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La dépêche de l'Aube n°836
du Vendredi 30 septembre
2005
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Jacquemard encore
300 suppressions de postes de travail dont au moins 170 licenciements
inacceptables
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Depuis plusieurs semaines, la rumeur de ce nouveau coup dur pour
lemploi était sur beaucoup de lèvres dans
la seconde ville du département de lAube.
Mais depuis quelques jours, il ne s'agit malheureusement plus
d'une rumeur mais bien d'une triste et dure réalité
que vont devoir affronter les salariés de chez Jacquemard
Aube/Chaussettes. La direction vient en effet d'annoncer aux représentants
du personnel son intention de supprimer à nouveau 170 emplois
sur les 425 que compte encore le groupe Olympia.
Ainsi, depuis l'année 2000, ce sont près de 600
emplois qui auront été supprimés par Dominique
Jacquemard, la seule actionnaire du groupe qui.porte son nom.
La cause de cette catastrophe pour les salariés et la ville
de Romilly est bien connue ; la délocalisation de la production
vers la Roumanie pour s'assurer de nouveaux profits. Peu importent
les souffrances que de tels choix font subir aux salariés,
peu importent les difficultés qu'ils vont engendrer pour
la ville et qui seront supportées par toute la population
; la dictature du profit, de la compétitivité et
de la concurrence à tout va est impitoyable.
Il ne faut surtout pas leur faire confiance
Depuis 2000, c'est le troisième plan de casse massive de
l'emploi. Et chaque fois la direction prétend qu'il est
indispensable pour pérenniser l'entreprise.
On voit aujourd'hui le résultat. Le personnel craint une
délocalisation totale de la production vers la Roumanie
Pourtant le 20 janvier 2003, Dominique Jacquemard déclarait
à la presse "l'unité de Romilly sera chargée
de réaliser environ 30% de notre production..". et
d'ajouter "il n'est pas concevable d'envisager une délocalisation
à 100 %". Et que dire des déclarations de M.
Labouze le nouveau PDG du groupe Olympia embauché par Dominique
Jacquemard il y a tout juste un an. Le 15 septembre 2004, dans
une interview accordée à la presse locale, la main
sur le coeur, il affirmait "je n'ai pas la réputation
d'un chef d'entreprise qui a licencié à tout va.
Simplement, j'ai la volonté de pérenniser le groupe
dans l'Aube".
Mais à chaque fois, le coût des licenciements est
supporté en partie par l'ensemble des contribuables. Par
exemple en 2003, le gouvernement Raffarin avec Baroin aura accordé
plus de 1,2 millions d'euros d'aides pour permettre à la
direction Jacquemard de mener à bien son plan de casse
de l'emploi.
Quel scandale que l'argent public serve à licencier alors
qu'il devrait être utilisé pour favoriser la création
d'emplois. A ce sujet, Michel Cartelet qui à chaque fois
a été bien compréhensif à l'égard
des patrons, avait indiqué "Avec les différentes
aides, seul un peu plus de 20% du coût de cette mesure devrait
reposer sur l'entreprise" (presse locale du 8-2-2003).
Et le contrat de site ?
A la lumière de ce qui s'est passé depuis sa signature,
il faut bien constater qu'il a représenté une vaste
entourloupe visant à faire croire à un miracle pour
Romilly. Baroin, Adnot et Cartelet étaient tous euphoriques
autour du champagne lors de la signature du contrat de site en
présence du ministre de Raffarin, JP Delevoye. Seules,
les forces de gauche dont bien évidemment la section de
Romilly du PCF et les organisations syndicales avaient dénoncé
le manque d'ambition de ce contrat de site en matière d'emplois.

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Ce qui les avait conduits
à organiser une manifestation de protestation devant la
mairie de Romilly au moment de sa signature. Malheureusement,
les faits leur donnent aujourd'hui raison. Depuis, les entreprises
Mutextil, Sorotex UPA, Barbara ont été liquidées
et maintenant c'est à nouveau Jacquemard qui supprime 300
postes de travail et licencie 170 salariés.
Riposter, construire des alternatives à cette casse inadmissible
de l'emploi
Partout dans notre pays, les plans massifs de licenciements se
multiplient. Et le gouvernement laisse faire, mieux il continue
d'accorder des cadeaux financiers considérables aux patrons
sans aucun contrôle, ni contrepartie en matière d'emplois.
