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La dépêche de l'Aube n°844
du Vendredi 25 novembre
2005
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DELOCALISATIONS
- CHOMAGE - PRECARITE SERVICES PUBLICS
Jeudi 1er décembre à 18 h 30 Salle des
Fêtes F. Mitterrand à Romilly-sur-Seine GRAND RASSEMBLEMENT
POPULAIRE POUR LA DEFENSE DE LEMPLOI ET CONSTRUIRE UNE POLITIQUE
VRAIMENT A GAUCHE avec Marie-George BUFFET secretaire nationale
de PCF et Patrick TRANNOY pour le MRC, Michel HUSSON pour ATTAC.
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6,2
milliards pour les quartiers défavorisés, c'est
possible maintenant !
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Les banlieues populaires, les quartiers défavorisés
ont besoin de respect et d'une autre politique
Les députés communistes ont proposé un programme
d'action de grande envergure doté de 6,2 milliards d'euros
cumulés sur les années 2006/ 2007 pouvant rapidement
être élaboré en révisant la loi de
finances actuellement en discussion au parlement. Un programme
comportant quatorze propositions allant de l'emploi, au logement
et aux transports, en passant par la santé, la fiscalité,
la culture, les services publics et la vie associative qui en
matière de perspective voient plus loin que le car de police
garé au coin de la rue.
A cette fin, les communistes proposent de modifier quelques dispositions
fiscales
Notamment celles dédiées à l'amélioration
des profits des entreprises, des gains des actionnaires ou du
train de vie de la couche la plus favorisée de la société,
pour affecter des moyens à la lutte contre l'exclusion
qui frappe des millions de familles et un pan entier de notre
jeunesse.
L'annulation du plafonnement de la taxe professionnelle à
3,5% de la valeur ajoutée dégagerait 1,5 milliard
d'euros par an. Ce montant permettrait de tripler les crédits
spécifiques consacrés aux Zones d'Education Prioritaire
(ZEP), effort estimé par la Cour des comptes à 516
millions d'euros par an. Le rétablissement du mécanisme
d'imposition des plus-values à long terme sur la cession
de titres de participation des entreprises supprimé par
un amendement sénatorial à la loi de finances rectificative
en décembre 2004, rapporterait environ un milliard d'euros
supplémentaires, auquel s'ajouteraient 500 millions d'euros
obtenus en restaurant le taux de l'impôt sur les sociétés
au niveau de 1995. A titre d'exemple, avec une enveloppe d'1 milliard
et demi

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d'euros, on pourrait multiplier
par vingt-quatre les fonds prévus initialement pour la
prévention de la délinquance dans le budget 2006
(62 millions d'euros seulement).
Un cadeau fiscal de 250 millions deuros servis sur un plateau
pour les 14000 ménages les plus fortunés
Enfin, quand le Président de la République dénonce
"les discriminations qui sapent les fondements mêmes
de notre République", le gouvernement et sa majorité
sont bien mal inspirés d'offrir, par le biais de la loi
de finances 2006, 1,2 milliard d'euros d'allègements fiscaux
à une minorité de riches privilégiés.
La réduction de la progressivité de l'impôt
sur le revenu avec intégration de l'abattement de 20% rapportera
en effet, en 2007, 885 millions d'euros à près de
100.000 foyers les plus aisés. A ce cadeau, s'ajoutent
250 millions d'euros attribués à 14.000 ménages
fortunés en application d'un bouclier fiscal ainsi que
68 millions d'euros accordés, dès 2006, à
12.000 hauts cadres et PDG, actionnaires de leur entreprise, qui
pourront profiter d'un abattement d'ISF porté à
75% de la valeur des titres détenus. Ces recettes perdues
représentent le double des moyens d'engagement alloués
aux programmes de "rénovation urbaine" et "d'équité
sociale et territoriale".
Devant l'urgence sociale et dans l'intérêt général,
il est de la responsabilité du gouvernement de faire prévaloir
une logique budgétaire plus juste et socialement plus efficace
en mobilisant les richesses créées et accumulées
au service de la satisfaction des besoins des populations et des
territoires. L'UMP va-t-elle faire ce choix ? On peut malheureusement
en douter fortement.
