SNCF de répondre à leur mission de
service public, non seulement en ne réduisant pas les dotations
nécessaires, mais également en prenant à
sa charge le remboursement de la dette car cela entre pleinement
dans la compétence de l'Etat en matière d'aménagement
du territoire. Sans cela, ces entreprises publiques ne pourront
pas créer de façon durable, les conditions nécessaires
pour rééquilibrer les modes de transports routiers
et ferroviaires.
Les moyens pour financer une véritable politique de transports
collectifs existent il n'y a qu'à voir les profits engrangés
par Total et les grandes compagnies pétrolières
pour s'en convaincre
ces entreprises doivent être
mises à contribution car elles engrangent des résultats
faramineux grâce aux transports individuels qui pallient
souvent les manques de solutions de transports collectifs
FLOB
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BOURSE
DU TRAVAIL : LOCOMOTIVE COMMERCIALE
C'est décidé, arrêté, ficelé,
on n'y reviendra plus, d'ailleurs c'est en UNE de Press' Troyes,
le futur passage entre Bourse et boulevard V.-Hugo s'appellera passage
Saint-Nicolas. Il passera même à travers la Bourse,
haut lieu des luttes ouvrières qui reçoivent là
une bénédiction inattendue. Nous avons beaucoup de
gratitude pour Saint-Nicolas qui ressuscita au IIIe siècle
3 enfants égorgés par un boucher, mais on ne lui demandait
pas d'aller jusqu'à sanctifier la CGT et les revendications
populaires.
C'est sans doute ce que François Baroin appelle "respecter
l'histoire du lieu". Il l'a écrit. Il a même affirmé
au Conseil Municipal , en réponse à Anna Zajac, que
la mémoire ouvrière serait respectée. Ce respect
est bien mal engagé. N'y a-t-il pas là comme un mépris
de l'histoire et de l'intelligence. et la mémoire bafouée.
Quant à la démocratie, la voilà qui boite.
Autrefois le Conseil Municipal décidait après avis
d'une commission de dénommer les rues, places et passages.
André Beury (1) souhaitait même l'unanimité
de la commission ce qui supposait qu'elle écartât les
noms qui fâchent. Il faut croire que les règles de
la démocratie ont changé depuis que les marchands
du temple ont pris le pouvoir. C'est le cas de la Bourse et de son
environnement puisque le lieu a été offert à
Altaréa, grand groupe "foncièrement créateur"
comme il se nomme. On voit qu'ici le fric serait plutôt destructeur
de l'histoire. L'argent n'a pas d'odeur. Il n'a pas non plus de
mémoire.
Mais si, mais si, je me trompe, il y aura bien quelque chose pour
rappeler par exemple les grandes luttes des cheminots : Altaréa
a dit qu'il allait installer une "locomotive commerciale"
!
Malicette
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SNCF
: ligne Paris-Bâle
Vers une nouvelle dynamique
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En ce moment la ligne Paris-Bâle fait couler
beaucoup dencre...
Les initiatives prises par la Région Champagne Ardenne, sous
l'impulsion de Pierre Mathieu, son vice-président chargé
des transports et des infrastructures, y est sans doute pour beaucoup.
La Dépêche de l'Aube fait le point sur un dossier complexe,
aux multiples facettes. En effet, la Région n'est responsable
que du transport régional de voyageurs (TER). Toutes les
autres liaisons restent sous la responsabilité nationale
de la SNCF. Ce point est essentiel. Il constitue d'ailleurs une
première victoire de tous ceux qui se sont mobilisés
pour que cela reste ainsi. En effet, en 2005, sous l'impulsion du
gouvernement, la SNCF avait comme projet de transférer aux
régions ses lignes "Corail"déficitaires.
Au premier rang de celles-ci figurait la ligne Paris Bâle
avec un déficit de 26 millions d'euros. Sur ce point le gouvernement
a dû reculer. Cependant il n'a pas donné à la
SNCF les moyens financiers d'assurer pleinement sa mission. Dès
lors le risque était grand de voir la SNCF réduire
de manière drastique le nombre de liaisons offertes aux habitants
de l'Aube et de la Haute-Marne. C'est ce qu'a rappelé Pierre
Mathieu, lors de l'importante réunion des Comités
Locaux d'Animation et de Développement (CLAD) du transport
régional de l'Aube et de la Haute-Marne, qui s'est tenue
à Bar-sur-Aube au début du mois de février.
