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La dépêche de l'Aube n°837
du Vendredi 7 octobre
2005
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Le pays se dresse
contre la politique gouvernementale
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Salariés de Jacquemard en-tête, 2500 manifestants
ont défilé dans les rues troyennes contre la politique
de casse sociale du gouvernement De Villepin/ Sarkozy/Baroin.
Beaucoup plus darrêts de travail (à titre dexemple
95% des salariés de la SOTRATEX étaient en grève),
de défilés, de manifestations (largement plus dun
million au total), un engagement désormais significatif
dans le privé et plus seulement dans le public, tous les
syndicats dans laction, un soutien des trois quarts de lopinion
publique... La journée daction dhier a battu
les records de mobilisation déjà atteints le 10
mars dernier. Disons le tout net : cest le pays qui vient
une nouvelle fois de se dresser contre la politique gouvernementale.
En quelques mois, la colère sociale a encore grandi, les
thèmes de laction se sont enracinés, les exigences
formulées se font plus insistantes, plus précises
aussi. Avc le 10 mars, les salariés avaient mis les urgences
sociales en tête des priorités nationales, rejetant
le cap dé-sespérément libéral que
la droite sentête à imposer depuis mai 2002.
Le 29 mai, les mêmes, utilisant cette fois massivement leur
buletin de vote, avaient barré la route à un projet
de constitution européenne qui aurait nourri cette politique
au lieu de la combattre. Hier, le pays a montré quil
avait tiré la leçon de lentêtement conjoint
du gouvernement français et des autorités européennes
à poursuivre dans le même sens. Puisque vous ne voulez
rien entendre, viennent de dire les manifestants, et bien nous
aussi nous haussons le ton. Dominique de Villepin a parlé
hier dȎcouter les

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Français».
Mais les Français lui demandent désormais ben plus
: ils veulent de véritables changements, sur des dossiers
précis, avec des actes concrets, pour contrer la plongée
de leur pouvoir dachat, la précarité galopante,
le recours systématique aux délocalisations, le
laminage des services publics.
Pour répondre aux attentes sociales, le gouvernement a
les moyens dagir, il a des marges de manoeuvre
Encore faut-il le contraindre à les utiliser. Quand les
entreprises du CAC 40 annoncent 75 milliards deuros de profits
en 2005, oui, il est possible de négocier sur les salaires.
Quand le recul du pouvoir dachat mine la croissance de tout
le pays, oui, il est du devoir du gouvernement de relancer la
machine en ouvrant la négociation sur les salaires dans
la fonction publique. Quand le chantage au dumping social et à
la délocalisation déstabilise la vie de tant de
familles, de tant dentreprises, de tant de territoires,
oui, il est indécent de rajouter larme du CNE entre
les mains du patronat, il est urgent de lannuler et de mettre
plutôt en débat sur la place publique lutilisation
qui est faite du crédit, des fonds publics versés
aux entreprises, ou des vingt milliards deuros dexonérations
annuelles de charges sociales. Quand lavenir énergétique
est en cause, quand celui des transports ferroviaires en Europe,
ou de la continuité territoriale entre le continent et
la Corse, le sont aussi, oui, il faut savoir dire non aux exigences
de mise en concurrence de Bruxelles, refuser de privatiser EDF,
le rail, la SNCM, et mettre en chantier dautres solutions
de financement.
LDA
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Jacquemard
:
Les salariés
passent à laction
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Vendredi 1er octobre, les salariés de chez Jacquemard
ont décidé de passer à laction.
Ils se sont retrouvés à plus de deux cents dans
les rues de Romilly pour crier leur colère et leur refus
de la casse massive de lemploi décidée par
Dominique Jacquemard lactionnaire unique du groupe Olympia.
Ils n'ont pas manqué non plus de s'inviter à l'inauguration
du village gourmand, une bonne occasion pour rencontrer les élus,
notamment le maire de Romilly, afin de lui rappeler quelques vérités
et qui fut accueilli par les sifflets. Les salariés n'y
sont pas allés par quatre chemins : «220 licenciements
il y a trois ans. 169 aujourdhui. Et demain ? Quavez-vous
fait pour sauver nos emplois?» Et en écho, une autre
salariée lui répond «Rien» ! Un sentiment
de plus en plus partagé à Romilly. Il est vrai quà
chaque fois, en pareille situation, M.Cartelet explique comme
les patrons quon ny peut rien et que cest inévitable.
