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La dépêche de l'Aube n°845
du Vendredi 3 décembre
2005
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Cest
pas le froid qui tue cest la misère !.
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Combien de fois on nous répète à longueur
dantennes ces jours-ci que «le foird tue» ?
Tel homme mort de froid dans sa voiture parce qu'il avait été
expulsé ; cet autre gelé sous un pont dans l'Isère
; celui-ci retrouvé décédé à
Calais
Comme si ces morts avaient une origine météorologique
?! Comme si l'hiver ne revenait pas chaque année ?! Comme
s'il ne fallait pas ajouter à la liste des victimes de
la pauvreté ceux qui ont péri dans l'incendie d'un
immeuble vétuste ou cette famille niçoise qui a
échappé de justesse à l'asphyxie du fait
d'un poêle défectueux !
Près de Vesoul, un homme est mort parce que salarié
intérimaire il n'avait plus les ressources pour payer son
loyer et qu'il a été expulsé. "Expulsion"
Est-on si loin des images des fermiers du XIXe siècle entassant
de maigres hardes dans une carriole et jetés au hasard
des routes par des propriétaires sans merci ? Au XXIe siècle,
alors que les richesses produites doublent tous les 30 ans, un
toit doit devenir un droit. L'électricité aussi
d'ailleurs. Et les modernes Robins des bois n'attendent plus le
shérif de Nottingham au coin de la forêt de Sherwood.
Syndicalistes, passionnés de justice, défenseurs
du service public, ils grimpent les étages des cités
populaires pour rétablir le courant à ceux qu'en
prive la misère. Un combat d'aujourd'hui contre des inégalités
qui perdurent.
Un million d'enfants vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.
Ils n'existent pas pour nos nantis, pour nos Sarkozy et compagnie
; ils sont "aux portes de nos villes", comme s'ils n'y
survivaient pas et n'avaient pas droit de cité. Vu

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de Neuilly-sur-Seine, la
misère est inconvenante ; c'est même une faute de
goût. C'est donc avec le sentiment du devoir accompli que
les députés UMP, Baron, Mathis, Micaux en tête,
votent un budget qui réduit l'impôt sur la fortune,
la fiscalité des entreprises et des gros revenus. Puisque
les pauvres n'existent pas, pourquoi se gêner !
Les associations lancent pourtant des cris d'alarme. La Fondation
Abbé-Pierre comme le Secours Populaire français.
Toutes relèvent l'arrivée d'une nouvelle population
dans leurs permanences et dans le cortège des sans-logis.
Elle n'est plus seulement chômeuse, mais aussi salariée
pour un tiers, fragilisée par la précarité,
disposant de ressources trop faibles pour assurer un logement,
privée d'horizon. La multiplication des contrats à
durée déterminée désormais renforcée
par les CNE de de Villepin, les temps partiels, les petits boulots
ou les salaires squelettiques font basculer des centaines de milliers
de personnes dans des drames quotidiens.
Le froid est un terrible révélateur, comme le cyclone
de la Nouvelle Orléans, qui avait remis au premier plan
la misère de la population noire aux États-Unis.
Le "nouveau modèle social français" que
prône Sarkozy ne s'embarrasse pas de ces souffrances. La
droite ne proclame pas l'état d'urgence pour combattre
la misère ; elle l'impose comme un bâillon aux populations,
pour deux mois et demi encore
LDA
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Pauvres
le temps de la répression
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Lair du soupçon quapprécie cette droite
autoritaire, libérale, populiste vise exclusivement les
principales victimes de sa casse systématique de toutes
solidarités et sécurités sociales. La seule
réponse apportée par le gouvernement et sa majorité
est de diviser un peu plus celles et ceux quelle frappe
le plus durement : salariés au pouvoir dachat étranglé
contre chômeurs «fainéants», chômeurs
contre bénéficiaires du RMI «fraudeurs»,
vieux contre jeunes, Français contre immigrés. Chacun
pour soi et tous contre tous, tes est le rêve de ceux qui
réhabilitent dans les manuels scolaires le «temps
béni des colonies».