Le vice président en charge des transports a indiqué
que durant l'été les régions Champagne-Ardenne,
Franche-Comté, Alsace et Ile-de-France avaient décidé
de "boycotter" la participation à une réunion
programmée par la SNCF en juillet parce qu'elle s'inscrivait
dans un processus de régression. Les régions ont demandé
à être reçues par le président de la
SNCF, Louis Gallois, pour lui faire part d'un projet de développement
de la ligne. Cette rencontre a eu lieu le 30 novembre à Paris
, y participait Louis Haenel représentant le président
de la région Alsace, Raymond Forni président de la
Région Franche-Comté ainsi que Pierre Mathieu et Jean
Paul Bachy pour la Champagne- Ardenne. Les élus ont exigé,
malgré la mise en service du TGV/EST puis du TGV Rhin Rhône,
le maintien d'une desserte de Paris à Mulhouse, qui soit
dense et de meilleure qualité, la possibilité d'arriver
avant neuf heures à Paris pour les voyageurs au départ
de Mulhouse, Vesoul. Les régions ont aussi demandé
que soit mis fin aux arrêts en Ile-de-France, que l'on réduise
les temps de parcours et que l'on améliore la régularité
et la qualité du service. Enfin ils ont plaidé pour
la mise en uvre d'une véritable politique commerciale.
Lors de cette rencontre Pierre Mathieu a particulièrement
insisté et fait des propositions pour que les villes de Romilly-sur-Seine
et de Nogent-sur-Seine soit mieux desservies en 2007 et que la SNCF
s'engage à présenter ses propositions aux structures
de concertations.
De manière très claire, Louis Gallois a indiqué
qu'il avait bien entendu ces propositions et déclaré
s'inscrire désormais pour la ligne Paris Bâle dans
un scénario de reconquête et de nouveau dynamisme.
"Mesurez bien qu'il s'agit pour la SNCF d'un virage à
180°" a souligné le président de la SNCF
auprès de ses interlocuteurs, précisant que la nouvelle
offre pour juin 2007 traduirait cette volonté. Il reste maintenant
à la SNCF à produire les actes traduisant cette nouvelle
orientation dont on ne peut que se féliciter, même
si la vigilance demeure de rigueur
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La
desserte envisagée par la SNCF pour juin 2007...
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Le directeur pour l'Est de la France de l'activité
SNCF "CORIAL INTERCITE" a présenté au CLAD
de l'Aube et de la Haute-Marne le projet de desserte envisagé
pour juin 2007. En préambule celui-ci indiquait que la SNCF
"s'engage sur la ligne 4 dans une démarche de développement
avec la volonté d'assurer son avenir" par une nouvelle
desserte riche en volume et améliorée en positionnement
horaire et annonce "une politique commerciale agressive".
Avant de présenter le projet de grille le représentant
de la SNCF précise que celle-ci répond "aux attentes
exprimées par les régions" par une étape
significative de séparation des clientèles (beaucoup
moins d'arrêts en Ile-de-France) et par une arrivée
avant 9 h à Paris pour Vesoul et Belfort. Loin des scénarios
catastrophes prévus il y a encore peu il annonce le maintien
de la desserte de Troyes et de Culmont-Chalindrey, une amélioration
de l'offre pour Belfort et une recherche d'amélioration des
temps de parcours.
Les arguments de Pierre Mathieu pris en compte
Concernant l'Aube l'offre est globalement maintenue et améliorée
en positionnement horaire. Du lundi au vendredi Troyes disposera
de 15 allers et retours qui seront repositionnés pour mieux
répondre aux besoins de déplacements. Bar-sur-Aube
et Vendeuvre gardent leurs 6 allers et retours par jour. Les arguments
de Pierre Mathieu pour l'amélioration de la desserte de Romilly-sur-Seine
et Nogent ont, malgré de fortes réticences au départ,
finalement été pris en compte par la SNCF. Sans pénaliser
le temps de parcours des Troyens, ces deux villes disposeront en
juin 2007 de 3 allers et retours supplémentaires avec Paris
en semaine avec, si les propositions sont validées, la possibilité
d'arriver à Paris à 6 h 45 et en milieu d'après
midi et, avec aussi la possibilité d'arriver à Nogent
et à Romilly en partant de Paris un peu avant 11 h ainsi
que des possibilité nouvelles d'arrivées en fin d'après
midi plus importantes qu'aujourd'hui. Il s'agit là d'une
amélioration très sensible pour laquelle le conseil
régional s'est très fortement mobilisé. Avant
de formuler son avis sur le nouveau projet de desserte qui est de
la responsabilité nationale de la SNCF, le conseil régional
a sollicité l'avis écrit de toutes les collectivités
concernées ainsi que de tous les participants de la structure
de concertation qui ont globalement apprécié positivement
les propositions faites même si d'ultimes améliorations
seraient encore souhaitables
LDA
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CLAD
de l'Aube :
Premier bilan d'une concertation inédite.