Visiblement, un discours que les salariés ne veulent plus
entendre de la part des élus. En votant massivement Non
à la constitution européenne, 70% à Romilly,
leur message a été des plus clairs : il a signifié
un refus net de lultra-libéralisme avec son cortège
de licenciements, de délocalisations et de casse des services
publics. Cette première réaction des salariés
de chez Jacquemard avait aussi pour objectif de rappeler aux participants
à la table ronde qui sest tenue en mairie le soir
même ce quils attendaient deux. Une table ronde
convoquée à la hâte et dans la précipitation
selon Joë Triché, Conseiller général.
En effet, les participants ne disposaient daucun élément
sur la situation réelle de lentreprise. Et puis,
il y avait beaucoup dabsents : direction du travail, organismes
de formation, secteur bancaire...
Joë Triché demande la suspension de la procédure
pour rechercher des solutions autres que les licenciements.
Au cours de cette table ronde, lélu communiste devait
déclarer :
«Tout dabord, une première interrogation. Quels
sont les objectifs de la réunion de ce soir quon
nous présente comme une table ronde ?
A partir dune décision unilatérale de la direction
de licencier 300 salariés, sommes-nous réunis pour
rechercher des solutions qui lui permettront de réaliser
son objectif de délocaliser lensemble de la production
au moindre coût ou sommes-nous réunis pour rechercher
des solutions qui permettent déviter ce drame humain
pour les salariés de chez Jacquemard ?
Sommes-nous face à un diktat de lactionnaire unique
du groupe Jacquemard considérant les élus et la
collectivité publique comme étant un outil pour
abaisser le coût des licenciements pour lentreprise
?
En ce qui me concerne, je refuse totalement ce rôle que
lon voudrait nous faire jouer. En effet, largent des

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collectivités, donc
des contribuables, ne doit pas servir à licencier mais
à créer de réels emplois. Cest pourquoi,
afin de pouvoir travailler dans cette optique, il mapparaît
nécessaire de connaître les raisons qui conduisent
la direction à présenter aux salariés de
chez Jacquemard et à leurs organisations syndicales un
tel plan de casse ?
Si je suis amené à poser cette question, cest
parce que depuis 2000, ce sera le troisième plan de licenciement.
Or, en 2000 et en 2003, la direction a prétendu que ces
plans étaient nécessaires pour pérenniser
le groupe Olympia à Romilly. Et à chaque fois, les
collectivités et lEtat ont été mis
à contribution pour financer les licenciements. En 2003,
au moins 1,2 million deuros ont été accordés
par lEtat. Certains ont même dit que ce plan navait
coûté que 20% à lentreprise.
Aujourd'hui ne sommes-nous pas réunis pour avaliser ce
coup fatal qui est porté à la fabrication de chaussettes
à Romilly ? Il est en effet question de délocaliser
lensemble de la production. Pourtant en 2003, Mme Jacquemard
déclarait à la presse, je cite «lunité
de Romilly sera chargée de réaliser environ 30%
de notre production» et elle ajoutait «quil
nétait pas concevable denvisager une délocalisation
à 100%». Ce soir, nous sommes réunis en table
ronde, mais nous ne disposons daucun élément
sérieux nous permettant de nous faire une opinion sur la
validité des choix de la direction. Un réel travail
danalyse, de recherche de solutions alternatives à
cette casse massive de lemploi dans notre ville est indispensable.
La direction Jacquemard prétend encore actuellement, voir
dans les déclarations récentes de son PDG la volonté
de vouloir pérenniser le groupe Olympia à Romilly.
Et bien quelle le démontre réellement, quelle
joue carte sur table en communiquant toutes les données
du problème afin de pouvoir effectuer avec toutes les parties
concernées par ce dossier vital pour les salariés
et léconomie locale, un travail réel et sérieux.
Cest pourquoi je demande au ministre Baroin et au député
Menuel que lEtat décide dun moratoire sur le
plan de la direction. Lobjectif de cette décision
vraiment indispensable devrait permettre de se donner du temps
pour rechercher de véritables solutions pour maintenir
à Romilly la production actuelle et les emplois. On ne
peut pas en effet accepter que du jour au lendemain, pour des
raisons de profits, on décide de liquider lensemble
de la production et des emplois qui y sont attachés. On
ne peut pas accepter ce nouveau coup dur pour notre ville qui
va encore un peu plus la plonger dans le marasme économique
avec toutes ses conséquences pour le commerce local et
la population»
LDA
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22
octobre : 5000 à PARIS LA PAROLE A CELLES ET CEUX QUI LUTTENT
avec Marie-George Buffet
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Le jeu de massacre auquel se livre le gouvernement
saccélère et rien ny échappe :
-l ils privatisent à tour de bras (SNCM, les Autoroutes,
EDF-GDF...)
