APPEL CITOYEN
17 ORGANISATIONS AUBOISES(1)
APPELLENT À UN RASSEMBLEMENT :
FACE A LA POLITIQUE DU PILORI :
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE !
Rendez-vous samedi 4 septembre à partir de 12 h
Place de l’Hôtel de Ville à Troyes
(avec la participation d’artistes locaux)
(1) ASSOCIATION DEPARTEMENTALE DES ELUS COMMUNISTES
ET REPUBLICAINS - BLACK,BLANC,BEUR - CGT - CFDT -
EUROPE ECOLOGIE /LES VERTS - FSU - LA FIDEL - LDH - MRAP
MJS - MRC - PCF - PS - PG - PRG - OSONS LA SOLIDARITE
Signez l’appel en ligne ! http://nonalapolitiquedupilori.org/
NICOLAS DHUICQ EN CAMPAGNE
Nicolas Dhuicq, député maire de Brienne n’est pas incapable de faire un discours . Il manie avec brio les idées les plus généreuses : patrie, justice, démocratie, liberté. On en pleurerait ! Il a fait son show dimanche, dans la clairière des fusillés de Creney, lors de la commémoration du massacre du 22 août 1944.
Pour les gens qui n’en sauraient rien, la guerre fut gagnée non seulement par les Américains et la Résistance, mais encore par de nombreuses nations coalisées contre les puissances de l’Axe (Allemagne, Italie, Japon). La Russie appelée à l’époque URSS supporta seule, pendant trois ans le poids de la guerre contre les nazis. Elle y laissa des millions de morts et des ruines illimitées. Il était donc particulièrement inconvenant de la part de Nicolas Dhuicq de stigmatiser ce pays à l’occasion de cette commémoration, en déclarant qu’il n’avait pas à l’époque respecté les lois internationales en faisant massacrer des prisonniers de guerre. Je sais fort bien que le régime soviétique n’a pas lésiné sur les camps, les déportations et les exécutions sommaires. La période stalinienne fut affreuse et tragique pour ceux qui la subirent et, intellectuellement, pour ceux qui crurent aux lendemains qui chantent.
Ces derniers furent nombreux parmi les 53 héros de Creney. Ils étaient communistes. Leur sang se mêla dans l’argile et la craie champenoise à celui des autres martyrs. Celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas moururent pour les mêmes causes, la patrie, la liberté, la justice, la démocratie comme dit le député UMP Dhuicq, sans en comprendre tout à fait le sens.
La vie de chacun d’entre eux fut précieuse et dépensée jusqu’à la dernière goutte. Elle n’avait pas besoin d’être humiliée par un politicard en campagne. Tout autres furent les trois discours des orateurs* face au monument des fusillés. Mesure, dignité, recueillement, unité, les qualités justement qui servent aujourd’hui de référence aux associations de Résistance.
Jean Lefèvre
• Bruno Collin (lire en page 2), Jean Girost (ANACR), et le Préfet représenté par Madame Catherine Hénuin.
ACTES CONTRAIRES
Libé a donné un compte-rendu très succinct, mais utile de la réunion des organisations « Contre le racisme d’état ». La journaliste a voulu résumer brièvement la parole des intervenants. Malheureusement de façon par trop lapidaire. C’est ainsi que la colère de Jean Lefèvre contre les élus de droite qui prononcent de beaux discours républicains et font le contraire dans la réalité, a été traduite de façon maladroite et finalement fausse.
Il n’a jamais dit qu’il ne fallait pas parler de fraternité dans les cérémonies patriotiques.
Tout au contraire, il faut conjuguer liberté, égalité, fraternité dans les cérémonies en l’honneur de la Résistance, il faut montrer la leçon qu’ont donnée les martyrs de Creney et d’ailleurs, mais les mots ne suffisent pas, il faut les actes ensuite. Or, à droite, les actes sont contraires aux beaux mots prononcés.
Malicette
DEMANDEZ LE PROGRAMME
On apprend par le programme de la Maison du boulanger que François Baroin apprécie particulièrement l’humour et le rire. Ce ne serait donc pas pour mieux mettre en œuvre la politique impériale qu’il est entré au gouvernement, mais pour savourer sur le vif les bons mots de Brice Hortefeux, le sens de l’humour d’Éric Besson et les inénarrables commentaires de l’actualité de Frédéric Lefèbvre. Ce gout de la plaisanterie est tout à fait sarkoléonien. On se souvient que Bigard était accompagné du chef de l’État lors de son voyage au Vatican. Il semble d’ailleurs que depuis quelques jours Benoit XVI trouve beaucoup moins drôle le chanoine du Latran.
Bien sûr, on ne peut pas rire de tout, et Didier Porte et Stéphane Guillon, qui n’avaient pas le même sens de l’humour que Besson, Hortefeux et Baroin méditeront sur la limite qui s’impose dès qu’il est question des puissants.
Marc Sebeyran nous assure que les tarifs des spectacles sont inférieurs à ce qui est pratiqué ailleurs. C’est évident pour l’Orchestre d’harmonie. C’est vrai aussi pour l’Orchestre symphonique, qui entame sa dixième saison ; le pari de Philippe Adnot et du Conseil général n’était pas gagné d’avance. Le talent et le travail de Gilles Millière et des musiciens ont fait de chaque concert un rendez-vous attendu. Par contre, s’agissant des vedettes nationales, l’érosion continue du pouvoir d’achat fait que beaucoup de ces spectacles ne sont plus pour le plus grand nombre.
Brel chantait « l’inaccessible étoile ». C’était prémonitoire : les stars sont maintenant hors de portée.
Guy Cure
....DIVERS ESSAIS DE RÉFORMES
Guy Cure qui vient souvent ici lancer ses invectives contre le régime à Sarko, a surpris plus d’un orthographiste distingué en écrivant voyoux au lieu de voyous dans sa dernière livraison. Tout le monde a cru à une faute de frappe. Pas du tout. C’était volontaire. Guy désirait démontrer tout le ridicule de la sacro-sainte règle du « caillou, bijou, chou, genou, hibou, joujou et pou », noms qui doivent prendre un X au pluriel et non un S. C’est une règle grotesque, née au Moyen Âge de la part d’intellos qui voulaient péter plus haut que leur derrière. Pourquoi ne pas ajouter voyou à la liste s’est demandé Guy, dans le but de ridiculiser la règle et de la détruire ? Règle disparue, élèves secourus a même pensé l’ancien prof. Son essai n’a pas été accordé. ? - Pas question a dit Jean d’Ormesson !
Dans le même exercice s’est essayé le président du Conseil Général. Il voulait démontrer qu’en faisant payer une carte transport aux écoliers, il se battait pour la gratuité scolaire. Voici ce qu’il vient d’apprendre aux maires des communes de l’Aube :
« Tout en réaffirmant le principe de gratuité de ce service (transport scolaire), le Conseil général de l’Aube a décidé de faire payer la carte d’accès au transport, à compter de la rentrée 2010. »
Sa phrase a fait le tour des tambours de village qui ont bien rigolé en la proclamant sur les places de mairies. Tout le monde a jugé cette phrase du plus haut ridicule. Erreur ! Déjà des maires UMP l’ont fait vivre en prenant la dépense à leur compte. Les transports resteront gratuits à condition que quelqu’un paie.
Essai transformé cette fois.
Malicette