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Le Conseil régional a mis en place des CLAD, Comité
Local Animation et de Développement du transport régional.
Questions au président du CLAD de l'AUBE qui impulse une
démarche novatrice.
La Dépêche de l'Aube : Quel est l'objectif
de cette structure de concertation ?
Pierre Mathieu : Rassembler tous les acteurs concernés
par le transport régional, les informer le plus complètement
possible, recueillir en amont de toutes les décisions importantes
leurs avis, travailler à des propositions pour améliorer
l'efficacité et la qualité du service public ferroviaire.
La participation des usagers à ces structures de concertation
est primordiale.
L.D.A : Qu'elle est la composition des CLAD ?
PM : Nous avons souhaité une composition équilibrée
et la plus large possible. Aux côtés des représentant
du conseil régional, qui a pleine compétence pour
le transport régional ferroviaire des voyageurs, on retrouve
des représentants de la direction régional de la
SNCF qui a en charge l'exploitation du service défini et
financé par la région, des représentants
des usagers par le biais des associations constituées,
des représentants du personnel de la SNCF par le biais
de leurs organisations syndicales, des représentants des
collectivités locales concernées (communes et leurs
groupements, conseillers généraux des cantons traversés
par la ligne
.) des représentants du monde économiques
(CCI), de l'activité touristique (Office du Tourisme),
du monde associatif : associations de parents d'élèves,
d'étudiants, des handicapés... Sont également
invités tous les parlementaires et les conseillers régionaux
du secteur concerné ainsi que les représentants
des différentes autorités organisatrices de transport
: l'Etat, le Département, la CAT et toutes les sociétés
de transports. A chaque fois nous recherchons la présence
effective des usagers en les informant directement de la tenue
des réunions afin qu'ils puissent faire part de leurs demandes
en participant à la réunion ou sous tout autre forme.
L.D.A : Par exemple ?
PM : Pour la réunion qui a eu lieu à Bar-sur-Aube
au début de ce mois, nous avons édité une
information et un questionnaire pour recueillir les insatisfactions
et les avis des voyageurs. Nous sommes même allés
à leur

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rencontre dans les trains.
Les CLAD ont pour mission de traiter tout ce qui touche à
la qualité du service rendu
Dévidence les usagers sont les mieux placés
pour parler et nous aider à améliorer lefficacité
du service.
L.D.A : Cela ne s'était jamais fait auparavant en
Cham-pagne-Ardenne ?
PM : Non. Sous le mandat précédent les rares
réunions qui se tenaient étaient plus "des
réunions d'information" des décisions déjà
prises qu'une réelle concertation. Le nombre de participants
était très restreint, les syndicats par exemple
n'étaient pas invités. Les réunions se tenaient
dans la journée ne favorisant pas la participation la plus
large qui n'était d'ailleurs pas recherchée. Notre
démarche est tout autre. Nous, nous jouons la transparence
totale, nous souhaitons des échanges en amont des décisions
en donnant à chacun, sans démagogie, toutes les
données des dossiers pour qu'ensuite le conseil régional,
qui décide, puisse prendre en toute connaissance de cause
les décisions les plus pertinentes en fonction des moyens
financiers dont il dispose. Nous souhaitons enfin suivre et évaluer
avec les CLAD l'impact des décisions prises pour, si besoin,
les modifier.
L.D.A : Un premier bilan ?
PM : C'est un peu tôt. Je dois dire qu'il a fallu
un peu batailler pour faire vivre cette démarche. La démocratie
participative, beaucoup en parlent mais trop peu s'emploient à
la faire vivre concrètement. 85 personnes étaient
présentes à la deuxième réunion du
CLAD de l'Aube. C'est très encourageant. Tous les acteurs
du transport étaient bien représentés. Plus
de cent usagers ont apporté des contributions écrites
dont nous avons fidèlement rendu compte. Ce qu'ils décrivent,
révèle avec une force incroyable une situation qui
s'est dégradée avec le quasi abandon de cette ligne
ces dernières années. Incontestablement les premières
réunions des CLAD de l'Aube et de la Haute-Marne ont contribué
à commencer à faire évoluer la SNCF sur le
dossier de la ligne Paris Bâle. Mais, ce n'est à
mes yeux qu'un début.Il y a encore, sur tous les sujets
beaucoup, beaucoup à faire. Le CLAD qui rassemble de façon
constructive tous les acteurs peut apporter beaucoup pour dynamiser
une ligne ferroviaire vitale pour les territoires qu'elle traverse.
