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La dépêche de l'Aube n°833
du Vendredi 9 septembre
2005
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Rentrée
scolaire
Lécole a besoin de vrais changements
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Avant même qu'élèves, professeurs, parents
jugent sur pièces la rentrée, les ministres Borloo
et de Robien s'évertuent à tenter de faire oublier
les luttes puissantes et unitaires contre le budget 2005, le projet
Thélot, la réforme Fillon, la répression
contre le mouvement lycéen, ainsi que l'onde de choc provoqué
par le Non au référendum et les axes de la politique
gouvernementale qui n'a pas changé sur le fond.
Il suffit d'examiner les ordonnances instaurant plus de précarité
pour les salariés, le refus d'augmenter les salaires, le
maintien des taxes sur l'essence, l'augmentation des transports,
du gaz
Toutes mesures qui dégradent fortement le
pouvoir d'achat.
La poursuite de cette politique ancrée dans la mondialisation
et la course au profit ne peut être oubliée lorsque
l'on juge les annonces gouvernementales pour l'école qui
s'y inscrivent pleinement.
Les annonces gouvernementales s'articulent dans trois directions
: augmenter la présence d'adultes dans les établissements
par le recrutement "d'emplois de Vie Scolaire", le remplacement
des enseignants absents et la confirmation des mesures Borloo
du plan de cohésion sociale pour aider les jeunes les plus
en difficulté.
Ces trois domaines répondent à des préoccupations
réelles soulevées par tous : enseignants, parents,
élèves, lycéens. Elles auront sans doute
quelques effets ponctuels positifs. Si elles marquent quelques
légères inflexions, elles ne changent en rien la
question fondamentale de l'échec scolaire dans les milieux
les plus modestes.
Les sujets les plus brûlants de la réforme Fillon
demeurent
Les mesures annoncées permettent de taire pour l'immédiat
les sujets les plus brûlants de la réforme Fillon
qui avaient entraîné des mobilisations importantes
: le socle minimal de connaissances, la sortie précoce
des élèves en difficulté, la réduction
des dépenses publiques et l'abandon de pans entiers de
la responsabilité nationale
Le maintien des coupes budgétaires va au contraire accentuer
les difficultés d'enseignement du plus grand nombre. Plus
de 7 000 postes d'enseignants sont supprimés dans les collèges
et lycées. Les quelques créations en Elémentaire
et Maternelle sont loin de répondre à la hausse
des effectifs
Une aggravation de la précarisation de l'emploi
La plupart des mesures annoncées par le Ministre ne comportent
pas de moyens nouveaux, mais augmentent la précarisation
et aggravent les conditions de travail des personnels.
Prenons quelques exemples :
Le
remplacement des profs absents - sur de courtes périodes
- par leurs collègues n'est que poudre aux yeux. Les moyens
n'existent pas, on ne peut oublier que la formation continue est
devenue inexistante dans de nombreuses académies faute
de possibilités de remplacement.
Dans
l'annonce du recrutement de 45 000 emplois "Vie Scolaire"
le ministre a recours aux recettes les plus éculées.
Il additionne en particulier allégrement 25 à 27
000 emplois déjà existants (CES ou CEC.) De plus
le statut des nouveaux emplois est un décalque du Contrat

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Nouvel Embauche : contrats
de 6 à 24 mois maximum, traitement en dessous du SMIC,
absence de formation et donc d'insertion durable dans l'emploi
Le
plan de cohésion sociale de Borloo vise à calmer
le jeu dans quelques établissements en prenant en charge
des jeunes en rupture scolaire. Il veut surtout éviter
le débat national sur les causes et origines de ces difficultés
et les changements nécessaires pour une transformation
progressiste de l'école.
Agir pour une école de l'égalité, de la justice
et de la réussite pour tous
Le Parti Communiste est aux côtés de tous ceux qui
luttent pour atténuer les effets de la politique gouvernementale
en matière d'éducation mais dans le même temps
il veut engager le débat sur les réformes indispensables
pour l'école
Les constats montrent que malgré les progrès (62%
d'une génération accède aux bacs), le système
éducatif reste profondément inégalitaire.
