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La dépêche de l'Aube n°840
du Vendredi 28 octobre
2005
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Jacquemard,
délocalisations, emploi politique industrielle
Quelles réponses apporter ?
Jeudi 1er décembre à Romilly-sur-Seine Forum citoyen
avec Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et de
nombreux autres dirigeants nationaux ; Attac, MRC, PS ! |
Depuis quelques mois, les feux de lactualité économique
et sociale sont à nouveaux braqués sur Romilly-sur-Seine.
Lannonce de la suppression de 300 emplois chez Jacquemard
qui coïncide avec larrêt total de la fabrication
de chaussettes et a remis sur le devant de la scène la
question des délocalisations. En effet, les 25 à
30 millions de paires de chaussettes qui sont chaque année
commercialisées par le groupe Jacquemard seront dorénavant
fabriquées en totalité en Roumanie, au Portugal,
en Turquie..
Mais bien évidemment, cette question des délocalisations
ne touche pas que Romilly, puisque depuis vingt ans notre département
et les salariés souffrent terriblement des choix patronaux
seulement guidés par la recherche de nouveaux profits par
tous les moyens. Le textile aubois aura ainsi perdu plus de 20
000 emplois et aujourdhui dau- tres secteurs industriels
sont frappés de plein fouet par cette logique destructive
du patronat et de la droite au pouvoir qui ne cesse de prendre
des mesures en faveur du MEDEF et contre le monde du travail.
Riposter et construire du neuf : le 1er décembre à
Romilly, forum citoyen avec MG Buffet, secrétaire nationale
du PCF, des responsables nationaux du MRC, dATTAC et du
PS
Cette situation appelle des réponses novatrices de la part
de la gauche et des forces progressistes de ce pays. En effet,
tout ce qui a été tenté jusque là
est en échec, il faut donc faire du neuf. Mais comme le
suggère le PCF, les citoyens, les salariés doivent
être complètement

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partie prenante pour formuler
leurs exigences et participer à lélaboration
des réponses nécessaires pour endiguer cette déferlante
libérale. Cest donc dans cet esprit, que le PCF a
décidé de sadresser à ses partenaires
pour co-organiser dans tout le pays 1000 forums citoyens pour
mettre en débat les réponses à apporter à
cette situation.
En 2007, il ne suffira pas seulement de battre la droite, il faudra
mettre en oeuvre une politique qui rompra avec le libéralisme
et cette logique capitaliste, dans lintérêt
de notre peuple et des salariés de ce pays.
Comment la gauche entend sopposer aux délocalisations,
quelle politique de lemploi veut-elle impulser et quelle
politique industrielle favoriser ?
Tel est le sens donné à la très grande initiative
qui est en préparation et qui se déroulera le 1er
décembre à Romilly-sur-Seine à 18h30 à
la salle F. Mitterrand. Compte tenu du nouveau plan de casse de
lemploi chez Jacquemard, il allait de soi que ce forum soit
organisé dans la seconde ville du département; Il
sera co-organisé par le comité départemental
pour une alternative au libéralisme dans lequel se re-trouvent
le PCF, le MRC, ATTAC et de très nombreux militants syndicaux
et associatifs. Contact a été pris aussi avec la
fédération de lAube du Parti socialiste qui
devrait au-delà de sa présence, participer au débat
avec un dirigeant national. Pour les co-organisateurs, il est
clair que ce forum, tout en se déroulant à Romilly,
sera une initiative départementale denvergure nationale.
Joë Triché
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Contre
la politique de casse de la droite
Douze propositions alternatives
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Le rassemblement des salariés-e-s en lutte, samedi 22
octobre, halle Carpen-tier, à Paris, à l'initiative
du PCF, n'est pas passé inaperçu
4 000 participants, a annoncé l'AFP. Les journaux télévisés
de la Deux et de la Trois y ont fait écho. La presse écrite
également : Le Figaro parle de "rhétorique
très offensive". Au terme de la rencontre, Marie-George
Buffet a énoncé "douze propositions pour répondre
aux aspirations et aux besoins exprimés dans les luttes,
pour commencer à changer la vie, douze travaux pour une
gauche renouvelée !".
En tête des priorités : "aller chercher l'argent
là où il est et le ren-dre utile". Ainsi une
vraie réforme de la fiscalité viserait : une augmentation
du nombre de tranches pour toucher les grandes fortunes, en baissant
"les impôts des plus pauvres" : la TVA et la TIPP.
La dirigeante communiste propose de faire de "l'impôt
sur les sociétés, un impôt intelligent, modulable
en fonction de la politique de l'entreprise, qui s'attaque aux
mouvements de capitaux". La secrétaire nationale exige
d'en finir avec les exonérations qui ne servent "qu'à
organiser les licenciements". Et veut soumettre les actifs
financiers des grandes entreprises et des banques à la
taxe professionnelle. Consti-tution d'un pôle bancaire public,
réorientation de la politique de la Banque centrale européenne
doivent permettre une nouvelle politique du crédit "qui
encourage tout ce qui respecte l'humain, tout ce qui produit du
développement, tout ce qui prend soin de la planète".
L'emploi : Marie-George Buffet, qui annonce la création
d'un "réseau politique de lutte contre les licenciements",
estime qu'il faut "écrire de nouvelles pages du Code
du travail", élaborer de nouveaux droits pour les
salariés, celui par exemple de contester le bien-fondé
des plans de licenciements, avec un moratoire déclenché
par les salariés eux-mêmes. Elle préconise
"la création de

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commissions de garantie
de l'intérêt général" et des "outils
qui permettent une sorte d'ingérence légitime des
salariés, des élus locaux, des consommateurs"
dans la stratégie des grands groupes.
Pouvoir d'achat : parce que l'emploi a besoin d'un fort pouvoir
d'achat, le premier acte d'un gouvernement de gauche doit âtre,
selon elle, l'organisation d'un "Grenelle des salaires".
"Ce que nous avons fait en 1945 avec la Sécurité
sociale, il faut le faire aujourd'hui con-tre le fléau
du chômage", suggère Marie-George Buffet en
relançant sa proposition d'un système de "sécurité
d'emploi et de formation". Elle plaide également pour
la création d'une allocation d'autonomie pour l'ensemble
des jeunes.
