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La dépêche de l'Aube n°863
du Vendredi 7 avril 2006
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Ni
CPE Villepin, ni CPE Sarkozy Mobilisés jusquau
retrait du CPE
mardi
4 avril nouvelle grande mobilisation à Troyes
Pour tous renseignements concernant le lieu et lheure
des rassemblements, téléphoner au 03 25 73
42 40. |
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"Dans les principaux pays de l'Union européenne,
il y a un consensus politique, incluant les sociaux-démocrates,
le centre gauche, et la droite, sur l'idée que les travailleurs
européens gagnent trop d'argent, que les syndicats sont trop
forts, et que les changements sont trop coûteux, ou trop lents.
La réponse serait alors le modèle américain
: affaiblir les syndicats, réduire l'État social,
réduire la taille du secteur public. "
John Monks, Secrétaire général
de la confédération européenne des syndicats
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A ceux qui prédisaient la fin du mouvement anti-CPE
suite aux aménagements demandés par Chirac, la rue
a donné une réponse sans équivoque.
Pas d'essoufflement pour un rendez-vous presque devenu rituel
sur la place de la Bourse qui reste un lieu symbolique des luttes
sociales et que les jeunes lycéens, étudiants et
salariés sont également en train de s'approprier.
Place de la bourse - vers 13h45
La place de la Bourse est encore peu animée, certains jeunes
s'inquiètent "c'est bien aujourd'hui la manif ? ",
"il y avait plus de monde la semaine dernière, non
?"
Le stand du PCF est quasiment monté. Les manifestants y
viennent pour signer des pétitions contre le CPE, récupérer
des tracts et rechercher les derniers autocollants Contrat Poubelle
Embauche qui étaient partis comme des petits pains au cours
de la manif du 28 mars.
Place de la Bourse - aux alentours de 14h00
Les syndicats sont déjà prêts, le camion des
électriciens-gaziers de la CGT diffuse déjà
du Manu Chao qui soutient ouvertement la cause des anti-CPE
Des groupes de jeunes se forment ici et là. Tous prêts
à donner de la voix
et leur voix d'électeur
ou d'électrice
comme le rappellent certaines pancarte
: "je vote en 2007". Un message clair pour les politiques
dont ils attendent beaucoup. La distribution de tracts le montre,
ils sont attentifs aux propositions qui seront faites concernant
l'emploi des jeunes.
Une lycéenne qui vient de recevoir le tract des Jeunes
Communistes, tient à signaler qu'elle met les tracts dans
son sac mais qu'elle les lit le soir en rentrant de la manif "ça
m'intéresse de savoir ce qu'on propose" dit-elle
Place de la Bourse - entre 14h30 et 14h45
Le départ est donné, les jeunes en tête suivis
des organisations syndicales
comme à toutes les manifestations
l'ensemble des partis politiques de gauche sont présents
(et notamment le PCF comme depuis le début du combat),
tout comme ATTAC
Parmi les manifestants, certains sont vêtues
d'un t-shirt rouge CCCPE (comité contre le cpe) dont les
stocks sont déjà épuisés.
Place de la préfecture - environ 15h15
La queue du cortège atteint à peine la préfecture
que déjà la tête a disparu derrière
le théâtre de champagne pour remonter le boulevard
Gambetta sans doute pas loin de 3000 personnes sont présentes
sous le soleil troyen
Sur le chantier du parking, les archéologues affirment
leur soutien par des banderoles dont une qui donne à réfléchir
: " le code du travail : vestige archéologique ".

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Place de l'hôtel
de ville - environ 17h30 Paroles de jeunes
Fatigués mais contents, les manifestants s'installent devant
la mairie
Parmi eux beaucoup de lycéen-ne-s
Notamment Vanilla, 18 ans, qui participe à sa première
manif qu'elle a trouvée " trop super ", elle
se sent concernée parce qu'elle ne veut pas "pouvoir
être virée sans raison" et puis "c'est
l'avenir des jeunes" qui est en jeu ici
C'est aussi l'avis de deux autres lycéens de 16 et 18 ans,
venus eux aussi de Marie de Champagne. " on est là
depuis le début même aux premières manifs
où on nétait qu'une trentaine " disent-ils
en chur
ils s'opposent à ce projet " sur
la forme et sur le fond ", pour la façon dont ça
s'est fait " dans notre dos " précise la jeune
fille
en plus ajoute le jeune homme, c'est fait par "
un gouvernement qui a été élu par 82 % des
électeurs ", qui a été "désavoué
par les dernières élections et pendant la campagne
référendaire" et qui "n'est (donc) pas
légitime pour faire ça". Les deux réaffirment
leur détermination à ne pas lâcher. Ils seront
présents tant qu'il y aura quelqu'un pour manifester avec
eux. "Et ça peut durer longtemps."
