Le 15 septembre dans la presse locale, Eric Vuillemin s’est livré à une attaque virulente contre le PCF, au sujet de « l’affaire » Belmondo. Les adhérents de notre section, unanimement, ont considéré que l’on ne pouvait laisser salir notre parti sur cette question de patriotisme et de la Résistance.
Pour mieux faire passer la pilule « Belmondo » le maire de Romilly n’hésite pas à en enfourcher les bonnes vieilles méthodes de l’anticommunisme en salissant au passage tous les militants romillons qui se sont engagés dans la lutte contre le nazisme et qui, pour bon nombre, ont été fusillés ou déportés vers les camps de la mort.
Le rôle du PCF durant cette période douloureuse pour la France et pour des millions de nos concitoyens est incontestable et reconnu de tous, à part quelques révisionnistes de l’histoire qui voudraient bien détourner la réalité des faits. D’ailleurs à la Libération, le général De Gaulle, s’appuyant sur l’aura que notre parti a acquis dans la Résistance auprès de l’opinion publique avec l’image du « Parti des fusillés » (75 000 morts), fit appel à quelques dirigeants communistes pour devenir ministres, dont Ambroise Croizat, Marcel Paul et Maurice Thorez qui fut ministre d’Etat et vice-président du Conseil provisoire de la République.
Ils ont fait un travail social énorme à la tête de la France en appliquant le programme du Conseil National de la Résistance dont la droite sarkoziste essaie aujourd’hui de démanteler les acquis !
Faut-il rafraîchir la mémoire du
maire et lui rappeler que le Parti
communiste a été le premier parti
à être interdit à l’automne 1939,
ses militants arrêtés dès 1940 et
que c’est Pierre Georges (alias
colonel Fabien) qui a donné le
signal de la Résistance à l’occupant
nazi en exécutant un officier
dans le métro parisien ? Faut-il
aussi lui rappeler qu’en
Allemagne même les communistes
ont été les premiers à être
internés dans les camps de
concentration à l’image de Ernst
Thälmann qui fut arrêté en 1934 et
exécuté en 1944 à Büchenwald ?
Notre parti a toujours été aux
côtés de ceux qui souffrent et se
battent pour la liberté et pour la
paix. Oui, qu’on se rappelle aussi
nos combats pour la paix en
Algérie avec la garde à vue de 4
responsables communistes de
Romilly lors d’une manifestation
contre cette sale guerre ou pour
empêcher les « rappelés » de
partir, avec la révocation du
maire Maurice Camuset pour ces
actions. Nous n’oublions pas,
nous, monsieur le maire, que des
membres de notre parti, ont péri
lors de cette guerre. A la demande
des élus communistes, vous avez
donné à une rue de Romilly le
nom de Maurice-Maillard, soldat
du contingent tué en Algérie et
secrétaire des Jeunesses
Communistes de notre ville.
Comment oublier aussi la
répression du métro Charonne
lors d’une manifestation le 8
février 1962 contre les assassins
de l’OAS qui attentaient à la vie
de personnalités politiques, syndicales,
universitaires, de la presse
et des lettres ? Dans cette
manifestation pour imposer la
paix en Algérie, 8 manifestants
sont morts, chargés par les policiers
; matraqués, étouffés, écrasés.
8 étaient syndiqués à la CGT
et 7 membres du PCF.
Oui, nous sommes pour le
devoir de mémoire (le vrai) et
nous ne pouvons accepter dignement
que l’on donne le nom d’un
collaborateur pétainiste, qui a
cautionné la propagande nazie, à
un édifice culturel et à un quartier
qui jouxte des rues portant des
noms prestigieux comme ceux de
Guy Moquet, Jean Moulin ou
l’hôpital Maurice-Camuset. A
l’inverse, aujourd’hui, certains
politiques UMP fouillent dans les
poubelles de l’histoire et voudraient
la revisiter. On arrête, on
expulse et on réhabilite à tours de
bras. Maintenant, ce sont les
anciens activistes de l’OAS, dont
beaucoup ont du sang sur les
mains et qui ont fomenté l’attentat
du Petit Clamart contre le général
De Gaulle, qui vont être réhabilités
avec, pour certains, des stèles
érigées à leur mémoire !
Mais toutes ces démarches
n’ont qu’un seul but, récupérer
les voix du Front national pour
poursuivre une politique encore
plus dure pour ceux qui triment et
n’acceptent pas la destruction du
système de protection sociale au
profit des grosses fortunes. Soyez
certain, monsieur le maire UMP,
à Romilly comme ailleurs, nous
agirons plus que jamais avec nos
concitoyens pour construire une
société faite de justice, de solidarité,
de liberté, de paix et de
coopération entre les peuples.
Section de Romilly du PCF