Malgré l’avis émis à deux reprises par la population à l’occasion de deux consultations, la majorité municipale a décidé de construire une nouvelle piscine sur le site des Hauts-Buissons.
Pourtant, lors d’une réunion organisée à la salle Mitterrand, la 1ère adjointe, Annie Herszkowicz, avait promis que le choix des romillons serait « bien sûr » respecté ! Relevons toutefois les abstentions de deux élus de l’équipe Vuillemin : A. Pétrequin et J.-M. Berthier, ancien directeur de la piscine, actuellement fermée depuis 2008.
L’opposition unanime
Unanimes, les élus-es de l’opposition ont suivis l’avis majoritaire de la population qui s’est prononcée en faveur d’une réhabilitation avec extension de la piscine rue Jean-Moulin. Au cours du débat sur cette question au Conseil municipal du 23 janvier, les élus-es communistes et partenaires ont fustigé un tel déni de démocratie et le mépris du maire Vuillemin à l’égard des habitants de Romilly. A quoi bon, en effet, les consulter - et à deux reprises avec la même option choisie ! - si c’est pour ne pas tenir compte de ce qu’ils ont indiqué ? Tout avait pourtant été mis en oeuvre pour les inciter à participer à cette seconde consultation : articles de presse, réunion publique, distribution dans les boîtes à lettres... Avec Vuillemin, la démocratie participative se mettait en marche ; les citoyens, considérés comme des adultes, allaient pouvoir prendre part aux décisions : quoi de plus normal d’ailleurs puisque ce sont eux qui paient !
De l’esbroufe qui va coûter cher !!!
Mais tout ce cinéma n’était qu’un leurre. Vuillemin avait choisi depuis longtemps puisque la réalisation d’une nouvelle piscine aux Hauts-Buissons était déjà inscrite dans son programme électoral de 2008.
L’idée lui avait sans doute été donnée par ses amis de l’équipe municipale précédente qui envisageaient ce même projet. Ceci expliquerait l’absence pendant 20 ans de l’entretien nécessaire pour préserver l’actuelle piscine avec pour conséquence toute une population privée de cet équipement pour une durée de 5 à 6 ans.
Les élus-es communistes et partenaires ont également pointé deux autres aspects de ce dossier. D’abord, c’est un échec patent pour le maire qui avait promis de fédérer toutes les communes du secteur pour assurer le financement alors, qu’à l’arrivée, ce sont les romillons seuls qui paieront.
Ensuite, contrairement à ce qu’il prétend, le coût de la nouvelle piscine ne sera pas de 6 millions d’€, comme initialement annoncé, mais plus proche des 10 millions contre 5 millions d’€ pour la réhabilitation avec extension de la piscine Jean-Moulin. Encore de l’emprunt et de la dette en perspective ! Face à l’arbitraire du maire, la population ne devrait-elle pas se mobiliser, se rassembler et agir pour exiger le respect du choix qu’elle a, à deux reprises consécutives, exprimé ?