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Le
7 mars 1942,Pierre Semard Secrétaire général
de la Fédération C.G.T des Cheminots était
fusillé à Evreux par les nazis.
Une cérémonie souvenir
aura lieu le Mardi 7 mars 2006 à 16 h
Salle des Pas perdus de la gare de Troyes
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Nogent-sur-Seine
Le cadeau du Conseil général à SAIPO/DIESTER
Industrie
Une plate-forme de 13 millions deuros pour 1€ symbolique
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Incroyable, cette décision scandaleuse du Conseil général
de céder pour leuro symbolique la plate forme devant
accueillir la future usine de diester installée sur les
communes Le Meriot/Nogent-sur-Seine.
Cette décision fut le 6 février dernier, en commission
permanente au cours dune réunion à huit clos,
cest à dire non publique. En quelques minutes, pratiquement
sans aucun débat, à partir dun rapport dune
page à peine que les Conseillers généraux
ont découvert le matin même de la réunion,
laffaire était «pliée».
Cette plate-forme cédée à SAIPOL/DIESTER
Industrie, émanation du Groupe Soufflet coûte la
bagatelle de 13 millions deuros ; 5 provenant du Conseil
général, 4 des communes Le Mériot/Nogent-sur-Seine
et les 4 autres de la région qui na pas encore définitivement
statuée sur lopportunité daccorder ce
financement. En prenant cette décision, le Conseil général
a décidé daccorder pour leuro symbolique
les 4 millions deuros du Mériot/Nogent et les4 millions
de la région. Mais ces collectivités ont elles vraiment
été associées à ce choix ? La question
mérite dêtre posée car si ce nétait
pas le cas, cela poserait un réel problème. En effet,
est-ce logique quun équipement financé à
plus de 60% par dautres puisse être cédé
à leuro symbolique sans que les communes et la Région
en débattent et soient associées à ce choix
?
Le Conseiller général communiste, Joë Triché
veillait au grain
A la commission permanente du 6 février, il a été
le seul à intervenir pour expliquer les raisons de son
refus de voter un tel cadeau à un groupe dont le PDG détient
la plus grande fortune de lAube, classée au 100ème
rang au niveau national. Selon lélu communiste, SAIPOL/DIESTER
Industrie aurait dû rembourser le coût de cet équipement
en prenant en charge chaque année, lannuité
demprunt jusquà son remboursement.
Lassemblée départementale pouvait éventuellement
prendre à sa charge le coût des intérêts
bancaires des emprunts réalisés à cet effet.
Déjà en mai 2005, au cours de la session du Conseil
général, Joë Triché sétait
inquiété des conditions de cession de cette plate
forme. Comme le notait Jorge DHulst dans Libération-Champagne
du 24 mai 2005 : «en posant toutes ces questions, Joë
Triché a engendré un certain embarrassement au sein
du Conseil général. Philippe Adnot a éprouvé
quelques difficultés à lui répondre de façon
précise».
Concurrence quand tu me tiens
Devant la difficulté de justifier un choix pas facile à
assumer face à la population, certains invoquent la surenchère
faite par dautres collectivités locales. Les communes
Le Mériot/Nogent-sur-Seine auraient été soi-disant
concurrencées par la ville de Montereau.

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Cette concurrence sans
aucun doute orchestrée par les promoteurs du projet avait
pour eux lobjectif dobtenir le maximum des collectivités
auboises. Pourtant sur ce projet, il était évident
que le nogentais disposait de plus datouts avec la trimodalité
-fer route fluvial- Dailleurs, Gérard Ancelin répondant
à Joë Triché la bien reconnu au cours
de la session du Conseil général de mai 2005. Alors
pourquoi avoir cédé à ce chantage ?
Et puis, comment admettre que les collectivités locales
puissent entre elles effectuer de la surenchère et se mettre
en concurrence car seuls les patrons en profitent ? Elles feraient
mieux de sentendre pour résister à ces chasseurs
primes.
