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La dépêche de l'Aube n°838
du Vendredi 14 octobre
2005
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La « Sécu
» a soixante ans :
Une grande réforme progressiste du système de santé
est nécessaire
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La santé est une des préoccupations majeures des
Fran-çais.
Cette question refait la "Une" avec les soixante ans
de la "Sécu", une grande conquête populaire
qu'il convient de refonder, estiment les communistes.
La Sécu a soixante ans. À l'origine de cette conquête
sociale marquante, un ministre communiste, Ambroise Croizat. Fruit
de plus d'un siècle de luttes ouvrières, issue du
programme du CNR (Conseil national de la Résistance), la
"Sécu" est l'enfant d'un grand mouvement populaire
qui en a inscrit le principe dans la Constitution de 1946 : "La
nation garantit à tous la protection de la santé,
la sécurité matérielle, le repos et les loisirs".
Cette conquête, avec l'existence d'un système public
hospitalier, a permis à notre pays de se reconstruire et
d'avoir un des meilleurs systèmes de santé du monde.
"Chacun contribue selon ces moyens et reçoit selon
ses besoins" : la célèbre formule fondatrice
du système solidaire est toujours d'actualité. Elle
s'oppose directement à la "réforme" Douste-Blazy,
qui prône un système où chacun s'assure selon
ses moyens et non selon ses besoins. La "Sécu",
c'est tout à la fois une réponse solidaire aux besoins
sociaux qui échappe au loi du marché capitaliste;
un financement à partir de l'entreprise avec la cotisation
salariale et la cotisation patronale; une gestion par les assurés
eux-mêmes (jusqu'en 1983); le principe d'universalité.
La "réforme" Douste-Blazy a aggravé la
crise Son objectif principal a été de diminuer les
dépenses remboursables pour diminuer les dépenses
publiques, conformément aux exigences de Bruxelles. Ce
qui est à la charge des assurés est de plus en plus
important; l'accès aux soins est de plus en plus difficile
pour les plus modestes. Cette réforme ne règle en
rien la crise du système de santé. Au contraire,
elle l'aggrave : les inégalités sociales perdurent;
la médecine scolaire et du travail sont sacrifiées;
la pénurie de médecins et de personnels de santé
s'aggrave; les hôpitaux sont en faillite.
Le dispositif médecin traitant rend difficile l'accès
aux spécialistes pour tous ceux qui ne pourront pas se
payer l'accès direct. Il officialise les dépassements
d'honoraires; il dévalorise le travail des généralistes.
Les scandales de l'industrie pharmaceutiques se poursuivent. Cette
réforme devait régler le trou de la "Sécu".
Les

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chiffres qui viennent de
tomber montrent qu'il n'en est rien.
Les politiques libérales en cause
S'attaquer aux vrais problèmes. Le responsable du trou
de la Sécu n'est pas le malade qui va trop chez le médecin,
consomme trop de médicaments, les médecins qui prescrivent
trop, qui donnent trop d'arrêt maladie. Les véritables
causes de la crise, ce sont les mauvaises conditions de vie et
de travail, à l'origine d'un grand nombre de maladies;
les politiques libérales qui ont, depuis plus de 20 ans,
diminué l'offre de formation pour diminuer les dépenses
de santé ; les immenses profits des laboratoires pharmaceutiques;
le chômage, les bas salaires, la précarité
qui met dans le rouge les comptes de la Sécu
Construire une réforme alternative
La réforme Douste-Blazy est un échec. Il faut l'abroger.
Et construire une autre politique qui donne la priorité
à la prévention et réponde aux besoins des
gens et non aux critères de l'Europe libérale. Oui,
pour la santé, il faut dépenser plus et mieux. Refonder
la Sécu sur ces principes fondateurs d'universalité,
de solidarité, de démocratie.
Universalité, c'est-à-dire une protection sociale
ouverte à tous ceux qui résident sur le sol français
avec un remboursement à 100% de tous les soins utiles et
nécessaires.
Solidarité, c'est-à-dire un système qui met
la santé hors de portée des marchés financiers
en s'appuyant sur un service public et une protection sociale
solidaire. Qui stoppe la casse de l'hôpital public. Qui
crée de nouveaux services publics, pour le maintien à
domicile des personnes dépendantes, par exemple. Qui installe
un pôle public du médicament. Un système financé
par la cotisation avec une augmentation des cotisations patronales,
une cotisation sur les revenus financiers des entreprises.
Démocratie: la "Sécu" doit être
gérée par les assurés sociaux et non par
le Medef.