Renaud, 18 ans et Brice, 19 ans du lycée Gabriel Voisin,
qui n'en sont pas non plus à leur première manif
et sont tout aussi déterminés à aller "jusqu'au
retrait" ils seront présents "de la première
à la dernière" pour manifester contre "ce
truc" qui ne leur convient "déjà sur le
fait de pouvoir être virés comme ça, sans
raison valable
enfin valable pour nous " Ils disent
vouloir "autre chose" sans trop savoir quoi mais ils
sont à l'écoute des propositions qu'on peut leur
faire.
Plus loin un autre groupe de jeunes étudiants et lycéens
(entre 18 et 20 ans) venu de Paris, des Ardennes, du Sud
"de toute la France quoi", trouve que ce CPE "c'est
de la connerie en serre", parce que "déjà
de la précarité il y en avait avant, maintenant
ça va être pire ", "on va se battre jusqu'au
retrait" parce que "si on ferme notre bouche, le gouvernement
ne fera rien".
De Villepin est donc prévenu, la détermination est
grande du côté de la jeunesse qui sait qu'elle peut
compter sur le soutien de l'ensemble des générations
qui ne veulent pas croire que la précarité est la
seule voie possible
comme disait cette étudiante
à Paris à qui le journaliste demandait pourquoi
"les jeunes s'opposaient systématiquement aux changements"
: "et pourquoi ça changerait toujours de la même
façon, pourquoi pas dans l'autre sens ?"
Florent Ballanfat
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Déclaration
des organisations syndicales détudiants, de lycéens
et de salariés
UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires,
UNSA
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Les formidables mobilisations unitaires de ces deux derniers
mois, le succès encore plus important des arrêts
de travail, grèves et manifestations du 4 avril, avec plus
de 3 millions de manifestants, le développement du mouvement
dans les universités et les lycées, confirment la
conscience profonde de la gravité de la situation par les
salariés, les étudiants, les lycéens.
Rien et notamment pas les manuvres gouvernementales n'entame
la détermination croissante à obtenir le retrait
du CPE, revendication commune depuis le début de la crise.
Les organisations syndicales d'étudiants, de lycéens
et de salariés rappellent qu'elles avaient, ensemble, demandé
au Président de la République de ne pas promulguer
la loi et d'éviter tout passage en force.
Elles dénoncent l'imbroglio créé par les
décisions des pouvoirs publics et prennent acte des initiatives
parlementaires. Elles exigent des réponses claires et rapides.
L'objectif des organisations syndicales n'est pas de négocier
des aménagements au CPE mais d'obtenir son abrogation.

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Elles rappellent que,
pour permettre l'ouverture de discussions ou de négociations
sur l'emploi et la formation des jeunes, la précarité
et le chômage, l'hypothèque du CPE doit être,
très rapidement, levée. Ce qui passe par le vote,
avant les vacances parlementaires (le 17 avril) d'une loi abrogeant
le CPE.
Dès aujourd'hui et avant le 10 avril, elles appellent leurs
organisations locales à rencontrer dans l'unité
les députés et les sénateurs pour exiger
le retrait du CPE et à rendre publiques les réponses.
L'intersyndicale affirme son soutien aux mobilisations étudiantes
et lycéennes et, notamment, à la journée
d'action du 11 avril.
Afin de maintenir et développer partout la pression, les
organisations appellent leurs structures locales à donner
la plus grande visibilité à leur exigence.
