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La dépêche de l'Aube n°834
du Vendredi 16 septembre
2005
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Fête
de lHumanité
Le peuple a pris
conscience de sa force !
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Six cent mille personnes pendant trois jours, Marie Georges Buffet
ovationnée par 65 000 personnes lors du meeting du dimanche.
Quelle formidable démonstration de vitalité et d'énergie
apportée par cette foule record, innombrable, qui a envahi
les allées de la Fête de l'Humanité ! Trois
mois et demi après la victoire du Non au référendum,
ceux qui voulaient pren-dre la température de la rentrée
n'auront pas été déçus. Dans le peuple
de gauche, chez tous ceux qui ne supportent plus l'arrogance de
la droite au pouvoir, qui sont décidés à
ne pas laisser les rênes du monde au libéralisme,
la confiance est de nouveau là, et bien là.
On attendait les jeunes
Ils étaient au rendez-vous, c'est peu de le dire, déferlant
dès vendredi, débarquant par RER entiers, s'appropriant
sans complexe la Fête, redevenue ces dernières années
leur Fête, étalant leur bonheur d'ê-tre là.
Il fallait les voir, ces jeunes, communier avec les artistes quand
ils chantent la révolte, fustigent le racisme, revendiquent
l'utopie. Il fallait les voir s'inscrire par centaines pour devenir
correspondants de notre journal comme nous le leur proposions.
Il fallait les voir répondre avec appétit aux mille
sollicitations de débats.
On attendait aussi le peuple de gauche
Et là encore, pari tenu, au-delà de toute espérance.
Après la Fête, il n'est plus temps d'en douter. L'élan
populaire qui a permis la victoire du Non continue de travailler
en profondeur la société française. Au printemps,
le peuple a pris conscience de sa force. Il n'entend pas perdre
la main ni rater les rendez-vous majeurs qui s'annoncent, les
nouvelles victoires qui semblent désormais possibles. S'il
sait aussi les obstacles, il veut en débattre au grand
jour. Les citoyens qui emplissaient les allées de la Fête
veulent garder la parole. Les principaux " leaders du NON
" ont répondu

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à l'invitation de
Marie Georges Buffet pour dire comme les communistes qu'il fallait
continuer.
La gauche doit se rassembler sur un programme de rupture avec
les politiques libérales
Le bilan des 100 jours du gouvernement Villepin-Sarkozy, c'est
toujours plus de violence envers les salariés, de discriminations
envers les pauvres, de cadeaux pour les riches, c'est la casse
systématique du service public et des garanties sociales.
Y résister massivement est urgent. Avec la même énergie
que nous avons déployée pour faire gagner le Non,
les communistes avec tous ceux qui le souhaitent doivent maintenant
contribuer à ce que la gauche se rassemble sur un programme
de rupture avec les politiques libérales à l'uvre
depuis 20 ans. Nous natteindrons cet objectif que si le
peuple est partie prenante de A à Z.
Les salariés, à l'appel de leurs syndicats, sont
en lutte le 4 octobre, les communistes y seront !
Le 22 octobre, Marie Georges Buffet a invité à un
grand meeting à Paris toutes celles et ceux qui veulent
faire barrage à la politique du gouvernement.
Dans le même temps, seront organisé partout en France
des forums pour confronter les propositions des uns et des autres
et faire émerger les mesures économiques, sociales,
fiscales, institutionnelles
sur lesquelles la gauche devra
s'engager.
Le 26 novembre, des délégués de chaque forum
se rencontreront nationalement pour faire un premier point de
l'élaboration de ce programme et des rassemblements opérés.
Avec l'extraordinaire réussite de la fête de l'humanité,
voilà de belles perspectives qui s'ouvrent pour le peuple
de gauche.
LDA
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Palestine
Gaza :
un premier pas
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Les habitants de la bande de Gaza partagent l'espoir que les
choses aillent désormais mieux sans rien oublier des zones
d'ombre d'un pas qualifié d'"important et historique"
par Mahmoud Abbas, mais qui n'est qu' "un premier pas"?