Autant de questions qui seront à l'ordre du jour du forum
sur la "Sécu" qu'organise le PCF, où il
entend mettre dans les mains des citoyens la nécessaire
refondation de la sécurité sociale solidaire
LDA
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Transport
ferroviaire et casse industrielle en débat au Conseil régional
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Le Conseil régional de Champagne-Ardenne s'est réuni
en assemblée plénière lundi 10 octobre pour
une décision modificative.
Durant cette séance, le Conseil régional a décidé
de compléter l'autorisation de programme " matériel
ferroviaire " par l'inscription de 50 millions d'euros afin
de financer l'acquisition de matériel AGC bi-mode/bi-courant.
Cela permettra d'apporter une solution pérenne aux problèmes
d'insuffisance de capacité entre Paris et Troyes des rames
X 72500 mises en service sur la ligne Paris/Troyes/Culmont-Chalindrey,
et palliera les nombreuses pannes qui surviennent sur le matériel
roulant affecté à l'exploitation de cette ligne
par la SNCF.
Pierre Mathieu, vice-président aux infrastructures et aux
transports est intervenu en posant le problème de cette
ligne. Il a fait remarquer que la région avait mis tout
en uvre pour trouver la meilleure solution possible pour
les usagers : ne pas allonger les temps de parcours et avoir du
matériel qui soit plus régulier et performant. Ce
matériel va permettre de minimiser le nombre de rames sur
l'ensemble de la Champagne-Ardenne, d'avoir un parc homogène
qui sera entretenu sur l'atelier d'Epernay, et de minimiser les
investissements à développer en réduisant
le nombre de rames de réserve. Le fait qu'il puisse fonctionner
au diesel et à l'électricité, sur les deux
modes de courants, permet pour un investissement de 40 ans d'ouvrir
des perspectives d'un point de vue du plan de transport.
Pierre Mathieu a également exprimé clairement le
refus de la région d'une dégradation de l'offre
de services de la SNCF sur cette ligne. Pour que cela n'arrive
pas, il a appelé toutes les collectivités, toutes
les personnes concernées, les usagers, les associations,
les organisations syndicales, à se mobiliser et empêcher
de mauvais coups. Ce n'est pas la solution que préconisait
au Conseil régional M. Sebeyran (UDF) de "mettre la
main au porte-monnaie". Pierre Mathieu, avec Sylvain Dalla
Rosa Conseiller régional communiste et maire-adjoint de
Charleville-Mézières ont insisté sur le fait
que les lignes nationales doivent rester dans le giron de l'Etat
et sous l'autorité organisatrice de la SNCF, que ce soit
pour la ligne Paris-Bâle ou la ligne Lille-Metz.
Durant le débat, a été évoquée
l'annonce par la SNCF de la restructuration du secteur fret du
dépôt de Mohon à Charleville-Mézières,
impliquant la suppression de plus de 100 emplois. Sylvain Dalla
Rosa a dit avec solennité que les élus communistes
seront à l'offensive et qu'ils ne laisseront pas faire,
en évoquant un coup terrible, et pour le transport ferroviaire,
et pour l'emploi dans une localité qui souffre beaucoup
économiquement. Pierre Mathieu a jugé cette décision
scandaleuse, fruit des orientations impulsées par le gouvernement
et la politique européenne, et conséquence des décisions
du plan fret. Aujourd'hui c'est Mohon, hier c'était Epernay.
Ce sont des réductions de charge de travail sur les ateliers
de Culmont-Chalindrey. Mais ce sont également

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des centaines de milliers
de camions supplémentaires ces deux dernières années
sur les infrastructures routières. Karine Jarry, présidente
du groupe communiste a soutenu la création d'un fonds social
pour les apprentis, afin qu'ils puissent faire face aux frais
inhérents à la scolarité en centre, en affirmant
que c'est un mieux, même si cela ne veut pas dire que tout
est réglé par rapport à ce que qu'il conviendrait
de faire au regard de l'état des lieux de la région
Champagne-Ardenne pour les jeunes.
Michèle Leflon, vice-présidente à la formation
professionnelle, à l'insertion et à l'emploi, a
annoncé la mise en place d'une commission qui étudiera
d'une manière humaine, " car c'est cela qui compte
", les dossiers de demande pour le dispositif ENVOL, qui
connaît un succès très net, et dont l'objet
est d'offrir un soutien en matière de formation aux demandeurs
d'emploi désirant créer leur entreprise. Elle redit
la fonction première de ce dispositif qui est l'insertion
par l'emploi, et non d'ordre économique et elle a invité
les élus à réfléchir et à travailler
à des dérogations par rapport au public visé.
