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La dépêche de l'Aube n°865
du Vendredi 21 avril 2006
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Manifestation
contre le CPE Une victoire dune portée considérable......
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FETE
BLACK BLANC BEUR
Lundi 1er MAI 2006 12 h 30 - 21 h 30 boulevard Delestraint devant
les halls du Palais des Expositions à Troyes
* Musiques du monde, danses, chants, jeux, spectacles de rue et en
salle, ateliers pour les enfants
* Stands des associations et possibilité de se restaurer sur
place...
* Parade avec chars, musiciens, etc. |
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"La question de 2007, nest pas de savoir
comment se dénoueront les chocs des égo présidentiels,
mais plutôt : sera-t-il possible, cette fois-ci délire
une politique qui change vraiment la vie ? Y aura-t-il un moyen
pour vous dexprimer vraiment votre voix ? Y aura-t-il un moyen
de se rassembler majoritairement sur un projet vraiment courageux
? "
Marie-George Buffet, secrétaire
nationale du PCF
« Appel pour un rassemblement antilibéral »."
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La détermination et lunité de la jeunesse,
des salariés, des retraités, soutenus par les organisations
syndicales et les forces de gauche unies, viennent de faire la
démonstration que la droite nest pas invincible.
Elle a été contrainte de retirer son «contrat
précarité exclusion». Cette victoire est dune
portée considérable. Elle sinscrit dans la
continuité du refus du projet de constitution européenne
en 2005. En deux mois, la mobilisation naura cessé
de sélargir au fur et à mesure que la nature
du texte était connue. Le peuple a pris conscience quil
ny a aucune fatalité à la vie en miettes.
Il a aussi pris conscience quuni, il est plus fort. Si le
bras de fer a été si long et si difficile, cest
quil ne touche pas à un aspect périphérique
du capitalisme mais à son coeur : la précarisation
de lemploi pour abaisser les niveaux de rémunération
du travail afin daugmenter la rentabilité du capital
mondialisé.
Le CPE, le CNE, etc sont la déclinaison des accords européens
On ne peut cependant comprendre lentêtement du pouvoir
de droite sans voir que sa politique est la déclinaison
des accords européens. Le démantèlement des
systèmes de protection des salariés, du Code du
travail, la flexibilité de lemploi découlent
dun accord des chefs dEtat et de gouvernement, signé
en mars 2000 et baptisé «stratégie de Lisbonne».
Dressant récemment son bilan, une réunion des chefs
dEtat a adopté un texte déclarant : «Les
Etats membres sont invités à poursuivre les réformes
du marché du travail et des politiques sociales dans le
cadre dune approche intégrée de flexibilité,
dûment adaptée aux différents environnements
institutionnels et tenant compte de la segmentation du marché
du travail». Cest de cela que découle la tentative
de mise en pièces du Code du travail avec le CPE, son frère
aîné le CNE et dautres contrats précaires.
Le même texte appelle à un accroissement de la durée
de cotisation pour les retraités et à laccroissement
du taux demploi des seniors. Voilà qui explique le
projet de «contrat emploi senior».
Lenterrement du CPE est donc une grande victoire du peuple
contre leurope ultralibérale. Elle aidera les salariés
européens à empêcher les mêmes projets
envisagés dans dautres pays de lUnion. Cette
victoire en appelle dautres : labrogation du CNE,
adopté par ordonnance. Mais cest lensemble
de la loi improprement baptisée «égalité
des chances», dans laquelle le CPE constituait larticle
8, qui doit disparaître. Ce texte prévoit toujours
lapprentissage à 14 ans, le travail de nuit des enfants
dès 15 ans, la suppression des allocations familiales aux
parents denfants considérés comme difficiles.
Ce qui est prévu pour remplacer le CPE ne fait pas disparaître
la précarité et le chômage
Au contraire ! Des sommes considérables vont être
une fois de plus données aux grandes entreprises pour les
inciter à embaucher des salariés précaires.
Après la force du «non» antilibéral
au projet de constitution européenne et la victoire contre
le symbole de la précarisation quétait le
CPE, les forces de gauche sont aussi interpellées. Le peuple
appelle à tourner nettement le dos aux politiques néolibérales.
Il souhaite que la même union populaire qui a permis cette
victoire puisse

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trouver des prolongements
dans la recherche dune alternative de changement.
Cest justement le sens de lappel qua lancé
MG Buffet, la secrétaire nationale du PCF pour «un
rassemblement antilibéral» qui doit seffectuer
sur la base dun programme politique de haut niveau afin
que la volonté de changement de la population arrive enfin
à se traduire dans les urnes.
LDA
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PCF : demandez
le programme
Le Parti communiste était en congrès fin mars,
en plein coeur de la bataille contre le CPE. Parmi les nombreuses
questions posées, celles des propositions pour lemploi
na pas été esquivée. Dans le
programme adopté par les délégués,
le ton est donné dès le départ avec
un appel à «faire prueve dune audace
comparable à celle dont firent preuve les créateurs
de la Sécurité sociale», condition nécessaire
pour «débarrasser la société
du chômage et de la précarité.»
Première idée, évidente : abroger le
CPE («sil est appliqué», précisait
le texte...), mais aussi le CNE et le contrat senior, qui
étendent la précarité à dautres
catégories de la population que les jeunes. Les parlementaires
communistes ont, les premiers, déposé un projet
de loi en ce sens.
