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La dépêche de l'Aube n°841
du Vendredi 3 novembre
2005
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Ripostons
ensemble à la privatisation dEDF
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Le 25 octobre, le Premier ministre de Villepin a annoncé
officiellement la privatisation d'EDF.
Après GDF et la SNCM notamment, le gouvernement livre le
fleuron des entreprises publiques au privé. Il casse l'un
des moteurs du développement économique et social
de notre pays. C'est irresponsable, destructeur.
EDF une entreprise exceptionnelle, une responsabilité sociale
assumée en toutes circonstances
EDF, ce sont 150 000 agents, le courant fourni le moins cher d'Europe,
des réalisations exceptionnelles : barrages, parc nucléaire,
énergies nouvelles. C'est, jusqu'alors, l'énergie
pour tous au même prix dans la grande ville comme dans la
plus petite ferme de notre pays. C'est une capacité étonnante,
en interne, de s'opposer aux pratiques commerciales les plus impitoyables
comme la résistance opposée aux coupures de courant
contre les plus pauvres.
C'est, chacun s'en souvient, la formidable mobilisation de ses
agents et retraités à l'hiver 1999 pour réparer
dans des délais exceptionnellement courts, les immenses
dégâts des deux tempêtes qui ont frappé
notre pays.
Aucun argument ne justifie la privatisation
EDF a les moyens de son développement. Elle a acquis une
maîtrise technologique dans les secteurs les plus avancés
que lui envie le monde entier. Elle est capable de projeter son
développement à l'horizon de plusieurs décennies.
Elle est l'outil indispensable pour la France d'anticiper les
mutations planétaires : l'après pétrole,
le nucléaire de nouvelle génération, la lutte
contre le réchauffement climatique et pour le développement
durable, la diversification des sources d'énergie et le
développement des énergies nouvelles, le défi
démocratique d'une maîtrise sociale transparente
de l'énergie, le co-développement mondial.
La privatisation d'EDF, une question politique cruciale
EDF a été financée depuis sa création
par les factures payées par les usagers. Tous les usagers
d'EDF, tous les contribuables sont donc copropriétaires
de l'entreprise publique EDF et des réseaux. Ils sont en
droit d'exiger d'être consulté sur l'avenir de l'entreprise
publique. De quel droit ce gouvernement, battu trois fois dans
les urnes, illégitime, peut-il s'arroger le pouvoir de
déchirer ce pacte, de vendre lot par lot le bien public
?
Bradeur et liquidateur, ce gouvernement doit être mis en
échec, il y a urgence.
On peut empêcher la privatisation
L'heure est à la résistance de toutes celles et
tous ceux qui refusent que la loi du fric s'abatte partout, sur
tout. Le message du 29 mai était de ce point de vue extrêmement
clair : le libéralisme ne doit pas faire sa loi, ni en
France ni en Europe. L'heure est à un renouveau

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des services publics et
des maîtrises publiques sur tout ce qui détermine
l'avenir humain.
Toutes les forces de gauche doivent faire face
Marie-George Buffet, au nom du PCF, a lancé un appel à
toutes les forces de gauche " afin d'organiser tous ensemble
la riposte. Le gouvernement avance à marche forcée
vers le " tout-privatisation ". Il est possible aujourd'hui,
de résister tous ensemble à cette politique de casse
systématique de nos entreprises et services publics. "
Nous voulons qu'ensemble nous disions notre opposition absolue
à la privatisation d'EDF.
Nous voulons qu'ensemble nous affirmions que la gauche au pouvoir
rétablira EDF-GDF dans leur statut antérieur et
avancera vers la création d'un " pôle public
de l'énergie " réunissant EDF et GDF.
Nous voulons que soient tirées toutes les leçons
des renoncements antérieurs qui ont affaibli les services
et les entreprises publics en développant les pouvoirs
d'intervention et de décision des salariés, des
usagers, des élus sur le devenir des entreprises et services
publics pour répondre aux besoins et aux exigences populaires.
Le gouvernement veut brader EDF. Rassemblons-nous pour résister
et ouvrir une autre perspective aux entreprises et services publics.
Le 8 novembre, Mutualité à Paris, 20H00, Meeting
à l'appel des partis et formations de gauche pour dire
non à la privatisation d'EDF. (24, Rue Saint Victor - Métro
Maubert-Mutalité - ligne 10 - 75005 )
Le 19 novembre prochain, manifestation nationale à Paris
en faveur des services publics à l'appel de la Fédération
des collectifs de services publics, avec EDF comme priorité.