Pour les 12 organisations, la mobilisation n'est ni suspendue
ni abrogée. Elles conviennent de rester en contact permanent
et de se retrouver en intersyndicale le 10 avril 2006. Elles se
déclarent prêtes, faute d'une décision rapide
de retrait du CPE, à décider d'un nouveau temps
fort de mobilisations, sans exclure aucun moyen d'action
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Alors que Chirac, De Villepin et Sarkozy se débattent
dans de pitoyables luttes internes en vue de l'élection présidentielle,
la jeunesse est dans la rue et signe le retour de la politique avec
un grand P. En refusant la précarité que le gouvernement
voulait lui imposer comme un moindre mal, notre jeunesse a ouvert
en grand le débat de fond sur notre société.
L'enjeu de la lutte dépasse maintenant largement la seule
loi du CPE. Ce qui est profondément contesté, comme
le 29 mai dernier, c'est l'essence même du système
capitaliste. C'est ce débat là qu'attend la population
française car il y a urgence. Des syndicats, des salariés
de plusieurs pays européens soutiennent ce mouvement et s'engagent
eux-mêmes. Ils refusent aussi ce modèle ultralibéral
de précarisation des vies. Ce niveau d'exigence bouscule
le cadre libéral dans lequel voulaient nous maintenir enfermés
les partis qui ont noué un consensus autour de la soumission
à la mondialisation capitaliste.
Toutes ces questions étaient bien sûr au cur
du congrès du Parti communiste français.
L'analyse que nous avons menée sur l'état du monde
nous renforce dans notre raison d'être communiste. Nous sortons
de notre congrès avec des proposition fortes, structurées
qui permettent de répondre à cette attente largement
exprimée de profonds changements. De cette envie de battre
durablement la droite et d'engager une politique de gauche réussie.
Dans notre programme nous disons les urgences sociales auxquelles
la gauche ne peut se dérober, mais aussi les réformes
économiques, institutionnelles (fonder une VI ème
république) démocratiques, européennes qui
nous paraissent incontournables pour y parvenir. La sécurisation
de l'emploi que la jeunesse plébiscite en disant non au CPE
est une proposition centrale que le PCF formule. Nous expliquons
aussi les moyens financiers nouveaux nécessaires à
sa mise en uvre. Ce que les communistes ont produit collectivement
à leur congrès nous permet dès maintenant de
faire une offre politique qui peu déboucher sur un rassemblement
populaire antilibéral victorieux à l'image du 29 mai
2005. La populariser va demander une intervention militante forte
des communistes.
Une chose est sûre ; il n'y a pas de petite réponse
aux problèmes que rencontre notre pays. Soyons audacieux
!
Jean-Pierre Cornevin
secrétaire départemental du PCF
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.....MORPHOSES
ET DEMOCRATIE
Michel Vinot expose actuellement au CDDP des "anamorphoses
numériques ". L'artiste s'empare d'une photographie
quelconque : bouteille d'eau minérale ou étoile de
mer ; il triture l'image dans son ordinateur, la déforme,
la reforme, la coupe et la rassemble. A la fin, ça n'a plus
rien à voir avec la bouteille ou l'étoile de départ.
Mais l'image a acquis la poésie en se détachant du
réel. Allez voir ; il vous reste encore quinze jours. L'exposition
est ensuite demandée à Reims.
L'UMP et le MEDEF s'essaient aussi aux anamorphoses. Ils saisissent
des idées, des idéaux : démocratie ou code
du travail. Ils font des lois sans discussion, prétendent
réduire la citoyenneté à un vote tous les cinq
ans, méprisent la contestation de la rue comme ils méprisent
le vote d'un référendum. Contre toute évidence,
leur presse désigne comme "minoritaires" ceux qui
s'opposent à leurs volontés. Le Président de
la République promulgue un nouveau dicton : " Nul n'est
censé appliquer la loi " et son parti juge ostensiblement
que le Premier ministre n'est plus le chef du gouvernement. Leur
comportement n'a plus rien à voir avec la démocratie.
Ils sont tristes et sans imagination : ils ne font que copier Blair
et Schröder, Falloux et Guizot. Ils ne méritent même
pas le souvenir d'un musée.
Guy Cure
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. Premier C P E...
Le saviez-vous ? C'est à Nogent-sur-Seine que le CPE a été
expérimenté pour la première fois. Si, si !!!
C'est M. Suzanne, le précédent sous-préfet
qui a servi de cobaye. Il a été viré, sans
motif, au bout de 4 mois !
Laurent Levasseur
. Et de 4....