Mais lambition plus générale des communistes
est dassurer à chacun une «sécurité
demploi ou de formation» (SEF), avec «soit
un emploi, soit une formation lui permettant de revenir
par la suite à un meilleur emploi, avec dans tous
les cas une garantie de bons revenus et de droits».
Pour les privés demplois, le PCF propose, outre
la nécessité de revaloriser lindemnisation,
«une modulation des cotisations chômage des
employeurs» dans le but de pénaliser ceux qui
licencient et précarisent lemploi.
Contre le recours massif aux CDD et à lintérim,
pas de détail : «la loi fixera un plafond maximum,
par entreprise, de recours à lemploi précaire
(5% de leffectif total)». Pour tous les salariés
concernés sera mis en place un dispositif de transformation
des contrats en CDI. Par ailleurs, «lemploi
des stagiaires non rémunérés pour remplacer
des effectifs salariés sera interdit».
Pour les jeunes, plus spécifiquement, le PCF avance
lidée dun «CDI de sécurisation»,
rémunéré comme un travail «normal»
équivalent mais comprenant un volet de formation
et dinsertion, financé et contrôlé
par le service public, plus ou moins conséquent suivant
le niveau initial de qualification du jeune concerné.
Bien dautres propositions figurent dans ce programme,
dans les domaines de la formation, du logement, de lécole...
Elles se présentent non comme une liste fermée,
mais comme autant de contributions au débat pour
construire une véritable alternative à gauche.
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Services
en gare de Troyes
Les usagers attendent mieux et rapidement...
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Aux guichets, la patience est de rigueur
Devinette : pourquoi les trains circulant sur la ligne Paris -
Bâle arrivent-ils aussi souvent en retard ?
Réponse : pour permettre aux usagers qui attendent au guichet
de ne pas rater leur train
Et encore ça ne suffit pas toujours les cas de personnes
montant à bord du train sans billet faute d'avoir pu le
prendre aux guichets se multiplient
En effet, il n'est pas
rare, à certaines heures de la journée où
la file d'attente atteint allègrement la porte d'entrée,
qu'il faille patienter 20 à 30 minutes pour prendre son
billet.
On est loin de l'objectif affiché par la SNCF d'une attente
maximum de 10 minutes que Mireille Faugère, membre de la
direction nationale de l'entreprise publique, rappelle dans le
magazine «Que Choisir» de mars 2006.
D'ailleurs la revue de consommateurs, dans son enquête réalisée
auprès de 100000 abonnés sur la qualité de
services à la SNCF, met le doigt sur un certain nombre
de problèmes qu'on retrouve en gare de Troyes notamment
en ce qui concerne l'information et la propreté.
Certification et qualité de service : pas à une
contradiction près
Et pourtant depuis le début de l'année, les choses
bougent à la gare de Troyes entre des travaux de modernisation
et l'installation d'un nouveau guichet automatique dernièrement.
De même, l'obtention récente de la certification
qualité "NF" d'une gare signifie que la SNCF
s'engage à mettre en uvre les moyens permettant de
garantir un niveau de service répondant aux attentes des
usagers.
En apparence ces intentions sont bonnes puisqu'elles reposent
sur la volonté de l'entreprise publique de transport ferroviaire
de mieux prendre en compte les besoins des voyageurs.
Seulement ce qu'on peut lui reprocher c'est de ne pas se donner
les moyens de ses ambitions en cherchant à rendre un service
de meilleure qualité tout en réduisant le nombre
d'agents au guichet notamment.
La fermeture d'un guichet le dimanche après 19 heures,
la fermeture du Bureau d'Informations et de Réservations
le samedi au motif qu'il réalise un chiffre d'affaires
plus faible n'est pas acceptable. La qualité d'un service
public ne se mesure pas à sa rentabilité financière,
ni même à la taille du chiffre d'affaire qu'il génère.
C'est d'autant plus vrai pour le transport à l'heure où
les plus hautes autorités mondiales déplorent les
effets du réchauffement climatique et en appellent à
un rééquilibrage entre modes de transports routier
et ferroviaire.
La SNCF ne peut pas laisser passer sa chance.
Historiquement à la pointe du progrès en matière
de développement durable, tant au niveau environnemental
et social, que du point de vue technologique, la SNCF a été
longtemps une entreprise qui constituait une référence
dans le monde entier.

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Jamais le contexte n'a
été aussi favorable pour le développement
d'un véritable service public moderne de transport, et
pourtant jamais la SNCF n'a paru aussi éloignée
de cette préoccupation. Prisonnière d'une exigence
de rigueur budgétaire dans laquelle la direction de l'entreprise
semble se complaire, et anticipant à l'excès l'ouverture
d'un marché qu'elle contribue par son attitude à
rendre souhaitable par un certain nombre de ses usagers, la SNCF
semble engagée dans une voie dont l'issue pourrait bien
être la privatisation.
Alors qu'elle dispose d'atouts indéniables, tout se passe
comme si l'entreprise publique n'aspirait qu'à une seule
chose : détruire son image pour s'en construire une que
personne ne lui enviera : celle d'une entreprise privée
avec des actionnaires avides de profits et obsédés
par la rentabilité financière..
Créer un nouveau modèle de sevice public pour rendre
la SNCF incontournable
Le président de la SNCF, Louis Gallois, le répète
à qui veut l'entendre, son objectif est de faire de la
SNCF l'entreprise de service public de référence
en Europe, et la méthode sur laquelle il souhaite s'appuyer
est l'innovation. Les spots publicitaires qui accompagnent cette
démarche sont clairs pour donner une longueur d'avance
à l'entreprise ferroviaire, celle-ci souhaite s'appuyer
sur des " idées " qu'elle veut faire grandir.
