“Voyez ces millions d’ouvriers ; ils travaillent dans des usines [...] et ils n’ont dans ces usines [...] aucun droit : ils peuvent être chassés demain.” Jaurès (extrait d’un article du 15 octobre 1890 intitulé : “au clair de lune”)

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Ecoutez-voir

vendredi 15 juillet 2011 (Date de rédaction antérieure : 28 novembre 2014).

- ... Le collabo aux oubliettes, vivent “les lumières” !

Une décision prise à la hâte dans l’euphorie de l’inauguration de la façade restaurée du cinéma Eden en 2009 en présence du très populaire fiston Jean-Paul Belmondo, de dénommer le futur centre culturel* et le quartier avoisinnant, Paul-Belmondo, avait mis le feu aux poudres chez les Résistants, Déportés et leurs familles. Comment pouvait-on imaginer de donner le nom d’un collaborateur notoire des Hitler, Goebbels et Pétain à côté de rues portant les noms prestigieux de Robespierre, Jean- Moulin, Guy-Môquet ou de l’hôpital Maurice-Camuset.

Il aura fallu la réprobation unanime du monde combattant de la fédération de l’Aube qui regroupe toutes les associations, l’intervention de personnalités d’envergure nationale comme Raymond Aubrac, Simone Veil, Georges Séguy, Robert Badinter, la fille du colonel Fabien, Maurice Cling, le Grand Rabbin Goldmann et l’envoi d’une motion adoptée par les membres de la FNDIRP au Président de la République, au ministre des Anciens Combattants, au Préfet de l’Aube pour que le maire de Romilly fasse marche arrière ! La décision officielle a été annoncée lors du dernier conseil municipal par le maire lui-même qui a remplacé l’ancienne appellation par celle de « quartier des Lumières » en référence aux philosophes qui préfigurèrent à la révolution française comme Rousseau, Voltaire, Diderot, d’Alembert et Condorcet ,celui qui prônait la raison, la tolérance, l’humanisme.

à cette annonce, notre camarade Joë Triché, qui avait dénoncé dès le début cette forfaiture, se félicita de cette décision prise bien sûr face à l’insistance des associations et à la mobilisation d’une partie importante de la population. Il considéra qu’elle aurait dû être prise depuis fort longtemps, ce qui aurait évité sans doute bien des controverses et des polémiques ! Mais ce n’était sans doute pas l’objectif d’Eric Vuillemin et de sa majorité UMP qui était plutôt celui d’une réhabilitation d’un passé douloureux qui ne relève pas de l’histoire en tant que discipline, mais de la restauration politiquement intéressée d’une mythologie nationale, mobilisée à des fins démagogiques et politiques.

CÉBÉ

* On sait depuis que l’espace culturel ne se fera pas faute d’un endettement effréné des finances de la ville de Romilly.

- ....Le coup de “rambaud”

à Romilly, la pdg d’Olympia, avait fait le coup du « j’ai pas d’sous » pour refuser de payer les indemnités à des salariés licenciés, auxquelles elle avait été à plusieurs reprises condamnée. Voilà que les patrons d’EMO à Troyes, eux aussi condamnés, refont le même coup. J’entendais dire, récemment, que dans pareille situation, c’est l’état qui devrait avancer l’argent. La faucille et le marteau m’en sont tombés des mains. Je me suis rassuré au souvenir de cette phrase de L. Jospin selon qui « l’État ne peut pas tout ».

LECOULT DE JARNAC

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