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La panicule

vendredi 19 août 2011 , 141 : visites , par Jean Lefevre

Et bien oui, l’été est chaud ! Le simoun de la panique souffle sur les bourses, tremblotantes comme de chétives bougies. Les banquiers suent à grosses gouttes de confiance perdue. Le ventilo du capital est coincé. C’est la panicule. Le rentier a la fièvre de l’or. Le smicard, celle des fins de mois qui se rapprochent des débuts. La bourgeoise, rentrée hâtivement prendre le frais des coffres suisses, n’est bronzée que du côté pile. Tant pis, elle terminera son cancer de la peau aux UV. C’est le progrès. Notre ami Jean, directeur de La Dépêche, est en vacances. Baroin non, mais il est ministre. On eût aimé que notre Jean fût ministre aussi. On ne voudrait pas de Baroin comme directeur. Le réacteur du capitalisme est en fusion. Les méchantes radiations, chargées de rigueur et d’austérité, vont faire des dégâts. Comme dit le proverbe, “quand les financiers boivent, c’est les peuples qui trinquent”. Ils ont trop bu, mais nous ne voulons plus trinquer. Juillet 1789 fut un mois caniculaire. On ne peut plus prendre la Bastille, c’est déjà fait. On peut encore raser la Bourse, nouveau symbole d’un trop vieux système en crise. à la gauche accommodante, et mal accommodée, le peuple montre la lune, mais elle regarde le doigt. L’été aura aussi été glacial. Les mauvais coups se figent déjà en stalactites grisâtres au-dessus de nos têtes. Le système capitaliste patine sur ses mares stagnantes. La glace, pourtant, craque autour de lui. Le poids du peuple peut la briser. Quel temps de chien !

P.-S.

La dépêche de l’Aube N1143

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