Nous pouvons en proposer une, très simple : mettre en place
un véritable service public s'appuyant réellement
sur les besoins des usagers. Reste à la faire grandir.
Le Conseil Régional de Champagne-Ardenne sous l'impulsion
de son vice-président aux Infrastructures et aux Transports,
Pierre Mathieu, s'est engagé sur cette voie grâce
aux CLAD qui sont de véritables structures de concertation
prenant en compte les propositions de ceux qui sont concernés
par la qualité du service public.
Si la SNCF est capable d'appliquer cette méthode au niveau
de son activité TER, elle peut faire de même au niveau
national. Pour cela, elle peut compter sur le soutien des cheminots
qui n'aspirent bien souvent qu'à remplir leurs missions
de service public dans de bonnes conditions.
Ceci pose bien évidemment la question des moyens que l'on
souhaite mettre en uvre. Pour les communistes, il est indispensable
de donner à la SNCF et à RFF les moyens de construire
ce service public que les usagers méritent, et cela passe
par une annulation de leurs dettes pour leur permettre de dégager
quelques marges de manuvre
C'est pour replacer la SNCF sur de bons rails, et parce qu'ils
sont attachés à un service public de qualité
que les élus communistes ont mis en circulation une pétition
en vue de l'amélioration du service en gare de Troyes.
Les quelques 500 signatures déjà recueillies montrent
à quel point, l'attachement des cheminots, des voyageurs
réguliers ou occasionnels au transport public ferroviaire
est important. Elles constituent plus qu'un simple rappel à
ces valeurs, c'est véritablement une perche qui est tendue
ici à la SNCF, à elle de la saisir.
FloB
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RAS-LE-BOL
La publicité est une bonne chose ; elle permet de faire connaitre
des produits nouveaux ; c'est un élément indispensable
du commerce et de la concurrence.
Malheureusement, les dérives sont nombreuses. La "publicité
mensongère" relève de la tradition depuis les
élixirs de jouvence et autres poudres de perlimpinpin. Les
publicitaires continuent le plus souvent à considérer
le client potentiel comme un abruti. Coluche avait savoureusement
décortiqué ces campagnes d'abêtissement. Puis
il y a eu la vague du "new" écrit en lettres flamboyantes
sur l'emballage pour doper les ventes.
La toute-puissance de la télé a entrainé des
évolutions. L'essentiel est dans la répétition
du message. Enfoncez-vous bien ça dans le crâne ! Et
même si l'humour est souvent au rendez-vous, le rabâchage
provoque rapidement la nausée.
L'argent englouti pour la succession du 12 donne le vertige. Pas
de produit nouveau ; seulement un marché à partager.
Et nous subissons une déferlante digne d'une campagne électorale
de Berlusconi. A l'évidence, tous ces financiers qui veulent
nous manipuler ont une piètre opinion de nous ; ne sommes-nous
vraiment dignes que de ça ?
Pour changer complètement de sujet : Ségolène
Royal monte encore dans les sondages...
Guy Cure
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. ...A la Une...
Les titres de UNE c'est tout le journal. Ceux qui me plaisent le
plus ce sont ceux de l'Est-Eclair. Je me régale. Je tremble
souvent, je suis facile à émouvoir aussi faut dire.
Heureusement je cours en page intérieure, haletant, pour
connaître le fin du fin. "Descente du RAID à Saint-Parres",
je tremble, mais le lendemain, on relâche les criminels, des
manouches bien sûr. "Un motard fauche un landau et une
fillette " Horrible ! Page 3, le landau est inutilisable. Plus
sérieux "Détournement à la maison de retraite
" Les employés malhonnêtes sont à montrer
du doigt. Même sanction journalistique pour le "vol de
500 000 € à l'ESAA". La misère maintenant,
toujours grosse de lectorat. Et d'électorat.: "À
93 ans, sans eau et sans électricité, elle vit comme
au Moyen-âge". 15 jours plus tôt "un drame
du quart-monde aux assises." C'est suivi du pauvre type qui
tabasse un conducteur de car : "Prison ferme pour l'agresseur"
ou de l'éleveur qui laisse mourir ses chevaux. Ah ! Le titre
est littéraire "On achève bien les chevaux."
L'Est-Eclair ne fait pas que dans la presse people, qui est la presse
du mépris, la politique y montre aussi le bout de son nez
: «Paris-Bâle électrifié : la grande illusion",
"CPE : ras-le-bol d'être bloquée." Mettre
l'accent sur les tares, les crimes et l'insécurité,
est également très politique. Le lecteur est électeur,
il faut lui rappeler ce qui est triste, criminel, déplorable,
malheureux, mais marginal. Histoire de le faire rire un peu et d'oublier
qu'il y a plus malheureux que lui. Vous n'avez pas de boulot mais
vous, vous ne craquez pas, non d'un bout de bois !.
Plus tard les historiens qui sortiront ça du tas d'infos
du 21 e siècle devront sûrement se munir de pincettes.
Malicette
...Le français fin observateur de la vie politique....