Quatrième proposition : "la reconquête et la
conquête de grands services publics, démocratisés,
étendus, efficaces" dans les domaines des transports,
énergie, eau, logement, petite enfance
La secrétaire nationale veut revenir à une véritable
protection sociale avec la prise en charge à 100% des soins,
la retraite à 60 ans sur la base des 37,5 annuités.
Contre la misère, le PCF propose un service public national
du logement, veut interdire les coupures et les expulsions, supprimer
tous les contrats précaires.
Commerce équitable, agriculture de qualité, protection
de l'environnement, interdictions des essais OGM en plein champ,
lutte contre le racisme et les discriminations, droits des femmes
et parité, développement de l'école,de la
recherche, de la création sont parties prenantes des propositions
du PCF, lequel se prononce également pour poser les bases
d'une VIe République.
Autant de propositions qui serviront de bases de discussion aux
1 000 forums que les communistes organisent cet automne
LDA
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Privatisation
d'EDF : rien ne justifie ce cadeau à la finance et aux spéculateurs
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Le premier ministre a beau habiller le lancement
de la privatisation d'EDF de la signature d'un contrat de service
public qui n'apporte rien de plus que les obligations légales,
la mise en vente de 15% du capital de l'entreprise publique est
bel et bien un cadeau fait à la finance et aux spéculateurs
sur le dos des usagers et de la collectivité.
Le premier électricien d'Europe, qui a réalisé
2,5 milliards d'euros de bénéfices nets pour le seul
premier semestre, peut, soutenu par l'Etat, asseoir son développement
sur ses capacités propres, sans se soumettre aux critères
prédateurs des marchés boursiers et à l'avidité
des actionnaires. Plutôt que de s'engager à reverser
la moitié des ses profits en dividendes, comme elle l'a promis
aux futurs investisseurs, la direction d'EDF devrait plutôt
bâtir un projet industriel ambitieux, reposant sur des coopérations
européennes, pour relever le défi de l'approvisionnement
permanent de tous en électricité, à des coûts
abordables, dans des conditions environnementales et de sécurité
optimales. Au contraire, la levée de ces fonds privés
risque d'être dilapidée dans une nouvelle course à
la croissance externe, prolongeant la politique inconsidérée
de rachats de firmes étrangères qui a dangereusement
creusé l'endettement d'Electricité de France.
Les communistes demandent au gouvernement d'entendre l'opposition
massive du pays à ce bradage d'un outil public stratégique,
de renoncer à une opération injustifiée et
d'ouvrir au plus vite un grand débat national pour déterminer
les conditions de renforcement et de développement d'un service
public de l'énergie en phase avec les besoins des populations
et des territoires.
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...TONTON, POURQUOI TU TOUSSES ?
Les grues sont passées la semaine dernière. J'étais
sur mes gardes, prêt à alerter les pompiers et la sécurité
civile à la moindre fiente qui se serait écrasée
sur le bord de la fenêtre. Depuis, je guette mes serins. Jusqu'à
présent, pas de plumage ébouriffé, pas de fausse
note dans leur chant qui pourrait dissimuler un éternuement
suspect. Hitchcock est dépassé. Et des spécialistes
affirment que la réalité pourrait bientôt dépasser
sa fiction.
A moins que les références soient aussi à rechercher
dans La Fontaine avec Les animaux malades de la peste. Il ne s'agit
pas de négliger les risques de la grippe aviaire, mais c'est
quand même plus facile de crier haro sur le canard que de
se poser des questions sur l'évolution de notre civilisation
avec la prolifération des risques d'épidémies.
En attendant, il va falloir se résigner à la qualité
gustative des poulets poussés en batterie. Et je sens venir
le moment où la terre de nos jardins engraissée au
fumier sera déclarée impropre à la production
maraîchère.
Slogan des temps modernes : "La malbouffe c'est la santé
!" De quoi clouer le bec à Jean-Pierre Coffe ! C'est
l'agonie du roquefort et du foie gras, la victoire des hormones,
des pesticides et des manipulations transgéniques. La nature,
voilà l'ennemi du genre humain !
Quant à nos modes de vie, à la surpopulation de la
planète, à la multiplication des transports inutiles
liés à la mode du tourisme du bout du monde ou aux
profits générés par les délocalisations,
circulez, y a rien à voir !.....
Guy Cure
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....2005 ou Moyen-Âge
Jai assisté il y a quelques semaines à une expulsion
de personnes dun certain âge avec leur petit-fils à
charge. Je connais aussi une dame habitant mon quartier qui a lélectricité
et le gaz coupés depuis bientôt un mois. Licenciée
depuis quelques mois, elle vit seule avec sa fille de 14 ans, sans
eau chaude, ni chauffage et sans pouvoir soffrir de repas
chauds (évidemment). Quel désastre à notre
époque de voir ça. Je me demande si je vis en 2005
car quelquefois jai limpression de retourner au Moyen-Âge
et je ne suis pas la seule à le penser. A toutes ces personnes
du gouvernement vivant avec de très larges revenus, je leur
propose de vivre avec à peine 400 euros par mois et dessayer
de payer leurs factures délectricité, de loyer,
etc. Si toutefois ils ont le courage dessayer, je leur donne
rendez-vous pour quils me donnent leur appréciation..
Marie
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Maladie d'Alzheimer
La souffrance des familles relayée au Conseil général...
Cette question très sensible chez les
familles ayant un de leurs proches atteint de la maladie dAlzheimer,
fut abordée par Joë Triché, Conseiller général,
au cours de la session de lassemblée départementale
du 17 octobre dernier.
En effet, saisi par des familles dans cette situation extrêmement
pénible, lélu communiste de Romilly a rappelé
que «les problèmes quelles rencontrent sont
immenses, difficiles et différents les uns des autres.