"Les usines-relais (bâtiments industriels mis à
la disposition d'un entrepreneur sous forme de crédit-bail)
à Nogent, ça marche", claironnait pourtant, hier,
Gérard Ancelin
THRIGE, FAURECIA, SAVEURS DE CHAMPAGNE
et aujourd'hui CONDITIONNEMENT SERVICES, 4 usines-relais qui, pour
une raison ou une autre (délocalisation, liquidation judiciaire
)
ont mis les voiles ou la clé sous la porte, laissant des
centaines de salariés à la rue et, parfois, une jolie
ardoise à la commune.
L'an passé, nous avions pointé du doigt l'échec
express de la 1e usine SAVEURS DE CHAMPAGNE et demandé à
M. Neeser, grand argentier de la commune, de nous communiquer les
conséquences financières pour notre collectivité
et pour les contribuables (nous attendons toujours !).
A ses fidèles, il paraît que Jésus disait :
"Si on te frappe sur la joue, tend l'autre joue"
Aux grands patrons, Gérard Ancelin dit : "Si on te met
mille balles dans la main, tend l'autre main "
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Romilly
sur Seine
Le grand écart du maire, Michel Cartelet...
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Depuis le début de lannée,
les syndicats de lycéens, détudiants, de salariés
demandent le retrait du CPE.
Alors quà chaque étape de cette lutte le mouvement
samplifie, Romilly néchappe pas à ce phénomène
:
- 150 manifestants le 7 février, 400 à 500 le 7 mars,
600 à 700 le 28 mars, près de 800 le 4 avril.
A la veille de la dernière mobilisation, le groupe Communistes
et Partenaires a proposé un voeu au Conseil municipal pour
le retrait du CPE. Le maire Michel Cartelet a écarté
toute discussion et vote sur cette question qui aurait pu poser
une contradiction dordre stratégique au sein de sa
majorité municipale. En compensation, lUMP aurait-elle
accordée un bon de sortie à Michel Cartelet et à
quelques-uns de ses adjoints pour une séance de prise de
photos pendant la manifestation ?
Sa présence a posé quelques questions aux salariés
licenciés de chez Jacquemard, dUPA, Barbara... qui
nont pas eu ce même soutien. Cette manoeuvre ne pourrait-elle
pas être interprêtée comme une opération
de communication et dune volonté de récupération
dun mouvement qui se développe et grandit notamment
parmi la jeunesse et cela à quelques mois déchéances
électorales importantes.
La section de Romilly du Parti Communiste Français se félicite
de la participation intergénérationnelle des Romillons
qui savent ainsi montrer leur solidarité avec la jeunesse
et défendent en même temps les droits du code du travail.
Féthi Cheikh, secrétaire de la section du PCF
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Non
à limmigration jetable
Succès du rassemblement contre le projet gouvernemental
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E ntre 10 000 et 15 000 personnes se sont rassemblées
dimanche pour le concert initié par Les Têtes raides
contre le projet gouvernemental sur l'immigration.
Sur scène, musiques et textes de protestation condamnent
la nouvelle réforme du Code de l'entrée et du séjour
des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Passé en Conseil des ministres le 29 mars, ce projet de loi
restreint radicalement le droit au séjour pour les étrangers
en fonction de leurs "compétences et talents".
Une vision inacceptable selon le collectif Uni(e)s contre une immigration
jetable soutenu par plus de 350 organisations politiques, syndicales
et associatives et dont la pétition a déjà
été signée par 22 000 personnes .
"En France, on considère que l'immigration est un problème,
dénonce, sur scène, les porte-parole du collectif.
Les pratiques administratives et policières n'ont jamais
été aussi dures et aussi illégales". Et
de rappeler les arrestations dans les écoles et les enfants
en bas âge placés dans les zones d'attente. "Après
le CPE et le CNE qui créent des travailleurs jetables, on
crée les immigrants jetables !", dit le collectif.
Le rendez-vous était aussi musical : Bernard Lavilliers,
Cali, Didier Lockwood, Dionysos, Louis Attaque, Souad Massi, les
Têtes raides
Tous ont chanté leur refus d'une
immigration choisie. "Elle est belle la France avec son cortège
d'indécence" tempête le Ministère des affaires
populaires.
