“Ce sont toujours les mêmes rengaines pour au final baisser les salaires et la qualité des services publics. Mon sentiment profond est que la seule solution, c’est la rue.” Gérard Mordillat - écrivain et cinéaste

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10 août 2011
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Fraude à l’Urssaf : 1,023 milliard d’euros en 2010. CES PATRONS QUI VOLENT NOTRE Sécu

vendredi 29 juillet 2011 , 101 : visites , par Rémi

Fraudes, abus, travail au noir, “erreurs”... le montant des redressements effectués par l’URSSAF dans les entreprises a augmenté de 10%, dépassant la barre du milliard d’euros.

En tête du palmarès, le travail au noir. Les redressements ont augmenté de 42% par rapport à 2009. 185 millions d’euros ont ainsi pu être récupérés par l’assurance maladie.
C’est trois fois plus qu’il y a cinq ans. Autre valeur à la hausse de la fraude patronale, les “abus” sur les exonérations de charges (sur les
bas salaires principalement, les heures sups...) : 325 millions d’euros. Et comme il n’y a pas de petits profits, on soustrait à l’assiette des cotisations des revenus connexes ; participations, avantages en
nature ; on tripatouille les frais professionnels, etc. Les patrons, qui bénéficient déjà d’un achalandage éblouissant d’aides publiques à l’emploi, en veulent toujours plus. L’année dernière, 1,023 milliard
d’euros ont retrouvé le chemin des caisses de la Sécu.
Selon M. Burban, le président de l’Acoss qui chapeaute les URSSAF, « cela ne veut pas dire que la fraude aux cotisations sociales s’aggrave ». Ben voyons ! Certes, les contrôles ont été intensifiés, mais dans quelques secteurs seulement.Ces chiffres sont en fait les révélateurs de la partie émergée de l’iceberg pourtant connu de longue date qu’est la soustraction illicite de fonds destinés à la solidarité nationale.

Combien de milliards les patrons mettent-ils ainsi à l’ombre ? Les Wauquiez, Guéant, Parisot et autres coqs et volailles de la basse-cour sarkozienne qui caquètent à qui mieux-mieux pour stigmatiser les bénéficiaires des minimas sociaux, des allocations familiales ou de chômage, restent muets sur les combines de leurs amis. “Abus” très circonscrits, minimiseront certains.
Nous ne le croyons pas. La Sécu est malade des milliards d’euros qui, légalement ou illégalement, ne rentrent plus dans ses caisses et sont joués dans les tripots boursiers.

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1140

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