J'ai lu que 63 % des Français pensent que la gauche n'aurait
pas fait mieux que la droite sur le CPE. Pour une femme de gauche
convaincue j'avoue que cela m'interpelle. Je ne suis cependant qu'à
demi surprise. En effet, il n'a pas échappé à
la population française qui le 29 mai 2005 a repoussé
la constitution libérale de l'Europe que le CNE et le CPE
ce n'est que la déclinaison d'un accord des chefs d'état
et de gouvernement signé en mars 2000 et baptisé "
stratégie de Lisbonne " Le premier ministre de la France
était alors Lionel Jospin. Le gouvernement de droite ne fait
qu'appliquer, certes avec beaucoup de zèle, ces orientations
européennes qui prévoient entre autres la casse du
code du travail, la flexibilité de l'emploi réclamé
à tue-tête par le MEDEF et le démantèlement
des systèmes de protection sociale. En appelant à
voter clairement NON à la constitution européennesmes
amis communistes se sont démarqués de cette ligne
politique. Ce n'est malheureusement pas le cas de mes copains socialistes
d'où les interrogations de notre bon peuple fin observateur
de la vie politique..
Passy Conh
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Les
amis de la Fondation pour la Mémoire de la DEPORTATION
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célèbrent le samedi 29 avril 2006
de 20 H à 21 H leur veillée commémorative
devant le monument de la Résistance et de la Déportation
Place Jean Moulin (Fontaine Argence)
Textes et poèmes lus par de jeunes collégiens et lycéens
Chant des marais par lensemble de cuivres
de Saint-Julien-les-Villas
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Un
contrat de 12 000 euros
La Sécu des riches...
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Au mépris le plus total du principe de solidarité
en vigueur dans l'assurance maladie obligatoire, un assureur privé,
les AGF, prépare un contrat de complémentaire santé
de luxe, réservé aux très gros revenus.
L'auteur du projet n'est autre que Gilles Johanet, socialiste, ancien
directeur de cabinet de Mauroy, ancien directeur de la CNAM, aujourd'hui
patron de la branche Santé des AGF.
Baptisé Excellence santé, il prévoit que les
souscripteurs "se voient proposer un certain nombre de prestations,
prévention, examens de santé, accompagnement en cas
de maladie, et puissent obtenir des consultations qui seraient facilitées
auprès des sommités médicales ", indique
le secrétaire général du Conseil national de
l'ordre des médecins. La sélection de ces sommités,
environ 200, libérales ou hospitalières, a été
confiée à un professeur de médecine. La cotisation
annuelle serait de 12 000 euros par an et le public visé,
on l'a compris, serait composé de " quelques milliers
" de fortunés privilégiés.
Les AGF confirment que ce projet est à l'étude. Il
ressemble au modèle américain des HMO (Health Maintenance
Organization) où des assureurs privés organisent des
filières de soins incluant des médecins et des établissements.
Dans ce système, les assurés sont obligés de
se faire soigner au sein de ce réseau. Les toubibs, eux,
sont soumis à des contraintes, fixées par l'assureur,
découlant des objectifs de rentabilité financière.
Cette affaire suscite de vives réactions. " C'est totalement
opposé à l'aspect solidaire de notre protection sociale
", s'insurge P.Y. Chanu, conseiller de la CGT en matière
de Sécu. Des syndicalistes parlent de provocation, de coupe-files
inacceptables, d'américanisation.
Ce scandale souligne la responsabilité des gouvernements
successifs et des gestionnaires de l'assurance maladie qui ont peu
à peu rétréci la couverture obligatoire et
poussé les feux de la complémentaire privée,
autrement dit de la marchandisation de la santé. Depuis la
réforme Douste Blazy de 2004, les assureurs sont même
officiellement intégrés dans les organismes de pilotage
du système de l'assurance maladie. Rien d'étonnant
dès lors si certains croient pouvoir s'affranchir des règles
les plus élémentaires.
Aux dernières nouvelles, les AGF, mises en difficulté
par les critiques, " retravaille " son projet, mais n'entend
pas y renoncer
FloB
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Romilly
sur seine
CPE - Emploi - Jacquemard - Contrat de
site - Aménagement de laérodrome lopinion
des élus communistes et partenaires
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Le groupe des élus communistes et partenaires du Conseil
municipal a tenu le 17 mars dernier une conférence de presse
dont lobjectif était de revenir sur ces dossiers
au coeur de lactualité.
Bien évidemment, à un moment où la mobilisation
pour le retrait du CPE battait son plein et samplifiait
à chaque manifestation, nous avons tenu à rappeler
toute notre solidarité aux jeunes, aux salariés
et à leurs organisations. Pour notre groupe, cest
en effet une constance dêtre toujours aux côtés
de celles et ceux qui défendent leurs droits.
Précarité ou sécurité et promotion
des individus
Dans quelle société voulons-nous vivre telle est
la question maintes fois entendue dans les manifestations anti
CPE.
Comme nous lavons rappelé, lavenir et la modernité
pour les jeunes et notre peuple ne peut pas être la précarité,
les bas salaires, lintérim, la mise en concurrence
des individus alors que les entreprises du CAC 40 enregistrent
des profits records, 84 milliards deuros en 2005, plus 50%
sur 2004.
Lavenir et la modernité, cest aujourdhui
mettre en oeuvre des réformes pour construire une société
où la règle sera la sécurité dans
lemploi, dans la formation et dans les revenus. Au projet
de casse du code du travail engagé par le gouvernement
Villepin, Sarkozy, au service du Medef, nous opposons un projet,
des propositions qui assureront la sécurité et la
promotion des individus tout au long de la vie active. Une société
où les salariés ne connaîtraient plus les
licenciements et le chômage telle est notre ambition. Les
manifestants anti CPE appelaient cela «le rêve général».
