HISTOIRE D’EAUX
Ainsi, à Troyes, le canal sera prolongé jusqu’au théâtre de Champagne. Puisqu’il ne s’agit pas d’une modification fonctionnelle, il faut donc apprécier cet investissement des points de vue de l’esthétique et du patrimoine. Patrimoine : les comtes de Champagne ont eu l’audace d’utiliser le réseau hydrographique troyen pour enrichir leur province. Des siècles plus tard, le canal ne fut jamais qu’une ambition avortée.
En ce qui concerne le cadre de vie, le canal a été transformé en boulevards ou voies automobiles ; ce qui en reste n’est pas aménagé pour les piétons, à l’exception d’une partie du bassin de la préfecture. Alors, s’il y a des crédits à utliser, pourquoi ne pas s’inscrire dans une démarche qui vise à la fois à donner à comprendre le XVIe siècle troyen, à faire réapparaitre (en partie) le réseau hydrographique, et à aménager les berges pour qu’elles soient lieux de promenade et de détente, pour les habitants et les touristes. Ce n’est hélas pas la première fois que l’urbanisme troyen donne l’impression de manquer d’ambition et de cohérence.
Guy Cure
DEPART dimanche 12 septembre :
15 € (GRATUIT POUR LES MOINS DE 20 ANS )
Troyes 6 h 30 à la FD du Parti Communiste
22 ter avenue Anatole-France
Romilly/Seine 7 h 15 - RN 19
Bibliothèque Municipale
RÉSERVEZ SANS PLUS ATTENDRE A LA FÉDÉRATION DE L’AUBE DU PCF Tél 03 25 73 43 40 Petit déjeuner offert à l’arrivée au stand
.. KOUDERABOT D’BAROIN
Kouderabot. Non, ce n’est pas le nom d’un attaquant de l’équipe d’Afrique du Sud ou du Ghana. Il s’agit d’une petite phrase- miracle comme savent en trouver les dizaines de conseillers du président de la République, chercheurs Es propagandes. La petite phrase sortie de nulle part, qui tourne en boucle et donne l’impression que le gouvernement s’en prend aux riches en ‘rabotant’ les niches fiscales. Avec un coup de rabot, on ne supprime pas, on enlève seulement un peu. Juste ce qu’il y a de trop, pour que ça passe, pour que ça soit plus présentable. Et hop ! 10 % de coup de rabot généralisé sur les budgets de fonctionnement de tous les ministères et organismes dépendant de l’Etat, ça fait sensation ! Et ce n’est pas de la rigueur, c’est seulement un coup de rabot.
Comme les 16000 suppressions de postes dans l’Education nationale en 2011. Comme le gel des salaires des fonctionnaires. A l’origine une simple phrase, son nom a été tellement répété qu’il est devenu un authentique lutin-élyséen. Kouderabot réduit, il dégrossit, il rabote la branche sur laquelle sont assis des millions de salariés. C’est pour mieux la renforcer et la faire repartir nous dit-on. Le problème pour le gouvernement apprenti sorcier, c’est que Kouderabot leur échappe parfois. Il s’est même invité dans les côtes de popularité de Sarkozy et Fillon. Et ça rabote sec, en dessous des 26 %... Mais il y’en a qui veille ! Car Kouderabot a trouvé plus fort que lui. Il avait fait mine de vouloir s’attaquer à la TVA réduite dans la restauration. C’était sans compter Kouderabot d’Baroin qui a stoppé net notre pauv’Kouderabot. C’est ainsi que le rabot sur la TVA a été raboté. Faut pas exagérer quand même
.. QU’EST-CE QU’UN RÉSISTANT ?
L’Humanité publie chaque jour au cours des vacances une page complète sur un héros de la Résistance, femme ou homme, communiste ou non, Français de souche ou immigré, car la Résistance fut un mouvement global sorti des entrailles du peuple. On discute beaucoup dans nos associations dont la liste des membres, hélas, va en s’effilochant, on discute encore de savoir comment nos héros sont devenus des résistants.
