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La dépêche de l'Aube n°864
du Vendredi 14 avril 2006
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Le
CPE enterré dautres batailles attendent le pays...
FETE
BLACK BLANC BEUR
Lundi 1er MAI 2006 12 h 30 - 21 h 30 boulevard Delestraint
devant les halls du Palais des Expositions à Troyes
* Musiques du monde, danses, chants, jeux, spectacles de rue
et en salle, ateliers pour les enfants
* Stands des associations et possibilité de se restaurer
sur place...
* Parade avec chars, musiciens, etc. |
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" Un instant de bonheur vaut mille ans
dans l'histoire
."
Voltaire
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Echec et mat. Les ultimes manuvres du trio Chirac-Villepin-Sarkozy
n'auront pas suffi. Le CPE a vécu. La mobilisation populaire
a eu le dernier mot. Et quelle mobilisation populaire!
Plus de deux mois de débats, d'actions, de grèves,
de manifestations qui ont construit au fil des semaines une conviction
solide dans l'opinion, une unité syndicale sans faille,
un rapprochement durable entre jeunes et salariés, une
riposte convergente de toute la gauche, autour d'un objectif prioritaire
clair et net, le retrait du contrat premier embauche.
La droite, de son côté, aura tout essayé pour
sauvegarder son dispositifs anti jeunes, tentant à chaque
étape de passer en force. En vain. Dix jours après
avoir promulgué la loi au terme d'une entourloupe encore
jamais vue, la voilà contrainte d'annoncer le retrait de
l'article 8 portant la création du CPE. Face à l'acharnement
de la droite, c'est une leçon à retenir. Tous les
ingrédients de la mobilisation auront été
nécessaires à la victoire.
Bien entendu, la précarité ne vient pas de s'envoler.
La machine à licencier, réglée sur l'horloge
des profits, n'a pas fini de produire ses dégâts.
Le reste de la loi sur l'égalité des chances, pas
plus que les dispositifs annoncés pour remplacer l'article
supprimé ne sont de nature à relever le défi
de l'emploi des jeunes. Bien au contraire. Le contrat nouvelle
embauche qui avait précédé le CPE devra lui
aussi être combattu jusqu'à être abrogé.
La sécurisation de l'emploi pour tous devient plus que
jamais un enjeu central des luttes pour ouvrir le chemin à
un autre avenir. Que mettrons-nous derrière ces mots, désormais
employés tous azimuts? Un avenir de flexibilité
accrue ou de garanties renforcées? Le défi est devant
nous.
Lalternative aux politiques libérales reste à
construire et à réussir
Mais ce qui reste à gagner ne peut en aucun cas dévaluer
l'authentique succès remporté. N'oublions pas qu'après
le CNE et le CPE, la droite et le MEDEF

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avaient dans leurs cartons
un contrat de travail unique qui devait étendre à
tous les salariés la période d'essai de deux ans
et la suppression de toute motivation du licenciement durant cette
période. Après le retrait du CPE, il leur faudra
se lever de bonne heure pour revenir à la charge.
On aurait également tort de croire, comme le laissent penser
certains commentaires, que l'incurie gouvernementale dans ce dossier
a seule permis la victoire. Le pouvoir n'a fait qu'afficher dans
cette affaire l'arrogance, le mépris, l'autoritarisme qui
caractérisent le fond comme la forme de sa politique depuis
2002. Et s'il s'est montré cette fois plus divisé,
plus fébrile, s'il a dû finalement céder,
c'est que la résistance et l'union populaire ont tenu bon
jusqu'au bout. C'est aussi que la victoire du NON au référendum
a laissé des traces. L'espoir a changé de camp.
Le doute mine et divise une droite qui se croyait jusqu'ici tout
permis, y compris le luxe d'avoir deux candidats en perpétuelle
compétition à la tête de l'État. Une
majorité d'idées, antilibérale, s'affirme,
pèse, a un effet d'entraînement évident. Tout
le monde doit en tenir compte et cela change beaucoup de choses.
D'autres batailles attendent le pays. La droite n'a pas renoncé.
Les urgences sociales ne peuvent être remises à plus
tard. L'alternative aux politiques libérales reste à
construire et à réussir. L'année 2006 peut
être une année très utile à toutes
ces luttes et à cette construction.
Des centaines de milliers de lycéens, d'étudiants,
de salariés ont envie de poursuivre aujourd'hui leur mouvement,
leurs débats, leurs actions pour imaginer des solutions
propres à éradiquer durablement la précarité,
pour forger des réseaux de résistance et de propositions.