Et bien faisons en sorte quil devienne réalité.
LAube et Romilly dans la tourmente dun chômage
qui nen finit pas de progresser
Dans notre département, en février, le chômage
frappait 12 658 personnes, soit 276 de plus quen janvier,
mois où il avait déjà augmenté de
1,5%.
A Troyes et dans lagglomération, fief de Baroin et
de lUMP, il touche au moins 10 000 personnes.
A Romilly, la situation est catastrophique. Depuis les années
2000, ce sont 1500 emplois rayés de la carte. Tout ce qui
faisait la renommée et la richesse de notre ville au niveau
industriel a été transféré vers des
pays où le profit est facile et immédiat. Et à
chaque fois, on la encore vu récemment avec les dossiers
Jacquemard et UPA, le maire, sa première adjointe et leur
majorité ont toujours justifié ces choix des employeurs
partis à la conquête de nouveaux profits vers dautres
cieux.
Quand le chômage à Romilly était le plus bas
de Champagne-Ardenne
Contrairement aux idées reçues, le taux de chômage
à Romilly, était-il y a une vingtaine dannées,
le plus bas de Champagne-Ardenne. Aujourdhui, il bat des
records. A cette époque, les entreprises sinstallaient,
se créaient et se développaient. Dans les années
1975, Peugeot sest implanté à Romilly et a
employé jusquà 1000 salariés, la société
Mécanique Champenoise sest créée et
en 1985 la ville de Romilly avec la réalisation de «Aube
Chaussettes» la emporté sur Nogent-sur-Seine
qui espérait attirer chez elle cette nouvelle entreprise.
Pourtant le maire de Romilly était communiste et le Conseil
municipal bien à gauche.
Avec larrivée de la droite à la direction
des affaires municipales tout va plus mal
Depuis 1989, avec lalliance de Michel Cartelet avec la droite,
les choses ont bien changé. Le chômage atteint des
sommets et sans la moindre résistance de la municipalité,
les entreprises ont une à une fermé leurs portes,
tout comme les usines relais. La fin de toute production de chaussettes
avec le licenciement de 150 salariés chez Jacquemard a
été vécue comme un véritable traumatisme.
Sur ce dossier, nous avons la conviction que tout na pas
été tenté pour sauver lemploi et la
production à

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Romilly. Cest pourquoi,
notre demande de la création dune commission denquête
indépendante sur la stratégie de délocalisation
du groupe Jacquemard nous apparaît tout à fait justifiée.
Le contrat de site na pas empêché la poursuite
de la casse de lemploi et na pas permis la création
dactivités nouvelles
En 2003, les fortes mobilisations des salariés soutenus
par la population et nos très nombreuses démarches,
ont abouti à la tenue en février 2003 dune
véritable table ronde à la préfecture et
par la signature en novembre 2003 du contrat de site.
Selon ses instigateurs, ce contrat de site devait engager le renouveau
économique de Romilly. Dès sa signature avec la
CGT, la CFDT et dautres formations politiques de gauche,
nous avons souligné labsence dune réelle
ambition pour lemploi. Trois ans après, les faits
nous donnent raison. Depuis 2003, 500 emplois ont à nouveau
été supprimés et aucune entreprise nouvelle
ne sest installée.
Laménagement de laérodrome pour plus
demplois et dactivités nouvelles
Cet aménagement de laérodrome suscite un nouvel
espoir pour le développement économique. Dès
les années 2000, nous en avions fait la proposition au
Conseil municipal et en 2001 ce projet figurait parmi nos priorités
dans notre programme pour les élections municipales. A
cette époque, certains au Conseil municipal nous accusaient
de faire un coup politique pendant que dautres prétendaient
que cette idée était irréaliste. Depuis,
elle a fait son chemin, tant mieux ! Pour notre groupe, un seul
objectif doit guider ce projet ; la création et limplantation
dactivités nouvelles porteuses demplois. Si
des déplacements dactivités peuvent être
envisagés, cela doit être pour favoriser des développements
dactivités avec plus demplois. A ce sujet,
nous partageons les inquiétudes de la CGT et de la CFDT
de chez Cycleurope qui craignent une restructuration avec le transfert
éventuel de cette société sur laérodrome.
Ils peuvent compter sur nous pour y veiller. Cest pourquoi,
nous maintiendrons la pression et nous invitons la population
et les salariés à le faire avec nous.
Joë Triché
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Conseil municipal Un vu
contre le CPE refoulé
Au Conseil municipal du 27 mars,
les élus communistes et partenaires ont proposé
ladoption dun voeu demandant le retrait du CPE.
Michel Cartelet et Sarah Auzols ne voulant pas froisser
leurs adjoints UMP ont rejeté cette proposition,
prétextant qu'il ne revenait pas au Conseil municipal
de demander le retrait d'une loi.
Michel Cartelet aurait-il oublié la période
où il proposait des voeux concernant par exemple
les problèmes rencontrés en Roumanie. Cette
attitude n'a pas surpris. Tout récemment, les salariés
de chez UPA et de chez Jacquemard ont essuyé le même
refus de la majorité municipale. Ainsi, une nouvelle
fois est démontrée toute la nocivité
pour les salariés et la population de cette alliance
de M. Cartelet, S. Auzols avec l'UMP, initiatrice du CPE,
du CNE, de l'apprentissage dès 14 ans et du travail
de nuit à partir de 15 ans.