Certaines dentre-elles ont besoin dêtre informées
et accompagnées afin de faire valoir leurs droits aux aides
auxquelles elles peuvent prétendre. Dautres sont
en proie à une anxiété, un stress qui nécessitent
un soutien psychologique. Dautres encore sont confrontées
à dimportantes difficultés financières
liées à larrêt de leur activité
professionnelle, à laménagement de leur domicile
pour minimiser les risques daccidents ou de fugues.
Les familles, que jai donc pu rencontrer, se trouvent fragilisées
et épuisées par la maladie de leur proche devait-il
préciser en ajoutant quelles doivent être soutenues
dans lépreuve quelles traversent, car ces familles
constatent que si cette maladie affecte bien directement la personne
touchée, lentourage familial de celle-ci en arrive
à négliger sa propre santé. Alors que le
malade senfonce tout doucement dans la dépendance,
la personne qui est la plus proche a une responsabilité
croissante et écrasante. Cest sur elle que reposent,
les soins, la toilette, les repas, la stimulation intellectuelle
et physique».
Sadressant au président du Conseil général
Philippe Adnot, Joë Triché insista pour que lassemblée
départementale ne reste pas indifférente à
cette situation qui nécessite une réflexion débouchant
sur la prise en compte de cette question.
Par exemple, pourquoi ne pas envisager pour ces familles «un
accueil de jour» à partir des circonscriptions de
la DIDAMS et des structures hospitalières de proximité
pour :
- favoriser des rencontres entre les familles et les personnels
soignants
- sortir les malades de leur isolement
- permettre aux familles dans la détresse de «souffler»
un peu quelques heures en leur permettant de faire leurs courses,
aller chez le coiffeur ou faire un peu de shopping.
Telle est la demande des familles qui ont sollicité lélu
romillon. Le Conseil général en est saisi. Dans
sa réponse à Joë Triché, le président
du Conseil général devait indiquer que cette question
serait examinée dans le cadre de lélaboration
du schéma départemental de gérontologie
LDA
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Station d'épuration
de Barberey
Condamnation de la CAT et annulation du contrat de Vivendi !
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Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a fait
droit à la requête des élus communistes. Ceux-ci
demandent désormais la remise à plat, en toute transparence,
du dossier et une gestion qui tourne définitivement le
dos aux irrégularités du passé.
Décidément la gestion des dossiers de l'eau dans
les communes et de l'assainissement dans l'agglomération
continue de faire des vagues ! Heureusement les élus communistes
veillent au grain et font preuve de ténacité. Car,
sans eux, il est quasiment assuré que les "irrégularités"
et les "coups tordus" commis à l'occasion de
la délégation de ser-vice public de la station d'épuration
de Barberey en 1999 seraient passés inaperçus et
n'auraient jamais été condamnés. Tout see
serait probablement passé en catimini au détriment
de la collectivité et des usagers.
Saisi en janvier 2000, par Anna Zajac et Jean Pierre Cornevin,
alors Conseillers communautaires communistes, le tribunal administratif
de Châlons-en-Champagne à décidé dans
un jugement rendu public le 4 octobre 2005, d'annuler la délibération
de la CAT confiant la délégation de service public
à la société VIVENDI. Le tribunal a notamment
jugé suffisamment grave, l'irrégularité de
la composition de la commission d'ouverture des plis, comme le
soutenaient les élus communistes, pour annuler la décision
de la CAT sans qu'il soit besoin d'examiner les autres "manuvres"
déférées au tribunal. Il n'en reste pas moins
que ces faits ont eu lieu et que toutes les voies de recours des
parties concernées par ce dossier ne sont pas épuisées.
De nombreuses irrégularités
Un petit rappel des faits s'impose. En 1999, la CAT sous l'impulsion
de son président d'alors, Alain Coillot (UDF), avait relancé
une procédure pour confier la gestion de la station d'épuration
de Barberey à une société privée.
Antérieurement c'est la SOGEA qui gérait cette station
pour le compte de la CAT cette station. La procédure avait
été entachée de nombreuses irrégularités,
dénoncées par Jean Pierre Cornevin et Anna Zajac.
C'était alors le règne de l'opacité et le
temps du mépris singulièrement à l'égard
des élus communistes. Ceux-ci avaient pourtant posé
les bonnes questions et mis en évidence des violations
flagrantes de la procédure prévue par le code des
collectivités

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territoriales et la réglementation
des marchés publics. A l'époque, les élus
communistes avaient clairement indiqué à l'ensemble
des délégués communautaires ainsi qu'au Préfet
de l'Aube et à la presse départementale que si le
président de la CAT s'obstinait à "passer en
force" et à violer les règles ils saisiraient
la justice. Malgré leurs mises en garde et donc en pleine
connaissance de cause, une courte majorité d'élus
a alors décidé de suivre jusqu'au bout Alain Coillot
dans sa fuite en avant. Les élus communistes ont alors
fait ce qu'ils avaient annoncé car concernant l'utilisation
des deniers publics et le respect de la législation, il
est des bornes qui ne doivent pas être franchies. Ils ont
saisi le tribunal administratif et celui-ci vient de leur donner
raison.
Une interrogation forte
Ce dénouement qui était prévisible relance
inévitablement les interrogations sur le comportement et
la gestion de ce dossier par Alain Coillot. Pourquoi avoir fait
courir le risque à la CAT d'attribuer "à l'arraché"
la délégation de service public à Vivendi
à l'issue d'une procédure pour laquelle les élus
communistes avaient fait observer qu'au-delà d'une commission
d'ouverture des plis composée non conformément à
la loi, tous les candidats n'avaient pas été traités
de manière identique. Oui pourquoi un tel acharnement d'Alain
Coillot ?
A n'en pas douter les élus qui à l'époque
ont soutenu l'insoutenable font aujourd'hui profil bas et préfèrent
parler
d'autre chose.
Aujourd'hui l'exigence de la transparence.