"Le respect de la vie et de la dignité humaine est un
principe auquel on ne peut pas déroger, assènent Les
Têtes raides. Il faut réaffirmer la conviction en l'homme
car aujourd'hui elle est mise en danger. C'est le règne de
la précarité. Suspicion envers la jeunesse, suspicion
envers les chômeurs, suspicion envers les étrangers
"
LDA
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CPE
: Course à la Précarité Européenne
?
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Le mouvement de résistance à la précarisation
du travail lancé par les jeunes Français nest
pas sans écho, dans une Europe libérale obsédée
par la baisse du «coût» du travail.
300 manifestants contre le CPE le 28 mars. Où ça ?
Devant lambassade de France à Copenhague. Etonnant,
au Danemark, ce pays dont les «grands médias»
et les «experts» qui sy expriment à tout
propos ne cessent de nous vanter le «modèle social»
et sa fameuse «flexi-sécurité» ? Pas tant
que ça. Dabord parce que le système dindemnisation
du chômage, sur lequel repose la «flexi-sécurité»,
est financé uniquement par les salariés eux-mêmes,
et pas du tout par les entreprises. Et ensuite parce quau
Danemark la précarité est une réalité
en pleine explosion, sous la forme du temps partiel imposé.
Le temps partiel est à ce point favorisé par la loi
quil se généralise et que de plus en plus de
Danois sont obligés doccuper... deux emplois pour vivre.
Mais le Danemark nest pas un cas isolé. Aux Pays-Bas,
le patronat de la métallurgie vient ainsi de proposer une
réforme du licenciement des moins de 23 ans directement inspirée
de lexemple français. Lidée a suscité
une levée de boucliers : elle intervient en plein débat
sur le salaire minimum pour les jeunes, que les patrons veulent
supprimer. Payés au moins 49,6 euros par jour à partir
de 22 ans, les jeunes Néerlandais subissent la «concurrence»
des... plus jeunes, «bradés» à 17,5 euros/jour
entre 15 et 22 ans. Lidée ? Niveler par le bas, au
nom de légalité des chances.
Dernier exemple : lAllemagne. Dans leur «programme commun»
adopté en novembre, CDU (Droite) et SPD (Sociaux-Démocrates)
avaient la réplique exacte du CPE : un contrat avec une période
dessai de deux ans. La mise en oeuvre devait avoir lieu en
mars mais le ministre (SPD) du Travail a annoncé le 29 mars
que le processus était «stoppé». Mais
y voir une reculade par crainte dune contagion de la révolte
des jeunes Français est sûrement une vue de lesprit
LDA
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Troyes
La Bourse Les évènements (5e partie)
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Jai essayé de réunir à
partir de différents textes ( [1]) quelques dates importantes
qui vont émailler la vie de la Bourse du Travail Il faudrait
que ce modeste travail puisse évoquer dautres souvenirs
afin de compléter lhistoire de ce bâtiment qui
est avant tout lhistoire du mouvement ouvrier. Il sagit
de montrer la richesse des manifestations nombreuses qui sy
sont déroulées afin que ce passé historique
ne soit pas anéanti par la volonté iconoclaste des
marchands du temple. La CGT et ses secrétaires départementaux.
1923-1930 Secrétariat de Marcel Cuny, libraire à Sainte-Savine
1930-1950 secrétariat dAdrien Gennevois 1950-1985 secrétariat
de René Jourdheuille. 1986-2001 secrétariat de Marcel
Renaud
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1836 : Construction du bâtiment qui est affecté à
la vente de bonneterie
1848 : Révolution de 1848
1864 : Droit de grève reconnu
1871 : 18 mars au 21 mai : la Commune de Paris
1880 : Jules Guesde tient plusieurs réunions ou meetings
à Troyes. LAube est guesdiste !
1887 : Première Bourse du travail de Paris
1892 : Fédération des Bourses du travail par Fernand
Pelloutier
1895 : Romilly-sur-Seine se donne un maire ouvrier, Henri Millet.
1900 : Grandes grèves de la bonneterie.
1905, 11 février : le bâtiment devient la Bourse du
travail.
1908 : Comme en 1900, grève massive des bonnetiers (ières),
des rebrousseurs et des cafards.
1919 : Cest lannée des grèves multiples
et victorieuses. Garçons bouchers, coiffeurs, bonnetiers.
Longuet, Cachin, Frossard animent des meetings.