Gaza évacué de ses colonies se pose désormais
la question de son devenir.
Avec la reconstruction du port et de l'aéroport international
et la question du passage à la frontière égyptienne
et du lien avec la partie cisjordanienne, la liberté de
mouvement de 1,3 million de Palestiniens de l'enclave, toujours
interdite à 90% d'entre eux, est plus que jamais sur la
table. Elle n'est toujours pas abordée dans un esprit de
négociation par le gouvernement israélien avec l'Autorité
palestinienne. Ne pas y répondre clairement, c'est laisser
la porte ouverte au terrorisme aveugle des factions islamistes
palestiniennes, qui pavoisent déjà en s'attribuant
le succès du retrait israélien.
Les conséquences de l'évacuation des colonies de
Gaza valent aussi bien à l'intérieur qu'au plan
international. Celle-ci n'est pas qu'une "question territoriale.
C'est aussi la première grande bataille pour la séparation
de la religion et de l'État", selon l'écrivain
Amos Oz, également animateur du mouvement La paix maintenant.La
mise en échec des ultrareligieux dans ces colonies appelle
d'autres changements en Israël même

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pour trouver enfin le chemin
d'une paix juste et durable. Elle n'est pas sans conséquence
sur la formation au pouvoir, assise sur les concessions aux représentants
religieux les plus fanatiques. Mais peut-on à la fois évacuer
Gaza, quatre colonies de Cisjordanie et étendre les autres
implantations dans ce territoire, à Jérusalem-Est,
tout en poursuivant la construction du mur de la honte ? Cette
contradiction est celle d'Ariel Sharon. Elle est désormais
au grand jour. S'arrêter à une conception d'apartheid
ne pourra que nourrir le pire, mis entre parenthèses ces
jours-ci par le retour d'un fragile espoir.
La "feuille de route" adoptée en 2003 prévoyait
d'aboutir en 2005 à la création d'un État
palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande
de Gaza aux côtés d'Israël, la fin des violences
et l'arrêt des colonies de peuplement. Ses signataires,
l'ONU, l'Europe, les USA et la Russie portent la lourde responsabilité
de s'appuyer sur l'évolution en cours pour lui redonner
vie. On ne peut que s'étonner du silence de la diplomatie
française, et plus encore du chef de l'État, quant
à la situation au Proche-Orient. On mesure dans la région
ce qu'il en est d'abandonner la gestion du cours du monde au seul
leadership américain. Conformément à leurs
traditions historiques, l'Europe et la France ont leur part de
responsabilité dans la suite qui pourra être donnée
aux retraits en cours. Les partisans de la paix ont leur mot à
dire pour peser en ce sens
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Images
de fête sur le stand de l'Aube
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La réussite de la fête de l'humanité
est due avant tout au formidable engagement des milliers de militants
venus de toute la France pour assurer l'animation des stands des
fédérations du parti communiste français. Un
grand merci à tous les camarades qui se sont dévoués
pendant 3 jours et même plus pour certains afin dassurer
le succès du stand des communistes aubois. Plus de quarante
militants se sont relayés pour le service restauration, le
bar, la vaisselle et bien sûr pour l'animation musicale et
politique. Seize adhésions ont été réalisées
sur notre stand dont douze Aubois qui ont pour la plupart entre
17 et 21 ans. Encore Bravo !
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...L'EAU POÈTIQUE
En passant dans les petits jardins si chers aux amoureux et aux
tondus à chiens, j'ai reçu une douche énorme
de force 7 sur l'échelle d'Eole, dieu de la flotte et du
vent. J'en étais prêt à en accuser Jupiter,
le dieu des dieux car il vaut mieux accuser Baroin que votre inspecteur
des impôts quand il vous vous envoie la cote mobilière.
Renseignements pris, c'était la conjugaison de deux forces
: l'orage annoncé par la météo qui me jeta
100 litres d'eau au M2 et au visage et l'arrosage des plantes par
les services de la ville, plus élégant car réalisé
avec tourniquet.