JP Cornevin
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L'UMP
: l'insécurité comme stratégie
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L'établissement d'un régime d'exception
comme unique réponse à la somme de difficultés
accumulées dans les quartiers populaires, au chômage
massif et aux discriminations, à la pauvreté, la précarité
qui frappent des millions de familles et singulièrement les
jeunes, révèle une rare indifférence face à
la gravité de la crise. En présentant ces quartiers
comme une "banlieue" menaçant le centre des villes,
Sarkozy creuse la fracture entre les citoyens, élargit les
clivages, tente d'opposer "deux mondes" dont l'un doit
être protégé de l'autre. C'est sans doute ainsi
que la droite tente de gagner des points. Sa politique anti-sociale
fait de tels dégâts dans la population, que l'UMP sait
que sa seule chance de remporter la présidentielle et les
législatives est de laisser planer un climat d'insécurité
et dans le même temps tenir un discours lui permettant de
récupérer les voix de l'extrême droite. Bush
n'a pas fait mieux pour se faire réélire il y a quelques
mois.
JPC .
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Congrès
de l'ANACR à Troyes
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Les Anciens Combattants volontaires aubois de la
Résistance se sont réunis dimanche dans la salle du
Conseil à l'Hôtel de Ville de Troyes. Après
une introduction de Gilbert Couillard qui fit observer une minute
de silence à la mémoire des disparus dont Georges
Guingouin, Paul Clément fut chargé du rapport moral
qui rappela les nombreuses actions conduites dans les cérémonies
patriotiques et les écoles afin que soient connues les propositions
des résistants et des "Amis" :
-Rappel du Programme du CNR,
-Liaison nécessaire, reconnue par l'Etat entre l'Appel du
18 juin et la création du CNR le 27 mai 1943,
-Refus de la présence du chancelier allemand sur les plages
du débarquement
-Refus d'une date commune (11 novembre) pour commémorer tous
les conflits armés,
-Motion pour réclamer la construction d'un Musée départemental
de la Résistance à Troyes.
Les Résistants de l'ANACR se félicitent en outre du
succès jamais démenti du Concours de la Résistance
dans les écoles. Ils sont heureux d'apprendre que la Marseillaise
sera de nouveau apprise à l'école. Ils saluent l'initiative
du Comité du Pays d'Othe et de son Président Fernand
Ibanez d'avoir créé un "Chemin de la mémoire"
sur les lieux des combats de juin 44. Une stèle à
la mémoire de Jean Moulin à été également
construite à Arcis.
Il y a nécessité ont-ils affirmé de retrouver
des adhérents (actuellement 375 inscrits dont 235 Amis) afin
de transmettre les valeurs de la Résistance, cette armée
de l'ombre, composée uniquement de volontaires.
Le représentant national a conclu ce Congrès départemental
par une allocution très remarquée dans laquelle il
a mis en relief la nécessité de combattre encore pour
lutter contre le racisme et le révisionnisme.
Il faut regretter que la mairie de Troyes et le département
donnent des subventions si modestes à cette association qui
ne peut ainsi se développer comme elle le voudrait. Son rôle
est en effet de former des citoyens et c'est la Résistance
qui a rétabli les lois de la République en 1945.
Assez désinvolte aussi le refus du Maire d'offrir un pot
à la fin de ce congrès de cette association qui a
tant fait pour la libération du pays et de lui interdire
de défiler en pleine rue pour déposer les gerbes traditionnelles
au Monument de la Résistance. Les résistants, leurs
drapeaux, leurs invités, parmi eux de nombreux élus,
ont donc défilé sur les trottoirs !
JL
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MODERNES !
Le jour même où le monde fêtait les Droits de
l'Homme, le ministre Perben demandait la limitation du droit de
grève. Il faut un service minimum affirmait-il avec, paraît-il,
beaucoup de Français d'accord (La question posée devait
être du genre -"Accepteriez-vous que le train vous dépose
en rase campagne?"). Le service minimum existe déjà
dans les chemins de fer puisqu'il manque des contrôleurs,
que des lignes sont supprimées et que les trains n'arrivent
plus à l'heure. Les grèves coûtent cher. Hé
oui, d'abord à ceux qui la font ! Un préavis de 5
jours devrait permettre tous les arrangements possibles. Mais Perben
est sur une voie de garage et ne négocie pas. Le service
minimum des patrons, ce serait de s'asseoir à la table des
négociations.
Limiter le droit de grève tout en déclarant qu'on
défend les Droits de l'Homme c'est comme être contre
la peine de mort SAUF dans certains cas.
Plus on avance dans le progrès technique, plus on devrait
avancer dans le progrès social. C'est ce qu'affirment les
gens de bon sens et les cheminots. Ce n'est pas ce que dit le gouvernement
qui est en train de limiter le train de vie des cheminots et de
privatiser en douce. Dans une nation moderne, ils disent, on doit
limiter les droits. Leur modernisme consiste d'abord à faire
du fric, à détruire le service public et à
retourner à l'âge où il n'y avait pas de droit.
Alors le bonheur se mettra en marche. Au train où l'on va,
on n'est pas près d'y parvenir.