Une décision qui a bien du mal à passer
Dès quelle fut connue elle suscita bien des réactions
de condamnation. Aujourdhui pour avoir de lemploi,
les collectivités locales doivent augmenter les impôts
locaux pour accorder des aides aux entreprises et les salariés
se trouvent contraints daccepter les pires conditions de
travail, les bas salaires, la précarité, la retraite
à plus de 65 ans et de travailler 40 heures et plus. Ces
13 millions deuros qui proviennent de la poche des contribuables
ont bien du mal à passer
LDA
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Des agriculteurs mécontents
lont fait savoir à Joë Triché
«Je suis agriculteur du sud de lAube et je
vous félicite davoir pris position contre le
don de 13 millions deuros pour la région de
Nogent si vous naviez pas été seul,
hélas pour les autres. Vous comprendrez également
que je veux lhuile carburant sur mon exploitation
et là on ne nous aide pas on nous interdit alors
yen a marre des dons aux pétroliers.»
«Merci davoir fait entendre votre voix (et la
nôtre par là-même). En dehors de toute
polémique politicienne, il est aberrant de subventionner
une entreprise privé pour sinstaller gagner
de largent. Si le projet est rentable, il existe des
systèmes pour soutenir linvestissement (cela
sappelle des banques...), sinon cela sappelle
du gaspillage. Les agriculteurs sont capables aujourdhui
de fournir à la France un moteur énergétique
répondant aux accords de Kyoto, libre des dérives
des pays de lOPEP. Leur seul souhait est de pouvoir
travailler sereinement. Merci de ne pas ajouter à
leur désarroi une concurrence déloyale et
largement subventionnée.
Vous aussi vous souhaitez réagir. Faites le en vous
adressant à Joë Triché, Conseiller général
66 rue de la Boule dor 10100 Romilly-sur-Seine».
Adresse email : joe.triche1@wanadoo.fr
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Bar-sur-Seine
Permettre aux collectivités locales de répondre
aux besoins des habitants et de lutter vraiment contre les inégalités
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"Les collectivités locales se heurtent à des
difficultés financières d'une exceptionnelle gravité.
La loi de finances 2006 accélère la spirale qui
étouffe les collectivités et la démocratie
locale. La réduction de la progressivité de l'impôt,
l'application du "bouclier fiscal" financé par
les communes, des nouveaux abattements de l'impôt sur la
fortune, la réforme de la taxe professionnelle condamnent
à transférer sur les ménages l'explosion
de la fiscalité locale.
Si à Bar-sur-Seine nous maintenons une pression fiscale
directe modérée, nous transférons d'autres
charges, en particulier sur les ordures ménagères
et sur l'eau.
C'est pourquoi les communistes au niveau national proposent notamment
de taxer modestement de 0,5 % les actifs financiers, en particulier
des banques et des assurances, ce qui rapporterait 25 milliards
d'euros aux collectivités locales, soit 400 euros par habitant,
et permettrait de baisser les impôts des ménages.
Nous proposons également :
-que l'évolution de la dotation globale de fonctionnement
soit égale à la croissance du produit intérieur
brut (et non 50 % en 2006) ;
-que soit remboursée intégralement et immédiatement
la TVA sur les investissements et sur certaines dépenses
de fonctionnement ;
-que cessent les hausses injustifiées et répétitives
de la cotisation employeur à la Caisse nationale de retraite
des agents des collectivités locales ;
-que soit garanti le maintien, voire la réduction des taux
d'emprunts et l'allègement des annuités.
Si ces mesures étaient appliquées, cela donnerait
davantage de financement aux communes qui ne seraient pas obligées
de faire de la gymnastique financière pour équilibrer
le budget.

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En conclusion, notre groupe,
communistes et apparenté, votera le budget général
avec réserve car nous pensons qu'il faut informer la population
des conséquences de la politique nationale actuelle qui
frappe les plus faibles mais qui avantage les plus riches "
Concernant la gestion publique de leau :
Nous pensons que Bar-sur-Seine doit se donner comme objectif la
création d'une régie municipale dès la fin
du contrat qui nous lie avec la société actuelle.
Cela nécessitera un vaste débat avec la population,
les consommateurs, les élus locaux et peut-être l'aide
du Syndicat Départemental des Eaux de l'Aube.
En définitive, par solidarité municipale nous nous
abstiendrons, bien que notre conscience nous pousserait plutôt
à voter contre. "
Le groupe a adopté la même position concernant la
redevance d'enlèvement des ordures ménagères
Soirée
choucroute
organisée par la section barséquanaise
du Parti communiste français
Samedi 11 mars à 20 h
Salle polyvalente de Bar-sur-Seine
suivie dune soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute,
fromage, dessert, café
Adultes : 13€ Moins de 12 ans : 6€
Réservations
auprès des militants ou 03.25.73.43.40.