Personne aux alentours pour leur dire d'arrêter le gâchis.
Tout le monde aux abris ! On économise ainsi du jardinier
ou on le met au sec, je me dis.
Renseignements pris, il s'agit d'un arrosage automatique qui fonctionne
par tous les temps et ne répond pas aux injonctions de la
météo.
Oui, ça coûte cher l'eau, de plus en plus cher, ça
va devenir une denrée aussi rare que le pétrole. D'autant
plus que la ville ayant privatisé l'eau à la SEAT,
le prix a grimpé de façon astronomique ce que n'ont
pas manqué de dénoncer les élus communistes.
Voilà le passant arrosé mais le maire encore plus
qui n'a pas prévu de gardien aux économies de toutes
sortes. (Ex des lumières qui brûlent en plein jour
au stade de l'Aube ou dans les rues).
Bush aussi a été arrosé par le typhon. Sa cote
a descendu en flèche à mesure que celle de l'eau montait
et que les secours n'arrivaient pas. Parfois il y a de l'eau qui
fait déborder le vase de la colère. Colère
d'espérance comme dit Aragon : "Croire au soleil quand
tombe l'eau." Voilà qu'une douche me rend poète
Malicette
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Bien avant le massacre du 22 août 1944 quand tombèrent
les 49 martyrs de Creney, quatre autres patriotes furent massacrés
le 22 février. Il s'agit de François Mothré,
Albert Keyser, Georges Furier et François Millot.
Ces quatre héros faisaient partie d'un groupe FTPF (Francs
Tireurs et Partisans Français), organisation créée
par le P.C.F. Ils habitent à Saint Parres les Vaudes (Furier,
Mothré), Maisons-Blanches (Keyser) et Nantes (Millot).
Ils n'ont pas 30 ans et sont chargés de l'évacuation
des parachutages. Tâche pleine de dangers car il faut circuler
de nuit à la merci d'une patrouille ou d'un barrage. Mais
le pire est encore la dénonciation. Il a fallu par ex.
de gros efforts au lieutenant Murard pour reconstituer certains
maquis décimés par Pigné, l'homme au chapeau
vert, dont la "courageuse" armée était
faite de dénonciateurs.
Millot est arrêté à Chalons, les au-tres sont
dénoncés et torturés à la prison de
Troyes. Un 5e compagnon, Daniel Traini de St Parres qui n'a que
18 ans est arrêté et déporté. Il meurt
le 6 décembre 44. Louis Tripogney du même groupe
réussit à échapper à la souricière.
Les quatre Résistants de la prison Hennequin sont condamnés
à mort le 17 février. La maire de Creney

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reçoit l'ordre
de faire creuser 4 tombes. En fin d'après-midi, ils sont
attachés à des poteaux de bois et massacrés.
Dans la nuit, en cachette de l'occupant, les corps seront rendus
aux familles.
D'après un témoignage d'un officier allemand, Kilian
Schmidt, les quatre hommes sont tombés en héros
en criant "Vive la France".
Les quatre poteaux des martyrs sont aujourd'hui au Musée
de la Résistance de Mussy.
Les Résistants aubois demandent depuis bien des années
qu'un Musée de la Résistance auboise voie le jour
à Troyes ou dans l'agglomération. Il regrouperait
tous les faits sans distinction et tout le maillage extrêmement
complexe des réseaux de Résistance, nombreux et
actifs sur tout le territoire. Le maire de Pont Ste Marie, M.
Landréat, a pour sa part proposé un site sur sa
commune.
C'est une uvre absolument nécessaire pour montrer
aux générations futures que l'héroïsme
ne naît pas de rien : il a fallu le terrain des luttes ouvrières
(Front Populaire), renforcées par un antifascisme ardent
(montée de l'hitlérisme, guerre d'Espagne) et teintées
de patriotisme militant. Le devoir de mémoire comme on
dit doit être aussi un devoir d'histoire et de vérité.