Il est bien le gouvernement des riches contre le monde du travail
devant subir la baisse du pouvoir d'achat, la précarisation
à outrance de l'emploi avec en prime la chasse aux chômeurs
alors que les patrons peuvent licencier plus facilement sans être
sanctionnés. Mais face à cette situation inacceptable,
partout en France, les salariés ne se laissent pas faire,
partout la riposte s'organise dans l'unité la plus large.
C'est le seul chemin possible qui permette d'endiguer cette déferlante
de mauvais coups contre le monde du travail. Le PCF de Romilly
avec les élus et son conseiller général Joë
Triché, comme ils l'ont fait à chaque fois, s'investiront
au côté des salariés de chez Jacquemard et
de leurs organisations syndicales pour tenter d'infléchir
les choix de casse de l'emploi. De toute manière, il ne
faut pas laisser faire, il faut vivre debout et pas à genoux
comme le rêvent le patronat et la droite.
Et puis, il y a nécessité de rechercher des solutions
pour s'opposer aux délocalisations des productions nationales.
Pour leur part, les communistes ont des idées sur la question.
Ils les ont travaillées avec les salariés de chez
Jacquemard lors du dernier plan de licenciements. Aujourd'hui,
elles méritent sans doute encore d'être enrichies.
En 2007, si la gauche est pour revenir aux affaires, c'est pour
opérer des ruptures avec la politique ultra-libérale
en mettant en oeuvre avec les citoyens des mesures qui s'attaquent
réellement à ce capitalisme liquidateur de notre
potentiel industriel et des acquis sociaux. Dans cet esprit, dans
tout le pays, le parti communiste français propose l'organisation
de forums avec les citoyens, les forces syndicales et associatives,
avec les partis de gauche pour construire cette fois le vrai changement
tant attendu par notre peuple. A Romilly, une telle initiative
s'impose compte tenu de cette actualité dramatique.
LDA

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Lancement
du premier Comité Local d'Animation et de Développement
(CLAD) du Transport Régional à Troyes, lundi 19 septembre
2005
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A défaut d'être reliée au réseau TGV,
l'Aube pourra se consoler d'avoir accueilli le premier Comité
Local d'Ani-mation et de développement du transport régional
mis en place par le Conseil régional.
Ce n'est évidemment pas un hasard si la première
réunion de concertation a eu lieu à Troyes lorsqu'on
connait l'implication de Pierre Mathieu, Vice-président
en charge des Infrastruc-tures et des Transports au Conseil régional,
sur les problématiques liées à la ligne Paris-Bâle.
Ainsi ce premier CLAD a été l'occasion de revenir
sur un contexte particulièrement préoccupant du
fait de la nouvelle tentative de désengagement de l'Etat
via la SNCF par un transfert des TIR (trains interrégionaux)
aux Régions qui a été repoussé du
fait de la mobilisation des usagers, des syndicats mais également
des élus concernés. Autre dossier épineux,
abordé par le Président du Conseil Régional
Jean-Paul Bachy, celui de l'électrification de la ligne
sans cesse repoussée par la faute d'un gouvernement qui
refuse de financer plus de 25% du montant des travaux estimés
à 210 millions d'euros.
Face à cette "plaisanterie", la Région
se trouve dans une impasse car elle ne peut pas assumer une telle
charge financière sauf à augmenter les impôts
dans des proportions inacceptables. Cette affaire est d'autant
plus préoccupante que la Région a déjà
dû largement mettre la main au portefeuille pour financer
le passage du TGV Est Européen, dont les Aubois ne peuvent
bénéficier. Il est donc indispensable que cette
situation soit compensée par une amélioration de
l'offre pour l'Aube comme pour la Haute-Marne.
Sur cette ligne appartenant à la fois au périmètre
" TER " entre Troyes et Culmont-Chalindrey et au périmètre
"grandes lignes" entre Paris et Troyes puis au-delà
de Culmont-Chalindrey, une diminution de services au niveau national
annihilerait les efforts de la Région pour valoriser le
transport ferroviaire. Ces données ont été
rappelées en ouverture de la réunion car elles conditionnent
la qualité de l'offre pour les usagers de la ligne.