LDA
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Factures en augmentation
EDF entreprise publique a permis de baisser le prix de vente
du KWh aux usagers domestiques de 29 % en 10 ans. Par contre,
après la libéralisation intervenue pour les
industriels en 2002 (ils peuvent acheter de l'électricité
à EDF ou à des producteurs privés,
en France ou en Europe), les prix ont flambé de 20
à 30 % (+ 50% en octobre 2003). En 2004 la SNCF,
3ème consommateur d'électricité a vu
sa facture augmenter de 34,36%.
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Jacquemard
La Direction, lÉtat et la Grande distribution au
banc des accusés
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Mercredi 26 octobre, la section de Romilly du PCF a tenu une
conférence de presse sur le dossier Jacquemard afin dinformer
la population et les salariés sur les propositions quelle
préconise pour garantir lemploi dans cette société.
Avaient pris place autour de la table, Joë Triché
conseiller général, Pierre Mathieu vice-président
du Conseil régional, Yves Dimicoli économiste, dirigeant
national du PCF et Ginette Triché ancienne secrétaire
du CE et du syndicat CGT de chez Jacquemard.
Tous autour de la table ont dénoncé lénorme
responsabilité de la direction, de lEtat et de la
grande distribution dans la situation qui est faite aux salariés.
En effet, comme devait le préciser Yves Dimicoli, «aucun
des engagements na été tenu alors quen
2003, les salariés avec la CGT avaient alerté de
la situation et formulé des contre-propositions qui, si
elles avaient été mises en oeuvre, auraient évité
les problèmes daujourdhui».
Ces propositions se résumaient en trois points : maintien
de la production à Romilly pour garantir les emplois, plan
de formation pour lensemble du personnel, diversification
de la production. Ni la direction, ni les hommes politiques de
la droite au pouvoir nont voulu écouter les salariés
et aujourdhui on voit le résultat, trois cents emplois
sont à nouveau menacés.
Au cours de cet entretien avec la presse, le doigt fut mis sur
les engagements non tenus de lactionnaire unique du groupe
Jacquemard. En effet, en janvier 2003, Dominique Jacquemard sengageait
à vouloir maintenir à Romilly 30% de la production
quelle jugeait non délocalisable. Or depuis, la délocalisation
vers la Roumanie sest accentuée puisquaujourdhui
il ne reste plus que 20% de production à Romilly. Les pouvoirs
publics ont aussi été mis en accusation car ils
ont continué de distribuer sans aucun contrôle des
fonds publics dans un groupe qui licenciait à tour de bras
et délocalisait. Comme devait le rappeler Joë Triché,
en 1997 cest plus de 12 millions de Francs qui ont été
versés. Combien depuis ? quand on sait que les

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exonérations sur
les salaires et sur la taxe professionnelle ont continué
et que le groupe Jacquemard a bénéficié des
aides pour les 35 heures. Le préfet va-t-il enfin répondre
à son courrier?
Yves Dimicoli ne manqua pas non plus de dénoncer la responsabilité
écrasante de la grande distribution dans la casse massive
des emplois manufacturés. Il indiqua que la grande distribution
avait obtenu une baisse de 40% sur les produits importés
alors que pour les consommateurs, la baisse navait été
que de 1%.
Pierre Mathieu dénonça labsence dengagements
concrets au niveau de lemploi dans le contrat de site, il
indiqua que la région avait honoré ses engagements
financiers. Et lEtat ? devait-il interroger. Ginette Triché
très au fait du dossier Jacquemard donna des exemples concrets
des gaspillages de gestion quelle a vus durant des années
chez Jacquemard. A partir de ce constat, plusieurs propositions
ont été présentées. Nous en avons
retenu cinq :
1)- un moratoire doit être immédiatement décidé
pour stopper la procédure et les licenciements en cours.
2)- les salariés et leurs syndicats, les contribuables
financeurs des fonds publics doivent connaître toute la
vérité sur ce dossier. Pour cela, il faut créer
une commission denquête indépendante sur les
stratégies mises en oeuvre chez Jacquemard et sur lampleur
des fonds publics distribués à cette entreprise
et sur leur utilisation.