Malicette
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Orientation budgétaire
de la CAT
Baroin fidèle aux orientations de l'UMP..
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Pas de surprise à la CAT, c'est bien la
ligne de l'UMP qui est mis en uvre. Ce n'est pas l'augmentation
de la taxe du versement transport qui passe enfin à 1% (toujours
sous la moyenne nationale) qui nous démentira. Cette augmentation
va rapporter à la CAT 632 000 ¤ / an de la part des
entreprises .Cela fait près de dix ans que les élus
communistes demandaient une réévaluation afin de mettre
ces sommes au service du développement des transports en
commun. Plusieurs millions d'euros ont été ainsi perdu.(pas
pour tout le monde). Mais l'on sait que l'UMP n'est pas à
une contradiction près. Ne vient elle pas de décider
de redonner aux associations des quartiers populaires les subventions
qu'elle leur avaient supprimées !
Pour l'augmentation de la taxe professionnelle qui restera plafonnée
à 7,5% dans l'agglomération troyenne, il faudra attendre
encore. A ce sujet Anna Zajac a déclaré : «nous
sommes loin du taux moyen national. La CAT se prive ainsi de ressources
importantes, de plusieurs millions d'euros qui permettra d'aider
davantage les familles qui en ont besoin ".
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Quels moyens
financiers pour les collectivités locales ?
Pour répondre aux besoins des habitants Conférence-débat
avec Marie-France Beaufils Sénatrice communiste
Le 15 décembre Salle du Petit Louvre à Troyes à
19 h .
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Jacquemard - Cycleurope
- Tractel - Ateliers SNCF - EDF Fonction publique Grande manifestation
Pour la défense de lemploi
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A lappel des unions locales CGT, CFDT, ATTAC, de la CNL,
du PCF, du PS, du MRC
samedi 10 décembre à 10 h. Rendez-vous à
la bibliothèque F. Mitterrand
Le bassin demploi de Romilly vit un véritable marasme
économique. Depuis les années 2000, ce sont plus
de 1200 emplois qui ont été rayés de la carte
; licenciements massifs chez Jacquemard en 2000 et 2003, licenciements
chez Cycleurope, fermeture de Sorotex, Mutexil, Barbara et UPA.
En 2005, 70 emplois ont été supprimés aux
ateliers SNCF de Romilly, des productions sont délocalisées,
réalisées en sous-traitance et transférées
au secteur privé. Dans la fonction publique, les départs
en retraite ne sont pas toujours remplacés. La privatisation
dEDF se traduira par une énergie plus chère
pour les usagers, par des attaques contre le statut des agents
EDF, par la sous-traitance et les menaces sur lemploi. Le
contrat de site signé à grand renfort de publicité
et présenté comme un remède miracle pour
Romilly na rien apporté de concret au niveau de lemploi.
Aujourdhui des centaines demplois sont à nouveau
menacés
- Avec larrêt de toute la fabrication de chaussettes
à Romilly, ce sont trois cents emplois qui risquent de
disparaître dans le Groupe Jacquemard
- Des licenciements sont en cours chez Cycleurope et les syndicats
de lentreprise craignent la délocalisation massive
du montage des vélos avec la libéralisation totale
du marché de bicyclettes qui aura lieu dans 5 ans avec
la fin des mesures anti-dumping.
- Chez Tractel, les salariés avec leurs syndicats sont
inquiets pour la pérennité du site de Saint Hilaire.
Là aussi, des menaces de délocalisations se font
jour.
Dans ces entreprises, publiques et privées, les salariés
sont les victimes dun libéralisme effréné
dont le seul objectif est la recherche de profits faciles et immédiats.
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Le seul avenir pour les
salariés et leur famille : cest lemploi : mobilisons-nous
Face à cette situation dramatique pour les salariés,
les communes, et le commerce local, sopposer à la
casse de lemploi est une nécessité, cest
même un devoir. Cette casse de lemploi met en péril
les caisses de retraite et de la Sécurité sociale.
Cest aussi plus dimpôts locaux pour les ménages
et la remise en cause déquipements et de services
publics (école, santé...)
Le droit au travail est un droit fondamental qui doit être
effectif pour chaque individu.
Le droit au travail doit être bien supérieur à
celui des actionnaires de vouloir empocher toujours plus de dividendes.
Face à cette situation insupportable, le rassemblement
et la mobilisation de tous, salariés de chaque entreprise,
population, commerçants, élus de Romilly et des
environs sont indispensables pour dire : stop à cette casse
de lemploi.