Il a fallu sans doute des circonstances mais surtout un passé, une culture particulière portant à l’engagement patriotique : le communisme, l’antifascisme, le Front populaire, le syndicalisme, le nationalisme alsacien de Maurice Kriegel, le patriotisme exalté par un de Gaulle, l’expérience des Brigades internationales d’un Fabien, un esprit rebelle en tout cas qui va trouver dans l’occupation à se manifester et dont l’ensemble des volontés formera LA Résistance, au tout début ce « désordre de courages » selon l’expression de Malraux.
On s’interroge encore, les jeunes par exemple à qui l’on présente le parcours exemplaire et glorieux d’une Marguerite Buffard : auraient-ils été résistants ou collabos ? La réponse est qu’on ne peut sortir la Résistance de son contexte historique. Le milieu national et familial est inséminateur. Les Résistants furent plutôt ouvriers que patrons, jeunes que vieilles barbes, engagés socialement que respectueux des institutions, rebelles que godillots.
Georges Guingoin resta un insurgé. « Krasu » un enthousiaste, Aragon, un fidèle. L’optimisme anime encore Raymond Aubrac. Comment devient-on résistant et comment le reste-t-on ? Autre question !
Jean Lefevre
..DEPASSEMENTS D’HONORAIRES
Les dépassements d’honoraires évoqués dans l’article consacré aux Mutuelles de France ( N° 1085) [1] sont de plus en plus refusés et combattus. Des collectifs solidarité santé qui comprennent aussi des médecins se constituent pour s’opposer à ces diktats du secteur 2.
Les dépassements qui atteignent souvent 80 % du tarif conventionnel de la Sécu [2] ne sont pas les seuls à être dans le colimateur des patients, il y a encore les franchises, les forfaits ainsi que la dégradation du service public de la santé.
La colère de ces collectifs se manifeste par ces mots d’ordre évocateurs : « Racket, chantage, abus de pouvoir, serment d’hypocrite ! » La Mutuelle familiale d’Aquitaine par ex. a organisé un rassemblement devant la clinique Tourny de Bordeaux.
Dans le Val de Marne, un immense collectif national d’une centaine d’organisations pour une sécurité sociale solidaire s’est mis en place. Il s’oppose frontalement à la politique mise en oeuvre par le gouvernement.
J.L.
[1] Dans cet article, il ne s’agissait pas du 40e anniversaire de la Mutuelle, mais de son Assemblée Générale qui eut lieu à l’Hôtel de Ville de Troyes.
[2] Dans l’illustration du même article, on voit que le dépassement pour l’ablation des dents de sagesse est de 1760 € pour une base sécu de 1377 €, soit un dépassement de 127 % !

Avant l’ouverture du 34 ème congrès du PCF qui se déroule du 11 au 15 décembre à La Défense, les communistes aubois ont tenu leur conférence fédérale (congrès) samedi 6 décembre. Une cinquantaine de délégués des conférences de section étaient donc réunis pour plancher la journée entière sur un copieux ordre du jour.
Au menu, le débat politique sur les orientations du congrès et l’adoption (ou non) des amendements émanant des sections, le vote global du texte d’orientation, le rapport financier, les propositions de candidatures pour la direction nationale, la désignation de la délégation auboise qui se rendra au congrès puis l’élection de la nouvelle direction départementale et de son 1er responsable. Dans son rapport d’ouverture, Jean Pierre Cornevin est bien sûr revenu sur le contexte politique national et international dans lequel se tient le 34ème congrès. " ....Pour nous communistes il est très important de rappeler que le crash du système bancaire mondial, avec tous ses dégâts collatéraux dont l’addition va être présentée aux peuples, avec de terribles conséquences sociales est avant tout le produit d’un choix implacable.
