Le Front de gauche propose une
démarche citoyenne pour
instituer une VIè République : une
République où les mots de
liberté, d’égalité et de fraternité
retrouveront leur vrai contenu.
L’exigence démocratique dans tous les lieux de l’activité
humaine est au coeur des luttes actuelles en France et
dans le monde. Telle un torrent qui enfle, elle bouillonnait
le 18 mars à la Bastille. La crise actuelle et l’expropriation,
par la finance et ses valets des droites européennes,
des citoyens des lieux de décisions aboutissent à la mise
en place d’organismes et d’institutions non élus et tout
puissants. Il est temps de renverser la vapeur en France
et de tourner la page du présidentialisme et de l’hyper
concentration des pouvoirs. Place au peuple !
Des lieux de travail aux institutions... Pour une constitution démocratique
“Prenez le pouvoir !” n’est
pas qu’un slogan pour le
Front de gauche et son
candidat J.-L. Mélenchon. Le
pouvoir aux citoyens passe
par une VIème République
sociale et démocratique.
Depuis son origine, où elle est
instituée en octobre 1958 par
un quasi coup d’état d’un général
De Gaulle englué en
pleine guerre d’Algérie, la Vè
République a été contestée à
gauche, principalement par le
PCF. Parce qu’elle place le
président de la République
“en clé de voûte du régime parlementaire”,
pour reprendre
les termes de Michel Debré au
Conseil d’état en août 58, elle
a ouvert la porte à un pouvoir
présidentiel hypertrophié au
détriment de la vie démocratique
et citoyenne.
UNE RUPTURE NÉCESSAIRE
La volonté portée par le Front
de gauche d’un changement
constitutionnel est d’une actualité
urgente. En effet, le
sarkozysme a poussé à leur
paroxysme, vers un pouvoir
autocratique, les dérives des
institutions actuelles. Avec,
pour facteurs aggravants, la
soumission à la finance et la
négation de tout ce qu’il restait
de la souveraineté populaire
afin de pouvoir mieux condamner toute l’Europe à
l’austérité. Mais des mesures
cosmétiques, telles que préconisées
par F. Hollande, qui ne
remettent pas en cause l’esprit
même de ces institutions,
ne peuvent pemettre la rupture
nécessaire avec l’hyperprésidentialisme , la
concentration des décisions
au sommet de l’état, l’osmose
totale entre la politique et le
monde de l’argent, etc. Si elle
veut répondre à l’attente démocratique
qui monte du pays, la gauche ne peut plus
faire l’économie de l’objectif
d’une nouvelle République.
REFONDATION DÉMOCRATIQUE
Historiquement parlant, l’exigence
démocratique se trouve
à l’origine de nombreux combats
du mouvement ouvrier.
La VIè République ne peut
donc pas se réduire aux seules
dimensions institutionnelles,
mais elle doit pousser la démocratie,
comme le disait Jaurès
“jusqu’au bout” pour rendre
les salariés aussi souverains
dans l’ordre économique que
les citoyens le sont - théoriquement
dans l’ordre politique.
C’est dans cette visée
que s’inscrit aujourd’hui la
bataille menée par le Front de
gauche. Cette refondation démocratique
a un triple objectif.
Elle repose d’abord sur la
réaffirmation et l’extension
des droits fondamentaux du
plus grand nombre, ce que la
Révolution française avait,
dès ses premiers moments,
appelé “le droit à l’existence”.
Elle induit ensuite de nouvelles
possibilités d’intervention
des citoyens et des salariés
à tous les échelons (en particulier
dans l’entreprise pour
qu’existent des moyens de
s’opposer aux licenciements
boursiers). Par la la réhabilitation
effective de la souveraineté
du peuple, elle aboutira
enfin à une démocratie étendue
et libérée du présidentialisme.
En avançant aujourd’hui
une perspective politique fondée
sur une véritable démocratie,
il s’agit donc de dessiner
une réponse globale aux exigences
d’égalité et de justice
mises en avant par toutes les
confrontations sociales de ces
dernières années. Avec vous,
c’est possible de le faire.
Face aux dérives, la gauche ne peut plus faire
l’économie d’une nouvelle république.
