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Les déremboursements des médicaments génèrent profits et pathologies aggravées !

jeudi 7 octobre 2010 , 336 : visites

En à peine 4 ans, la haute autorité de santé a estimé que près de 500 médicaments ne seraient plus remboursés. La “logique” invoquée est de réserver la solidarité nationale à l’accès aux traitements les plus performants. C’est oublier que les petits maux, mal soignés, occasionnaient des maladies graves, et que leurs déremboursements pourraient bien à terme, s’avérer très coûteux.

Depuis 2006, les vagues de déremboursements minent le porte-monnaie des malades. Aux 282 médicaments qui n’étaient plus pris en charge par la Sécurité Sociale, s’en sont ajoutés 200 dont le taux de remboursement est passé miavril de 35% à 15%.

Et la plupart des mutuelles ne veulent pas assumer les 85 % restant. Leur service médical a été jugé insuffisant par la Haute Autorité de Santé (HAS), qui estime que l’on peut s’en passer en modifiant nos habitudes. Il s’agit essentiellement d’expectorants, de médicaments de phytothérapie, d’oligoéléments et de médicaments contre les troubles digestifs. Inefficaces ? Pour les fluidifiants bronchiques et autres expectorants par exemple, on conseille de les remplacer par une bonne hydratation et le nettoyage des cavités nasales.

Mais, dans le traitement de la bronchite, de la crise d’asthme ou de la bronchiolite, ils sont prescrits, parfois en association avec la kinésithérapie. Paradoxal. Les médicaments de phytothérapie, à base de plantes, sont destinés à améliorer les troubles mineurs du sommeil. Là encore, les bons conseilleurs invitent à diminuer le tabac ou l’alcool et à adopter une bonne hygiène de vie.

Lorsque l’on connaît la situation de la médecine préventive, celle des citoyens de ce pays, la pénurie des médecins de ville, et le contexte de misère sociale, tous ces bons conseils sont déconnectés de la réalité ! Venons-en maintenant aux veinotoniques et aux vasodilatateurs déremboursés depuis 2006 au nom de leur service médical trop faible. Pour la HAS, l’enjeu principal des retraits est “de permettre l’accès aux traitements les plus performants.” Or les “économies” liées aux remboursements pourraient se révéler plus coûteuses à terme !

En Italie, où les veinotoniques sont déremboursés depuis 1994, les dépenses pour pathologies veineuses ont explosé.

Les nuitées d’hospitalisation sont passées de 18 000 à 26 000 par an. Inefficaces et inutiles pour les “experts”, les veinotoniques sont pourtant utilisés par des milliers de personnes qui y trouvent un vrai bénéfice : soulager leurs jambes lourdes. Certes, leurs efficacité n’est pas facilement mesurable. Mais, les arguments "indirects" ne manquent pas : à forte dose, ils soulagement rapidement une crise hémorroïdaire. Leur effet sur la tonicité des cellules endothéliales, qui tapissent les veines et les artères, a été démontré par plusieurs études. Les interventions et hospitalisations pour pathologies veineuses des jambes sont plus courantes quand les veinotoniques ne sont pas disponibles. Encore une fois, les “experts” décident que la “bobologie”, celle qui ne vous tue pas immédiatement, n’a pas à être prise en charge par l’assurance maladie. Dans l’années 1950-1960, les dents de lait n’étaient pas soignées puisqu’elles tombaient !

Résultat : les soins et l’hygiène bucco-dentaires étaient catastrophiques pour toute la vie !

(*) Suite de cet article dans la Dépêche de l’Aube d’octobre

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1098

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