L’affirmation de la paix est le plus grand des combats. » Jean Jaurès

Accueil > Archives > National > Economie – Social > Plus de caviar pour les riches, moins de lentilles pour les (...)

Plus de caviar pour les riches, moins de lentilles pour les autres.

Jusqu’à quand vont-ils se goinfrer ?

samedi 7 mai 2011 , 364 : visites , par LDA

Avec Baroin et sa réforme de l’ISF, plus on sera riche, moins on paiera d’impôt. Avec la réforme du crédit de Lagarde, les banques respirent. La crise, c’est pour tous les autres.

Entre décembre 2010 et février 2011, les chiffres du surendettement ont explosé : + 17%. 900 000 familles ont déposé un dossier de surendettement à la Banque de France. Sur la planète des riches, en revanche, tout baigne. Avec le projet de réforme de l’ISF présenté par Baroin, plus la fortune sera grosse, moins on payera d’impôts, voire pas du tout comme Bettencourt qui, grâce à sa combine « d’opimisation fiscale », vient d’escamoter 300 millions d’euros à l’impôt.

RICHES ET COMBINARDS

Chômeurs, malades, familles modestes... tous des fraudeurs ! C’est Sarkozy, Bertrand et Bachelot qui le disent. La même Bachelot qui a claqué 700 millions d’euros dans sa piteuse campagne de vaccination contre la grippe en 2009. Qui sont les véritables fraudeurs  ? Selon la Cour des comptes, la fraude représente moins de 1% des prestations sociales versées. En revanche, le travail au noir, organisé pour l’essentiel par les patrons, représente une perte pour la Sécu estimée entre 6 et 12 milliards d’euros.

La fraude fiscale est le sport préféré des riches et des entreprises qui privent chaque année l’état de 45 milliards d’euros de recettes : une paille ! Et puis, il y a le système “D” - légalité d’origine contrôlée ! - qui permet à Total de se soustraire, malgré ses 10,3 milliards d’euros de profits en 2010, à l’impôt sur les sociétés. Il y aurait en France, 2,2 millions de millionnaires, un petit quart seulement a payé en 2010, l’impôt sur la fortune.

UN SYSTÈME VICIÉ

Entre multiplication des exonérations de charges et allègements et cadeaux fiscaux, les grands patrons se goinfrent chaque année un peu plus pendant que les plus pauvres continuent d’être aspirés par le maelstrom de l’endettement. Ce système est fondamentalement vicié. La récente réforme Lagarde du crédit à la consommation changera peu de choses pour les ménages, car elle ne s’attaque pas aux sociétés de crédit.

« Comment imaginer qu’un prêteur proposant un crédit renouvelable à 19% puisse être contraint de proposer dans le même temps un prêt personnel alternatif à 8% ? » s’interroge un spécialiste du crédit, Denis Cotte. Alors que 13% des français vivent en-dessous du seuil de pauvreté, de vraies mesures d’urgences s’imposent : augmentation des minima sociaux, revalorisation des salaires et des retraites, investissement massif dans le logement social et les services publics. Ces mesures peuvent être financées en changeant l’utilisation de l’argent, à commencer par la suppression des dizaines de milliards d’exonérations de cotisations sociales et de niches fiscales qui profitent uniquement aux hauts revenus et aux revenus du capital. Les richesses produites par les salariés doivent être utilisées pour les salariés.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1128

info portfolio

“ Enrichissez-vous !” disait au XIXè siècle Guizot qui conseillait aussi de (...)

Répondre à cet article

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|