L'accès aux qualifications des jeunes issus des milieux
modestes reste pour le plus grand nombre difficile. Les inégalités
s'accroissent dans de nombreux domaines. (les mêmes jeunes
cumulent difficultés scolaires, de soins, de perspectives)
et l'école n'est pas sans responsabilités.
Lutter contre les inégalités, c'est aussi augmenter
la dépense publique pour l'éducation
Avec d'autres, nous avançons l'idée qu'il est possible
de lutter contre les inégalités sociales, culturelles,
géographiques à l'école. Nous faisons le
pari de l'accès de tous à une culture scolaire commune
permettant l'accès aux qualifications et reconversions
professionnelles.
La demande sociale de réussite scolaire est un atout pour
notre pays. Plutôt que de freiner les dépenses publiques
d'éducation il faut au contraire les développer
en créant un fonds contre les inégalités
scolaires, en assurant une réelle gratuité des études,
en favorisant l'accès aux études universitaires,
à la recherche.
Un fonctionnement nouveau de l'Ecole doit permettre le débat
démocratique, la participation et l'intervention des parents,
des jeunes, des élus, d'enseignants pour décider
des mesures adaptées aux situations locales dans le cadre
d'objectifs nationaux.
Contre les inégalités, l'école n'est pas
sans effet, mais évidemment elle ne peut pas tout : nos
propositions sont articulées avec celles pour l'emploi,
une réforme de justice fiscale, l'action contre la marchandisation
des services publics, une place nouvelle des salariés dans
le monde du travail, la démocratisation de l'accès
aux pratiques culturelles
Le temps presse. La victoire du Non au référendum
offre un espace politique pour engager avec plus de force les
exigences de transformations. Le rejet des politiques libérales
s'est exprimé avec une ampleur sur laquelle des projets
alternatifs peuvent se construire
Les communistes ont édité un projet politique pour
l'école décliné en proposition de loi, l'ensemble
de ces propositions ne sont ni à prendre ni à laisser,
elles visent à alimenter le débat pour la construction
d'une véritable alternative aux politiques actuelles pour
construire une école de l'égalité, de la
justice et de la réussite pour tous
LDA
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Conférence
à la foire de Châlons-en-Champagne :
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TGV, TER,
Grandes Lignes des trains qui répondent à vos besoins
Un débat de qualité organisé par le Comité
d'établissement de la SNCF
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Le domaine des Transports est un secteur sensible au cur
des préoccupations de l'ensemble des citoyens .
La levée récente de boucliers suite à l'annonce
de la suppression par la SNCF de Trains Corails sur trois liaisons
de l'Ouest de la France en est une excellente illustration. La
centaine de personnes qui ont répondu à l'invitation
du CE de la SNCF ont semblé apprécier la qualité
d'un débat ouvert et sans langue de bois réunissant
M Longequeue, Directeur régional de la SNCF, M Georges
D'Acchon, responsable régional de la Fédération
Nationale des Usagers de Transports, Patrick Lattuada représentant
les cheminots au CE SNCF, Pierre Mathieu, vice-président
en charge des infrastructures et des transports au Conseil régional,
et Michel Billout, sénateur - maire de Nangis. On notait
également la présence de Dominique Dubois, préfet
de la région Champagne Ardenne et du député
maire de Châlons-en-Champagne Bruno Bourg Broc, d'élus
régionaux, Francis Vérita représentait le
Président du Conseil Economique et Social.
Leffort de la Région Champagne-Ardenne
L'animation du débat par François Claverie, responsable
du Comité Régional de la CGT, a permis de dégager
un certains nombre de thématiques permettant aux discussions
de dépasser le cadre du transport de voyageurs. En effet,
partant d'une présentation des actions de la Région
en faveur du développement qualitatif et quantitatif de
l'offre de transport, les sujets d'actualité tel que le
projet sérieusement critiqué de transfert des trains
"interrégionaux" aux Régions. Si la mobilisation
des Elus régionaux, des syndicats et des usagers semble
avoir fait reculer le gouvernement dans sa tentative de désengagement
du service public via la SNCF, le risque est apparu d'une remise
en cause de la cohérence du réseau global de transport.