C'est à la mobilisation de cette intelligence populaire
qu'il convient maintenant de consacrer le maximum d'énergies
LDA
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La
Bourse
(6e partie) Mémoire ouvrière
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Ce témoignage de Lucien Desfêtes, ancien bonnetier
de chez Ventex, nous éclaire sur le sentiment fort que
ressentent les militants syndicalistes à l'annonce de la
disparition de "leur" Bourse du travail. Il fait revivre
dans ces quelques lignes la mémoire de quelques militants
ouvriers qui animèrent la vie syndicale auboise. J.L.
La question d'Anna Zajac (1): "que va-t-il rester de la mémoire
ouvrière" m'a incité à me remémorer
ce qui restait dans la mienne après quarante années
en ces lieux.
La Bourse était-elle notre résidence principale
ou secondaire, "comme s'est plu à le déclarer
Marcel Renaud au cours d'un "au revoir" au moment de
son départ en octobre 2001 (1986-2001)".
Il était bon de revenir sur l'historique de ce bâtiment
destiné au commerce, bon d'évoquer les sentiments
des observateurs du moment, bon de rechercher les noms et actions
de celles et ceux qui l'ont animée avant guerre entre1905
et 1945, mais pour la génération présente
(plus de soixante ans après la fin des hostilités)
mis à part quelques amoureux de l'histoire, peu lui chaud
de connaître en détail qui a fait quoi à cette
époque. Il importe peu au Saint Père de savoir qui
a bâti son église. L'essentiel pour lui est de l'emplir
pour sauver sa foi.
La mémoire ouvrière ! Anna a eu bien du mérite
de poser la question Il eut été souhaitable de mobiliser
les foules pour "sauver la boutique" mais à force
de coups reçus, elle s'est vidée de ses forces vives.
Elle va succomber sans combattre, sans connaître les dignes
obsèques qu'ont "connus" les cercueils et cérémonies
de Maurice Romagon et Edouard Boigegrain en 1945, Lucien Planson
en 1947. Les articles de La Dépêche de l'Aube sonnent
comme le cor de Roland à Roncevaux.
Pour la mémoire ouvrière, il aurait fallu des livres
écrits en leur temps. Des livres pour que les générations
futures sachent que rien n'a jamais été acquis sans
luttes, que tout est gagné, tout est à défendre
et donc, désormais, une Bourse du Travail digne de ce nom
et non un bureau des pleurs ou un monument.
Pour ce qui me concerne, la Bourse du Travail a été
la maison froide que cite la Dépêche, mais si chaude
en son sein, qu'à tout moment, avec ou sans raison, on
venait y puiser le sourire d'une autre vie. Combien de camarades
passaient le soir après le travail pour échanger
quelques mots, trouver un peu de chaleur, rencontrer un ami, un
camarade, un élu dont le renseignement était utile,
pour apporter sa contribution, son savoir, pour apprendre, pour
parler de sa boîte, de ses problèmes, de ses résultats...
La Bourse était une ruche en perpétuel mouvement
avec ses rencontres, ses réunions, ses congrès,
"ma maîtresse" dira Marcel Renaud.
Cela, Monsieur le Ministre Maire ne l'écrira nulle part
dans le temple du Veau d'Or et pourtant, la mémoire ouvrière,
c'était ça, c'était Adrien, Marcel, Lucien
et les autres, Robert, Gaston, Fan-Fan, Maurice, René,
Marcel, Germaine, Sylviane, Josy, Chantal, Lise et tant d'autres
venant, passant, pour qui, pour quoi, pour

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donner un peu, beaucoup
d'eux-mêmes, pour la bonne cause, pour servir, pas pour
se servir et souvent avec les risques que ça comportait
et comporte encore.
Alors, pêle-mêle des visages me reviennent :
-Du textile : Mrs et Mmes Brunet, Guignard, Chapuzet, Damiano,
J. Coutelas, Lise Calas, Chantal, Josy, Jean Guigner, Canziani,
J.Claude Faure, Bezanger, René Clivot, Andrée Genevois,
Christian Larose, Mellet, Germain Bidault, Roger BlanchonRobert
Afoufa qui comme C. Larose ne retrouva jamais de travail et qui
mourut solitaire, logé dans un local syndical à
la Bourse qu'il ne quittait plus. Sans parler de E. Viot qu'on
retrouva pendu dans son logement faubourg Croncels...
-Du bâtiment : tels les Gaston Portet, Bailly, Meunier,
Rancher...