Pour permettre ce rassemblement et cette mobilisation, les organisations
ci-après : les unions locales CGT et CFDT, les Syndicats
CGT et CFDT de chez Jacquemard, Cycleurope, des ateliers SNCF,
dEDF, la CGC des Ets Jacquemard, la CNL, le PCF et ses élus,
le PS, le MRC, ATTAC se sont récemment rencontrés
et ont décidé dorganiser une grande manifestation
pour la défense de lemploi à Romilly.
Dans ce cadre, face aux urgences des dossiers Jacquemard et Cycleurope,
nous exigerons larrêt des délocalisations et
le maintien à Romilly du niveau actuel de production des
chaussettes et des bicyclettes.
Tous ensemble dans laction pour la défense de lemploi
à Romilly
LDA
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Bar sur Seine
Comment riposter à la droite et construire une véritable
alternative au libéralisme
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Ces deux questions ont été au coeur du débat
citoyen qui sest tenu vendredi 18 novembre à Bar-sur-Seine.
Une trentaine de personnes y ont participé et elles ont
décidé de lorganisation dune nouvelle
initiative en janvier prochain.
Comme devait le rappeler Roland Leloup, secrétaire de la
section barséquanaise du PCF, ce forum citoyen sinscrit
dans une démarche nationale par laquelle le PCF entend
initier 1000 forums dans tout le pays. Dailleurs, le 26
novembre, des milliers de délégués des forums
tenus vont se retrouver à Villepinte dans une grande initiative
nationale pour faire un bilan détape afin denvisager
les suites à donner à ce grand débat. Après
la grande victoire du Non le 29 mai dernier, lobjectif est
de construire avec les citoyens et lensemble des forces
de gauche une alternative politique à celle de la droite
et du MEDEF.
Avaient donc pris place aux côtés de Roland Leloup,
Claude Maitrot, pour le MRC, Marc Géhin pour ATTAC et Joë
Triché pour le PCF. Dans la salle, on reconnaissait quelques
militants du CAPAL (collectif aubois pour une alternative au libéralisme).
Après un échange sur les forces quil est nécessaire
de rassembler pour battre la droite et surtout pour engager

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une politique vraiment
à gauche qui, cette fois change la vie de nos concitoyens,
le débat a porté notamment sur les solutions à
mettre en oeu-vre pour éradiquer le chômage, pour
sopposer aux délocalisations, pour développer
et démocratiser les services publics, pour se donner les
moyens financiers afin de garantir un véritable droit à
la santé pour toutes et tous.
Un intervenant dans la salle a, à juste raison, souligné
que cette volonté de construire un projet alternatif devait
senraciner dans la riposte immédiate quil faut
mener contre lUMP et le MEDEF. Les gens ne peuvent pas attendre
2007 comme cela a été rappelé par le représentant
du PCF. Le gouvernement Villepin-Sarkozy met en oeuvre une politique
de revanche sociale contre notre peuple avec lobjectif de
liquider tous les acquis issus du Conseil national de la Résistance
en 1945, sécurité sociale, retraite, services publics,
etc...
Pourtant comme cela a été également souligné,
jamais il ny a eu autant de connaissances, de progrès
scientifiques et technologiques, de moyens financiers pour répondre
aux besoins des populations en France et dans le monde.
JPC
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La Chapelle-Saint-Luc
LE REFUS DE LA MISÈRE
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Lors du Conseil municipal du 15 novembre dernier, il a été
beaucoup question du programme de rénovation urbaine du
quartier Chantereigne-Montvilliers
L'occasion pour les élus communistes MF Pautras et B. Champagne
d'exprimer leur désaccord sur l'ignorance dans laquelle
le maire laisse la population concernée par cette opération.
Devant cet état de fait, la Conseillère générale
communiste du canton a pris l'initiative de consulter un à
un les locataires "déplacés" afin que
soient prises en compte leurs attentes. (voir encadré)
"Vous sous estimez, vous vous privez de l'intelligence d'une
population à même d'alimenter la réflexion,
pour éviter des erreurs, des destins de vie compliqués
et le gaspillage de l'argent des contribuables" c'est en
ces termes que MF Pautras a débuté son intervention
avant d'argumenter les raisons de sa colère : "Doit-on,
Monsieur, le maire vous remercier de nous avoir remis quelques
jours avant cette session le document intitulé " «quand
la ville se refait", au demeurant fort succinct et où
ne figure pas ce qui intéresse les Chapelains à
savoir le volet reconstruction "et d'asséner"
: Vous dites, pas de
démolition sans reconstruction. Nous, nous disons pas de
démolition sans relogement, dans des

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conditions de confort,
de prix des loyer et des charges au moins identiques aux appartements
qu'ils occupent actuellement et d'où vous les délogez,
et pas dans d'autres ghettos. Le collectif "des déplacés
et des requalifiés" qui vient de se créer y
sera vigilant. Sinon votre programme de démolition ambitieux
risque fort de démolir daavantage les gens, en les confrontant
à des difficultés financières plus importantes
que celles qu'ils subissent actuellement ! "
Les élus communistes n'ont pas éludé non
plus la situation politique et économique du pays : "le
fléau majeur qui gangrène les ZUP, c'est avant tout
le chômage, la précarité, le RMI. Les quartiers
comme ceux de la Chapelle sont devenus des zones de relégation
des exclus de la croissance, de la précarité, du
chômage, des revenus de misère des minima sociaux
divers et variés. Le tout s'est aggravé à
cause du gouvernement de votre majorité, qui veut mettre
la France au pas du capitalisme boursier. Les pauvres sont sommés
d'être plus pauvres et de l'accepter sans se révolter,
pour que les riches deviennent plus riches !"