Fait incroyable sans l'intervention de Pierre Mathieu, lors du
dernier conseil communautaire de la CAT, l'annulation de la délibération
confiant la gestion de la station d'épuration de Barberey
à Vivendi n'aurait même pas évoquée
! Mais heureusement il y a des élus communistes qui ont
de la suite dans les idées et qui font aujourd'hui des
propositions pour que soit définitivement tournée
une page qui n'a que trop duré. L'actuel président
de la CAT doit maintenant produire des actes forts pour un service
de l'assainissement géré efficacement au meilleur
coût pour les usagers et la collectivité et cela
en toute transparence.
LDA
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Eau,
Assainissement
Trois questions à Pierre Mathieu, Conseiller municipal
de Troyes
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LDA : La décision du tribunal administratif
doit satisfaire les élus communistes ?
Pierre Mathieu : Oui parce qu'elle confirme ce que
nous n'avons cessé de dire depuis des années et
qu'elle annule une décision prise de manière irrégulière.
Cette décision doit aussi satisfaire tous ceux qui sont
attachés au respect des règles qui fondent le fonctionnement
démocratique de notre pays. En même temps nous sommes
en colère car tout ceci aurait pu être évité.
Force est de constater qu'un certain nombre d'élus de droite
se croient, ici, tout permis. Il est assez rare qu'un tribunal
administratif annule une délégation de service public
dans une grande agglomération. Alain Coillot, président
de la CAT, avait à l'époque vraiment dépassé
les limites. Chacun est à même de constater que les
décisions prises de confier la gestion de l'eau à
Troyes en 1993 à la SOGEA et la gestion de l'assainissement
de la CAT en 1999 à Vivendi se sont traduits par des "dérapages
inacceptables". Le problème c'est que tout cela se
répercute dans les factures des usagers (hausses des prix)
et par une perte préoccupante de maîtrise et de contrôle
des collectivités concernées. Chaque année
à l'occasion des rapports annuels qui sont présentés
devant les assemblées nous le mentionnons. Concernant la
station d'épuration de la CAT, je rappelle qu'à
l'époque nous avions saisi le préfet de l'Aube.
Nous continuons de penser que le contrôle de légalité
n'a pas été effectué avec toute la rigueur
nécessaire. Et nous ne comprenons toujours pas pourquoi
la délibération prise par la CAT n'a pas été
contestée par l'Etat comme nous l'avions demandé.
Si les élus communistes n'avaient pas saisi le tribunal
administratif tout cela serait passé comme une lettre à
la poste. Nous espérons que de tels faits ne se reproduiront
plus. Pour notre part nous y veillerons.
LDA : Qu'avez-vous demandé à François
Baroin à l'occasion de la réunion de la CAT du 21
octobre dernier.
Pierre Mathieu : D'abord de porter à la connaissance
de l'ensemble des élus de la CAT la décision du
tribunal administratif. J'ai demandé ensuite que la CAT
exécute la décision et en tire toutes les conséquences.
Il est en effet hors de question de continuer comme si rien ne
s'était passé. J'ai enfin proposé au Ministre,
Président de la CAT de tourner définitivement la
page des pratiques antérieures. Cela suppose une remise
à plat du dossier de l'assainissement et le recours à
une expertise extérieure, indépendante des groupes
qui ont géré ou qui gèrent aujourd'hui l'Eau
et l'Assainissement sur Troyes et l'Agglomération. J'ai
demandé la constitution d'un groupe de travail associant
l'ensemble des sensibilités représentées
dans le conseil communautaire. Il va de soi

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que les élus communistes
qui ont fait preuve depuis tant d'années d'un travail sérieux
et pertinent sur cette question doivent absolument y être
associés. La transparence doit être de rigueur et
d'autres règles doivent prévaloir pour trouver,
sans a priori les solutions les mieux adaptées à
la situation nouvelle et aux questions à traiter.
LDA : Quels enseignements tirez-vous de ce nouvel épisode
dans le feuilleton de l'eau et de l'assainissement à Troyes
et dans l'agglomération ?
Pierre Mathieu : Que ceux qui ont pris la responsabilité
de privatiser la gestion de l'eau à Troyes en 1993 et de
l'assainissement dans l'agglomération, Robert Galley et
Alain Coillot et les majorités qui les ont soutenus ont
fait un choix dont les abonnés n'ont pas fini de payer
le prix. A Troyes le choix avait été fait, par la
majorité de l'époque, de faire payer dans le prix
du mètre cube d'eau des rentrées financières
importantes (90 millions de francs à l'époque) pour
alimenter le budget communal. En plus de cela il y a eu pour le
moins du laxisme dans le contrôle des conditions financières
demandées à l'époque par le délégataire
du service public. C'est ainsi par exemple, que les taux d'intérêts
appliqués à Troyes par la Générale
des Eaux étaient très nettement supérieurs
aux taux du marché. Cela représente des sommes très
importantes que paient en définitive les abonnés.
Dans tous les cas, en plus de la rémunération du
ser-vice effectué par les entreprises délégataires
il faut aussi rétribuer les actionnaires des grands groupes.
J'ai le sentiment et quelques indications que cela passe par la
facturation aux collectivités de différents frais
de structures qui semblent bien exagérés. Inlassablement
nous dénonçons depuis des années ces faits
et bien d'autres comme le non respect partiel par les délégataires
des engagements figurant aux contrats. Jusqu'à aujourd'hui
nos observations nont pas été suffisamment
prises en compte. Au regard de ce qui vient de se passer à
la CAT il est impératif qu'un changement s'opère.
La question des moyens d'un véritable contrôle des
élus et de la collectivité doit être désormais
résolue. La mise en uvre des contrats doit être
mieux suivie. Ceux-ci doivent être régulièrement
revisités et adaptés. Il est enfin essentiel que
soit préservée, pour l'avenir, la liberté
de choix des collectivités quant au type de gestion qu'elles
souhaiteront mettre en uvre au terme des actuels contrats.
Les communistes contribueront par tous les moyens à leur
disposition à ce que ces objectifs qui servent l'intérêt
général soient atteints
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La
Chapelle-Saint-Luc
Les bailleurs sociaux traitent les habitants de la ZUP avec mépris
Marie-Françoise Pautras les appelle à se mobiliser
!