- ils sattaquent au coeur des droits sociaux en faisant
voler en éclat le droit du travail par la mise en place du
«Contrat nouvelle embauche» instaurant pour les patrons
le pouvoir de licencier à leur gré tout nouvel embauché
durant deux années dans les entreprises de 20 salariés
ou moins.
- ils soumettent les chômeurs à lobligation
daccepter nimporte quel travail sous la menace de perdre
les Assedic.
- ils élargissent lintérim.
- ils font du «Le Pen» en reprenant à leur
compte ses projets xénophobes et son discours dexclusion
ciblant les migrants : rafles, expulsions, reconduites aux frontières
se déchaînent.
- ils bricolent la fiscalité pour réduire limpôt
des plus riches.
Partout dans la population, lexaspération monte : Ca
suffit ! Assez ! de ce chômage qui nen finit jamais
; des salaires qui baissent ; du logement inaccessible ; de la misère
qui sétend ; de cette jungle dont on veut nous persuader
que cest la seule vie possible.
Des luttes sorganisent dans tout le pays
Nous voulons faire du 22 octobre une tribune nationale utile pour
amplifier leur voix.
Retrouvons-nous ensemble pour partager nos expériences, confronter
nos réponses, imaginer les voies des rassemblements nécessaires
et les moyens douvrir un avenir qui répondent enfin
à nos attentes.
SAMEDI 22 OCTOBRE - 15 h 00
HALLE DES SPORTS GEORGES CARPENTIER - PARIS 13E Un départ
en car
-de Troyes à 12 h
22 ter avenue Anatole France
- de Romilly à 12 h 45
Bibliothèque municipale
Inscriptions à renvoyer au siège de la Fédération
du PCF: 03.25.73.43.40
Aller-retour 12 €
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...SCENARIO CATASTROPHE ?
Avis au lecteur sensible : les lignes qui suivent ne sont que pure
fiction. Cependant, toute ressemblance avec des évènements
récents et des personnages existants ne serait pas tout à
fait une coïncidence.
Ça avait commencé vers Noël dernier. Les maux
de tête étaient vite devenus insupportables, et le
nombre impressionnant de cachets d'aspirine et de paracétamol
qu'il absorbait n'y avait rien fait (1). Après plusieurs
semaines, il s'était enfin décidé à
consulter son médecin référent. Un peu plus
d'une heure d'attente, dix minutes dans le cabinet de consultation,
vingt euros : et il savait que son cas ne relevait pas du généraliste,
qu'il devait rapidement consulter un spécialiste. Sans tarder,
il a pris un rendez-vous. Une chance : un décès venait
de libérer une place ; il n'avait que quatre mois de délai
au lieu des six habituels. Il n'a pas eu le temps d'en profiter.
Il a fallu le faire admettre aux urgences à la suite d'un
accident vasculaire cérébral. En plein mois d'août.
En l'absence du chef de service, les internes ont fait ce qu'ils
ont pu, mais l'évolution fut rapide, les accidents se sont
succédé, laissant à chaque fois des séquelles
plus importantes. Depuis plusieurs jours, l'issue fatale ne faisait
plus de doute. Une question est dans tous les esprits après
le drame dont la France a suivi l'évolution avec tristesse
et accablement : Aurions-nous pu éviter ces funérailles
nationales si le mal avait été détecté
à temps ? Certains disent que pris au début, il s'en
serait sorti avec seulement quelques troubles de la vision
Guy Cure
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(1) la
Haute autorité de santé semble y voir une preuve
de l'inefficacité de ces médicaments et recommande
leur déremboursement.
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SOUFFLES
La saison du Théâtre de la Madeleine a commencé
par " Souffles ", un spectacle magnifique donné
par un ballet du Burkina Fasso (1) sous la conduite de la chorégraphe
Irène Tassembedo.