Assemblée-débat
avec un dirigeant national du PCF à partir de 18
h
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Romilly-sur-Seine
Labouze licencie 150 salariés et puis sen va
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Les vrais raisons du départ précipité de
Gérard Labouze, PDG du Groupe Jacquemard en poste depuis
seulement septembre 2005 nont sans aucun doute pas été
données.
En fait, il est parti comme il est arrivé, au terme dune
mission bien remplie que lui avait confiée Dominique Jacquemard
: liquider le restant de la production de chaussettes fabriquées
à Romilly et licencier 150 salariés.
Ainsi, tout sest déroulé comme initialement
prévu, dun commun accord entre le PDG et lactionnaire
unique du Groupe Jacquemard. Le motif invoqué de ce départ,
un manque de relations avec les ca-dres apparaît donc pour
le moins futile.
En effet, après avoir été encensé
durant dix huit mois et présenté comme le sauveur
suprême, notamment par Michel Cartelet et Sarah Auzols,
Gérard Labouze serait dun seul coup devenu indésirable.
Quelle supercherie ! Les communistes nont pas été
trompés dans cette affaire. Dans un communiqué publié
dans la presse du 27 septembre 2004, la section de Romilly du
PCF écrivait :
«Dominique Jacquemard, seule actionnaire du Groupe Olympia,
vient dengager un nouveau PDG pour défendre ses intérêts.
La feuille de route confiée au nouveau coach du premier
fabricant de chaussettes est sans doute des plus simples : rechercher
les moyens les plus efficaces pour faire fructifier son capital.
Et dans ce domaine, tous les coups sont permis donc attention,
vigilance». Cette remarque de lépoque vaut
aujourdhui pour la nouvelle nominée : Catherine Rambaud
jusque là avocate du Groupe Jacquemard.
Toujours contre les salariés
Dans le sérail des différentes directions, depuis
plus de 10 ans, elle a toujours défendu avec acharnement
les intérêts de Dominique Jacquemard contre les salariés
et les licenciés qui «osaient» saisir les tribunaux
pour défendre leurs droits. Tout récemment encore,
devant la cour dappel de Reims, dans une affaire qui concerne
un peu plus dune vingtaine de salariés refusant leur
licenciement prononcé en 2000. Elle a participé
à lélaboration de tous les plans de licenciements
depuis 1998. Maître Raimbaud a apporté ses compétences
pour trouver la meilleure organisation juridique des différentes
sociétés du Groupe afin de bénéficier
du maximum davantages et aides publiques. En 2000, le plan
de licenciements massifs fut loccasion dun transfert
de personnel Jacquemard vers Aube-Chaussettes pour permettre à
cette dernière de bénéficier du maximum daides
de lEtat dans le cadre des 35 heures.
Quand on ne veut plus de son chien, on dit quil a la rage
Cet adage souvent entendu peut sappliquer chez Jacquemard.
Avec la poursuite de la délocalisation, le développement
de la sous-traitance et des importations, la charge de travail
des usines romillonnes sest trouvée en diminution.
Elle est devenue insuffisante par rapport au personnel. A partir
de 1998, il y a eu double charge financière.
Dun côté, on a rémunéré
le personnel privé dune partie de travail et dans
le même temps on a payé lachat des chaussettes
importées de Turquie, du Portugal, etc. On a ensuite rémunéré
les salariés de lusine en Roumanie.
Des travaux importants et coûteux ont été
réalisés dans des services aujourdhui fermés.
Pas étonnant dans ces conditions que les usines romillonnes
se soient trouvées en difficultés financières
depuis que le choix de la

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délocalisation
a été fait il y a huit ans. Avant le Groupe Jacquemard
réalisait chaque année de confortables bénéfices
entre 15 et 20 millions de francs chaque année. Il possédait
un véritable «trésor de guerre» en réserve
140 millions de francs. Il comptait à lépoque
1 000 salariés contre 250 aujourdhui à Romilly.
Le Groupe a bénéficié de 10 millions deuros
daides de lEtat, subventions déquipements,
exonérations pour les35 h et participation financière
de lEtat pour les licenciements.
Une commission denquête simpose
Lampleur de ce désastre pour les salariés
licenciés, pour les finances publiques, pour la ville de
Romilly et son commerce justifie donc la mise en place dune
commission denquête parlementaire ou désignée
par le préfet pour contradictoirement analyser la stratégie
de la délocalisation du Groupe.
Dautre part, les difficultés financières annoncées
lors du dernier plan pouvaient être surmontées non
pas en liquidant la production réalisée à
Romilly mais en augmentant au contraire la charge de travail en
faveur des usines romillonnes. Cela supposait que lengagement
pris en 2003 par Dominqiue Jacquemard de maintenir 30/% de production
à Romilly soit respecté et donc que soit rapatriée
de Roumanie une partie de la production délocalisée.
