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“efforts” : les riches peuvent mieux faire

Loi de finances rectificative 2012

jeudi 19 juillet 2012 , 2563 : visites , par LDA

À l’heure d’un début de mandat présidentiel placé sous le signe des “efforts”, les finances de l’État devraient être le levier du changement attendu. Les moyens existent. Mais la volonté politique ?

Le débat à l’Assemblée Nationale sur le projet de budget rectificatif 2012 sera-t-il une première étape vers une nouvelle répartition des richesses ou un point d’appui pour justifier la rigueur ? Les mesures proposées pour faire rentrer dans les caisses de l’état 7,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires ne sont pas radicales mais elles mettent à contribution les riches et les grandes entreprises, avec le rétablissement de l’impôt sur la fortune, le relèvement de la contribution sur les stocks-options, une taxe de 3% sur les dividendes, etc. C’est certes le signal d’une intention de renverser la vapeur dans le partage des « efforts » pour sortir de la crise, là où les salariés et les familles ont déjà trop payé. Et pourtant la balance pourrait pencher encore plus du côté de la taxation de la finance  ; il reste de la marge ! Mais cette volonté affirmée de justice reste nuancée par des signaux contradictoires. Pour preuve, dans la lettre de cadrage budgétaire pour 2013, est demandée la réduction de 15% en 3 ans des dépenses de fonctionnement, un effort de « maîtrise » des prestations de « guichet » (comme les bourses d’études ou les aides au logement) et une baisse de 2,5% des effectifs publics en dehors des missions prioritaires.

ALLER PLUS LOIN
Avec cette nouvelle donne de « l’effort », les cartes restent trop inégalement encore distribuées, le jeu toujours trop entre les mains des valets de pique de l’austérité. Contingentées par le pacte budgétaire européen et les autres traités dont il est le dernier avatar, les intentions du gouvernement de ne pas décevoir ceux qui ont mis au pouvoir la gauche aboutissent à des mesures de « compromis » là où il y a besoin de ruptures nettes, à tout le moins de réorientations sérieuses.

L’ARGENT EXISTE
Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement doit trouver 30 milliards d’euros l’année prochaine. Contrairement à ce qu’on entend, ce chiffrage est dérisoire au vu des marges de manoeuvre budgétaires dont il pourrait disposer. L’inspection générale des finances a estimé qu’au minimum 70 milliards d’euros issus des niches fiscales et sociales sont sans effet positif pour l’emploi et l’activité. Avec une réforme courageuse de l’impôt sur le revenu instituant une réelle progressivité, ce sont 20 autres milliards qui pourraient être dégagés. S’y ajoutent les 40 à 50 milliards résultant de la fraude fiscale. La solution pour régler le problème des finances de l’état n’est ni dans des demi-mesures fiscales, ni dans la réduction de la dépense publique. Elle réside dans une sortie des logiques comptables austéritaires.
Les moyens financiers existent bel et bien pour soutenir massivement l’emploi, l’activité économique et la reconversion écologique. Cette voie permettrait de sortir de la crise. Aussi nécessite-t-elle une volonté politique de résistance face aux dogmes libéraux.


Il y a besoin de ruptures nettes, à tout le moins de réorientations sérieuses.


P.-S.

La dépêche de l’Aube N1191

Descriptif :

Monsieur le Président, Les Françaises et les Français vous ont élu pour que leur vie change, pour s’attaquer au monde de la finance et sortir de la crise.

Pour la première fois, la gauche est majoritaire à l’Assemblée et au Sénat, c’est le moment de répondre - enfin - aux urgences sociales en se donnant les moyens d’un véritable changement. Rien ne sera possible avec l’austérité qu’impose le Pacte budgétaire européen, dont vous souhaitez la ratification par le Parlement, sans consulter notre peuple. Nous proposons d’autres solutioNs :
- Une augmentation significative du SMIC, des salaires et des pensions.
- Un moratoire sur les plans de licenciements et une loi interdisant les licenciements boursiers.
- L’arrêt général de la RGPP, le développement de l’emploi et des services publics pour répondre aux besoins.
- La mise en place d’un pôle public bancaire et financier.
- La non ratification du Pacte budgétaire européen par le parlement et la consultation des Français par référendum.

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