Cette oeuvre pour onze danseurs et musiciens retrace le parcours
de l'homme noir. Il évoque la période douloureuse
de la déportation vers les pays esclavagistes mais aussi
leur marche vers la dignité et la liberté. La puissance
et la beauté des corps font penser aux sculptures de Ousmane
Sow tandis que la chorégraphie les anime avec autant de
violence que de poésie.
Alors que les danses africaines sont trop souvent l'occasion de
spectacles Banania, ce corps de ballet se tourne résolument
vers le monde en mutation et crée un nouveau souffle, un
nouvel espace burkinabéen moderne. Les churs et fonds
sonores sont accompagnés par les calebasses, les tambours
à cisaille ou le gnoni, musique ancestrale et contemporaine
mêlées. Une chorégraphie forte qui allie danse
africaine traditionnelle et danse actuelle. Irène Tassembedo
a créé le ballet national du Burkina Fasso ("Pays
des hommes intègres") sous l'impulsion de Maurice
Béjart Au Théâtre même, les danseurs
de l'association Opugbu Sixième Sens avaient animé
quelques jours plus
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tôt des stages
d'initiation aux danses du B.F. pour 350 enfants.
Jean Lefèvre
MICHAUX : Vendredi 7 et samedi 8 octobre à 20 h 30, un
spectacle sur le poète Henry Michaux, "La voie des
mots, la voix des sons" de Christian Norbergen.
HUGO : L' Intervention, une pièce peu connue de V.Hugo
donnée toute la semaine dans les salles de l'agglomération
à 20 h 30(vendredi à St Julien et samedi à
Bréviandes). Cie Ici et Maintenant, en résidence
au Théâtre de la Madeleine, dirigée par Christine
Berg.
Cie Philippe GENTY : Mardi 18 octobre, 20 H 30, la Fin des Terres.
Samedi 15 et dimanche 16 octobre, salle des fêtes de Buchères
EXPOSITION DE FRUITS DE TERROIR
Par les Croqueurs de Pommes.
Nombreuses animations.
(1)Ancienne Haute Vol
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Intervention
dAnna Zajac
au Conseil municipal
du 30 septembre 2005...
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Monsieur le Ministre, maire, permettez-moi une question préoccupante
: avez vous l'intention de faire disparaître la devise inscrite
sur le fronton de la mairie de notre ville, à savoir "unité,
indivisibilité de la République. Liberté
Egalité Fraternité ou la mort" ?
Je m'interroge en effet suite à vos propos, dont j'ai pris
connaissance avec indignation , comme de nombreux habitants de
cette ville, mettant en cause le doit du sol. Vous avez proposé
de restreindre les conditions d'accès à la nationalité
française des enfants résidant dans les collectivités
d'Outre-mer, en particulier à Mayotte, Guyane et en Guadeloupe.
Or le droit du sol est un principe fondamental qui fait partie
intégrante du pacte républicain et qui est inscrit

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dans la constitution française.
Cela permet aux enfants nés en France de devenir Français
sous des conditions qui ont été déjà
scandaleusement durcies par vos amis politiques au fil des dernières
années.
En vous attaquant ainsi au coeur même de la constitution,
vous participez à la campagne qui consiste à flatter
les instincts xénophobes, , à attiser les fantasmes
d'invasion et à stigmatiser des populations qui ont profondément
besoin de considération et de droit, idées développées
par des formations politiques qui vous ont applaudi et que vous
critiquez par ailleurs.
Je suis indignée, scandalisée par cette surenchère
anti-immigrés, d'autant plus en cette période d'échéances
électorales. Vous ne nous aviez pas habitués à
ce genre d'attitude
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Courrier des
lecteurs
A propos de la SNCM
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Les travailleurs cèderont-ils au chantage
permanent de la magouille financière et de ce capitalisme
fossoyeur du droit du travail et promoteur de la misère ?
Comme il fallait sy attendre en pareil cas, nous avons eu
droit à un matraquage médiatique de la part du gouvernement.
Dans les journaux télévisés. Laffaire
du détournement du ferry de la SNCM «sest vue
immédiatement montée en épingle» ; à
force dimages chocs (des caméras de télévisions
étaient embarquées à bord auprès des
«terroristes»).
Heureusement, la «cavalerie du garant de notre démocratie
du fort de Matignon» est intervenue à temps pour neutraliser
«ces dangereux mutins». Comme nous avons été
rassurés sur les capacités de répression et
de défense de la démocratie de ceux qui veillent sur
notre sécurité. Devant ces images de zodiacs, aux
équipages fortement armés abordant un navire louche
et interlope, on se serait cru devant une super production hollywoodienne.