En effet, il y a par exemple des gens qui travaillent en temps
partiel forcé, qui est finalement un équivalent
du chômage, des gens qui sont en contrat aidé
Elle a déploré les règles de l'ANPE pour
les demandeurs d'emploi qui sont de catégoriser les gens
de telle manière qu'on ne doit surtout pas se rendre compte
des chiffres du chômage.
Enfin, Karine Jarry, au nom des élus communistes du Conseil
régional a présenté un vu concernant
la casse de l'emploi dans le secteur industriel de la région.
Il y indique que, dans la plupart des cas, il ne s'agit pas de
"mutations industrielles" ou d'évolutions des
métiers, mais d'une véritable logique liée
aux stratégies des grands groupes au service de la rentabilité
des actions, s'accompagnant de délocalisations, de suppressions
d'emplois, de gel et diminution des salaires, d'augmentation du
temps de travail et de son intensité. Elle s'est notamment
appuyée sur la situation de Jacquemard à Romilly
et a demandé à l'Etat de suspendre la procédure
en cours afin de laisser du temps pour rechercher de véritables
solutions pour maintenir la production actuelle et les emplois.
Elle a également évoqué la situation de Reims
Aerospace, entreprise de l'aéronautique de 240 emplois
en redressement judiciaire, en soulignant l'urgence que soit engagée
une réflexion au plus haut niveau associant les organisations
syndicales, les élus des collectivités, les entreprises,
sur les relations donneurs d'ordre - sous-traitants, afin de redéfinir
d'autres rapports et une nouvelle coopération industrielle
tournée vers l'emploi, la formation, la recherche et l'innovation.
Ce vu a été adopté grâce au
vote de tous les élus de gauche. L'UMP, l'UDF et le FN
ont refusé de participer au vote.
LDA
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Eau-assainissement-station
d'épuration
C'était vraiment pas clair du tout ! Le tribunal casse le
contrat attribué à Vivendi
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Le tribunal administratif de Chalons-en-Champagne
vient de donner gain de cause aux élus communistes de la
CAT et casser le marché de l'assainissement attribué
en octobre 2000 à Vivendi.
Irrégularités flagrantes, manque d'information, non
respect des dispositions de votes etc
La délégation
de gestion de service public de la station d'épuration de
l'agglomération troyenne aura atteint des sommets en la matière.
Mais il aura fallu toute la détermination des deux conseillers
communautaires communistes, seuls contre tous, pour obtenir ce jugement
qui en matière de délégation de service public
est un fait rarissime. Soucieux des lourdes conséquences
financières que pouvaient engendrer de telles pratiques pour
la collectivité, Anna Zajac et Jean Pierre Cornevin avaient
rapidement informé le procureur de la République,
le préfet de l'Aube ainsi que l'ensemble des élus
de l'agglomération troyenne. Le premier après avoir
entendu le président de la CAT avait décidé
de classer l'affaire sans suite ; le préfet de l'Aube avait
dans un premier temps saisi le tribunal administratif pour une demande
de sursis à exécution avant lui aussi de classer l'affaire
; quant aux élus, ils avaient fini par suivre le président
de la CAT, certes à une courte majorité, dans ce que
l'on peut appeler aujourd'hui après cette condamnation «
ses falsifications ».
C'est donc bien seuls contre tous que les élus communistes
ont fini par obtenir raison et c'est au bénéfice de
l'ensemble de la population qu'ils entendent maintenant obtenir
de la part de l'actuel président de la CAT, comme c'est le
cas pour l'eau à Troyes, une mise à plat complète
du dossier de l'assainissement de l'agglomération troyenne.
La Dépêche de l'Aube reviendra prochainement sur le
fond de cette affaire
LDA
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...DESCENTE DANGEREUSE
L'Allemagne montre le chemin. Elle vient de réaliser l'union
des droites et des gauches, pour ne pas dire la fusion de leurs
politiques. En France, ce n'est que concert de louanges, comme s'il
était indiqué au brave peuple et à ses Gaulois
rouspéteurs que toutes les politiques sont bonnes quand l'adversité
frappe. Et l'adversité mon brave monsieur, c'est le chômage
inévitable, la mondialisation ravageuse, le sécu qui
tombe dans son propre trou. Les Allemands sont des organisateurs
nés, qu'ils soient du SPD ou du CDU. Ils ont compris ce qu'il
fallait faire depuis longtemps et ce que la droite, en France, ne
réussit pas à imposer vraiment. Au-delà du
Rhin, le chômage sera bientôt interdit par un traitement
"à la hache" qui place les demandeurs d'emploi
sous surveillance, les obligeant à accepter n'importe quelle
offre sous peine de perdre leurs droits. Le pouvoir d'achat a diminué
de 0,9 %, les délocalisations battent son plein ce qui dope
les exportations car les produits "made in Germany" sont
fabriqués à l'étranger !