Devant l'urgence de la situation B. Champagne a demandé
la tenue d'un Conseil municipal extraordinaire au cur de
la ZUP.
LDA
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1er résultat
de la consultation dans la tour 102 Sarrail (bailleur SIC Habitat)
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35 % des locataires ont une activité,
65 % sont au chômage ou au RMI, ou retraités
30 % ont déjà cherché un appartement pour quitter
La Chapelle. Ils ont renoncé, soit parce que les loyers étaient
trop cher, soit parce que pour le même loyer, on leur proposait
des appartements de plus petites surfaces.
32 % souhaitent être relogés à La Chapelle,
68 % ne le souhaitent pas
A la question, jugez vous utile la présence d'un gardien
dans chaque immeuble, 50 % répondent oui, 10 % non, 40 %
indispensable
A la question, si votre appartement doit être réhabilité,
pourrez-vous supporter une augmentation de loyer, 30 % répondent
oui, 70 %, non.
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AU SUJET DU
COMMISSARIAT DE LA CHAPELLE SAINT-LUC
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M.-F. Pautras a rappelé au Maire la visite
de Sarkozy venu faire des ronds de jambe dans l'Aube devant un parterre
d'élus de droite pour annoncer la création d'un commissariat
subdivisionnaire à La Chapelle : "attendu par les Noyats
et les Chapelains, qui se sont mobilisés au travers d'une
pétition que j'ai initiée à leur demande dès
1997, et qui a recueilli plus de 3500 signatures "
A l'heure ou l'on entend le Président de la République
exhorter au respect de la loi et prolonger une mesure d'exception
concernant le couvre-feu, on constate qu'il n'y a toujours pas le
commissariat, (c'est-à-dire un ser-vice public de sécurité
ouvert 24 heures sur 24), promis pour La Chapelle par Sarkozy
"Il y a dans ce département, des sénateurs, des
députés, voire un ministre de votre majorité
UMP !Qu'ils se mobilisent, pour exiger du Ministre de l'Intérieur
le respect de ses promesses qu'il n'a pas tenues "
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Lexplosion de colère des jeunes des
quartiers populaires a mis un temps en lumière le mal-vivre
des milliers de familles qui souvent ne peuvent plus faire face
aux besoins les plus élémentaires
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LAVILLIERS
C'est fini et comme toujours le chur final est une apothéose.
Ce qui enchante c'est la masse énorme des choristes. Berlioz
eut aimé. C'est le rapport apparemment inégal entre
le peuple chanteur et le petit gringalet de Jonasz. Malin, il
s'aide d'une sono au son démesuré. Ça triche,
mais on aime les gagneurs. Enfin, pas moi. Jonasz a une voix originale
qui râpe et 58 ans de métier. Grands-parents chanteurs
d'opérette à Budapest. C'est un bluesman sensible
et même impudique ("j'veux pas qu'tu t'en ailles").
Il a le feeling, le son blues, un peu d'humour, pas trop, dans
un océan de spleen. Comme quoi l'âme slave rejoint
le negro spiritual. Je pense toujours à Gilles Langoureau
quand Jonasz chante. Et Gilles, c'est mieux, bien mieux. Le hic,
c'est qu'il ne passe jamais sur les ondes. Alors on ne le connaît
pas cet excellentgoureau, cet excès langoureux. Sauf LAVILLIERS
: On a sa dose de courage, de mordant, d'insolence avec lui. Et
de salsa. Ce Brésilien de Saint-Etienne qui fut prolo,
boxeur et comédien, débauche aujourd'hui les loubards,
les libertaires, les foules sentimentalo-anars et les simples
types comme moi qui adorent la voix, le swing, le texte contondant
et qui fait mouche. Lavilliers, ça bouge, ça démanche,
ça dérange et ç'est du bon et du beau spectacle.