Jean Lefèvre
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Nogent-sur-Seine
Visite du Ministre Dominique Perben
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que les tambours n'ont pas
résonné pour annoncer la visite du ministre des
transports à Nogent-sur-Seine !
Tandis que les poids lourds bloquaient certaines installations
pétrolières, c'est donc un autre poids lourd du
gouvernement de Villepin que recevait discrètement Gérard
Ancelin, Domi-nique Perben : ex ministre des DOM TOM, ex ministre
de la fonction publique et de la décentralisation, ex garde
des sceaux, et aujourd'hui ministre des transports
Et, nous
l'espérons tous, en 2007, ex ministre tout simplement après
la victoire de la gauche qui a dit Non !
Très peu de publicité, donc, autour de cette visite
ministérielle, comme pour empêcher toute tentation
de mobilisation des salariés et autres transporteurs. Pas
d'appel public à la mobilisation donc, mais tout de même
un petit comité d'accueil rapidement improvisé entre
camarades du PCF et de la CGT.
C'est sûr, nos deux ministres et leur cour n'avaient pas
programmé de venir "débattre" avec les
"perturbateurs". Si le petit groupe n'avait pas contourné
la mairie et le cordon de gendarmerie pour interpeller bruyamment
aux cris de "un peu de courage, Messieurs Perben et Baroin
", et s'il n'y avait pas eu autant de journalistes, donc
de témoins, nos ministres seraient restés entre
gens biens
Contraints et forcés, ils ont donc distribué

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quelques poignées
de mains (c'est gratuit, ça ne leur coûte rien !)
et tendu l'oreille aux propos des uns et des autres sur les prix
des carburants, l'avenir des trains CORAIL et de la ligne Paris-Bâle,
les déjà tristement célèbres Contrats
Nouvelle Embauche
Et puis ils sont repartis, aussi discrètement qu'ils étaient
arrivés. La presse locale a longuement rendu compte de
cette visite, citant les uns et les autres -Michel Soufflet, le
directeur d'Emin-Leydier, le président de la CCI, Gérard
Ancelin bien sûr
-, et passé étrangement,
mais cela ne surprendra personne, sous silence, la présence
et l'intervention de Pierre Mathieu, pourtant vice-président
du conseil régional en charge des transports
On a au moins appris une chose : Dominique Perben est pour le
développement du bio-gazole ! Mais il ne roule pas au bio-gazole
.
Il faut parfois savoir montrer l'exemple quand on veut être
crédible.
Dominique Perben est donc venu à Nogent, peu de Nogentais
s'en souviendront, sauf peut-être ces quelques patrons forcément
intéressés quand il s'agit de rentabiliser leurs
affaires ! J'ose espérer qu'ils ont aussi évoqué
la défense de l'activité fret à la SNCF et
le développement du ferroutage
Laurent levasseur
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Textile :
Quand le Commissaire Mandelson, se moque du monde !
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Avec la libéralisation du marché du textile et
de lhabillement, l'Union européenne et le Maghreb,
ont été submergés par des vagues de licenciements
et de fermetures d'entreprise, alors quune marée
de vêtements produits en Chine, remplissait les rayons des
magasins.
Les grands distributeurs de l'habillement, ont, sans le moindre
scrupule, abandonné leurs fournisseurs européens
et magrébins pour des entreprises chinoises, ce qui leur
a permis d'accumuler rapidement des profits records, sans aucune
retombée salariale positive sur leurs employés.
Si les consommateurs ont pu bénéficier dune
baisse des prix, mais elle a été sans commune mesure
avec les gains financiers de la grande distribution.
Il a fallut des mois de lutte des syndicats et des professionnels
du secteur, et la «grande peur» du référendum
sur le Traité constitutionnel, pour que le Commissaire
européen au commerce extérieur, Peter Mandelson,
daigne, enfin se décider à agir face à une
situation sociale et industrielle catastrophique.