3)- un niveau de production doit être maintenu pour garantir
lemploi à Romilly et le retour dau moins 10%
de la production délocalisée doit être décidé
pour être au niveau des engagements de Dominique Jacquemard
de maintenir 30% de production à Romilly.
4)-il faut mettre en place un vaste plan de formation pour lensemble
du personnel afin de permettre à celles et ceux qui souhaitent
se reclasser pour progresser au niveau de leur carrière
professionnelle.
5)-pour financer cela, la création dun fonds régional
est nécessaire. Celui-ci pourrait être alimenté
par les différents partenaires concernés par un
tel dossier
LDA
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BAR-SUR-SEINE
Vu proposé par le groupe communiste
Non à louverture du capital dEDF-GDF
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Le gouvernement vient dannoncer louverture
du capital dEDF après lavoir fait pour GDF avec
les hausses tarifaires que lon connaît pour les usagers.
Cette entreprise publique, propriété de la Nation,
se trouverait ainsi livrée aux exigences de rentabilité
des marchés financiers.
Avant la France, dautres pays se sont lancés dans cette
voie et partout cela sest révélé un échec
pour les usagers, les collectivités et les personnels.
-Parce que lélectricité et le gaz sont essentiels
à la vie de chacun et à léconomie du
pays, leur production, leur transport et leur distribution ne peuvent
être abandonnés aux forces du marché ;
-Parce que lénergie nest pas une marchandises
comme une autre ;
-Parce que EDF et GAZ de France incarnent dans lesprit des
français -davantage encore après les tempêtes
de 1999- une réponse à leurs besoins fondée
sur légalité de traitement, sur la péréquation
tarifaire, sur laménagement du territoire ;
-Parce que les missions de service public de lélectricité
et du gaz doivent être réaffirmées ;
Le Conseil municipal de Bar-sur-Seine réuni le 24 octobre
2005 se prononce contre louverture du capital dEDF-GDF.
Il souhaite, tout au contraire, la réalisation dun
pôle public de
lénergie autour dEDF-GDF.
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..ON VEUT RONRONNER
Quand un môme fait une bêtise, il a parfois envie de
désigner un autre coupable : c'est le chat qui a renversé
la crème, c'est la queue du chien qui a cassé le pot
de fleurs, c'est la petite Julie, 2 ans qui n'en peut mais etc.
Le maire de Nogent-sur-Seine est un môme de cet acabit. Il
rabroue une délégation d'habitants qui trouvent l'eau
trop chère ou bien il ignore la douleur des salariés
licenciés de Knauf et Faurecia. Fort de ce mépris
pour les petits, les sans grade, la valetaille, le quart-Nogentais
(comme on dit le quart-monde), M le maire et ses adeptes ont invité
un patron d'entreprise à siéger au Conseil et lui
ont donné la parole comme un convive de haut rang, un apôtre
prié de s'asseoir au cénacle. Ce commensal d'un nouveau
type a eu pour rôle de désigner Judas et de le lapider.
En bout de table Jésus Ancelin prend l'air grave des lois
universelles, inattaquable aux acides, vêtu de probité
candide et de lin blanc, tandis que saint Alain de l'APTH déverse
ses blâmes à l'égard de Judas, ancienne sainte
Françoise Mériaux, déchue de ses qualités,
livrée aux quolibets et aux cailloux, clouée au pilori
du patronat, expédiée en enfer. Et c'est d'autant
plus facile et plus fourbe que l'accusée n'est pas là
tandis que le gros des conseillers lève sa coquille d'huître
en signe de bannissement (1).
Et qu'a donc commis la conseillère communiste pour mériter
cet affront public ? La conseillère communiste, qui croit
bêtement encore à la liberté de penser inscrite
dans les constitutions depuis 216 ans, a eu l'audace de douter de
l'utilité d'une dépense municipale. " Est-ce
bien le rôle d'une commune de remplacer les banques ? "
demande-t-elle naïvement. "L'APTH n'est-elle pas une entreprise
qui fait des profits ? Pourquoi lui prêter de l'argent ? La
considérez-vous comme un établissement philanthropique
?"
Questions sottes, avouez-le qui méritent l'exclusion du système
parce qu'elles empêchent de gouverner en rond et de ronronner
en famille.
Malicette
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(1) Les Athéniens
pratiquaient ainsi l'ostracisme des citoyens bannis......