La France était en crise. La victoire de la droite en 2002
la mise sur le chemin de la régression. Voici venu

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le temps de la répression
tous azimuts. Des syndicats en ordre dispersé et des formations
de gauche jouant de lesprit de boutique, voilà bien
qui conforterait et la désespérance populaire et
limpasse définitive du libéralisme sauvage.
La rupture de civilisation qui samorce sous nos yeux appelle
comme jamais lesprit de résistance collective, le
refus de tomber dans les pièges de la démagogie
populiste et de la xénophobie et un projet crédible
et audacieux pour un autre type de société. Il est
toujours plus facile de détruire que de construire ? Cest
pourtant cette dernière voie quil est plus urgent
que jamais dexplorer.
JP Cornevin
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Forums
pour lalternative
la politique de santé mise en débat
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Dans le cadre des forums pour l'alternative politique un débat
citoyen s'est tenu mercredi 23 novembre à l'université
de l'Hôtel Dieu sur le thème : santé - protection
sociale.
Les co-organisateurs (CAPAL, PCF, ATTAC, MRC) avaient invité
pour cette initiative Catherine Mills et Bernard Tepper, respectivement
dirigeants nationaux du PCF et d'ATTAC et spécialistes
des questions de politique de santé et Ladislas Polski
médecin généraliste dirigeant national du
MRC. Dans un premier temps, les témoignages d'acteurs politiques
et syndicaux du département de l'Aube ont permis de mettre
en avant les difficultés que rencontrent les hôpitaux
devant le manque de moyens humains et matériels pour faire
face à leur mission de santé publique. Manque de
moyens qu'a dénoncé Pierre Mathieu qui siège
au titre de la Région au Conseil d'administration de l'Hôpital
de Troyes. Quoi de plus normal pourrait on penser pour un élu
que d'informer les citoyens des carences de l'état pour
faire fonctionner les hôpitaux. Une "prise en otage
des malades" et un "sujet tabou" que l'on ne doit
pas débattre pour F. Baroin, ministre maire de Troyes et
accessoirement président du Conseil d'administration de
l'Hôpital de Troyes qui avait commenté l'intervention
de l'élu communiste dans la presse. Une réaction
unanimement condamnée par les intervenants du forum et
qui a soulevé de vives réactions dans l'auditoire.

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Coté propositions,
si le point de vue diffère entre le PCF et ATTAC dune
part (qui souhaitent des cotisations sociales assises sur les
salaires, ce qui assure un lien avec l'entreprise lieu ou se créent
les richesses) et le MRC dautre part concernant le fait
de caractériser la CSG comme : "un impôt juste
" les différents intervenants sont d'accord pour dire
que le système de soins ne doit pas répondre à
un objectif de rentabilité. Catherine Mills insistant sur
le fait que pour le financement de la sécurité sociale
: "il faut s'appuyer sur le développement de l'emploi,
de la formation et des salaires et mettre un terme aux exonérations
de charges sociales dont bénéficient les entreprises
et qui grèvent considérablement les comptes de la
sécu, à savoir plus de 25 milliards d'euros en 2005."
Ce qui est certain c'est que concernant le financement de la sécurité
sociale, les propositions qui émaneront de ces forums devront
être en conformité avec un de ses principes fondateurs
mis à mal aujourd'hui par le gouvernement, à savoir
: Chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses
besoins. Les participants se sont donnés rendez-vous pour
poursuivre ce travail de construction en vue dun programme
dalternative politique pour les prochaines élections
électorales.
JP Cornevin
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La vraie politique
de la ville de De Villepin, Sarkozy et Borloo :
les coupes sombres dans la dépense publique !
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Alors que la situation des quartiers dits de "banlieue"
est particulièrement explosive et que l'état d'urgence
est imposé à la population, remettant en cause la
liberté de circulation ou celle de réunion, le Gouvernement
continue sans faillir dans sa politique de réduction des
dépenses publiques, en prenant le 3 novem-bre un décret
d'annulation pour 3 milliards d'euros !.
Malgré l'annonce d'un énième "plan pour
les banlieues", la réalité est toute autre.
Dans tous les domaines, les annulations de crédits s'accumulent.
Problème d'emploi des jeunes ?
Moins 205 millions d'euros !
