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LA MADELEINE

vendredi 28 septembre 2007 , 1773 : visites , par Jean Lefevre

La Madeleine qui est un théâtre et non une fille qui se balade, quoique le spectacle soit un univers péripatéticien, la Madeleine donc a jeté l’ancre dans la diversité, la modernité et la jouvence en faisant connaître sa saison 2007-2008.

Pour que ce soit concret et festif, elle a fait sa journée portes ouvertes samedi, tellement ouvertes qu’il a répandu des artistes entre le jardin du Rocher et les caves du théâtre. La foule promeneuse a donc, comme Aristote, tourné et devisé, suivi les clowns et les équilibristes, écouté les conclusions d’un expert en bâtiments qui expliqua comment la Madeleine passa du stade défensif sous forme de remparts au Moyen-âge, au stade ludique sous forme de théâtre au XIXe siècle.

Le jardin du Rocher, planté autrefois par Baltet, planta donc ce jourlà des tréteaux pour des séances populaires à souhait. Comme quoi le théâtre n’est pas un truc d’intellectuel torturé. La preuve, d’abord ce furent les percus de Jacob Diboum qui n’a pas volé son nom ni son talent. Il était accompagné d’élèves frappeurs de différentes écoles de musique. Suivait la fameuse troupe marnaise des Lards Saints (des larcins qui ne nous volèrent pas notre plaisir !). Mimes, jongleries, chansons, humour, excellente musique de quoi enjoyeuser un peuple gros de nostalgie.

Encore et Un (comme les mille et une nuits) nous fit peur partout avec ses voltiges. C’est comme ça qu’on existe. Filophile a jonglé drôlement et même bancale. Bruno Labouret a tenté de fixer une boule de verre fuyante comme le temps qui passe. Il était soutenu dans son gracieux effort par Jean-Louis, un copain clarinettiste qui souffle à rendre l’âme.

Tout cela pour inciter le spectateur potentiel à venir écouter des textes et des acteurs (trices) de qualité au Théâtre de la Madeleine mais encore dans toute l’agglomération. Ca commence d’ailleurs par des spectacles en appartement avec Danièle Israël donnant le Discours sur le bonheur d’Emilie du Châtelet. (Cette semaine et suivante) Au Théâtre le mardi 2 octobre à 20 h 30, Lambeaux de Charles Juliet (Nouveau Théâtre de Lyon). Mardi 9 octobre, à 20 h 30, En attendant le songe (Shakespeare) par Irina Brook et la Maison de la Culture de Nevers.

Ne manquez pas le Candide de Voltaire du 11 au 19 octobre dans l’agglomération. Les 2 acteurs (D.Israël et P. Broché) sont étonnants de vigueur et de drôlerie.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N940

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