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Les Forums pour
l'alternative politique
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La colère et l'exaspération sont
à leur comble dans le pays. Quelles concernent l'emploi,
les salaires, le maintien des services publics
. toutes les
revendications des salariés et de leurs organisations sont
méprisées par le gouvernement.
L'inquiétude du peuple grandit également au regard
de la politique que mène le gouvernement en matière
de santé, de logement, d'éducation nationale, de transport,
de fiscalité etc..
Dans l'Aube les ravages de cette politique poussent de plus en plus
de monde vers l'exclusion sociale.
Aujourd'hui il s'agit tout à la fois de résister à
ces mauvais coups en développant le mouvement social et de
construire le programme politique que la gauche doit se donner pour
battre la droite et ouvrir une alternative politique au libéralisme.
Un grand débat politique populaire avec toutes les forces
de gauche et de progrès qui le souhaitent doit avoir lieu
dans le pays.
Le parti communiste français s'est adressé en ce sens
à toutes les formations de gauche, aux syndicats et aux associations
pour leur exposer cet objectif et leur proposer d'y contribuer.
JPC..
Mercredi
23 novembre 18 h 30 Université de l'Hôtel Dieu
- TROYES DÉBAT public
Dans le cadre des Forums pour une politique alternative
Le Collectif Aubois Pour une Alternative au Libéralisme,
le PCF, ATTAC, le MRC organisent :
Mercredi 23 novembre 18 h 30 Université de l'Hôtel
Dieu - TROYES
DÉBAT public :Quelle politique la gauche doit elle mener
en matière de politiques de santé et de protection
sociale ?
Doit elle revenir sur la réforme Fillon ?
Quelles propositions alternatives ?
Quelles seraient les nouvelles sources de financement ?
Avec la participation de : Catherine Mills-PCF-, Bernard Tepper-ATTAC-
Ladislas Polski médecin généraliste MRC
un représentant de la FSU et de la CGT |
Mercredi
23 novembre 18 h 30 Université de l'Hôtel Dieu
- TROYES DÉBAT public
Forum pour la construction dUNE VÉRITABLE alternative
politique
A linitiative des élu(e)s et militant(e)s communiste
et de progressistes barséquanais
Vendredi 18 novembre 2005 à 18 h 30 Mairie de Bar-Sur-Seine
santé, emploi, formation, pouvoir d'achat, retraites,
services publics, sécurité, logement, environnement,
démocratie
Quelles sont les réponses de la gauche pour changer vraiment
la vie ?
Avec la participation de représentants du Collectif Aubois
Pour une Alternative au Libéralisme,
du PCF, d'ATTAC, du MRC, et de militants de la CGT. |
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Georges Guingoin est mort. Ce résistant de haute volée
est d'abord un "horrifié" de la Grande guerre
où il perdit son père. Dans les 6 premiers mois
(août/décembre 1914) 500 000 hommes sont tombés
sous les balles des mitrailleuses car le haut-commandement militaire
avait décidé que "la baïonnette était
l'ultime argument". (1) Le jeune enfant lit dans l'Illustration
le sacrifice du colonel Driant qui meurt héroïquement
au bois des Caures, à la bataille de Verdun. (2) Malgré
cela Georges Guingoin ne participera pas à la vague du
"pacifisme" qui va submerger de nombreux intellectuels
(Giono) les syndicats et les partis de gauche. Il sera un résistant
de la première heure, reprochant même au PCF son
attentisme de septembre 1940. (3).
Une bonne partie de sa vie s'est déroulée dans le
Limousin, mais il est depuis 1953 instituteur dans l'Aube, à
Montiéramey, St André et Troyes. Depuis 1978, le
couple Guingoin est installé à Sainte-Savine.(4)
À 27 ans, Georges Guingoin deviendra très rapidement
le responsable de la lutte contre l'occupant hitlérien
du Limousin. Il est recherché par la police dès
1940 pour tracts dénonçant le gouvernement de Vichy.
Il "prend le maquis", ce qui lui vaut le surnom de "fou
qui vit dans le bois".
Il s'impose rapidement comme le chef de la résistance civile
dans sa région, et fonde le Maquis Limousin qui comptera
jusqu'à 20 000 hommes. Il dirige de vastes actions de sabotage
qui lui valent une condamnation par contumace aux travaux forcés
à perpétuité. Pour tous, il devient "Lou
Grand". Pour ses compagnons de l'ombre, il est "le colonel".