Problème de logement ?
Moins 55 millions pour la construction et la réhabilitation
de logements sociaux !
Problème de transports ?
Moins 45 millions pour les transports collectifs !
Problèmes dans les villes et les quartiers dits "sensibles"
?
Moins 45 millions, après moins 17 millions en avril !
Et que dire des suppressions de crédits pour le sport, la
jeunesse et la vie associative (près de 50 millions supprimés),
de ceux de la santé attaqués pour près de 80
millions, de la recherche (amputée de 400 millions) ?
Les parlementaires du groupe CRC appellent au rassemblement le plus
large pour obtenir le rétablissement immédiat des
crédits publics aujourd'hui annulés !
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AUBOISEMENT CORRECT
Lors du référendum européen, le non -Fabius-Emmanuelli
. avait fait un malheur dans l'Aube chez les électeurs socialistes.
Bien sûr, le oui-Hollande avait du coup subi un terrible échec.
Quelques semaines plus tard, lors du vote des motions c'est le courant
Fabius qui l'avait logiquement emporté, et largement. Le
courant Hollande, le courant ? A peine un ruisseau, avait fait espérer
aux Fabiusiens la direction auboise du parti. Aujourd'hui les militants
se sont retrouvés autour d'un pot très fraternel.
Ils ont discuté amicalement et c'est Pierre Descaves, courant
Hollande qui est devenu premier secrétaire du PS aubois.
Les bras vous en tombent chers lecteurs de la Dépêche,
amis démocrates, cartésiens incorrigibles.
Jorge Dhulst, un peu étonné tout de même, mais
juste ce qu'il faut, explique cela par des considérations
familiales, professionnelles, et même personnelles et par
une part de hasard comme au loto.
On sait qu'en Italie le centriste Romano Prodi affirme qu'il va
mettre son leadership sur la gauche. En Israël l'extrémiste
Sharon a créé un nouveau parti soutenu par le doux
Perez, prix Nobel de la paix. Chacun cherche une issue.
"Auboisementcorrect", blog politiquement incorrect (ce
qui est loin d'être un défaut en ces temps de pensée
formatée), parle longuement de Marc Sebeyran et de ses difficultés
à se faire une place en politique. Il affirme aussi que les
positions socialistes sont proches idéologiquement de celles
des centristes. Nous ne le contredirons pas sur ce point, ne faisant
pas de politique de cette manière. Il ajoute que le PS a
dû "gauchir" un peu ses positions pour retrouver
l'unité. Dans son prochain blog, vous verrez qu'il proposera
à Marc Sebeyran de mettre son leadership sur le P.S.
Pierre Descaves, la main sur le cur, refusera.
Malicette
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Mots curieux et pervertis
Il est des mots qui changent de sens suivant la plume qui les écrit.
"liberté" est d'une obsession vigoureuse et exaltante
dans le poème d'Eluard. Il est défiguré jusqu'à
son contraire : "esclavage", quand il est employé
par le Medef.
D'autres mots gardent leur sens, mais sont détournés
de leur désignation. Ainsi : "racaille" signifie
selon le Robert un "ensemble de fripouilles". La définition
est fort justement éclairée par cette citation d'Albert
Camus : "Si l'on mettait toute cette racaille en prison
les honnêtes gens pourraient respirer". On voit tout
de suite une différence avec l'expression "dehors la
racaille" puisque Camus propose au contraire de l'enfermer.
Qu'est-ce qu'une fripouille ? Le Robert est très clair :
"Homme sans scrupules, qui se livre à l'escroquerie
et à toutes sortes de trafics". Suit cette citation
de Marcel Aymé : "Dans la politique, comme dans la presse,
il y a tout un tas de fripouilles ".
L'essentiel est bien dans la désignation de la racaille.
Qui empêche aujourd'hui les honnêtes gens de respirer
? Pourquoi les premières gelées ont-elles déjà
tué sept fois ? Pourquoi la misère progresse-t-elle
au point que les organisations caritatives ne peuvent plus répondre
aux appels au secours. Qui empoche des profits boursiers au rythme
des fermetures d'usines ? Qui vote des lois pour que les plus riches
paient moins d'impôts ? Quand les élus se moquent du
suffrage universel, quand la résistance à la casse
patronale est condamnée par les tribunaux, quand les médias
taisent et déforment pour couvrir le malheur d'une chape
de désespoir, de honte et de résignation
il
faut dénoncer la racaille.