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La Dépêche de l'Aube : que vous inspire
la situation des habitants de la ZUP
MF Pautras : Comme les habitants, je suis très
en colère ! La violence, sociale faite aux habitants de
la Zup est inacceptable. Ils doivent passer à l'offensive.
En s'attaquant à la protection des chômeurs, les
culpabilisant de surcroît, Raffarin a fait exploser le nombre
des Rmistes et l'insécurité sociale. Selon la municipalité
en place et son maire Yves Rehn, qui cautionnent la politique
du gouvernement, la situation de l'emploi devait s'améliorer
sur la commune de la Chapelle Saint-Luc, avec son classement en
Zone Franche depuis le 1er janvier 2004.
Des sommes colossales ont été et sont distribuées
aux "patrons".Pour quels résultats ? Fin août
2003, 1435 personnes étaient à la recherche d'un
emploi dont 737 femmes et 248 moins de 25 ans. Fin août
2005, ils sont 1511, dont 756 femmes et 254 moins de 25ans.
En juillet 2003, le nombre des Rmistes s'élevaient à
622.En juillet 2005, ils sont 797 soit un total(avec les membres
de leur famille)de 1740 personnes qui galèrent avec des
revenus de misère, l'angoisse au ventre pour boucler les
fins de mois, payer le loyer, le gaz, l'électricité,
nourrir, habiller leurs enfants. Lorsqu'en plus se rajoutent les
problèmes du logement, la mesure est comble !
Les HLM ont été mal conçus, mal insonorisés,
mal entretenus. Les gardiens d'immeubles permettaient d'entretenir
un meilleur lien social et le respect mutuel des locataires .Ils
ont été supprimés. Les ascenseurs tombent
en panne, les ampoules grillées dans les escaliers ne sont
pas systématiquement remplacées, posant le problème
de la sécurité. Problèmes également
pour les garages des 2 roues, de l'entrepôt des ordures.
La cerise sur le gâteau, se sont les cafards qui envahissent
les appartements sans que les bailleurs mettent en place les mesures
efficaces pour les éradiquer .C'est un problème
sanitaire auquel le maire de la Chapelle Saint Luc doit répondre
avec une obligation de résultats.
LDA : Et les bailleurs sociaux que font-ils ?
MF Pautras : Ils ne jouent pas leur rôle.
Au lieu d'être à l'écoute du mal vivre des
habitants, de tenir compte de leur fragilité, ils les méprisent
dans bien des cas et font preuve de beaucoup de dureté
! Des familles

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confrontées à
des dettes de loyer continuent d'être expulsées.
Les bailleurs refusent de les reloger dans leur parc avec des
loyers moins chers. La solution qui leur est proposée,
ce sont des hébergements temporaires ou le logement privé.
Si les agences immobilières privées acceptaient
de reloger des familles endettées jusqu'au cou cela se
saurait ! Ce n'est pas leur mission, mais celle des bailleurs
sociaux qui doivent loger les familles les moins favorisées.
J-C Mathis, président de l'OPAC, G Menuel, président
de Troyes Habitat, tous deux députés UMP de la majorité,
ont l'occasion de met-tre en pratique les beaux discours de J-l
Borloo, sur le logement social. S'ils ne le font pas, nous devons
l'exiger. Quant à Mon Logis, il serait intéressant
qu'il clarifie sa casquette : bailleur social ou privé
?
LDA : Il semble que la requalification urbaine de
la ZUP inquiète les habitants
MF Pautras : C'est exact et à juste titre.
La municipalité entretient un certain flou .Les habitants
se posent donc des questions légitimes. Par exemple le
28 juin 2005, des propositions d'aménagement ont été
présentées au conseil municipal. Ne figurait pas
la destruction et reconstruction de l'école J Moulin. Chacun
l'a découvert dans la presse.
477 logements du secteur Sarrail Palissy Franklin vont être
démolis. Cela représente sur le secteur un déplacement
de population important. Avec les habitants nous avons le projet
de créer "le collectif des déplacés
de la requalification urbaine".
Les Habitants doivent pouvoir choisir la commune ou ils souhaitent
résider, connaître le prix des nouveaux loyers, donner
leur point de vue sur la conception des logements qui vont être
reconstruits. Mieux que quiconque, ils connaissent les erreurs
qu'il ne faut pas reproduire. Se pose également la scolarisation
des enfants etc.
Je suis partisane d'une démocratie participative et je
souhaite à mon niveau la mettre en uvre. Les habitants
doivent être réellement consultés. Si on les
écoutait davantage, bien des erreurs et gaspillage de l'argent
public pourraient être évités
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Expulsion/coupure
deau,délectricité, de gaz, etc...
lAube pire quailleurs...la droite coupable !
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C'est un fait, les Aubois et les Auboises subissent toujours
plus douloureusement qu'ailleurs les choix sociaux et économiques
du gouvernement.
Les Français se plaignent de la baisse de leur pouvoir
d'achat et ils ont raison, mais la cerise sur le gâteau
elle est pour les Troyens. Troyes est parmi les grandes villes
de France celle ou les salaires sont les plus bas.
Les Français se plaignent du poids de leurs impôts
locaux et bien là aussi nous ne sommes pas loin de la palme.
Sachez que dans notre département le montant de cet impôt
est supérieur à la moyenne nationale et sa redistribution
sociale y est plus faible qu'ailleurs. pourtant l'aide sociale,
qui devrait être supérieure à la moyenne nationale,
puisque concernant le chômage et le nombre de Rmistes, là
aussi c'est bingo, nous sommes dans la voiture de tête.
Alors pas étonnant que lorsque notre pays est confronté
comme c'est le cas aujourd'hui à une crise du logement
couplée dune politique de casse sociale, nous retrouvions
dans les quartiers de l'agglomération troyenne plus de
problèmes, plus de mal vivre, plus d'expulsions, plus de
coupures d'eau, de gaz, d'électricité qu'ailleurs
et un sentiment d'abandon intolérable.(voir l'interview
ci-après)
Ce triste bilan aubois est tout sauf une fatalité. La droite
avec ses élus qui ont la mainmise sur tout dans notre département
n'y est pas étrangère. Au lieu de tenter de

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gommer un tant soit peu
la fracture sociale qui se creuse inexorablement en aidant plus
ceux qui ont le moins, la droite locale applique à la lettre
les orientations de l'UMP, elle déclare la guerre aux pauvres.
