A l’occasion du débat d’orientations budgétaires, le groupe
communiste au conseil municipal de Bar-sur-Seine a fait part
de sa colère d’entendre la crise, qualifiée souvent à tort, de
crise de la finance publique, alors qu’elle est en fait celle des
marchés financiers, des paradis fiscaux, des spéculateurs qui
veulent continuer de s’enrichir sur le dos des peuples.
C’est
l’hyper concentration du capital.
Joseph Seghetto a notamment déclaré que la dette en France
est de 1 700 milliards d’euros. Mais à peine de 150 milliards
pour les collectivités locales.
Et de s’interroger en quoi la dette
des collectivités locales, qui assurent 72% des investissements
publics, serait responsable du marasme financier ?
210 milliards de dividendes ont été versés en 2012 en France,
dans le même temps la part du travail a baissé de 10%. Les intérêts
payés par l’état pour rembourser la dette s’élèvent à 45
milliards.
Le journal « Les échos » révèle que les plus grandes
sociétés capitalistes se sont constituées dans la crise des « coussins
de sécurité » de 300 milliards de dollars.
« Et on demande aux peuples des sacrifices », s’est il exclamé !
Mieux, l’UMP a annoncé son intention de diminuer de deux
milliards d’euros par an les dotations aux collectivités locales
pendant cinq ans.
La TVA dite « sociale » va augmenter l’ensemble
de nos dépenses et surtout celles de nos concitoyens, toujours
plus nombreux à être touchés pour l’accès au logement,
au chauffage, à la santé, à l’éducation voire à l’alimentation.
D’ailleurs à ce sujet, une augmentation de 10 % de familles en
difficulté a été enregistrée par les « Restos du coeur » de Bar-sur-
Seine. Près de 8 millions de personnes vivent en-dessous
du seuil de pauvreté (8 euros par jour).
« Si les collectivités locales ne peuvent totalement s’extraire de
ce contexte, nous ne pouvons pas, en tant qu’élus locaux, accepter
d’être dirigés par les marchés financiers et les agences
de notation sans avoir aucune légitimité ». J. Seghetto a terminé
en rappelant les valeurs de justice sociale, de solidarité,
et souligné le rôle, encore essentiel, des élus républicains de
ce pays. nous ne voulons pas que la Révolution de 1789 soit
rayée de la carte par les agences de notations ou leurs sbires.