Cette attitude a été dénoncée
par la section locale du PCF. Dans un communiqué
que la presse locale a refusé de publier, Fethi Cheick
le tout nouveau secrétaire de section indique qu'en
compensation à ce refus du maire et de sa première
adjointe de demander le retrait du CPE, l'UMP leur avait
accordé un bon de sortie pour se rendre à
la manifestation du 28 mars pour une séance de photos
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En
France, le travail devient plus risqué et plus dur...
Selon les enquêtes SUMER (surveillance médicale
des risques professionnels) de 1994 et 2003, l'exposition des salariés
aux risques et à la pénibilité du travail a
eu tendance à s'accroître.
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En dix ans, les contraintes horaires, les rythmes de travail
et les contacts avec le public augmentent pour les salariés
qui étaient les moins touchés. Les contraintes physiques
et l'exposition aux produits chimiques se sont en revanche, surtout
amplifiées pour les catégories déjà
les plus atteintes. Tels sont les premiers résultats de
la dernière enquête SUMER, qui vient d'être
rendue publique. Si, depuis 1994, la durée de travail réelle
a bien diminué ainsi que la fréquence des samedis
travaillés, l'étude note que : "les salariés
subissant des astreintes sont deux fois plus nombreux en 2003
qu'en 1994 (10% contre 5%). Les entreprises demandent en effet
à leur personnel une plus grande disponibilité.
Toutes les catégories de salariés sont mises à
contribution. "
Dans le même ordre d'idée, "le sentiment de
travailler dans l'urgence se développe.» En 2003,
trois salariés sur cinq se déclarent fréquemment
confrontés à des situations d'urgence, les obligeant
à abandonner une tâche pour une autre non prévue
(+ 12 points par rapport à 1994). Aucun secteur n'est épargné.
C'est dans l'agriculture que ce sentiment progresse le plus fortement
(+ 18 points).
Cette pression temporelle s'exerce surtout
sur les cadres (+ 9 points), mais c'est chez
les ouvriers non qualifiés que cette perception s'accroît
le plus nettement (+ 14 points).
La part des salariés exposés aux produits chimiques
a progressé de 3% entre 1994 et 2003. ce sont près
de 38% des salariés (+ 3points, soit près de 7 millions
de personnes) qui, en 2003, ont été exposées
à au moins un produit chimique. C'est dans les secteurs
déjà les plus concernés qu'elle a le plus
progressé : dans la

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construction (+11%), dans
l'industrie (+ 7%) et dans l'agriculture (+ 7%). Et ce sont également
les catégories les plus exposées en 1994 qui le
sont encore plus nettement dix ans plus tard : 22% des ouvriers
qualifiés étaient exposés à au moins
trois produits en 1994. 31% en 2003. Le phénomène
est aussi marqué pour les ouvriers non qualifiés.
L'étude SUMER souligne également qu'en 2003 les
secteurs d'activité qui exposent le plus leurs salariés
aux produits chimiques sont les mêmes qu'en 1994. Il s'agit
notamment des services personnels et domestiques, de la métallurgie,
de la construction, de l'industrie des produits minéraux,
de la réparation automobile et de la chimie. Les produits
les plus fréquemment utilisés sont les solvants
: 14,7% de salariés sont ainsi exposés. Dans l'industrie
et la construction,
environ un salarié sur quatre est concerné.
Cette plus grande exposition aux solvants
touche, au premier chef, les ouvriers, surtout les non qualifiés
(+7%) ainsi que les employés de commerce et de service
(+4%).
Pour l'achat d'une paire de lunettes avec monture ordinaire et
verres progressifs coûtant autour de 300 euros, la sécurité
sociale rembourse 17,48 euros (2,84 euros pour la monture + 2
fois 7,32 euros pour les verres), soit 5,8% de la dépense.
Le reste est à votre charge et à celle de votre
mutuelle.
Pour une couronne dentaire d'un coût de 600 euros, la sécurité
sociale rembourse 75,25 euros (70% du tarif conventionnel de 107,50
euros), soit 12,5% de la dépense. Le reste est à
votre charge et à celle de votre mutuelle.
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Tribune
libre
Le sénateur Ph. Adnot ouvre la chasse aux allocations handicap...
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Récupérer les allocations versées aux personnes
handicapées au lendemain de leur mort !
Comment imaginer qu'un élu de la République puisse
faire une proposition aussi choquante et injurieuse à l'égard
des citoyens les plus fragiles et à l'encontre des valeurs
d'égalité et de solidarité ?
Et pourtant telle est la proposition du sénateur Philippe
Adnot, présentée discrètement le 28 novembre
dernier à l'occasion de la discussion budgétaire,
mais qui a suscité la légitime indignation de tous
ceux qui défendent la dignité et l'intégration
des personnes victimes d'un handicap.
Comment en est-on arrivé là ? Comment un élu
d'une majorité présidentielle qui a placé
le droit
à la compensation du handicap parmi les "grands chantiers
du quinquennat" peut-il proposer de mener tout simplement
la chasse aux handicapés disposant d'une "fortune
personnelle " pour reprendre son expression ? Et de justifier
sa démarche par l'insuffisance des financements de l'État
et la nécessaire maîtrise de la dépense publique
locale !
