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LOGEMENT Une situation inacceptable qui dure depuis bien trop longtemps

vendredi 12 janvier 2007 , 1966 : visites , par FLORENT BALLANFAT

La droite semble découvrir, après presque 5 ans de pouvoir sans partage, et bien plus dans certaines communes, que des gens vivent dans la rue, faute de logement et plus en plus souvent alors même qu’ils travaillent.

Une situation d’autant plus inacceptable qu’elle est loin d’être nouvelle, et que depuis plusieurs années rien n’est fait ou presque en la matière. Il aura fallu des actions spectaculaires de la part des associations “Droit au Logement” et “Enfants de Don Quichotte” pour attirer l’attention du gouvernement notamment pour dénoncer un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur renforcée par les politiques libérales et sociales-libérales. Bien évidemment les responsabilités sont multiples mais elles sont toutes plus ou moins liées aux politiques libérales, qui privatisent la gestion de l’habitat social, encouragent la marchandisation du logement et poussent les populations les plus défavorisées hors des centre-villes en leur rendant l’accession au logement impossible dans certaines villes et certains quartiers et en favorisant la spéculation immobilière et foncière. La droite est le parfait relai de ces politiques et Sarkozy n’est pas le dernier à ne pas respecter les lois pour le logement alors qu’il promet zéro SDF dans les 2 ans s’il est élu. Un plan d’action en faveur du logement et de l’hébergement d’urgence

Alors que la liste des demandeurs de logement s’allonge chaque jour, et qu’il manque toujours au moins 600 000 logement sociaux, il était nécessaire de réagir. Mais pas d’attendre 2008 ou 2012 pour faire quelque chose, car pour les SDF, et les mal logés qui sont plusieurs millions, chaque jour qui passe est un jour de trop. Le Plan d’urgence annoncé par le gouvernement avec une rallonge budgétaire qui n’est pas à la hauteur du problème même si c’est déjà une avancée, et le coup médiatique du président de la République pour annoncer la création d’un droit au logement opposable, ne résoudra pas totalement les problèmes dans la durée et à court terme, peu de personnes en profiteront. Depuis son arrivée au pouvoir la droite parlementaire et le gouvernement rejettent les propositions de lois de la gauche et notamment des communistes pour répondre à la crise du logement. Pourquoi avoir attendu la période pré-électorale ? Et pourquoi ne pas agir dès maintenant concrètement ? Faire du droit au logement partout et pour tous un droit constitutionnel imposable à tous

Les communistes n’ont pas attendu les médias pour se préoccuper de la crise du logement et plus largement l’explosion de la misère. Cela fait bien longtemps qu’ils ont fait du droit au logement partout et pour tous un de leurs chevaux de bataille.

En plus d’être aux côtés de ceux qui se battent pour obtenir un logement décent au quotidien et empêcher les expulsions et les coupures d’eau et d’électricité notamment, les communistes agissent pour apporter des réponses concrètes aux difficultés des gens. Marie-George Buffet appelle dès maintenant à passer à l’acte

Pour répondre à l’urgence, il y a des mesures à prendre immédiatement comme la réquisition des logements vacants, et la transformation des centres d’hébergement provisoire en structures qui permettent aux SDF de se réinsérer en leur assurant un suivi médical et un accompagnement social. Il est également nécessaire en amont d’éviter les expulsions, et d’exiger que le coût du logement au sens large (toutes charges comprises) n’excède pas 20 % du revenu des familles ou des personnes seules. Pour répondre durablement à la crise du logement il faut aller vers la constitution d’un véritable service public du logement social et combattre les spéculations immobilières et foncières en les taxant pour utiliser cet argent utilement pour les mal logés.

Il faut aussi accélérer la construction de logements sociaux et particulièrement pour les ménages qui ont le moins de moyens, pour atteindre un objectif de 600 000 logements sociaux nouveaux dans les 5 ans qui viennent. Il faut porter l’effort de l’Etat à 2 % du PIB, d’autant que les moyens de financement existent. Il est indispensable, par exemple, d’augmenter la participation des employeurs au logement et de mobiliser l’épargne populaire vers le logement. Le faible niveau des salaires, le travail précaire sont aussi une des causes du problème. Pour faire entrer ce sujet de plain-pied dans la campagne présidentielle, Marie-George Buffet demande l’organisation d’un grand débat télévisé sur ce thème en s’appuyant notamment sur la Charte des Enfants de Don Quichotte qu’elle fut une des premières à signer. Cela doit permettre à chaque candidat de présenter ses propositions et les moyens financiers pour les appliquer.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N903

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