Le 10 juin 2005 à Shanghai, un accord très limité,
a été passé avec la Chine, pour limiter les
importations de certaines catégories de textile (pull-over,
pantalon,...) vers l'Europe. Cet accord fut public et largement
médiatisé. M. Mandelson, a profité de l'occasion
pour faire le fier devant les caméras de télévision.
Or, depuis la mi-août, les marchandises chinoises s'accumulent
dans les ports européens, bloquées par le dépassement
des quotas d'importation, en application de l'accord de Shanghai.
A qui fera-t-on croire que cette situation inédite dans
toute l'Histoire du commerce international, est le fait du hasard,
de la surprise ou de l'incompétence ?
Des géants de la distribution internationale, avec leur
armée de juristes, déconomistes, de logisticiens
se seraient-ils fait piéger comme de vulgaires contrebandiers
?
Vu les stocks et les sommes en jeu, on ne peut quen douter.
On ne peut que sinterroger ?
A partir dassurances données en haut lieu, ces entreprises
transnationales tentent-elles un coup de force pour imposer définitivement
à lUnion européenne, le libre-échange
sans aucun entrave, et donc rendre caduque les accords de Shanghai
?
Hier, était insensible au drame des salariés de
l'industrie textile jetés à la rue, M. Mandelson
se sent maintenant, investie d'une «obligation morale et
politique" vis-à-vis des grossistes européens.
Il verse des larmes de crocodile sur les petits détaillants,
parle de pénurie de vêtements en Europe. Il déclare,
avec des trémolos dans la voix que les européens
les plus

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pauvres risquent de ne
pas pouvoir acheter des habits pour passer lhiver.Il menace
le Parlement européen et les Etats membres : "Le prix
d'un rejet de mes propositions retomberait sur les consommateurs",
et dans le même temps, il se garde bien de les rendre publique.
M. Mandelson réclame ainsi, un véritable chèque
en blanc.
Cependant, le 30 août, devant la Commission commerce international
du Parlement européen, M. Mandelson a décidé
de son propre aveu de faire preuve de franchise. Mais ce parler
franc, confine au cynisme et à la provocation.
En effet pour lui «la mondialisation entraîne nécessairement
des gagnants et des perdants, et cela on ne peut le dire aux peuples
européens» surtout à la veille de référendums
ou déchéances électorales, alors «il
faut fait preuve de sens tactique, pour rassurer les citoyens».
Le rôle des politiques, des gouvernements responsables doit
être de « calmer les inquiétudes populaires
» et non de participer à essayer de résoudre
les problèmes des gens.
«Laccord de Shanghai, sinscrit dans cette perspective,
cest un procédé tactique transitoire»,
lagenda de Lisbonne, c'est-à-dire «la compétitivité
» à tout prix, doit être lalpha et loméga
de la politique européenne.
Or dans la conjoncture politique actuelle de lUnion européenne
: Présidence britannique, victoire possible de la droite
en Allemagne, très large majorité pro-libérale
au Parlement européen. Nest-t-il pas tentant dorganiser,
en douceur une sorte de coup de force ultra-libéral pour
faire oublier les résultats des référendums
français et hollandais.
Cest pourquoi, jaccuse le Commissaire Mandelson, davoir
sciemment laissé faire le blocage de millions de tonnes
de vêtement jetant les ports européens dans le chaos,
davoir pris en otage les petits détaillants et les
consommateurs qu'il prétend défendre, davoir
tout fait pour dramatiser la situation, tout cela pour montrer
quil est vain et nuisible de vouloir réguler le commerce
mondial et que le seul horizon possible est la fuite en avant
vers une Europe toujours plus libérale.
Loin des inquiétantes manuvres dapprenti sorcier
du Commissaire Mandelson, loin dun retour utopique et réactionnaire
au protectionnisme, je continuerai avec mes amis élus communistes
au Parlement européen, à lAssemblée
nationale et au Sénat, à défendre les salariés
du textile et le progrès social généralisé,
seul moyen déchapper à une mondialisation
destructrice aussi bien pour les européens que pour les
travailleurs chinois
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