L'Allemagne montre le chemin que voudraient prendre bien des hommes
politiques français, unir droite et gauche (mais serait-ce
la gauche ?) pour un libéralisme dont le vrai sens est la
liberté du capitalisme. Son seul but : l'argent, son seul
moyen : brider les élans populaires. C'est un chemin qui
descend vers des lendemains désenchanteurs, mais tout chemin
qui descend nous disait Pierre Dac , n'est rien d'autre qu'un chemin
qui peut être remonté....
Malicette
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Henri Michaux
Christian Noorbergen adore comme tout un chacun Henri Michaux
(1), poète-sourcier du 20e siècle, mais également
peintre, toujours à la recherche du "Grand Secret"
que nous cachons en nous. Il l'adore comme tout un chacun qui
aurait entendu cette voix étrange, originale, exploratrice,
excavatrice, intime. Car une fois perçue, la voix de Michaux,
est inoubliable. "La seule aventure véritable est
d'ordre intérieur" disait-il, ce qui ne l'empêchera
pas de larguer un jour les amarres et de partir au large visiter
le monde, comme marin, Lautréamont (2) en poche. Mais on
a beau faire, on ne voyage bien qu'en soi, ce qui rappelle le
scepticisme de Montaigne pour les "nouvelletés"
de la découverte. Les pays visités lui apprendront
le "retour en absolu" de ces peuples de l'Inde qui "cherchent
le plus et non le moins", c'est-à-dire encore, le
"transréel". Michaux dirigera d'ailleurs la revue
Hermès dont le sujet était d'explorer les expériences
spirituelles.

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Il y a aussi chez Michaux
un Kafka plein d'humour qui crée des personnages (Monsieur
Plume), des contrées (la Grande Carabagne) et des peuples
(les Emanglons) qui sont des doubles dérisoires et angoissants
de notre société. M. Plume, homme paisible, n'est
autre que Charlot, ce témoin inlassable de nos malheurs
pris à la légère et mis à distance
par l'humour.
Christian Noorbergen, de sa belle voix de baryton Martin, a su
dire avec gravité, véhémence ou humeur, ces
textes denses et sensibles. Lahcen, un musicien caressant le ventre
d'une drôle de guitare à sons feutrés, le
oud, était l'accompagnateur de ce poète intime à
la langue parfois fouailleuse et intrépide. Car Michaux,
"modèle inimitable", comme dit Breton, est un
artiste d'avenir qui a engagé la pensée moderne
dans des chemins inexplorés, débarrassés
qu'ils étaient des références anciennes et
fuyant le "genre régnant" des idées bien
en cour.
Jean Lefèvre
(1) 1899-1994 (2) 1846-1870
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Jacquemard : quel
gâchis !
Joë Triché sadresse au préfet de lAube...
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Monsieur le Préfet
L'annonce de l'arrêt total de la fabrication de chaussettes
à Romilly pour la transférer en Roumanie avec le
licenciement de 300 salariés de chez Jacquemard suscite
une très vive émotion et une très grande
colère dans le personnel de cette société
et parmi la population romillonne.
Depuis 2000, c'est le 3ème plan de casse massive de l'emploi
mis en uvre dans le groupe Jacquemard, avec pour conséquence
la liquidation de près de 600 emplois.
A chaque fois, ces plans ont été présentés
comme nécessaires pour assurer la pérennité
du Groupe Jacquemard à Romilly. Or, aujourd'hui, il faut
constater que cet engagement n'est pas tenu puisqu'il s'agit de
la délocalisation de l'ensemble de la production qui est
décidée.
Pourtant en 2003, Madame Dominique Jacquemard, l'actionnaire unique
du groupe Olympia,
s'engageait à réaliser environ 30% de la production
à Romilly en indiquant qu'il "n'était pas concevable
d'envisager une délocalisation à 100%". Ces
différents plans mis en uvre depuis 2000 ont coûté
chers aux collectivités et à l'Etat, en 2003 plus
de 1,2 millions d'euros. A cela, il faut ajouter les différentes
aides publiques dont a bénéficié le groupe
Jacquemard :
aides à l'investissement, plus de 800 000 euros, 5;3 millions
de francs pour l'achat de métiers qui sont sur le point
d'être déménagés en Roumanie, exonérations
de charges patronales et de
taxe professionnelle, etc.. Depuis 1998, combien ont-elles représenté
pour cette société ?