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LE
FORESTIER
Maxime est un type sympa, jovial, un simple gratteux de guitare
qui vient chez vous vous balancer quatre chansons. C'est bien,
alors, on lui dit de rester. Il vous en baille 99, tout Brassens
en pilules propres, en sandwich qui dégouline, et pas de
son tonitruant, la voix brute et la guitare sèche seulement.
Et le public reste là, pâmé, scotché,
le petit cur qui s'affole aux caresses et aux grossièretés
de Brassens. Le Georges des fois, il fait ses dents. Ça
braille en dedans.
LeForestier c'est le contraire de la fanfare. Il refuse le vedettariat,
les décabels et les guitares rock. Il n'a qu'indifférence
pour le potentiel des sonos qui braillent. Tout est rondeur et
douceur, du Brassens frisé au petit fer. La voix est d'une
justesse parfaite. L'accompagnement comme une jupe moulante. Le
public veut les 99. Maxime arrête à 98, la luette
hors d'haleine. On ressort de là lavé, épuré.
Il y a de vrais chanteurs aux Nuits.
Jean Lefèvre
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Le Théâtre Populaire de Champagne présente
sa dernière création. "Les 81 minutes de Mlle
A "
Une pièce de Lothar Trolle les mardi 29 et mercredi 30
novembre à 20 h 30 au Théâtre Gérard
Philipe de Saint-André les Vergers.
"La langue de Lothar Trolle est jubilatoire, déroutante
".
Le rêve prend toute son ampleur à la fin de cette
pièce : l'histoire de Noé se mêle alors à
celle d'Ulysse, les sirènes et les anges peuplant le déluge.

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L'univers de Lothar Trolle
ne ressemble à rien de connu : le lecteur, puis le spectateur
aura la sensation rare d'être le décou vreur d'une
écriture dramatique en marge des publications habituelles.
Ces caissières, totalement abruties, harassées par
leur "travail" répétitif, sont peu à
peu gagnées par une sorte d'hystérie collective
qui les fait improviser tout ce qui leur passe par la tête
en s'évadant dans une outrance libératrice, seul
remède à leur "mal-être".
Pierre Fabrice
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Saint Andre les
vergers
Effet dannonces
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Commissariat :
fermé pour cause de plafond ?
Louverture dun commissariat de police dans le quartier
Maugout avait fait lobjet de moultes déclarations
sur la sécurité des foyers, dune inauguration
en grande pompe, etc... Cétait il y a deux ans. Pourtant
la présence policière était modeste, quelques
heures par semaine seulement.
Après des débuts difficiles, (cailloutage, début
dincendie), linstallation longtemps retardée,
était enfin effective. Las, les policiers auraient reçu
«le plafond sur la tête» suite à des
malfaçons. Depuis plusieurs mois, le local est fermé.
Définitivement affirment certains, laccord ne pouvant
se faire entre le propriétaire (Mon Logis) et les locataires
(les représentants de M. Sarkozy). Mais, cette fois, aucune
déclaration - Etrange !
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La Poste :
et le 3ème guichet
Deux seuls guichets de poste pour une commune de 10 000 habitants,
cest nettement insuffisant. Dautant plus que cette
poste se situe face au magasin Carrefour qui draine grand nombre
de clients des autres communes. Et que la fermeture partielle
et contestable du bureau de Rosières augmente encore la
fréquentation du bureau de Saint-André. Doù
de longues files dattente. Jean-Pierre Cornevin, Conseiller
municipal, sétait fait lécho du mécontentement
des usagers et demandé louverture dun 3ème
guichet. «Pas de problème» avait répondu
le maire. Cétait avant lété.
Depuis... rien. Lattente est toujours aussi longue, les
usagers aussi exaspérés, les employés aussi
surchargés de travail. Police, PTT, les services publics
sont bien mis à mal à Saint-André !.
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Romilly sur Seine
Loto du PCF le succès
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250 personnes ont participé au 1er super
loto organisé par la section de Romilly du PCF où
de nombreux lots de valeur étaient en jeu. Le dévouement
des militants et une organisation quasi parfaite sont à la
base de ce succès encourageant. Un petit coup de chapeau
à Nelly Nau, lanimatrice qui a mené cette soirée
dune main de maître. Ainsi ce succès permettra
à la section de Romilly du PCF de disposer dun peu
plus de moyens pour développer son activité en faveur
des salariés et de la population romillonne. Rappelons que
les moyens financiers du PCF résultent de la cotisation versée
chaque mois par les adhérents, du versement de leurs indemnités
par les élus et par lorganisation de telles initiatives.