Cette hypothèse mériterait dêtre mise
à létude.
Section PCF Romilly et ses élus
Laprès
licenciements - Témoignages
Le temps des compassions et des belles paroles passé,
le vécu des ex-salariés rime bien souvent
avec galère, précarité et baisse de
revenus, quelques exemples :
C. P. : licenciée de Jacquemard en 2000 à
45 ans et 15 ans dancienneté. Aujourdhui
sans travail, en fin de droits même pas le RMI, son
conjoint dépasse de quelques euros le plafond.
D. M. : licenciée de Jacquemard en 2000 à
47 ans, plus de 25 ans dancienneté, de nouveau
licenciée de Barbara en 2005 avec en plus une épreuve
familiale douloureuse. Aujourdhui, je travaille en
intérim au gré des besoins, un salaire en
bas de léchelle, la peur au ventre de ne pas
être reprise.
V.J. : licenciée de Barbara en 2005, je retrouve
un boulot de service. Aujourdhui, en plein déprime
après des conditions de travail harcelantes.
G. S. : licencié de Jacquemard en 2000 à 49
ans et 20 ans dancienneté, petits boulots et
la crainte de la fin de droits minant peu à peu la
santé. Aujourdhui en A.E.R. mais le moral en
a pris un sérieux coup.
A. I. : licencié de Jacquemard en 2000 à 42
ans et 25 ans dancienneté, petits boulot, accident.
Aujourdhui sans droits.
D. M. : licenciée de Jacquemard en 2000 à
49 ans et 32 ans dancienneté. Petits boulots
de service avec une perte considérable de salaire.
Et combien dautres ? Mais comme diraient le maire
Michel Cartelet et les dirigeants gouvernementaux, pour
justifier les employeurs qui licencient : «il faut
être réaliste, aller de lavant».
Pour les salariés, cette «modernité»
ne rime pas avec un progrès social
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Nouveau
Romilly 30 millions deuros
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Cest pour linstant le coût annoncé de
la requalification urbaine de ce quartier né il y a une
quarantaine dannées pour répondre à
la crise du logement qui sévissait à Romilly ; 1200
demandes de logements étaient en attente.
Ainsi, la réalisation de ce quon appelle toujours
le «Nouveau Romilly» a permis doffrir une qualité
de vie pour les ménages incomparable à ce quils
connaissaient auparavant, salle de bain, wc, salle à manger,
chauffage collectif...
Cétait aussi lépoque où Romilly,
flirtait avec les 17 000 habitants et connaissait un réel
développement. La municipalité était vraiment
à gauche avec à sa tête un maire communiste,
Maurice Camuset.
Depuis les choses ont bien changé, lUMP pavoise aux
côtés de M. Cartelet et S. Auzols, le nombre dhabitants
est de 14 500, toutes les entreprises de lépoque
ont pratiquement fermé leurs portes et la casse des logements
du Nouveau Romilly est entreprise. Mais depuis que ce chiffre
de 30 millions deuros est connu de la population, beaucoup
sinterrogent sur la nécessité

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dune telle dépense
compte tenu de la situation financière de la ville et de
la crise de lemploi à Romilly.
Dailleurs, tout récemment la presse locale sest
fait lécho de ces nombreuses interrogations de la
population. Beaucoup reconnaissent quil y avait sans doute
des choses à faire comme dans tous les quartiers mais sans
réaliser de telles dépenses.
Ce dossier pose en plus, une autre question, celle du financement
(1) promis par lANRU (Agence Nationale pour le Renouvellement
Urbain). En effet, Sarah Auzols a beau dire à chaque fois
quelle est interrogée par les élus communistes
quil ny a pas de problème et quen décembre
le dossier de Romilly a été retenu par le comité
dengagement. Sauf que pour linstant, Romilly ne figure
toujours pas parmi la liste des 163 dossiers retenus en comité
dengagement. Espérons pour les finances de la ville
que cest un oubli de lANRU !
(1) LANRU a promis un financement de plus de 10 millions
deuros
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REFORME
DU FINANCEMENT :
PRIORITE AUX EXPERTS
Le gouvernement donne la priorité à l'expertise
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Les groupes de travail chargés de réfléchir
à la réforme de certaines cotisations patronales,
assurance maladie et famille, devront rendre leurs conclusions
avant l'été. Pour Matignon, cette réforme
doit servir la compétitivité du pays, favoriser
l'emploi et garantir un financement pérenne de la protection
sociale. Le chef du gouvernement a fait savoir comment il entend
piloter la réforme de l'assiette des cotisations patronales.