Parce qu'elles sont distribuées sans aucun contrôle
ni engagement au niveau de l'emploi, ces différentes aides
n'ont pas empêché la quasi liquidation du groupe
Jacquemard à Romilly.
En réponse à la vague de suppression d'emplois de
2003, a été signé un contrat de site comprenant
dix neuf fiches action avec sur chacune d'entre elles, des engagements
de financement.

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Deux ans après
cette signature, où en est-on de la mise en uvre
des engagements financiers de l'Etat ? Quels sont les résultats
obtenus à Romilly ?
La direction prétend encore aujourd'hui que la délocalisation
totale de la production avec la suppression de tous les emplois
qui y sont attachés est inévitable. Il est difficile
pour les salariés concernés de se résoudre
à une telle situation. C'est pourquoi, compte tenu de l'importance
des fonds publics accordés à cette société,
il m'apparaît nécessaire de suspendre la procédure
en cours afin de se donner du temps pour rechercher avec toutes
les parties concernées par un tel dossier, des solutions
permettant le maintien de la production à Romilly comme
Madame Jacquemard s'y était engagée en 2003.
Comme à chaque plan de casse massive de l'emploi, tout
est fait pour rassurer les salariés et de nombreuses promesses
leurs sont présentées. Les "Jacquemard"
comme d'autres dans ce département en ont l'habitude. Mais
une fois les objectifs atteints par l'employeur, ils sont vite
oubliés.
Aujourd'hui, le PDG du groupe Jacquemard promet beaucoup avec
l'installation du centre de logistique qui n'empêchera pas
le licenciement de 169 personnes. Ce n'est donc pas une vraie
solution pour l'emploi à Romilly. Et puis, comment ne pas
s'interroger si ce projet voyait le jour sur les conditions d'embauches
et de rémunération des salariés reclassés.
D'autre part, ce projet est-il vraiment viable à long terme,
compte tenu que la ville de Romilly se trouve complètement
enclavée, éloignée des autoroutes, ne disposant
même pas d'une déviation de la RN 19 et que le Conseil
général réalise actuellement un parc de logistique
sur la zone de St Thibault ?
Dans ces conditions, des engagements concrets devront être
exigés du Groupe Jacquemard
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Union syndicale
des retraités CGT de Romilly
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Le 19 octobre, les unions confédérales
de retraités : CGT, CFDT, FO, CF CGC, CFTC appellent lensemble
des retraités et veuves de retraités à participer
à une grande journée daction nationale. Celle-ci
sera marquée par des rassemblements revendicatifs dans tout
le pays.
La base unitaire de cette mobilisation porte notamment sur :
-la revalorisation des retraites et pensions
-la protection sociale, le droit à la santé pour tous.
Le 19 octobre, partout en France, les retraités se feront
entendre. Ensemble, ils diront :
-ça suffit la baisse du pouvoir dachat, de nos pensions,
de nos retraites.
-ça suffit les attaques portées à lencontre
de notre régime de sécurité sociale.
-ça suffit le scandale des délocalisations des entreprises,
qui au nom de la rentabilité financière, privent nos
enfants et petits-enfants du droit fondamental au travail.
Oui, il est urgent daugmenter nos retraites, nos pensions
de reversions, avec comme première étape 200 euros
de plus par mois pour tous, comme le revendique la CGT.
Oui, il est urgent de reconquérir et daméliorer
une sécurité sociale solidaire de haut niveau.
Pour Romilly et ses environs, lunion syndicale des retraités
CGT appelle lensemble des retraités à participer
massivement à cette grande journée revendicative.
En ce sens, elle les invite au rassemblement unitaire qui se tiendra
le 19 octobre à 14 h 15 à la salle des fêtes
du comité dentreprise de la SNCF, rue du général
Leclerc (salle du foyer SNCF).
Au cours de ce rassemblement, nous débattrons ensemble de
lélaboration des revendications spécifiques
des retraités nationale et locale qui seront transmises aux
instances concernées ; pouvoir public et patronal.
Le 19 octobre, tous ensemble pour mieux vivre avec nos retraites.
Faisons nous entendre
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