-Des métaux : Zimberlin, Stéphan, R. Clavier, Y.
Huschwerlin, Caublot de Vendeuvre, Naudin, Mocquery, Chamarande,
Debure, Delabruyère, Jean Torelli, Petiot de Bar-sur-Aube,
Marcel Renaud qui succéda à René en 1986.
Ceux qui m'impressionnaient le plus en qualité d'orateurs
et en matière d'organisation étaient les cheminots,
qui comme les camarades des P.T.T. faisaient un peu bande à
part dans l'U.D. étant en liaison directe avec leur fédération
nationale.
Mais comment parler des cheminots sans évoquer le souvenir
des : Chapoutot, Méligne, Melka, Jacky Joffroy, Jack Granmont,
"Le Rougeaud", Petitjean, Vigeannel, qui a un stade
à son nom en haut de la rue de Preize.
Les employés, cadres de banques, service des impôts,
les camarades Louis Grélier, Collinet, Roger Venard, G.
Boclet
Les communaux tels : Pierrot Jeanny, Armande Desjardin, Janine
Kauffmann, Maurice Toussaint et Pierrot Séné qui
peut encore témoigner. Mais aussi, Yvonne Valence de Romilly
et Robert Triché pour la sécurité sociale,
Roland Leloup pour l'Education nationale, G. Delabruyère,
René Maitre, Gilles Touratier pour les PTT, Nicolas Pointu
et Debert pour Bolloré, Robert Pinet ou Gaston Pierson
qui rêvait d'une Bourse du Travail où l'on pourrait
"nous aussi, recevoir comme il faut les patrons". Ils
étaient d'E.D.F. avec Renaud, trésorier du syndicat
et Lucien Dumont.
Ma mémoire ouvrière, c'était l'abnégation
totale des camarades pour se consacrer aux autres. Je me garderais
bien de m'immiscer dans la vie de René avec qui j'ai milité
trente deux années, mais je me dois de dire toute l'admiration
que j'ai pour sa femme et sa famille qui ont dû supporter
son dévouement sans gémir, et ça, Monsieur
le maire ne l'écrira nulle part même s'il prétend
"comme Anna Zajac, être politiquement attaché
à la mémoire de ce bâtiment".
Il faudrait pour le moins, comme au fronton du Palais de Chaillot,
y inscrire une épitaphe sur chaque pilier à la mémoire
"des copains".
Lucien Desfêtes
(1) Conseillère Municipale de Troyes
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Sécurité
sociale
Plan sociale déguisé à la CNAM
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Reconfigurer la Caisse nationale d'assurance maladie,
sa mission, son organisation, ses effectifs, pour la mettre en phase
avec la réforme Douste-Blazy : tel est l'objectif poursuivi
par la direction de la CNAM.
En mars, le conseil de la Caisse a adopté - seule la CGT
a voté contre, la Mutualité s'est abstenue - un document
d'orientation traçant d'inquiétantes perspectives
tant pour les personnels que pour les assurés.
La caisse doit réduire ses dépenses de 200 millions
d'euros, selon la réforme en cours. Afin d'atteindre cet
objectif d'économies, il est question de hausse de la productivité,
de mutualisations des activités, d'ajustement des effectifs.
L'objectif étant de s'adapter aux " enjeux de la maîtrise
médicalisée ", c'est-à-dire, en réalité,
à la recherche systématique d'une maîtrise comptable
des dépenses par un contrôle plus étroit sur
les assurés et les médecins.
D'ores et déjà, dans cette optique, des regroupements
de caisses (l'assurance maladie compte 16 caisses régionales
et 128 caisses locales) sont envisagés.
L'inquiétude croît parmi les personnels qui, dans certaines
régions, comme le Nord, sont déjà passés
à l'action. La direction vient de préciser les menaces
en clamant son intention de profiter des départs massifs
en retraite pour "dégraisser".
" Nous allons poursuivre la diminution de nos effectifs. Onze
mille personnes vont partir dans les quatre ans, sur un effectif
total de 85 000 ", a-t-elle indiqué devant la presse,
en précisant que des discussions ont été entamées
avec l'État " sur la base d'une proposition de notre
part de deux remplacements pour trois départs ".
Soit une perte programmée de près de 3700 emplois
s'ajoutant aux 3200 déjà supprimés en 2004
et 2005 par non remplacement de départs.