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Rassembler tous les acteurs
concernés pour une meilleure efficacité du service
public
Les CLAD ont pour vocation d'améliorer la qualité
du service public de transports, en créant des lieux d'écoute
et de concertation permettant de rapprocher l'offre des besoins
exprimés par les usagers. Etant donnée l'importance
des investissements dans ce domaine, il devenait urgent d'associer
tous les acteurs concernés par la qualité de ce
service public afin de lui donner les moyens d'être réellement
efficace. Bien évidemment le CLAD n'est pas la première
forme de concertation à être mise en place, en revanche,
ce qui est nouveau c'est la volonté exprimée par
le Conseil régional de transformer ces structures en véritable
instance de travail permettant de proposer de véritables
améliorations en collaboration avec les usagers et la SNCF
bien entendu, mais également en y associant les représentants
des salariés de la SNCF, les élus locaux, les autres
autorités organisatrices des transports (Etat, Conseil
Général et Agglomé-rations) ainsi que tous
des mem-bres du monde socio-économique.
La possibilité - inspirée par Jean-Claude Gayssot
- de créer des Comités de Lignes était ouverte
par la loi SRU, et le Conseil régional de Champagne-Ardenne
a choisi de se donner les moyens de réussir cette "expérience"
de démocratie participative pour permettre d'offrir à
tous un service public de qualité. Cette volonté
politique d'impulser un nouveau dynamisme au transport régional
est aujourd'hui renforcée par la nécessité
de sortir du "tout routier" où la politique gouvernementale
cherche à nous mener en dépit de la flambée
du prix des carburants et du besoin de développer des modes
de transports alternatifs plus sûrs et plus respectueux
de l'environnement.
OLF
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Après
la victoire du NON au référendum
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- Quelle initiative pour rassembler le peuple de
gauche sur un programme anti-libéral ?
- les mesures que proposent les communistes,
- la démarche des forums citoyens etc..
La section de Troyes/Agglomération organise une soirée
débat avec la participation de Brigitte Darreau
Membre de l'exécutif national
Lundi 3 octobre à 18 h 30
Au siège de la section 22 avenue Anatole France 10000 Troyes!
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Appel de la fédération
de l'Aube du PCF Stop à cette Politique de répression
globale
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Le ministre de l'Intérieur, a prononcé la semaine
dernière un discours guerrier appelant les Préfets
de la République à multiplier les arrestations et
expulsions d'étrangers, engendrant d'insupportables drames
humains, à contester les décisions de justice qui
leur sont favorables, à mépriser les collectifs
et associations de soutien, qui pour Sarkozy " ne représentent
qu'eux mêmes "
Dans la foulée les propos de François Baroin, ministre
de l'Outre-mer, suggérant de bafouer le principe du droit
du sol, pourtant déjà fort malmené en ont
rajouté encore à cette frénésie anti-immigrés.
Ces mots et cette perspective ont provoqué une vive émotion.
Une circulaire du ministère de l'Emploi donnant des instructions
pour traquer les chômeurs d'une part,
L'intervention héliportée des militaires du GIGN
pour déloger les salariés et les syndicalistes en
lutte pour défendre leur emploi et dénoncer le hold-up
qui est en train de se réaliser sur la compagnie maritime
publique SNCM d'autre part, démontrent bien que nous avons

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affaire là à
une politique de répression globale qui rappelle les heures
les plus sombres de l'histoire de France.
C'est tout le gouvernement qui cautionne cette politique et qui
en est comptable.
C'est trop grave. Il faut stopper cet engrenage, dangereux pour
toutes et tous, il faut que cessent ces expulsions et ces rafles,
cette stigmatisation des migrants, cette véritable guerre
aux pauvres et cette chasse aux syndicalistes.
La fédération de l'Aube du Parti communiste français
propose à toutes les forces et à tous les citoyens,
attachés aux valeurs fondamentales de la République
de se réunir dans les jours qui viennent afin d'aller ensemble
dire aux Préfets que nous n'acceptons pas cette politique
de répression et que celles et ceux qui se battent pour
le droit à la dignité ne lâcheront pas prise
et ne laisseront pas faire.
Voilà en tout cas une raison supplémentaire de se
rendre nombreux aux manifestations du 4 octobre prochain
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...C'EST LE BORDEL
Les Allemands ont lu Bernard Dimey qui pestait contre la fermeture
des bordels. La prochaine Coupe du Monde de football sera l'occasion
pour eux d'investir dans un secteur particulier de l'économie,
le lupanar où généralement on ne va pas pour
s'économiser. Le plus grand bordel du pays devrait être
inauguré à Berlin juste avant l'ouverture de la compétition,
ont annoncé les promoteurs du projet.