Les vies brisées par la racaille définie par Marcel
Aymé n'ont aucune commune mesure avec les dégâts
provoqués par quelques actes imbéciles qui se trompent
de colère et de cibles.
Et Sarkozy brandit un Kärcher tout en salissant le mot "sécurité".
Guy Cure.
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Romilly-sur-Seine
Débat d'orientations budgétaires : constat et propositions
des élus communistes
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Lélaboration et le vote du budget d'une collectivité
est bien l'acte majeur d'une assemblée puisqu'il décide
de ce qui sera mis en oeuvre pour l'année budgétaire
concernée pour répondre aux besoins des habitants.
On ne peut pas bien entendu faire abstraction du contexte général
et local dans lequel s'élabore un budget qui dépend
pour une bonne part des dotations de l'Etat. C'est ce qu'a tenu
à rappeler d'emblée Joë Triché, au nom
des élus communistes et républicains de Romilly
à l'occasion du débat d'orientation budgétaire
de la deuxième ville du département. Le lien a-t-il
précisé : "entre les moyens financiers alloués
aux collectivités et les décisions qui sont prises
à l'assemblée nationale par les parlementaires est
évident. Tout comme l'est également la politique
européenne qui a une influence concrète et directe
sur l'élaboration des budgets des communes. C'est même
à partir de cette politique européenne que beaucoup
de choix s'opèrent "
Or, ce contexte européen est marqué par "les
critères de Maastricht et le pacte de stabilité
qui représentent un véritable carcan libéral
pour les collectivités. Ainsi, chaque pays de la zone européenne
est invité sous peine de recommandations et d'amendes,
à ne pas dépasser 3% de déficit public par
rapport au PIB et impose des réductions de dépenses
publiques utiles aux populations (santé, retraite, services
publics...) " Notons au passage que majoritairement, notre
peuple a rejeté cette politique à l'occasion du
référendum sur la constitution européenne
et que "le président de la République avec
son gouvernement refuse toujours de tenir compte de ce vote majoritaire
de notre peuple."
Les conséquences de la politique de la droite
Concernant le contexte national, celui-ci est marqué par
l'expression d'urgences sociales très fortes et par de
lourdes menaces qui pèsent sur les finances locales. A
ce sujet le Conseiller général communiste a déclaré
: "nous avons là, les conséquences d'une politique
de droite très dure dont le seul objectif est de répondre
aux attentes du MEDEF et des catégories les plus aisées
de ce pays "
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Effectivement le budget
de l'Etat pour 2006 en est l'expression criante : "Pour 2006
et 2007, 6,2 milliards d'euros iront à des exonérations
diverses qui profiteront essentiellement aux plus riches. La restriction
de la dépense publique et le transfert de charges aux collectivités
territoriales qui ne sont pas compensés à l'euro
près -comme le gouvernement s'y était engagé-
va conduire les élus à des choix drastiques. "
Concernant les transferts de charges non compensés intégralement,
la région Champagne-Ardenne a chiffré le manque
à gagner à 7,7 millions d'euros soit 10 points de
fiscalité.
Au niveau de l'Aube, pour ne prendre que le RMI, ce sont deux
millions d'euros qui manquent de l'Etat pour le financer.
Un nouveau coup porté à l'autonomie financière
des communes
Au sujet de la réforme de la taxe professionnelle, Joë
Triché a tenu à informer l'assemblée communale
des conséquences très graves quelle va engendrer
pour les collectivités locales : "pour 36% des entreprises,
la taxe professionnelle ne devra pas dépasser 3,5% de la
valeur ajoutée. Et à chaque fois que ce sera le
contraire, les collectivités locales devront rembourser
à l'Etat la différence. Cette disposition représente
pour 2006 un manque à gagner pour les collectivités
de 1,5 milliard d'euros, soit par exemple 3 fois l'effort annuel
consacré aux zones d'éducation prioritaire à
qui le gouvernement a sucré la moitié des crédits.".