Ajoutons que si la charge du financement des Trains "Interégionaux"
(les TIR) était transféré sans contrepartie
aux Régions, la réussite de la Régionalisation
Ferroviaire serait remise en cause.
Ainsi, par exemple, le développement qualitatif et quantitatif
des dessertes TER, entièrement à la charge de la
Région Champagne-Ardenne n'aurait pu voir le jour sans
un effort significatif : 150 millions d'€ consacrés
aux Infrastructures et aux Transports sur un budget global de
500 millions. Parmi les investissements réalisés
par la Région on peut notamment citer le renouvellement
du matériel dont le parc âgé en moyenne de
33 ans en 2002 (soit l'un des plus anciens) passera à 7-8
ans en 2009 (soit l'un des plus neufs), on peut également
parler de la rénovation des gares de Romilly sur Seine
et de Troyes ou bien encore des politiques de tarification attractive
prises en charge par la Région.
Tout cela s'ajoute à l'arrivée du TGV Est Européen
qui a nécessité une recomposition de la desserte
afin de mettre des trains TER en correspondance de chaque TGV
dans le cadre d'une politique de concertation qui se poursuivra
dans le cadre des Comités de Lignes qui auront pour objectif
de faire correspondre au mieux l'offre du ser-vice public de transport
aux besoins des usagers.

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Une alternative au
tout routier »
Au final l'addition est élevée mais traduit le souhait
pour la majorité régionale actuelle de développer
une offre alternative au "tout routier" initiée
par la Commission Européenne aux travers de la directive
sur le temps de travail notamment qui permet aux chauffeurs routiers
de rouler près de 60 heures par semaine au détriment
de la sécurité sur les routes. Cette politique Européenne
relayée et même amplifiée par le gouvernement
en France se traduit par des choix limitant le développement
d'autres moyens de transports plus respectueux de l'environnement
notamment au moment de l'adoption de la loi de finance par des
Parlementaires qui diminue ou bloque les crédits accordés
à la SNCF ou à RFF (qui gère l'infrastructure
ferroviaire). On peut d'ailleurs noter que paradoxalement des
parlementaires qui votent les gels de budgets à l'Assemblée
sont également parmi ceux qui réclament des investissements
en faveur de leur collectivité (comme une rénovation
de gare par exemple). Quoi qu'il en soit il faut bien garder à
l'esprit que tout n'est pas fait en France pour le développement
du service public de transport. En ce qui concerne le ferroutage
notamment, la France consacre un budget minimal à cette
modalité de transport alors que la Suisse l'a rendu obligatoire
et a réussi à rendre ce système viable et
financièrement rentable.
De même le gouvernement ne donne pas les moyens à
la SNCF de développer son offre en refusant de prendre
en charge sa dette, comme le gouvernement allemand a su le faire.
Il en va de même pour RFF qui dispose d'un budget sérieusement
grevé par le remboursement d'une dette colossale et qui
de ce fait ne peut assurer une maintenance satisfaisante des infrastructures
qui se traduit par une diminution de la vitesse des trains, en
attendant une augmentation du nombre d'accidents si rien n'est
fait dans les années à venir. Ainsi lorsque la Région
finance l'acquisition de matériel de type AGC capable de
rouler à 160 km/ heure, il est anormal que l'état
du réseau ne lui permette pas de le faire. Le gouvernement
doit donc là aussi prendre ses responsabilités.
Enfin autre question abordée durant ce débat, la
question de l'emploi : de 12 000 cheminots en Champagne-Ardenne,
il y a quelques années à 3500 aujourdhui,
on peut se poser la question des répercussions probables
d'une telle diminution d'effectifs sur la qualité du service
public. Là encore lorsque la Région investit massivement
dans le ferroviaire, et dans un contexte où la hausse du
prix des carburants semble être favorable à un rééquilibrage
rail/route, on est en droit de souhaiter que la SNCF dispose de
moyens accrus de la part de l'Etat et mette tous les atouts de
son côté, les moyens humains notamment, pour réussir
le pari de nous faire vraiment préférer le train.