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Romilly sur Seine
Cycleurope Licenciements et menaces sur le maintien de la production
de bicyclettes
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Plus de 1000 salariés il y a une dizaine dannées
chez Cycleurope à Romilly, 370 aujourdhui, plus de
2300 vélos fabriqués chaque jour à cette
époque, aujourdhui 1300.
Voilà les résultats dune stratégie
où le seul objectif est la recherche par tous les moyens
de nouveaux profits faciles et immédiats afin de distribuer
toujours plus de dividendes aux actionnaires. Pour cela, comme
dans le textile, chez Cycleurope on a choisi la délocalisation.
Ainsi petit à petit, des productions réalisées
sur le site de Romilly sont fabriquées en Chine, à
Taïwan... Cest, par exemple, le cas des vélos
pour les plus petits qui auparavant étaient réalisés
pour le compte de Cycleurope par lassociation pour la promotion
des travailleurs handicapés installée à Nogent-sur-Seine.
On pourrait citer bien dautres exemples ; les cadres fabriqués
à Romilly le sont en Chine, une centaine de salariés
effectuait cette production. Aujourdhui les cadres arrivent
peints et décorés. Ce qui a eu pour conséquence
de faire travailler les salariésde ce service en journée
alors quils travaillaient en deux huit.
Et comme tous les patrons, ceux de chez Cycleurope essaient dapparaître
comme les victimes de ces délocalisations alors que ce
sont eux qui les organisent comme la récemment rappelé
au comité dentreprise Pascal Lionnet délégué
CGT.
Une stratégie plutôt financière quindustrielle
Cest ce que dénonce le syndicat CGT de lentreprise.
Ainsi pour lui, les bénéfices réalisés
à Romilly ont été utilisés pour se
lancer dans des achats de filiales de part le monde. Certaines
de ces opérations se sont avérées malheureuses
et coûteuses pour lusine romillonne. Et comme à
chaque fois, cest aux salariés den faire les
frais, suppression demplois, conditions de travail aggravées.
A ce propos, au CE doctobre, la CGT a dénoncé
«les cadences infernales et les conditions de travail déplorables».
Harcèlement, dépression, maladie professionnelle,
arrêt de travail, tel est le sort qui vous attend quand
vous travaillez chez Cycleurope. On ne se croirait pas au 21ème
siècle mais à une autre époque.

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Autre exemple quillustre
bien cette stratégie financière de la direction
après la perte de la fabrication des vélos Peugeot,
ceux de la marque Renault étaient censés la compenser.
Or, sur les vingt-cinq modèles de cette marque, seulement
quatre sont fabriqués à Romilly. Il faut aussi ajouter
quune partie des vélos Renault-Gitane et Puch sont
réalisés à lextérieur comme
a été contraint de le reconnaître le PDG au
CE.
Licenciements et menace dune délocalisation à
grande échelle
Cette stratégie du tout profit est suicidaire pour lemploi.
En une dizaine dannée, le site de Romilly a perdu
600 emplois. Aujourdhui, de nouveaux licenciements sont
en cours alors que dans le même temps, il est envisagé
dembaucher en février 2006, 70 salariés à
contrat à durée déterminée.
Corvéable à merci, telle est la devise chez Cycleurope.
Mais le danger dune délocalisation massive existe
bien. En effet, à partir de 2010, les mesures anti dumping
(taxe sur les vélos fabriqués en Chine et à
Taïwan) seront supprimées. Ainsi, les salariés
auront à subir la libéralisation totale du marché
du cycle. Or ne soyons pas dupes, ce sont les patrons délocalisateurs
et importateurs qui sont les premiers intéressés
par la suppression de cette taxation visant à protéger
nos productions. Aujourdhui chez Cycleurope, ils font mine
de sen inquiéter afin dimposer encore plus
dexploitation pour les salariés. Produire un vélo
en 60 minutes au lieu de 80, tel est le nouveau leitmotiv de la
direction. Dans la prochaine période, les salariés
vont être soumis à un chantage considérable
: cest cela ou la délocalisation. Dans les cinq ans
qui nous séparent de la fin de ces mesures anti dumping,
ils entendent bien presser le citron jusquà la dernière
goutte. Pour le Parti communiste, il ny aurait rien de pire
que de se résigner à cette situation dautant
plus que celle-ci nest pas fatale. Par la mobilisation et
par les votes aux prochaines échéances électorales,
notre peuple a les moyens dimposer dautres choix où
le droit au travail deviendra effectif pour chaque individu
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EDITORIAL AMENDES
ET PEAGES
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On le sait, les sondages ne sont que le reflet déformé
de la réalité elle-même. Cette précaution
prise, les dernières enquêtes d'opinion nous apprennent
que le forfait de un euro passe pour le moment presque inaperçu
et que la majorité des assurés bien qu'ayant déjà
choisi un médecin traitant n'entend pas suivre le parcours
de soins. Bien sûr on peut toujours penser que cette réforme
souffre d'un déficit de communication, que les changements
sont encore trop récents pour que les effets positifs ou
négatifs soient facilement perceptibles. Cela est peut-être
vrai. Je crois plutôt que l'opinion a parfaitement compris
que cette réforme qui prétendait améliorer
la qualité de la circulation sur les autoroutes de la santé
a surtout multiplié le nom-bre des amendes et la quantité
des péages avec l'idée que derrière chaque
assuré sommeillait un chauffard roulant avec le pied au
plancher des dépenses de la Sécu. Cette fois l'Etat-gendarme
veut aller plus loin en frappant directement, avec la création
d'un forfait de 18 euros, les malades à qui sont délivrés
des actes médicaux lourds. Ne pas laisser faire est devenu
une nécessité de salubrité publique. C'est
la raison pour laquelle les mutualistes en appellent directement
à la représentation nationale et à l'opinion.
