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Crise : vers l’application de nouveaux plans de rigueur. Assez de payer pour les banques !

vendredi 19 août 2011 , 124 : visites , par LDA

Qui a dit : « le système bancaire français est solide, il faut y voir le signe d’une gestion des risques rigoureuse » ? François Baroin, il y a à peine un mois, commentant le résultat des “stress tests” sur l’état de santé des banques

Voilà une vision claire de la part du ministre de l’économie ! Avec le « stress test » grandeur nature que leur ont infligé les marchés financiers, les banques françaises se sont effondrées les unes après les autres et ont enregistré des baisses spectaculaires de leurs cours en bourse. La déclaration farfelue de F. Baroin soulève cependant bien des inquiétudes quant aux aptitudes du maire de Troyes qui façonne son costume de présidentiable. On savait ses lacunes linguistiques qui ont rendu “très compliquée”, fin juillet dernier, une conversation avec le ministre anglais des finances. Dans son propre camp, les compliments fusent.

« Il n’a ni l’expérience ni la crédibilité pour faire le job et n’a d’ailleurs jamais rendu aucun travail sur le sujet quand il était parlementaire » a récemment déclaré un ancien ministre de droite, qui agite l’encensoir : « il est à l’économie ce que la psychologie est à la médecine. Il rassure les gens mais ne les soigne pas ». Mais laissons les amis de trente ans à leurs guéguerres claniques.

DÉMAGOGIE ET NON-SENS

Face aux menaces sur l’euro, deux thèses antagonistes émergent. D’une part, le discours protectionniste de ceux qui affirment la nécessité de quitter la zone euro pour redonner à chaque état le droit de faire marcher la planche à billets. Que cela vienne de l’extrême droite ou d’une partie de la gauche, c’est surtout de la démagogie électorale. Face aux trompettes nationalistes, un autre son de cloche retentit sur la gouvernance européenne. Puisque la planche à billets nécessite une politique économique coordonnée, il faudrait donc pousser davantage les feux de l’intégration européenne ; il faudrait plus de fédéralisme. Mais le problème resterait le même. Comment concilier les intérêts divergents des états et plus particulièrement des deux poids lourds de la zone euro, l’Allemagne et la France ?

LES CITOYENS PAIERONT !

Comment s’étonner que la crise financière, qui se propage et s’approfondit, bouscule l’Union européenne et le fragile équilibre de l’euro ? Elle menace bien plus fondamentalement tout l’ordre économique et social. Une fois de plus, dans l’histoire du système capitaliste, la finance gangrène tout. Depuis le printemps 2010, la BCE a racheté quelques 75 milliards d’euros de dettes “pourries” grecques, portugaises et irlandaises. L’Allemagne, pourtant à l’origine de l’interdiction de telles pratiques dans le règlement de la BCE, s’est fait une raison, tellement tous les gouvernements sont complices pour ne pas lâcher les banquiers qui ont siphonné la Grèce. Le Figaro du 17 juin dernier écrit sans ambiguïté : « [...] les banques privées allègent leur exposition à la Grèce, laissant les états, la BCE et le FMI prendre le relais. [...] les contribuables sont mis à contribution pour que les banques s’échappent du piège grec. [...] Les citoyens de la zone euro paieront donc à la place des établissements financiers ». Une fois de plus ! Une fois de trop ?

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1143

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