Florent Ballanfat
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...LES CLES DU SUCCES
Le magazine Challenges paraissait un jeudi sur deux. Vous le trouverez
désormais dans les kiosques chaque semaine. Cette réussite
est dans l'air du temps : celui de la richesse facile et du culte
de la rentabilité. Deux exemples tirés du numéro
242 de la revue.
Challenges a fait des propositions pour éviter l'augmentation
du prix du timbre à 0,53 € ; il suffisait de supprimer
2400 postes, de fermer 1300 bureaux ou de supprimer 10 centres de
tri. Et de citer en exemple la Deutsche Post qui, après avoir
encore supprimé 6000 postes l'an dernier, a permis aux bénéfices
de "s'envoler". Un bon point quand même pour "la
Poste qui fait preuve de courage" en n'embauchant plus que
sous droit privé, ce qui fait baisser le pourcentage de fonctionnaires.
Le cout financier du chômage n'est pas pris en compte dans
le calcul de la rentabilité, puisqu'il ne s'agit pas de la
même caisse. Quant à la détresse humaine des
chômeurs et des travailleurs précaires, ces choses-là
n'ont aucun intérêt
Une rubrique du journal donne de judicieux conseils de placements
: une plus-value de 15% en un mois et demi donne satisfaction au
rédacteur. Par contre, un rapport de 10% en six mois est
jugé tout à fait insuffisant. Avec tes économies
placées à la caisse d'épargne, tu es ridicule
et minable, mon frère, mon camarade.
Challenges ne se mêle pas de politique. La preuve, c'est un
dirigeant de gauche qui fait sa couverture : Tony Blair. Vous cherchiez
le symbole d'une époque qui gère à court terme
et ne voit pas plus loin que le bout de son portefeuille ?
Guy Cure
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...Baroin à la ville comme à la
campagne
A la ville (à Paris) comme à la campagne (à
Troyes) François Baroin demeure un fervent promoteur du libéralisme
(politique dure aux pauvres et bénie des patrons). A la ville
cet été, il ne s'est pas contenté de cautionner
la vaste offensive réactionnaire et antidémocratique
du gouvernement, il en a été un des acteurs majeurs.
Excusez du peu : privatisation des autoroutes, précarisation
généralisé des contrats de travail (contrat
nouvel embauche) stigmatisation et radiation des chômeurs,
mise à mal de l'épargne populaire et cadeaux fiscaux
au patronat, chasse aux syndicalistes, aux immigrés, aucune
mesure pour combattre la hausse ininterrompue des carburants, suppression
annoncée de lignes de chemin de fer etc etc
.
A la campagne, son bilan n'est pas mal non plus. Alors que le chômage
continue ses ravages dans l'Aube et que la pauvreté atteint
de plus en plus de Troyens, François Baroin poursuit son
combat idéologique : suppression des études surveillées
gratuites dans les écoles, aucune prise en compte des revenus
pour la restauration scolaire (que l'on soit fils de médecin
ou de Rmiste on paie pareil) pas de véritables tarifs sociaux
dans les transports collectifs, augmentation du nombre et du tarif
des parkings payants et parallèlement aucune perspective
de développement des transports en commun etc.. Merci Monsieur
le Maire.
Un Troyen qui attend avec impatience les élections.