Il faut vivre une expulsion et la violence avec laquelle les bailleurs
" dit sociaux " jettent comme des chiens une famille
entière à la rue pour y croire. Il faut avoir eu
devant soi une femme et son enfant grelottant de froid et de faim
parce qu'on leur avait coupé le gaz et l'électricité
pour mesurer l'indifférence et l'inhumanité de celles
et ceux qui laissent faire cela. Et les cas se multiplient. Ceux
qui laissent faire sont ceux qui ont le pouvoir de l'éviter.
Quand entendrons nous F. Baroin maire de Troyes président
de la CAT, Ph. Adnot président du conseil général,
les députés G. Menuel et JC Mathis respectivement
président de Troyes habitat et de l'OPAC de l'Aube décréter
comme l'ont fait les élus communistes en responsabilité,
leur territoire zone de non-expulsion et prendre des mesures interdisant
les coupures d'eau de gaz et d'électricité ? Assurément
jamais, ils préfèrent comme ils le disent "
investir dans l'emploi en baissant les charges des patrons ".
On voit le résultat !!
JP Cornevin
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Agenda
culturel
Nuits de Champagne Raphaël & Jonasz
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L es Nuits de Cham-pagne enchantent bon an mal an les amoureux
de la chanson française.
Chères chansons, chères voix, mais spectacles chers.
Pourtant chacun fouille en ses fouilles et sort ses 20 à
40 euros. Petit sacrifice pour Jonasz, Raphaël ou Lavilliers.
Nous sommes dans un pays qui fabrique de la vedette et des chansons
à textes et prétextes à envoûtement.
On dirait que plus ça va mal dans le pays et son économie,
plus ça chante dans les chaumières. Rôle irremplaçable
de la chanson comme opium du peuple. Il faut avoir vu Raphaël
sur scène pour s'en rendre compte. Les mouvements et hurlements
de foule qu'il déclenche. Il est jeune, beau, une gueule
d'ange dit Cécile. Sa voix gratouille, originale, dit Marie.
Il baigne dans le rock, ce son sauvage, cette messe de la guitare,
de la basse et de la batterie qui vous vrille le ventre, dit Madeleine,
60 berges, une fan ! On ne com-prend pas les paroles, qu'importe,
où on les sait par cur, où une phrase sort
du lot, un mot, liberté, amour, tendresse, des mots pour
faire flamber l'âme adolescente. La preuve François
Baroin, col roulé est là avec ses enfants pour applaudir.
Ces spectacles exaltés que mènent des ayatollahs
sans danger font fantasmer les politiques.
Jonasz répond à cette approche dans un genre un
peu plus sérieux. Il chante le blues cousu de mélancolie.
Mais le blues, comme dit Marc Péronne, c'est de la musique
debout. Jonasz, bien que nommé Mister Swing, fait fort
peu de jazz, car il se contente du blues-rock dont il épouse
les lignes sinueuses, dé-sinvoltes et nostalgiques. C'est
"un tzigane qui se réjouit en pleurant", car
Jonasz vient de Hongrie comme Liszt, et ses mânes habitent
des roulottes. Il entoure chaque chanson d'un discours un peu
fade mais "fraternel". Ses chansons sont bien taillées,
bien huilées, faites pour le show, sans texte extravagant,
la voix seule vaut son pesant de risque et d'originalité.
Dans le show-biz, dès qu'une voix se distingue et qu'elle
se plie aux bonnes règles commerciales, une usine se déplace
avec son et lumière. Un nouveau show investit

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nos oreilles. Il durera
ce que durent les roses parfois plus, selon la résistance
et le génie du chanteur. On livre à nos yeux et
à nos oreilles des produits finis bien emballés
et qui ont tous un petit air de ressemblance. Le son par exemple,
énorme, roulant, qui arrondit les angles ou les étouffe,
qui censure la parole quoique les artistes pratiquent bien volontiers
l'autocensure. Voilà pourquoi nombre d'artistes originaux
sont écartés du marché. Pour vivre et paraître,
ils évitent les sujets qui fâchent, la contestation
par exemple. Les auditeurs là-dedans sont devenus de simples
cibles commerciales à qui l'on offre du rêve et de
l'ersatz de bonheur.
La chanson française, comme la littérature, produit
des uvres nouvelles à gogo. On devrait s'en réjouir,
mais si les artistes écrivent pour l'éternité,
leurs livres et CD ne restent que 3 mois dans les bacs des supermarchés.
Des milliers de chansons s'envolent qui nous bercent un moment.
Voilà comment on étouffe l'invention, l'originalité
et la vraie chanson française. Mais, bon, la gomme qui
efface, et élimine, elle-même un jour sera usée.
Contre cette diarrhée, les collectivités organisent
de grandes messes pour contrer cette déperdition et faire
croire à la pérennité des uvres. Ce
sont les Nuits de Champagne. Mais l'auditeur curieux peut découvrir
des pépites dans la montagne : Lavilliers, par ex. qui
couve des "mai 68".
On y sent la contestation qui n'est pas encore la révolution.
Mais toute parole contestataire porte en elle la révolte
comme la litote porte la passion. Il y a quelques artistes engagés
plus avant dans la critique sociale et politique, mais on ne les
sort pas facilement en public. Ils restent dans leurs circuits
privés. Ils ne se développent pas. Il leur manque
l'air et le soleil de la grande audience. Combien de beaux et
bons artistes sont morts ainsi à nos plaisirs ! Mozart
assassinés.
Jean Lefèvre
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Romilly
sur Seine Jacquemard
Mobilisons-nous pour lemploi La compassion ça suffit,il
faut du concret
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Arrêt total de la production de chaussettes à Romilly,
suppression de 300 postes dont 169 licenciements prévus.
Depuis lannonce de ce nouveau plan chez Jacquemard, on assiste
au même rituel, «tous» sont consternés
et compatissent. Il faut arrêter de prendre les salariés
pour des imbéciles.