Une liste de " fonctions mutualisables " doit être
établie d'ici la fin de l'année. " N'importe
quelle entreprise privée raisonne comme cela ", se justifie
la direction de la CNAM, trahissant ainsi l'ambition de transformer
l'assurance maladie au détriment de son rôle de service
public.
Face à ce plan social déguisé, la fédération
CGT des organismes sociaux, opposée aux " mutualisations
forcées ", réclame une négociation nationale
sur l'avenir des caisses.
LDA
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.....BIODIVERSITÉ
Les arboriculteurs ont inventé depuis des siècles
des centaines de variétés de fruits. Le Troyen Charles
Baltet, mondialement connu, vendait 400 variétés de
poires en 1900. On n'en vend plus qu'une trentaine. Allez au supermarché,
vous ne trouverez que 3 pommes sur les étals : la Golden,
la Granny, la Starking, étrangères et (mal) traitées
30 fois, les 3 pas glorieuses de la pomologie. Les autres sont des
fruits oubliés, les enfants perdus du productivisme.
Voilà un moyen d'aborder le problème de la biodiversité
et du développement durable dont on parle tant. Mais ne devrait-on
pas parler de sous-développement durable pour la planète
? Cela veut dire que les peuples s'interrogent sur leur avenir,
craignent l'appauvrissement des richesses végétales,
leur manipulation à des fins mercantiles et la non maîtrise
des productions de l'avenir. Il faut cependant rendre à nos
enfants une planète riche et propre, une planète qu'on
leur a empruntée, disait Saint-Exupéry.
Aujourd'hui les OGM arrivent. On est capable de planter un gène
de vipère dans le génome d'un agneau qui devient aussi
agressif que Busch. On a créé une chimère,
une poule à 5 pattes. Sous prétexte de faire du neuf
et de nourrir les pays pauvres, les apprentis sorciers affament
le tiers-monde et se remplissent les poches.
Si vous avez bien compris l'homme capitaliste détruit la
biodiversité d'un côté et fabrique des chimères
de l'autre. Mais dans tous les cas, s'il appauvrit la planète,
il s'enrichit à nos dépens. Je suis pour qu'on mette
fin à son règne animal.
Malicette
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. Petit cadeau entre amis...
Si le texte soumis mardi en catastrophe à l'assemblée
nationale et préparé en catimini entre l'Elysée
et Matignon, sonne bien le glas du CPE il n'annonce aucun changement
de cap quand à la nature régressive de la politique
du gouvernement.
La droite continue sur le chemin de la flexibilité, des stages
parking, des petits jobs qui se substituent aux emplois stables,
des cadeaux au patronat sans condition ni contrôle sur l'utilisation.
Avec ce texte que nos chers députés aubois ont voté
(comme il avaient voté le CPE) ce sont 300 millions d'euros
par an d'aides supplémentaires sur les deniers publics, qui
seront versés aux chefs d'entreprise, y compris à
ceux des sociétés du CAC 40 dont les profits explosent.
Une sorte de compensation pour qu'ils fassent leur deuil d'un CPE
dont ils espéraient tirer un bénéfice sonnant
et trébuchant. En clair, l'article de cette proposition de
remplacement ne fait qu'étendre des dispositifs déjà
usés. Des dispositifs que Monsieur de Villepin, emporté
dans sa passion pour le CPE, qualifiait lui-même, il y a encore
quelques jours, de, je le cite, " demi-mesures et demi-solutions
du passé pour les jeunes ".
Passy Conh
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Les plus grosses fortunes françaises se
comptent en Milliards d'Euros et le cercle des milliardaires continue
toujours de s'élargir.
Parmi celles-ci, on trouve :
le Président du Groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, avec
une fortune estimée à 17,22 Milliards d'Euros.
Liliane Bettencourt, principale actionnaire du groupe de cosmétique
L'Oréal, avec 16 Milliards d'Euros,
La famille Mulliez (groupe Auchan) avec 10 Milliards d'Euros.
la famille Dassault (Dassault Aviations) avec 8,5 Milliards d'Euros
La famille Pinault (groupe de distribution et de luxe PPR) avec
6,617 Milliards d'Euros
Les autres dynasties les plus fortunées sont les héritiers
Hermès dont le patron Jean-Louis Dumas avec 4,520 Milliards
d'Euros, devant les Halley du groupe Carrefour avec 3,670 Milliards
d'Euros, les Louis-Dreyfus du groupe éponyme avec 3,5 Milliards
d'Euros, les Peugeot avec 3,354 Milliards d'Euros et les Decaux
avec 3,248 Milliards d'Euros.