Bâtie près du stade olympique, la maison close Artémis
offrira notamment sur quatre étages une piscine, un sauna
et une salle de cinéma. Elle pourra accueillir 100 femmes
et 650 hommes à la fois, a détaillé Norman
Jacob, avocat des investisseurs qui ont choisi de rester anonymes.
Ce sera la maison close "la plus propre, la plus transparente,
la meilleure et l'ambiance y sera bonne." "Je pense que
le football et le sexe vont bien ensemble", a-t-il estimé".
C'est la première fois que le sport en chambre sera ainsi
reconnu comme une discipline olympique.
Malicette
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Pour une nouvelle
dynamique à gauche
Les communistes proposent...
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La grande leçon du 29 mai dernier, c'est que notre peuple
a décidé de se rassembler pour gagner; il s'est
donné l'objectif d'un "non" majoritaire alors
que tout, a priori, s'y opposait.
Il s'est emparé des enjeux de la consultation en menant
durant des mois un intense débat politique. Et cette mobilisation
populaire a permis qu'émerge à gauche un rassemblement
très large en faveur du Non. Celles et ceux qui ont permis
cette victoire attendent que la même dynamique se poursuive.
Ils n'attendent pas des forces de gauche qu'elles se regardent
le nombril, qu'elles jouent pour la pomme de l'un ou de l'autre,
encore moins qu'elles se figent dans leurs certitudes en portant
jugement sur les uns ou sur les autres.
Construire une union populaire
Ce n'est pas seulement la gauche de gouvernement qui est en échec
ces dernières décennies, c'est toute la gauche.
Personne n'a vraiment réussi à changer la vie des
Français, à contrer l'offensive libérale.
C'est toute la gauche qui doit se dépasser pour construire
un nouveau projet politique alternatif qui change vraiment la
vie. L'ambition est bien de construire, comme pour le référendum,
un rassemblement majoritaire, une union populaire, une majorité
politique en faveur d'autres choix et non une simple opposition
de témoignage, même très déterminée.
Pour impulser cette dynamique, les communistes avancent plusieurs
propositions.
Ils estiment qu'une méthode par étapes, où
des partis,

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seuls ou à plusieurs,
prépareraient un projet pour ensuite le soumettre au peuple
ne serait pas bonne. Si l'on veut créer un élan
populaire, une dynamique capable de faire gagner la gauche durablement
sur une politique de transformation sociale, il faut dès
cette rentrée tout à la fois amplifier la résistance
au quotidien face à la droite et se lancer avec les citoyens
et les citoyennes dans le débat sur les propositions alternatives
sur toutes les grandes questions, l'emploi, la santé, le
pouvoir d'achat, l'éducation, les droits des immigrés,
le droit au logement
Les communistes proposent une première initiative dès
le 22 octobre qui permette à toutes celles et ceux qui
le souhaitent, salariés en lutte, citoyennes et citoyens,
forces de gauche, de se rassembler, lors d'un immense meeting,
pour dire Non, nous n'acceptons pas la politique Villepin-Sarkozy,
nous voulons une autre politique.
Et le 26 novembre, ils proposent que toutes les forces de gauche,
politiques, associatives, syndicales, citoyennes tiennent à
Paris une première étape pour faire le point de
ce qu'ils pourraient tous ensemble porter dans un projet alternatif.
D'ici là, de très nombreux forums pourraient se
tenir dans le pays. Le premier grand-rendez-vous populaire a été
celui de la Fête de l'Humanité. Particulièrement
réussi, ce rassemblement augure bien des prochaines étapes
pour construire le projet de changement et de rassemblement durable
à gauche
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Appel unitaire
des syndicats à des arrêts de travail et à
une manifestation départementale
Rassemblement le mardi 4 octobre 17 h 00
place de l'Hôtel de Ville de Troyes
La fédération de l'Aube du PCF appelle les communistes
aubois à se rendre nombreux à la manifestation.
Rendez-vous des communistes16 h 45 sur le lieu de rassemblement
Perception du badge PCF et d'un tract à diffuser
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