La délocalisation nest pas une catastrophe naturelle,
elle est organisée par des décideurs et ses conséquences
sont prévisibles. Lindustrie textile était
une industrie très rentable en France dans laquelle des
grandes fortunes se sont bâties. Mais pour gagner encore
plus, des patrons sont aller exploiter dautres salariés
dans des pays étrangers et la grande distribution a pris
le même chemin.
Même si Mme Jacquemard na pas été la
première, dans les années 1990 et particulièrement
en 1998, elle a décidé de rentrer dans la logique
de la délocalisation et de la grande distribution. Et quand
on délocalise, les licenciements tombent. La direction
Jacquemard a choisi cette stratégie, elle doit assumer
ses responsabilités et ne pas chercher des boucs émissaires
comme par exemple «La Chine» ou bien le syndicat CGT
Jacquemard traité de «terroriste» parce quil
na eu de cesse dalerter sur les risques pour les salariés
et de proposer dautres solutions.
De même, la menace du dépôt de bilan ne peut
pas être un argument recevable. Et au contraire, chacun
est en droit de se poser des questions sur la gestion de lentreprise.
Un trésor de guerre disparu
Il y a quelques années, Jacquemard cétait
les bénéfices, une réserve financière
très confortable, du matériel performant. Actuellement,
il y a plus de 400 salariés en moins, 80% de la production
est délocalisée et cela ne va pas encore financièrement
pour la société romillonne ? Il ny a plus
dargent ?
On pourrait examiner les gaspillages organisés
-les heures payées à attendre le travail pendant
quon achetait de limportation ou quon payait
la délocalisation.
-les importations non vendues, la malfaçon des produits
délocalisés.
-laugmentation des frais de ser-vice à la Holding.
-le coût des plans sociaux près de 4 millions deuros
à chaque fois.

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Le coût exorbitant
des travaux aléatoires par exemple le transfert des formes
de Fabien à Aube Chaussettes (pour être supprimées
maintenant). Tout cela pour arriver à la délocalisation
complète de la production à Romilly.
Des conséquences désastreuses pour le personnel
et la vie locale
Avec le choix de Mme Jacquemard, lardoise de la délocalisation
est salée pour les salariés, plus de participation
et blocage des salaires pour les uns, la vie basculée pour
les autres salariés licenciés et pour Romilly, cest
une ville sinistrée.
Une stratégie qui coûte cher à lEtat,
aux Assedic et donc aux citoyens
Allègements des charges sociales, aide aux 35 heures, aide
à linvestissement (métiers), prise en charge
du chômage partiel et des licenciés avec les Assedic,
etc...
En tout, ce sont des dizaines de millions deuros dargent
public pour en fait «réparer» les dégâts
des délocalisations décidées par des actionnaires
dune société privée.
Pouvoirs publics et dirigeants politiques ont toujours donné
quitus à Mme Jacquemard
Sous prétexte de conserver les emplois, ils ont approuvé
sans réserve tous les plans de la direction Jacquemard.
Pourtant, le nouveau PDG de chez Jacquemard le reconnaît
maintenant, les différents plans sociaux noffraient
pas «de projet dentreprise» et donc pas davenir
pour le personnel. Et pour mieux justifier leur position, ils
prétendent que Mme Jacquemard a donné du travail
à des centaines de salariés. Mais ils oublient que
ce sont ces salariés qui ont fait la fortune de Mme Jacquemard
(4ème fortune de lAube) et que le droit au travail
est un droit fondamental pour chacun.
La suspension du plan social simpose
Aujourdhui, on ne doit plus leur faire confiance. Il faut
exiger de la direction Jacquemard et des dirigeants politiques,
quils assument leurs obligations envers les salariés
et les citoyens. Cette fois-ci, les solutions proposées
par les représentants des salariés doivent être
prises en compte. Pour gagner, la mobilisation de tous est indispensable
et doit être massive.
Ginette Triché
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Non
Monsieur Baroin, vous ne défendez-pas les salariés
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Après Sarah Auzols, Michel Cartelet, voilà maintenant
François Baroin qui y va de son couplet sur le contrat
de site à Romilly.
Un peu de respect pour la vérité, il est temps de
rétablir les faits.
Lors du plan social de 2003 chez Jacquemard, la loi de modernisation
sociale, que votre gouvernement sest empressé dabroger
en grande partie, prévoyait plusieurs dispositions (droit
de véto contre-propositions, etc...). Dans ce cadre, Joë
Triché, sappuyant sur lART 118 de cette loi,
demandait la tenue dune table ronde.
Et ce sont les luttes des salariés Jacquemard, de leurs
représentants et dautres salariés victimes
de plans de licenciements qui ont permis la tenue de cette réunion
à la préfecture avec tous les acteurs concernés.
Voilà les vrais artisans de la naissance du contrat de
site à

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Romilly. Contrat qui,
malheureusement a été quelque peu détourné
de ses objectifs. Si les gouvernants dont vous faites partie avaient
mieux fait respecter la loi, ce qui na pas été
le cas puisque de laveu même du PDG, M. Labouze «ce
plan noffrait pas de projet dentreprise» (Est-Eclair
du 6 octobre 2005) et si les propositions des représentants
du personnel et de la CGT en particulier (que je vous conseille
de relire) avaient été prises en compte, aujourdhui,
les 300 salariés de chez Jacquemard ne seraient pas dans
cette galère.
Ce qui est sûr également, cest que vous et
votre gouvernement «navez plus le droit denvoyer
les gens dans limpasse.»
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Inauguration
à Romilly
Quel beau démenti à Sarah Auzols et à léquipe
de M. Cartelet
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Le 14 octobre 2005, dans une ambiance détendue, les élus
du Département et de la Région, inauguraient la
nouvelle demi-pension pour le collège Le Noyer Marchand
et pour lycée Diderot à Romilly.
Côte à côte, Philippe Adnot, Joë Triché,
Michel Cartelet et Marie-Thérèse Lucas appréciaient
visiblement cette réalisation dun coût de 3,6
millions deuros pris en charge pour 60% par le Département
et 40% par la Région.