La famille Wendel, d' Ernest-Antoine Seillière, ancien Président
du Médef, progresse de la 34ème à la 21ème
place avec 1,181 Milliards d'Euros.
L'entrée la plus fracassante dans le classement des 500 est
celle de Michel Ohayon, de l'immobilière Spiic, qui arrive
à la 79ème place avec 350 Millions d'Euros.
La plus forte progression de fortune revient à Charles Ruggieri
de Batipart (maisons de retraites), avec + 740% en un an. Il entre
à la 119e place du classement.
Parmi les grands noms du capitalisme français, les frères
Bouygues (Martin et Olivier) sont à la 15ème place,
l'homme d'affaires Vincent Bolloré 22ème et Arnaud
Lagardère 52ème. Le premier des quatre Rothschild
recensé, Benjamin, est 30ème avec 1,1 Milliards d'Euros.
Les familles David-Weill et Meyer (holding Eurazeo) sont, ensemble,
à la 16ème place avec 1,563 Milliards d'Euros.
Et pendant ce temps, la France compte, en 2005, 7 Millions de personnes
vivant sous le seuil de pauvreté (774 euros par mois) soit
260.000 pauvres en plus c'est à dire 1000 pauvres en plus
par jour ouvrable
LDA
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Les
travailleurs sociaux ne veulent pas devenir des indics
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Ils ont récemment manifesté d'ailleurs
contre la logique de contrôle social qui sous-tend l'ensemble
du projet gouvernemental de prévention de la délinquance.
Les vues de Nicolas Sarkozy, notamment, cristallisent les craintes.
Dans son projet de loi, le ministre de l'Intérieur propose
de "favoriser les échanges " d'informations entre
services (police, justice, travailleurs sociaux, éducation)
sous l'égide du maire. En clair, demander aux éducateurs,
médecins de PMI ou psychologues scolaires d'oublier le secret
professionnel auquel ils sont tenus pour favoriser la détection
des populations en difficulté.
Une perspective qui effraie nombre de professionnels : la confidentialité
est en effet un impératif pour qu'une relation de confiance
puisse s'installer entre la personne qui frappe à la porte
et l'éducateur qui la reçoit. Un collectif national
unitaire de résistance à la délation dénonce
une logique générale qui privilégie "
le repérage et la stigmatisation. Le gouvernement prépare
un projet de société sécuritaire, liberticide,
qui pénalise la pauvreté et cherche à individualiser
les problèmes sociaux au mépris de la solidarité.
Alors qu'au contraire, il faudrait donner plus de moyens aux professionnels
pour faire de la prévention".
Manque d'effectifs, de crédits
En fait, on est en train
de faire du secteur social un secteur marchand. Sur le terrain,
les mairies, étranglées par le coût de la décentralisation,
sont tentées de brader la prévention. Et celle-ci
se retrouve de plus en plus confiée aux associations les
moins-disantes !
Certes, des problèmes de coordination entre professionnels
se posent ; toutes les semaines, d'ailleurs, des réunions
de synthèse et d'équipe pluridisciplinaires se tiennent.
Mais, disent les gens concernés, cela marcherait bien mieux
si le personnel suffisant était là ! Or ce n'est pas
au programme de Sarkozy ni de de Villepin.
Inspiré par le très sécuritaire rapport Bénisti
et la récente " expertise " de l'Inserm, le pouvoir
souhaite proposer, plutôt qu'un babylonien projet de loi promis
à une vaste colère, une série de mesures intégrées
au fil de textes parlementaires. Méthode villepiniste, mais
idéologie sarkozienne. Dans le texte sur l'égalité
des chances, on retrouve ainsi l'idée du " contrat de
responsabilité parentale " assorti d'une éventuelle
suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme
scolaire. Dans la réforme de la protection de l'enfance ressurgit
l'idée d'instaurer " un partage d'informations entre
professionnels du travail social et de la protection de l'enfance
habilités au secret professionnel ". L'objectif, en
somme, serait de passer le plan Sarkozy au goutte-à-goutte.
Mais ces velléités sécuritaires se heurtent
à de fortes résistances.
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Nos camarades Simone et Honoré Possamaï
viennent davoir la grande peine de perdre leur fils Eric.
Malade depuis de longues années, Eric qui était membre
du Parti Communiste Français avait 4 enfants.
A Simone et Honoré, aux frères et soeurs dEric,
à ses 4 enfants, la section de Romilly renouvelle ses plus
sincères et fraternelles condoléances.
La section de Romilly
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