S’attaquer au réchauffement climatique, c’est d’abord s’attaquer aux 100 multinationales qui sont à l’origine de 70% des émissions de gaz à effet de serre.” Ian Brossat

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Quand la droite et Sarkozy travaillent à la ruine de la France

vendredi 13 août 2010 , 464 : visites , par LDA

Un pouvoir davantage concerné par le sort des grandes fortunes que celui du peuple Il y a très clairement un style Sarkozy, celui d’une droite décomplexée vivant dans l’opulence et qui affiche ouvertement des opinions xénophobes et même parfois clairement racistes.

Cette droite dont les liens avec le milieu des affaires apparaissent de plus en plus clairement, démontre chaque jour son mépris des Français en étalant ses richesses et celles de ses bienfaiteurs alors même que l’immense majorité de la population se débat quotidiennement dans une énième crise du capitalisme.

Tandis que l’Etat fait cadeau d’un chèque de plus de 30 millions d’euros à Liliane Bettencourt qui exprime son « patriotisme économique » par des placements financiers de plusieurs milliards d’euros dans des paradis fiscaux, le gouvernement reste sourd à l’appel au secours de centaines de milliers de personnes privées d’emploi qui se retrouvent en fin de droit.

De même lorsque le gouvernement privatise des entreprises publiques comme EDF-GDF ou La Poste, il ne se soucie pas des conséquences pour la population qui subit les retraits de ces services, ou qui est sollicitée pour financer des investissements jusqu’ici facilement assumée par ces entreprises.

La hausse de la facturation de l’électricité (de bien plus que 3% pour beaucoup) qui va encore amputer le budget des familles dès la mi-août est le résultat direct de la privatisation d’EDF qui cherche davantage à satisfaire ses actionnaires qu’à remplir sa mission de service public.

Le tissu économique et social démantelé sous l’oeil bienveillant de l’UMP

En plus de renoncer à toute ambition industrielle, le gouvernement facilite grandement le démantèlement du tissu économique français, tant en appliquant les dispositions du traité constitutionnel européen qui encourage les délocalisations au nom de la liberté de circulation des capitaux que par les politiques menées depuis des années.

Plutôt que de remettre en cause, le rôle des banques dans le développement économique du pays en tirant les leçons de la crise, le gouvernement avec l’appui des centristes et des socialistes a fait voter un plan de sauvetage du système financier sans se donner les moyens de contrôler le niveau du crédit et son utilisation.

Les communistes étaient bien seuls à l’époque lorsqu’ils réclamaient en contrepartie de financements publics, l’amorce d’un grand pôle public financier capable de donner au pays de nouvelles ambitions en termes de recherche et développement dans l’agriculture, l’industrie et les services.

En l’absence de volonté de se doter d’un tel outil pour maîtriser une partie de l’activité économique du pays, ce sont plus de 250 000 emplois qui ont été détruits en France en 2009, soit l’équivalent de la fermeture d’une usine de 700 personnes chaque jour. Dans l’Aube, ce sont 1440 emplois salariés qui ont disparu l’année dernière, un triste record qui s’ajoute aux suppressions d’emplois publics décidés directement par le gouvernement. Dans l’ensemble, la désindustrialisation et le recul de l’emploi salarié résultent de choix politiques subventionnant à fonds perdus un système financier qui affiche aujourd’hui des profits énormes et spécule sur la dette des états européens... cette dette est pourtant largement constitué par des aides directes ou indirectes aux entreprises, des exonérations de cotisations ou d’impôts dont on peut aisément mesurer l’inefficacité aujourd’hui.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1090

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