La soumission au traité de Lisbonne
Tout se passe comme si le PS, qui partage un attachement commun
avec la droite au traité de Lisbonne, avait cherché à en occulter
les contraintes et à empêcher le débat sur la nécessité de
réorienter la construction européenne. cette soumission au traité
de Lisbonne, dissimulée dans le texte, conditionne tout le reste
du projet.
2 Silence sur la banque centrale européenne
• En 2007, le Ps promettait de réorienter les missions de la Bce
vers l’emploi et la croissance. en 2012, il n’en est plus du tout
question ! Il est stupéfiant de ne constater ni mention, ni critique,
ni contre-proposition, par exemple sur les dispositions prises en
mai 2010 face à la crise de la dette grecque.
• Pas un mot sur le Fonds de stabilisation financière ni sur les terribles
sacrifices qu’il impose, avec le FMI, aux peuples des états
les plus endettés. en mai dernier, les députés socialistes ont voté
le plan dit de “sauvetage” de la grèce, première étape de la fuite
en avant dans les politiques d’austérité.
2 Silence sur le pacte euro+.
• Pas un mot, pas une critique sur le pacte euro Plus, décidé en
mars dernier à Bruxelles et qui, au nom de la lutte contre les déficits
et dettes publics, exige de formidables réductions des dépenses
publiques et sociales, interdit toute hausse généralisée
des salaires et leur indexation, tout en diminuant les prélèvements
sur les entreprises.
3 “Emplois d’avenir” entre fllou et silences
• Le projet socialiste prévoit la création de 300 000 “emplois
d’avenir” sur le modèle des emplois-jeunes. emplois à temps
plein avec une durée maximale de 5 ans. Si l’emploi correspond
à un besoin réel, notamment dans les services publics et les collectivités,
pourquoi ne pas le transformer à son terme, voire avant,
en emploi pérenne relevant du secteur public avec le statut correspondant ?
Est aussi en suspens la question de la formation et de
l’insertion des jeunes ainsi embaûchés, silence sur le devenir du
poste au terme des cinq années.