Un choix cruel réclamé par les grands groupes, les actionnaires, et réalisé avec application par les gouvernements des grandes puissances financières depuis plusieurs décennies. Le choix de donner en toute circonstance la priorité au rendement financier, aux dividendes des gros actionnaires, plutôt qu’à la satisfaction des besoins des peuples du monde...... " Après le constat, le secrétaire départemental à retracé l’action des communistes aubois durant ces trois dernières années. Une action qui s’inscrit dans une : " ..volonté de dépasser ce système capitaliste qui n’est pas réformable, en étant à la fois utile au développement des luttes et à la construction d’une véritable alternative politique... ".. ".. A cela les 670 communistes aubois apportent leur pierre dans leur action quotidienne, sur leur lieu de travail, dans leur quartier ; leur commune, par l’action de leurs élus, il n’y a pas de petits actes militants. Chacun à son niveau contribue à faire avancer l’objectif qui est le notre d’une société libérée de la dictature du capitalisme financier "
Les enjeux du 34e congrès
Jean Pierre Cornevin a terminé son intervention en tentant de cerner les enjeux du 34 ème congrès. Il s’agit d’après lui de : " produire une analyse sérieuse et accessible de la crise de système qui frappe au cœur le capitalisme mondialisé et de porter un message fort dans la bataille politique et idéologique qui fait rage, sur la nature cette crise, ses conséquences prévisibles pour les peuples, les solutions à y apporter... " " ..la mise en chantier d’un projet politique, qui soit tout à la fois pleinement celui des communistes et véritablement utile aux forces progressistes, à celles et ceux qui veulent résister et ouvrir un nouveau chemin pour le changement. Un nouveau projet politique énonçant les grandes idées-forces, les grandes réformes à la fois possibles et nécessaires à notre époque et les moyens politiques de leur réalisation " De son point de vue : " le texte de base commune avance des pistes qui, pour certaines, constituent de véritables innovations pour notre parti "(..) " L’enjeu du congrès n’est il pas au fond l’apport de notre parti à la construction d’une alternative politique, en France et en Europe. Ce que vont décider les communistes à cet égard va-t-il être perçu ou non comme un élément nouveau et pertinent, comme une fenêtre qui pourrait enfin s’ouvrir sur l’espoir d’un changement possible ? Des millions de nos concitoyens sont dans cette attente. Ces ambitions doivent nous conduire également à faire le choix d’engager de profondes transformations du Parti communiste pour en faire la force politique susceptible de porter avec efficacité ce projet et ces combats.... "
Une résolution très critique sur la construction de la nouvelle direction nationale Les débats ont été matérialisés par la proposition de 43 amendements sur le texte. 31 ont été adoptés par la conférence départementale ainsi que deux vœux. Le texte global à été adopté à la majorité moins sept abstentions. D’autre part, les congressistes ont adopté à l’unanimité une résolution très critique portant sur la façon dont se construit la future direction nationale (CN).
Ils s’élèvent notamment contre la non proposition de Pierre Mathieu : " Quelle est la motivation qui conduit à priver volontairement la direction nationale de notre Parti d’une telle valeur ajoutée ? " s’interroge la conférence départementale. Avant de confirmer son souhait, la conférence fédérale : " estime amplement et politiquement justifiée la présence au sein du Comité national des deux représentants qu’elle propose à l’unanimité de ses participants, à savoir Pierre MATHIEU et Jean-Pierre CORNEVIN "
Fethi Cheikh le secrétaire de la section de Romilly qui représente la fédération dans la commission des candidatures qui se réunira encore deux fois pendant le congrès a été chargé de porter le message de la conférence au plus au niveau.
Concernant la direction de la fédération, la proposition de la commission départementale a été suivie à l’unanimité. C’est ainsi que la nouvelle direction est composée de 27 membres, 14 hommes et 13 femmes.
Jean Pierre Cornevin a été reconduit secrétaire départemental