La ficelle est un peu grosse et l'avenir de cette proposition
est pour le moment en suspens.
Mais la technique employée a fait ses preuves, c'est celle
du ballon d'essai.
Car pourquoi pas demain placer l'assurance maladie sous conditions
de ressources et signer ainsi la faillite de notre système
de solidarité ?
Il y a de surcroît dans cette proposition une grave hypocrisie.
Il s'agit de faire croire que l'on s'attaque aux injustices en
"faisant payer les plus riches" alors que dans les faits
on déconstruit un système de solidarité fondée
sur un principe simple et partagé jusque-là par
une grande majorité de Français :la proportionnalité
de la cotisation et l'égalité de l'allocation.

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Ainsi, le champ de la solidarité
serait grand ouvert aux compagnies d'assurances, par exemple,
qui ne rêvent, depuis de nombreuses années maintenant,
que de la libéralisation de l'assurance ma-ladie.
On pourrait voir dans cette affaire les errements d'un franc-tireur,
un sénateur isolé peut-être ? Malheureusement,
cet amendement "récupération sur succession"
est symptomatique du déni de république qui atteint,
sous l'emprise de la rupture sarkozyste probablement, la majorité
au pouvoir. Symptomatique également de la confusion des
esprits.
Car d'une certaine manière cette proposition est en adéquation
avec l'idéal démocratique que nous proposent les
adeptes des discriminations positives et des quotas d'immigrés,
les promoteurs de l'apprentissage junior, du contrat première
embauche ou du lycée de l'excellence.
Dans un contexte de libéralisation totale, l'urgence semble
d'accompagner le mouvement, d'anticiper les besoins du marché,
de sélectionner des élites et de laisser à
leurs conditions, sociale notamment, les plus fragiles et les
plus faibles.
Car le marché n'a qu'un mot d'ordre : la rentabilité.
Pourra-t-on encore demain encore afficher au fronton des écoles
la devise de la République si les élus de cette
même République n'en respectent plus les principes
?
La proposition du sénateur Adnot est en quelque sorte un
programme subliminal, c'est aussi un avant-goût du programme
libéral pour les prochaines années.
C'est dire si l'urgence pour la gauche est aujourd'hui de construire
une alternative sérieuse et crédible à ce
formidable retour en arrière
EF
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La
Bourse (7è partie)...
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Depuis un mois et demi nous faisons paraître des éléments
de réflexion sur la Bourse du Travail.
Cela nous semble nécessaire du fait que la municipalité
troyenne veut changer l'affectation de ce bâtiment. Il est
vrai que son état assez lamentable fait tache dans une
ville qui mise beaucoup sur le tourisme et le commerce . Mais
qui en est responsable ? Les locataires de l'immeuble (syndicats,
associations) ne se sont pas fait faute de réclamer à
la mairie la rénovation du bâtiment, jamais accordée
depuis des décennies.
Le maire souhaite donc moderniser le lieu et son environnement
pour en faire une " locomotive commerciale ". Il a confié
la gestion de cette transformation au groupe privé Altaréa
qui n'a que la rentabilité comme seul souci. Le premier
objectif des Bourses du travail était de faire pièce
aux Bourses capitalistes, celles du fric. Transformer celle de
Troyes en temple du commerce peut apparaître comme un recul
et une défaite, d'où l'exigence de certains militants
de se battre pour garder la Bourse comme lieu syndical. Mais ils
se battront avec plus d'efficacité, je pense, s'ils obtiennent
un lieu adapté, moderne, rationnel.
On peut comprendre qu'une municipalité aménage son
centre ville pour le rendre plus attractif. Mais plusieurs problèmes
se posent de façon cruciale. Il faut d'abord reloger les
syndicats et organisations dans

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de bonnes conditions. Il
faut ensuite faire un travail, non pas de deuil, mais de mémoire
sur le lieu même où pendant plus de cent ans les
luttes ouvrières se sont organisées. De plus, la
Bourse a été un haut lieu culturel, sportif, politique,
associatif qui a connu d'innombrables évènements,
qui ont marqué l'histoire de la cité.
Cette affaire avait mal commencé après l'article
de Press'Troyes qui indiquait que le passage entre la place Jean
Jaurès et le Bd V.Hugo (qui passera dans la Bourse) s'appellerait
passage Saint-Antoine. Drôle de façon d'honorer le
lieu. C'était plutôt un mépris de l'histoire
et de l'intelligence.
Mais ce travail de mémoire aura lieu quand même car
le maire a écouté les réclamations de la
CGT et des autres syndicats relayées par la Conseillère
communiste Anna Zajac. Il a sans doute aussi mesuré à
la ferveur de nos articles que beaucoup de gens ne veulent pas
que cette histoire disparaisse. Il a donc décidé
de créer un Comité de pilotage destiné à
écouter tous ceux qui veulent honorer ce lieu de la mémoire
collective . Car la mémoire c'est la vie. Elle permet d'alimenter
le futur.
Espérons qu'il en sortira des décisions dignes de
ce passé illustre.
Jean Lefèvre
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La
célébration du 70e anniversaire du Front populaire
En direct sur grand écran par internet..
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Profitant de la célébration du front
populaire, notre parti se lance aussi, via les nouvelles technologies,
dans la décentralisation et linteractivité des
initiatives nationales.