«On peut être de droite et de gauche et finalement
sentendre sur lessentiel» déclarait le
président du Conseil général. Une affirmation
qui a dû bien faire

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sourire Joë Triché
dans son for intérieur, quand on se souvient en effet des
déclarations pré-électorales de tout ce beau
monde «à Romilly, rien nest possible avec le
Conseiller général, Joë Triché»
disaient-ils. Quel démenti avec cette réalisation
! Et oui, le Conseiller communiste se bat et sait être efficace
et constructif pour Romilly.
En lui accordant près de 55% des suffrages, les électeurs
ont su remettre tous ces politiciens au pas.
Triché Ginette
|
Super
LOTO de la section du PCF de Romilly
Samedi 19 novembre 2005 Salle des Fêtes F. Mitterrand à
Romilly-s-Seine
De nombreux lots de valeur :
Home-cinéma, téléviseur grand écran,
téléviseur moyen écran, lecteur DVD, appareil
photo numérique, micro-chaîne...
Buvette, sandwiches, gâteaux
Réservations au 03 25 24 01 27 les mercredis de 15 h 30
à 19 h.
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La
SO MU CO informe les assurés sociaux de la résolution
adoptée à lAssemblée Générale
des Mutuelles de France
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Le projet de loi de financement de la Sécurité
sociale pour 2006, cumulé avec plusieurs décisions
récentes gouvernementales, constituent une nouvelle et
grave agression contre les assurés sociaux, les mutualistes
et leurs mutuelles.En effet, sur le fond, ces décisions
portent gravement atteinte à la protection socialesolidaire
obligatoire et complémentaire. La solidarité nationale
entre bien-portants et malades, est déjà mise en
cause avec l'instauration de la contribution forfaitaire, aujourd'hui
fixée à 1€, sur les actes et consultations
et avec l'augmentation massive de près de 60% du forfait
hospitalier en 3 ans. Elle est une nouvelle fois battue en brèche
avec l'annonce d'une participation minimale forfaitaire de 18
€ pour tous les actes lourds d'un montant supérieur
à 91€,réalisés en ville et à
l'hôpital.Les inégalités d'accès aux
soins ont été aggravées par la généralisation
de la liberté tarifaire des médecins, légalisée
par la réforme et concrétisée par la convention
médicale. Le parcours de soins coordonné dont la
création a été, à juste titre, défendue
par la mutualité a été perverti.La politique
du médicament se traduit également par certaines
dispositions lourdes de conséquences. Alors que, conformément
à l'avis de la Haute autorité de la santé,
la mutualité s'est clairement prononcée pour le
déremboursement total de 221 médicaments à
service médical rendu insuffisant, le gouvernement annonce
que les veinotoniques, qui constituent près de la moitié
du chiffre d'affaires représenté par ces médicaments,
continueront d'être remboursés jusqu'en 2008 et il
crée pour cela un nouveau taux de prise en charge de 15%.Le
principe de la création de ce taux de 15%, qui risque de
se transformer en un nouveau taux définitif de remboursement,
apparaît contraire à toute logique sanitaire et solidaire.On
assiste à une déconnexion croissante entre les dépenses
remboursées par l'assurance-maladie et l'ensemble des dépenses
de santé supportées par les ménages, directement
ou à travers leur complémentaire santé. Cette
tendance se manifeste d'autant plus fortement que les nécessaires
outils d'une démarche concertée entre assurance-ma-ladie
obligatoire et complémentaire ne sont pas utilisés
comme il le faudrait. L'Union nationale des organismes complémentaires
d'assurance-maladie ne peut jouer pleinement son rôle. Sa
capacité à négocier et signer

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avec l'assurance maladie
obligatoire et les professionnels de santé, des accords
conventionnels tripartites est totalement ignorée. Le décret
sur les "contrats responsables" dont le principe est
soutenu par la mutualité, laisse ouverte la possibilité
d'une prise en charge des dépassements tarifaires, au-delà
d'une franchise de 7€, hors parcours de soins coordonné.
C'est inacceptable.Enfin, le gouvernement n'hésite pas
à mettre à contribution de manière encore
plus directe les mutuelles, en faisant passer de 1,75% à
2,5% la contribution qu'elles acquittent au titre du financement
de la CMU complémentaire. Cette augmentation de 40% est
d'autant plus inacceptable que la CMU complémentaire est
une prestation de solidarité nationale qui devrait être
entièrement financée par l'Etat.Sur la forme, la
duplicité des pouvoirs publics montre leur refus de conduire
de manière transparente des réformes de fond sur
la base de délibérations démocratiques. Dans
ces conditions la Fédération des mutuelles de France
considère que 60 ans après sa création, la
réforme démocratique et solidaire de la Sécurité
sociale reste plus que jamais à l'ordre du jour.Dans l'immédiat,
elle poursuivra son action contre l'ensemble des mesures qui vont
à l'encontre des intérêts des assurés
sociaux, des mutualistes, des personnes malades.Elle appelle ses
groupements adhérents à informer, sensibiliser et
mobiliser les mutualistes et à rencontrer dans les meilleurs
délais les parlementaires pour leur présenter ses
propositions d'amendements au projet de loi de financement de
la Sécurité sociale pour 2006 et leur demander de
les défendre. La fédération a d'ores et déjà
demandé au président de la FNMF de s'adresser aux
organisations syndicales et aux associations, afin que les uns
et les autres constituent un front social uni pour obtenir le
retrait des mesures jugées inacceptables par tous et notamment
la création du forfait de 18€ sur les actes lourds.La Fédération
des mutuelles de France décide également d'engager
une importante campagne d'informations et de propositions en faveur
d'une réforme du financement de l'assurance-maladie.Cette
construction d'une offre mutualiste plus globale et plus pertinente
doit se faire enpartenariat avec les autres acteurs concernés,
l'assurance-maladie obligatoire, les professionnels de santé,
les associations, de manière à contribuer à
l'amélioration d'ensemble du système de soins et
des politiques de santé .
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