M. Reverchon ne fait « pas de politique », il est « dans l’investissement et la création d’emplois » ; il aime « les gens formidables », « les vrais personnages ». Traduction : il fait du fric et aime les gens qui sont d’accord avec cette logique. Malheureusement pour lui, les 3 000 personnes qui ont signé la pétition du collectif de défense de l’Eden ne sont pas d’accord avec son projet de multiplexe. Ils ont tenu à le lui faire savoir et Joë Triché, invité au titre de son mandat d’élu communautaire à la réunion, s’est fait leur porte-parole.
De quel droit M. Reverchon peut-il se prévaloir pour traiter à deux reprises un conseiller général élu à 62%, un membre de l’opposition au Conseil municipal, de « menteur » ? Parce qu’il pose des questions embarrassantes, met à nu des zones d’ombres dans l’historique de ce dossier ? Parce qu’il s’efforce de défendre les intérêts de notre ville et de ses habitants, qui sont évidemment le cadet des soucis de M. Reverchon ?
Si M. Reverchon est si sûr de lui, pourquoi n’être pas intervenu pour que la réunion à laquelle il a participé soit ouverte au public ; pourquoi n’avoir pas pesé en ce sens auprès du président de la Communauté de communes ? Cela aurait permis la transparence et le débat. La démocratie y aurait gagné.
Par cette insulte, M. Reverchon se range de lui-même dans le camp de ses amis. Joë Triché, les élus et les militants communistes ont choisi le leur. Cela n’en fait pas pour autant des menteurs !
Fethi CHEIKH, secrétaire de la section de Romilly du PCF