1919 : 23 avril, la journée de 8 heures chantée par
Pedron est adoptée.
1919 : 1er mai, malgré linterdiction, 20 000 ouvriers
manifestent à Troyes.
1919 : 3 novembre, 15 000 personnes se rassemblent " pour saluer
les victimes de la guerre impérialiste ".
1920 : 31 janvier rassemblement de plusieurs centaines des Jeunesses
Socialistes (SFIO) ( [2]) contre le militarisme. La majorité
des socialistes adhérera au P.C.F en fin dannée.
1920 : 20 septembre 2000 personnes pour applaudir les citoyens Cachin
et Frossard. 1920 : 7 décembre, naissance de la Dépêche
de l Aube.
1920 : Décembre, création du P.C.F à Tours
Dans lAube il y a 24 mandats pour le PCF et 12 pour la SFIO.
1925 : Meeting contre la guerre du Rif (Maroc)
1925-1931 : nombreuses réunions pour appeler à larrêt
de la répression anticommuniste : une trentaine de dirigeants
emprisonnés (Navoizat, Planson, Cuny, Menault etc.)
1932 : René Plard député.
1934 : 12 février grève générale "pour
le pain, la paix, la liberté ".
1936 : Le Front Populaire.
1939 : 14 mai , dernier Congrès de la CGT avant la guerre.
1940-1944 : CGT et PCF sont interdits. La Bourse est utilisée
pour les "Fêtes du Maréchal", "Arbres
de Noël du Maréchal", rassemblements des partis
collabos : RNP, Rassemblement National populaire (Déat-Albertini
et Boudin de Troyes), PPF, Parti Populaire Français (Doriot,
Voillequin et Gaussot de Troyes), MSR (Deloncle), JNP (Silly) et
la sinistre Milice. En 1945, 79 membres de ces partis seront condamnés.
Pendant cette même période, le PCF est clandestin.
Maurice Romagon devient secrétaire fédéral
après le départ de Jean Flavien. Il organise la Résistance
dès le 4 septembre 1940. ( [3]) Il est fusillé le
7 mars 1942.
1945 : 8 juillet, 1er Congrès de la CGT daprès
guerre avec Benoît Frachon
1946 : 28 janvier, Grand gala artistique du PCF pour vieux travailleurs
sous la présidence du préfet Petitbon.
1946 : Élections législatives. Meeting à la
Bourse et débat entre Raymond Guyot (PCF) et André
Mutter (RPF)
1947 : 26 avril, Mort de Lucien Planson ses funérailles de
la Bourse le 27.
1947 : novembre , scission de la CGT (CGT et FO)
1948 : 17 et 18 avril Congrès CGT après la scission.
1948 :19 décembre Fête de la solidarité pour
mineurs en grève.
1949 :15 et 16 janvier Conférence fédérale
du PCF avec Maurice Thorez
1952 :meetings contre la guerre dIndochine. 2000 jeunes rassemblés.
1953 : Grève chez Lambretta (photo)
1968 : Mi-juin occupation permanente de la Bourse.
1985 : 15 juin Journées portes ouvertes de la CGT avec R
Jourdheuille
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Communiqué
de lUSR CGT Aube
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Retraites complémentaires :
pas daugmentation au premier avril
Contrairement aux années précédentes, les retraites
complémentaires ne seront pas revalorisées au premier
avril, sans que lon sache à quel moment elles le seront.
La prochaine réunion paritaire nationale nest prévue
que pour le mois de juin.
Après laugmentation de 1,8% des retraites du régime
général au 1er janvier (ce qui est loin de correspondre
aux exigences), les retraités ne vont pas attendre pour voir
leur retraite complémentaire augmenter ! La CGT exige une
augmentation immédiate. Cest pourquoi, la commission
paritaire doit se réunir dans les plus brefs délais
et laugmentation devra avoir un effet rétroactif.
Lors des diverses réunions avec le MEDEF, la CGT a exigé
10% daugmentation des complémentaires, la fixation
dun minimum de retraite et lindexation de celles-ci
sur les salaires. Ces revendications demeurent.
Face à la dégradation du pouvoir dachat de lensemble
des retraités, accentuée par laugmentation des
prélèvements de toutes sortes et des prix ; face à
la précarité institutionnalisée, il y a urgence
à élargir la mobilisation.
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