Et maîtrisant des combattants syndicalistes bardés
darmes et de munitions prêts à tout pour défendre
leur entreprise et leur famille.
Après, on nous a quand même expliqué dans un
éclair de vraisemblance que les officiers du bord navaient
été nullement menacés ni maltraités.
Le représentant du syndicat des travailleurs corses a quand
même tenu à préciser quen matière
de détournement, certains représentants de la classe
politique nétaient pas non plus exempts de détournements...
financiers beaucoup plus préjudiciables ! Ce qui reste formidable
dans notre pays, cest la propension de nos gouvernants à
lamalgame et à lintoxication afin de discréditer
toute action syndicale. A utiliser une sorte denflure sémantique
quand les travailleurs de ce pays défendent simplement leur
outil de travail et leur pain. Tout cela pour frapper les consciences
et ainsi démontrer à notre bon peuple quil faut
toujours rester dans la sacro-sainte légalité... si
bien garantie par notre modèle de démocratie et nos
institutions inaliénables comme les décrets passés
en force cet été contre les chômeurs et le droit
du travail. Oui ! Décidément, le droit dexercer
pleinement son droit syndical est en péril dans notre pays
où les tribunaux du pénal remplaceront bientôt
nos Conseils des prudhommes. Le travailleur de ce pays na-t-il
plus quune possibilité : celle de se résigner
devant ce capitalisme dactionnariat et de magouilles financières
? Ce qui vient de se passer dans cette affaire de la SNCM nest-il
pas de la simple responsabilité du gouvernement et de sa
mauvaise gestion ? Qui veut se débarrasser du bébé
avec leau du bain ? La privatisation garantira-t-elle la future
bonne marche de lentreprise ? Le travailleur de ce pays devra-t-il
encore céder devant «cette politique de cession des
entreprises publiques aux copains». notre justice doit-elle
systématiquement désormais opposer à toute
action syndicale non violente une potentielle lourde peine de prison.
Certainement pas. Refusons la désespérance !
Lionel Trévisan
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Lancement des forums
Travailler dès maintenant à lalternative...
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" Nous devons réussir, dans les mois à venir,
à développer dans le même esprit de rassemblement
qui a animé la campagne électorale du NON de gauche,
un grand débat politique opposant au projet de société
libérale dont rêvent la droite et le MEDEF, le projet
d'une société construite autour des valeurs de liberté,
de solidarité, d'égalité, de co-développement
des peuples, de désarmement et de paix.
C'est l'objet de la grande initiative des forums que le PCF propose
de co-organiser avec les organisations politiques, syndicales,
associatives et tous les citoyens qui le souhaitent partout en
France et où sera abordé le contenu d'un programme
politique susceptible de remporter la victoire aux prochaines
échéances électorales."
C'est en insistant sur la dynamique issue de la victoire du 29
mai et du rassemblement nécessaire de toute la gauche sur
un contenu anti-libéral que JP Cornevin secrétaire
départemental du PCF entouré de Pierre Mathieu,
vice-président du conseil régional, Joé Triché
et MF Pautras conseillers généraux et membres de
la direction départementale a informé la presse
locale de cette initiative qui se veut d'ampleur nationale.

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"Il y a une grande
colère, une grande exaspération dans le pays, et
le succès de la journée d'action d'hier en est une
forte démonstration" a rajouté JP Cornevin.
Et de déplorer que face à cette demande d'emploi
stable, de meilleur partage des richesses, de service public garant
du libre accès de chacun à l'énergie, au
transport à la communication etc... le gouvernement réponde
par le mépris et la provocation.
Face à cela il faut tout à la fois opposer une forte
résistance, les responsables communistes appelant "à
un développement des luttes" et travailler dès
maintenant à l'alternative politique c'est l'objet des
Forums. La fédération de l'Aube s'est adressé
à l'ensemble des forces pour leur proposer de co-organiser
ensemble ces initiatives. Le 26 novembre à Paris, une grande
réunion nationale réunira les délégué-e-s
des forums locaux afin qu'ils puissent faire ensemble un point
d'étape sur l'état d'avancée de l'élaboration
d'un programme de gauche qui change vraiment la vie
LDA.
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