Conjointement avec les mutuelles de France, la SO MU CO a adressé
un courrier aux parlementaires de l'Aube, les députés
: Pierre MICAUX, Gérard MENUEL, Jean Claude MATHIS, et
aux sénateurs Yann GAILLARD et Philippe ADNOT, afin de
supprimer les mesures néfastes du plan en débat
actuellement, principalement le forfait de 18 euros sur les actes
médicaux lourds.
Cette dernière disposition selon Jean Paul PANZANI, président
de la FMF, est "une vraie rupture d'un pacte de solidarité
qui lie la société française à son
système de protection sociale". Nous espérons
vivement que ces interventions multiples feront reculer le gouvernement
qui tourne résolument le dos à une classe populaire
et défavorisée. Nous vous invitons à prendre
connaissance de cette lettre :
Monsieur le Député,
Au nom de nos conseils d'administration, nous nous permettons
de vous interpeller sur le projet de loi de financement de la
Sécurité Sociale pour 2006. En effet, nous attirons
votre attention sur une série de faits assez graves pour
mettre en danger le principe de solidarité entre malades
et bien portants sur lequel est bâti notre système
de protection sociale.
Déjà la création du forfait hospitalier,
qui augmente à nouveau le 1er janvier prochain, et la contribution
fixée, pour le moment, à 1 euro sur les consultations
et sur les

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actes médicaux,
avaient mis à mal cette solidarité.
La création d'un forfait de 18 euros sur les actes médicaux
indispensables comme les opérations chirurgicales ou les
examens cliniques lourds constitue une nouvelle remise en cause
que nous dénonçons fermement. Tous ces actes sont
actuellement pris en charge intégralement par la Sécurité
sociale. Ce qui est conforme à sa vocation. La Sécurité
sociale a été créée voilà 60
ans pour garantir à tous, quels que soient ses moyens financiers,
le droit de recevoir les soins nécessaires au rétablissement
de sa santé ou à la préservation de sa vie.
Le ministre de la Santé met en demeure les mutuelles de
participer à cette remise en cause fondamentale de la solidarité
nationale en prenant en charge ce forfait de 18 euros. Comme si
la question se posait en ces termes.
Jamais, en effet, nos mutuelles n'ont failli à leur devoir
de solidarité dans le cadre des limites économiques
décidées par leurs adhérents. Car en mutualité
il n'y a pas de trésor caché mais seulement des
cotisations versées par les adhérents.
On ne peut pas d'un côté rembourser moins et de l'autre
demander aux assurés de payer toujours plus. La dette sociale
creusée par les déficits de l'assurance maladie
que nous remboursons tous, sur nos salaires ou sur nos retraites,
va dépasser l'année prochaine les 108 milliards
d'euros. Et ce n'est pas fini car faute d'engager une vraie réforme
solidaire du financement de la Sécurité sociale,
la dette de l'assurance maladie, que nous devrons obligatoirement
rembourser, continue de se creuser d'année en année.
Le moment est venu, non pas d'annoncer le pire, mais de réagir.
Et c'est dans ce sens que nous vous adressons nos propositions.
Nous vous interpellons directement et solennellement afin que
vous usiez de votre pouvoir d'amendement pour retirer de ce projet
de loi, toutes les mesures, à commencer par le forfait
de 18 euros sur les actes médicaux lourds, qui mettent
en danger la solidarité nationale.
Bien évidemment, nous restons à votre entière
disposition pour de plus amples informations, Et vous prions d'agréer,
Monsieur le Député, l'expression de notre plus profond
respect.
Le Président des Mutuelles de France
Jean-Louis DEFONTAINE
Le Président de la SO.MU.CO
Gilles PONTI
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