Ce sont les experts du conseil d'orientation pour l'emploi, du
conseil d'analyse économique et enfin de l'ex-commissariat
général au Plan qui vont plancher. Pour l'heure,
rien n'est prévu concernant la délibération
démocratique. Voilà pour les recettes. Du côté
des dépenses, les syndicats médicaux, qui sont dans
une année électorale, repartent sur le sentier de
la guerre des honoraires avec notamment le dossier très
épineux de la création d'un secteur optionnel pour
les chirurgiens du secteur 1.
La réforme de l'assiette des cotisations patronales sera-t-elle
prête à temps pour intégrer le projet de loi
de financement de la sécurité sociale pour 2007
? Toujours est-il que le premier ministre, après avoir
réuni un comité interministériel à
la fin du mois de janvier , a mis en place un groupe de travail
animé par le ministre de l'économie et par celui
de la santé avec à leurs côtés Jean
François COPE pour le budget et Philippe BAS pour la sécurité
sociale. Pour les aider à rendre leurs conclusions avant
l'été, le chef du gouvernement a commandé
deux expertises : l'une au conseil d'orientation pour l'emploi,
l'autre au conseil d'analyse économique. La synthèse
de ces expertises a été demandée à
Sophie BOISSARD, qui dirige le centre d'analyse stratégique
(ex-commissariat général au Plan).
Selon l'hôte de Matignon, l'étude " d'un nouveau
mode de calcul des cotisations employeurs reposant sur la valeur
ajoutée des entreprises devra répondre à
trois exigences : concourir à la compétitivité
de notre pays, préserver le financement durable de notre
protection sociale et favoriser l'emploi. ". Dans cette feuille
de route - où la technostructure étatique se taille
la part du lion et le débat démocratique la part
du pauvre - il est simplement question, même si la somme
n'est pas anodine, de ventiler différemment les cotisations
patronales versées au titre de l'assurance maladie et de
la branche famille - soit environ 80 milliards d'euros.

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C'est cela le périmètre
officiel du débat tel qu'il a été tracé
par le président de la République à l'occasion
des
vux présentés aux forces vives de la Nation.
Voilà donc pour les recettes. Du côté des
dépenses, du moins en assurance maladie, les syndicats
médicaux sont à nouveau sur le sentier de la guerre
tarifaire. Ces syndicats sont en effets entrés en campagne
électorale puisque cette année vont avoir lieu les
élections de renouvellement des Union régionales
des médecins libéraux (le dernier scrutin avait
été marquée par une forte poussée
des listes de la CSMF et par un recul de celles présentées
par MG-France). L'élément nouveau c'est que ce débat
n'est plus uniquement circonscrit aux seuls acteurs de la négociation
conventionnelle.
En effet, le 8 février, la réunion a bien eu lieu
entre le ministre de la Santé, les représentants
de l'UNCAM, ceux de l'UNOCAM et les syndicats médicaux.
Au cours de cette réunion il s'est agi moins de négocier
-ni l'assurance maladie ni les complémentaires n'avaient
de mandat pour le faire - que de se mettre d'accord sur un calendrier
et sur un contenu de négociation.
Certes, la création d'un secteur optionnel (avec dépassements
négociés en volume et en prix) pour les chirurgiens
installés en secteur 1 figure bien dans l'accord signé
en août 2004 avec l'accord du ministre de tutelle. Cependant,
ce texte, qui implique les complémentaires, a été
négocié et paraphé sans elles. Donc, aucun
acteur du complémentaire ne peut se sentir engagé
par une signature qu'il n'a pas donnée. C'est le moins
que l'on puisse exiger dans un état de droit. Ensuite,
depuis cet accord, les choses ont changé pour les chirurgiens
sur secteur 1. C'est d'ailleurs la CSMF qui le leur fait remarquer
: "Après neuf mois de recul depuis la mise en place
de la CCAM technique, plusieurs études rigoureuses et convergentes
portant sur l'activité exhaustive d'un certain nombre de
chirurgiens, concernant plusieurs milliers d'actes chirurgicaux,
ont été effectuées. Elles démontrent,
de façon incontestable, que les revalorisations obtenues
en un an correspondent bien à 25% pour les chirurgiens
secteur 1 et à 12,5% pour les chirurgiens secteur 2. Par
contre, leur impact peut, pour certains, ne pas avoir encore été
perçu, ce qui devrait rapidement rentrer dans l'ordre.
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