Les actes de résistance se multiplient. Destruction des
chaudières de Wattelez, du câble souterrain reliant
la base des sous-marins de Bordeaux à l'état-major
de Berlin, capture des membres de la commission d'armistice franco-allemande
à Limoges (28/03/44) etc.
Les Allemands sont furieux. Sur ordre deHitler, la division blindée
"das Reich", forte de quinze mille hommes, trois cents
blindés et cent vingt-six chars lourds

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se rend en Limousin avec
l'aide de 24 escadrons de GMR vichyssois et des pelotons motorisés
de gendarmerie. Les maquisards restent maîtres du terrain.
Ce qui fera dire à Eisenhower : l'action de la résistance
limousine a sauvé "la tête de pont alliée".
Bel hommage !
3 août 1944 : le Colonel Guingoin devient chef militaire
de la 4è brigade FFI et libère Limoges.
Quel chemin parcouru depuis le temps du "Fou qui vit dans
les bois" jusqu'à cette armée populaire ! Que
de courage, de souffrance, de lucidité.
Georges Guingoin sera maire de Limoges de 1945 à 1947.
Puis en 1953, il rejoindra son poste d'instituteur dans l'Aube.
Imaginez le Grand Ferré ou Du Guesclin revenant labourer
à la ferme familiale ou Jeanne d'Arc reprenant son fuseau
!
La France peut se sentir honorée par de tels hommes qui
ont su désobéir au bon moment, organiser la lutte,
lever des combattants et faire preuve de courage et de discernement.
Jean Lefèvre
(1)Mon grand-père Gaston Lefevre fait
partie de cette jeunesse sacrifiée.
(2)Driant a tenu garnison à la caserne Beurnonville et
a eu droit à la rue qui porte son nom.
(3)Il a même contesté le fait que le parti ait ordonné
la récupération des armes par le groupe Kilian-Lienhardt-Romagon
à Saint Julien les Villas le 5 septembre.Il en fait, lui,
une initiative individuelle de Lienhardt. Ces divergences prendront
peu à peu un caractère polémique et anticommuniste
qu'on perçoit dans l'article de l'Est-Eclair du 29/10.
En réalité tous les historiens et Bourderon lui-même
ne peuvent que constater la permanence de la lutte anti-fasciste
menée par le PCF.
(4)La mairie de Sainte-Savine a rendu hommage à ce grand
résistant le 8 mai 2003 en lui remettant la médaille
d'honneur de la ville.
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Villenauxe-Les-Beaux-Vitraux
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David Tremlett est un maître de la couleur. Il a réchauffé
l'église de Villenauxe de ses vitraux cubistes, pour y
faire pénétrer la lumière et l'esprit. L'atelier
Simon-Mark de Reims a réalisé les 24 baies de l'église
Saint Pierre et Saint-Paul en s'appuyant sur leur savoir-faire
ainsi que sur celui de professionnels stéphanois ou allemands.
Lundi dernier a été inauguré cette uvre
géniale par le ministre de la culture et tous les élus
de la Région.
80 % des vitraux mondiaux sont en France. 80 % des vitraux français
sont dans l'Est et le Nord. 80 % de ceux-là sont en Champagne.
80 % des vitraux champenois sont dans l'Aube (1) ce qui fait aussi
de Troyes, la capitale du vitrail et de Villenauxe celle du vitrail
contemporain.
Le projet a coûté 1 200 000 euros, financés
par l'Etat, la Région, le Département, la Commune
et la fondation Gaz de France.

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Après les nombreux
discours lancés dans une église pleine à
craquer, dans lesquels on a cru comprendre que tout le monde était
converti à l'art moderne, le pianiste Jacky Terrasson a
enfoncé le clou dans les vieux esprits conformistes, en
interprétant des compositions originales et des improvisations,
genre vin bourru en pleine effervescence et c'était étonnant
de jeunesse, de coquinerie, de charme, d'insolence et de pieds
de nez. Jacky Terrasson est un grand du jazz. L'église
de Villenauxe, ses vitraux, ses statues et sa foule sentimentale
en sont maintenant convaincus.
Jean Lefèvre
(1) Cité par Ph. Adnot
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