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Réforme de
la fiscalité locale
Une proposition de loi novatrice présentée à
la foire de Châlons-en-Champagne
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Les associations Départe-mentales des élus Communistes
et Répu-blicains de Champagne-Ardenne ont saisi l'occasion
de la Foire de Châlons-en-Champagne pour présenter
la proposition de loi relative aux finances locales, élaborée
par les sénateurs communistes. Karine Jarry, présidente
du groupe des élus communistes au Conseil régional
animait cette initiative au cours de laquelle Michel Billout ,sénateur
maire de Nangis a mis en lumière les axes forts de propositions
qui visent à donner aux collectivités territoriales
qui assurent 2/3 des investissements publics les moyens de répondre
aux besoins des populations par une fiscalité locale plus
juste. Au moment ou commencent à s'élaborer les
budgets de l'Etat et des collectivités il s'agit d'une
question d'autant plus importante que les dispositions actuelles
ne permettent pas de réponses satisfaisantes et poussent
à des augmentations de fiscalité essentiellement
supportées par les salariés alors que d'immenses
masses financières des grands groupes continuent d'être
totalement exonérés. La réforme de la fiscalité
locale c'est aussi une question essentielle dans la nouvelle politique
à construire pour notre pays. Les communistes souhaitent
un débat citoyen sur cette question et avec l'ensemble
des forces progressistes. Jean-Pierre Pinon, président
du groupe socialiste au Conseil régional représentant
Jean Paul Bachy a apporté sa contribution à un débat
qui doit se développer. Après avoir souligné
l'omniprésence des élus communistes aux différentes
manifestations sur la foire de Châlons-en-Cham-pagne, Karine
Jarry a rappelé le travail effectué par les collectifs
pour une autre Europe et pour construire une alternative durable
à gauche. La proposition de loi en faveur d'une réforme
des finances locales est une illustration du travail fourni par
les élus du PCF pour introduire toujours plus de justice
dans la fiscalité.
Cette proposition de loi part du constat suivant :
Les collectivités territoriales doivent assumer de plus
en plus de responsabilités d'une part à cause du
désengagement de l'Etat en faveur des services publics,
et d'autre part du fait de compétences nouvelles qui leur
sont transférées sans que les moyens de les prendre
en charge soient suffisants. Or l'impôt local ne permet
pas de faire face aux charges nouvelles, il faut donc réformer
le système de fiscalité afin de le rendre plus efficace
en permettant aux collectivités territoriales d'assurer
au mieux leurs missions au plus près des besoins des

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usagers. Cette proposition
a pour objectif de rendre plus juste un impôt local qui
touche indifféremment toutes les catégories d'entreprises
et tous les propriétaires de logement quels que que soient
leurs revenus.
Alors que le gouvernement continue de diminuer les impôts
des plus favorisés, les sénateurs communistes proposent,
au contraire, un impôt reposant sur la véritable
capacité contributive des entreprises. Ainsi la taxe professionnelle
doit être calculée en fonction des actifs financiers
des entreprises et en fonction de leur dynamisme en faveur de
l'emploi. Cette proposition de financement repose là aussi
sur un simple constat : La part des actifs financiers (actions,
participation dans d'autres entreprises, obligations
) des
entreprises est de plus en plus grande, elle est en tout cas nettement
plus importante que la part des investissements productifs. Une
taxation modeste de l'ordre de 0,5% des actifs financiers des
entreprises générerait 13 milliards par an de ressources
supplémentaires et permettrait d'aider les collectivités
qui ont moins de ressources que d'au-tres du fait de la faiblesse
de leur population ou de la pauvreté de leur tissu économique.
La modernisation de la taxe professionnelle doit également
permettre de favoriser les entreprises qui réalisent des
investissements productifs, la formation, la recherche, l'emploi
stable
.
La proposition de loi déposée au Sénat a
également pour ambition d'instaurer plus de transparence
dans les contributions car il existe un lien fort entre démocratie
et impôts. Elle vise aussi à redonner plus d'autonomie
aux collectivités. Les élus doivent avoir les moyens
de financer leurs politiques grâce à des ressources
propres et ainsi supprimer l'incertitude liée aux dotations
de l'Etat qui cherche à réduire son déficit
en faisant des économies sur la qualité des services
publics. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la proposition
de loi déposée au Sénat à l'initiative
du PCF, il est possible de la consulter au : www.senat.fr
Les citoyens peuvent contribuer à la diffusion et à
l'amélioration de cette proposition qui vise une réponse
équitable, socialement juste et appropriée aux difficultés
rencontrées dès aujourd'hui par les collectivités
territoriales en allant chercher les financements là où
ils se trouvent.
F.B
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