Linitiative du 3 mai commémorant le 70ème anniversaire
du Front populaire qui se déroulera au siège du conseil
national du PCF place du Colonel Fabien sera retransmise au siège
de la fédération de lAube en direct via inter
net. De plus, via le mail, il sera possible de poser des questions
comme chaque participant de Paris pourra le faire lors de la table
ronde des historiens qui ouvrira linitiative
Programme de la soirée :
19 heures : table ronde avec trois historiens, Danièle Tartakowsky,
Michel Margairaz et Serge Wolikow sur les années du Front
populaire.
20 h 30 : le Front populaire vivant avec Cédric Clérin,
secrétaire du Mouvement jeunes communistes, et Marie-George
Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste.
Projection du film de Jean Renoir La vie est à nous.
Ce type de retransmission risque de se multiplier avec la présidentielle
et les prochaines échéances. Cette initiative sera
loccasion dun premier test grandeur nature.
Réservez votre soirée à la fédération
de lAube du PCF :
03 25 73 43 40
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UMP
- Front national : ils pleurent le retrait du CPE...
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Gérard Menuel député UMP
: «Je regrette une incompréhension due à une
erreur de forme commise par le gouvernement».
Jean-Claude Mathis député UMP : «Le CPE
était le moyen de mettre le pied des jeunes à létrier».
Pierre Micaux député UMP : «Le CPE tenait
la route».
Yann Gaillard sénateur UMP : «Cette affaire,
cest un échec. Ca affaiblit le gouvernement et la majorité.
Lintention était pourtant bonne».
Bruno Subtil Front national : «Cette mesure allait
plutôt dans le bon sens».
Ces propos recueillis par la presse départementale témoignent
de lampleur de la claque que viennent de prendre lUMP
et le Front national qui préfèrent les valeurs boursières
aux valeurs humaines.
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Forfait
communal pour le privé
NON, nous ne paierons pas !...
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Sous prétexte de régler les nombreux différends
juridiques, l'article 89 de la loi du 13 août 2004 fait
obligation aux communes d'origine de contribuer au financement
d'élèves scolarisés dans une école
privée d'une commune voisine.
Ce texte a été voté en force grâce
au 49/3.
Devant les réticences d'élus et de syndicats, F.
Fillion avait semblé faire machine arrière en juin
2005.
"Une dépense facultative dans l'enseignement public
ne saurait avoir de caractère obligatoire dans le privé
". "La participation financière des communes
pour les élèves des classes élémentaires
résidant sur leur territoire, mais scolarisés dans
une école privée sous contrat d'association située
sur une autre commune, ne serait donc plus obligatoire. "
Communiqué de presse du ministre.
Mais le 2 décembre, autre son de cloche, la dépense
devient obligatoire. Le ministère en a même profité
pour augmenter le montant du forfait communal et élargir
les dépenses afférentes au fonctionnement des établissements
scolaires (administration, réparation, entretien, matériel
informatique, peinture des classes, rémunération
des intervenants extérieurs, transports...) ce qui alourdit
considérablement les charges communales. Certaines dépenses
prises en compte sont plus du domaine de l'investissement que
du fonctionnement (remplacement du mobilier scolaire). D'où
la colère des élus et des syndicats !
La laïque : Il existe en France, et c'est sa fierté,
une école publique laïque et gratuite qui peut accueillir
tous les élèves. Changer d'école, c'est le
choix des parents. Les communes n'ont pas à prendre en
charge de nouvelles dépenses. On peut même dire que
cette disposition introduit une inégalité profonde
en défaveur de l'école publique. C'est ce qu'ont
dénoncé des syndicats d'enseignants dont le SNUipp
et de nombreux élus de toutes tendances.

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Les maires ruraux y sont
opposés : "Les communes n'ont pas à prendre
en charge ces dépenses de fonctionnement. C'est le choix
des parents. On ne nous demande pas notre avis. On nous en rajoute
de plus en plus
"
Les maires de Courteranges, Aix en Othe, Plaines St Lange, Bouilly,
Javernant, Coussegrey, Dierrey St Julien, Macey, Fontvannes, Villeloup,
Vulaines, Messon, etc. ont réuni leur Conseil Municipal
pour en délibérer ou vont le faire incessamment.
Ils évoquent des raisons budgétaires (on ne veut
plus supporter de nouvelles charges obligatoires), mais il y a
aussi les raisons de justice ou de laïcité (on établit
un déséquilibre en faveur du privé). La dernière
raison invoquée est d'ordre républicaine (ce décret
a été pris en catimini et les maires n'ont pas été
consultés.)
Les communistes : Ardents défenseurs d'une école
de l'égalité, de la justice et de la réussite
pour tous, les communistes viennent d'éditer un "Projet
communiste pour l'école" qu'on peut se procurer à
la Fédération. Les élèves des quartiers
populaires ne posent pas des problèmes à l'école,
mais ils posent les problèmes de l'école ! De son
organisation, de son fonctionnement, de la culture qu'elle dispense,
de ses modes de transmission des savoirs et de la formation de
ses personnels.
La droite alimente le discours fataliste pour imposer sa logique
élitiste. Les forces réformistes veulent mieux gérer
les inégalités par des dispositifs de soutien et
de compensation à l'efficacité limitée. Ils
ne font que provoquer le découragement des personnels à
qui l'on demande toujours plus.
L'école et la société sont liées,
imbriquées. On ne saurait fixer des objectifs transformateurs
pour l'école sans s'interroger sur le développement
social que nous voulons impulser.
J.L.
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