Et d' ajouter que : "cette disposition est un coup de plus
porté à l'autonomie financière des communes
et à la liberté des élus de prélever
l'impôt. Avec cette politique de l'UMP, les élus
quels qu'ils soient, sont soumis à une pression qui les
pousse à baisser les dépenses des communes et à
augmenter la fiscalité locale."
LDA
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Décès
de notre fidèle camarade Lucien Dallara
Nous venons d'apprendre avec beaucoup de peine le
décès de notre fidèle camarade Lucien Dallara,
lecteur de notre journal. Issu de la région parisienne,
il est arrivé aux Riceys et a été embauché
aux Ets Maison (ferronnerie) rapidement il est devenu un ardent
militant syndical et à la fermeture de l'entreprise, il
a su amorcer sa reconversion comme bûcheron, et aussi apiculteur
à ses heures de loisirs.
IL a aussi été un militant actif du PCF puisqu'il
en a été le candidat aux élections cantonales
dans le canton des Riceys. Lucien a été un militant
discret, simple et fidèle aux idéaux de justice
sociale et de solidarité. En ces douloureuses circonstances,
nous présentons à Paulette, son épouse ainsi
qu'à toute sa famille nos très sincères condoléances
et l'assurance de la reconnaissance des communistes aubois.
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Décès
de notre fidèle camarade Clément Sulpice
Nous apprenons avec beaucoup de tristesse le décès
de notre fidèle camarade Clément Sulpice. Il était
membre du Parti communiste depuis 1958 en rentrant dAlgérie.
Il était de lAssistance publique, a commencé
à travailler dans la culture puis a été routier
durant 25 ans. Il était titulaire de la médaille
commémorative. En ces pénibles circonstances, la
fédération de l'Aube du PCF adresse ses plus fraternelles
condoléances à son épouse ainsi quà
ses enfants.
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Culture
L'abbé Pierre lu par un mécréant
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Mon Dieu
pourquoi ? Sous ce titre, où s'affirment
en si peu de mots sa certitude et ses interrogations, l'abbé
Pierre vient de publier un livre qui se lit en quelques heures,
et qui laisse une empreinte de réflexions à poursuivre
(1).
Le livre va bien au-delà de ce que la grande presse en
a saisi de scabreux s'agissant de l'évocation de la sexualité
des prêtres. Il faut saluer l'abbé Pierre pour sa
franchise et son courage à évoquer des questions
que l'Eglise a tant voulu assimiler au mal.
La sincérité est le fil rouge qui relie ces pensées
égrenées au fil de l'ouvrage, à la manière
des logia de l'évangile de Thomas.
C'est d'une religion épurée qu'il s'agit ici, débarrassée
de superstitions poussiéreuses et de dogmes tranchants,
où la symbolique reprend place. Ce faisant, l'abbé
redonne un visage et un comportement humains à Marie, à
Jésus et à Marie-Madeleine. On est loin de la peur
du cardinal Ratzinger devant Harry Potter.

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Ce qui m'étonne,
chez l'abbé Pierre, comme chez nombre de chrétiens
progressistes, ce sont les références à Jean-Paul
II, et ces espoirs en Benoît XVI. Hier, le Vatican condamnait
Monseigneur Gaillot, aujourd'hui, il renoue le dialogue avec Monseigneur
Lefèvre. Quelles contradictions avec l'ouverture et la
générosité exprimées dans ce livre.
Il est évident que les craquements de la société
ont leurs échos dans l'Eglise. L'abbé Pierre témoigne
d'un courant qui prend en compte les réalités de
notre monde, et de l'urgence qu'il y a à le changer. Sa
foi le conduit à rejeter les alibis religieux de Ben Laden
et de Bush. Il s'interroge douloureusement sur la présence
persistante du Mal. Par cette question exprimée à
la fin du livre dans sa "lettre à Dieu", il éclaire
cette phrase terrible de l'avant-propos, qui présente l'abbé
Pierre comme "celui qui, bien que croyant, refuse d'accepter
la misère et la souffrance".
(1) Editions Plon. 110 pages. 13 €.
Guy Cure
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